Caractéristique

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Je me souviens

February 15, 2019 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Etienne Dionne.

Texte d’Andréane Lanthier-Nadeau

J’ai eu la chance de découvrir le vélo de montagne quand j’étais très jeune. J’étais si jeune, en fait, que durant ma première année dans le club, ma mère devait m’accompagner à chaque entraînement. À Québec à cette époque-là, qui disait vélo de montagne disait compétition. Et pour l’enfant que j’étais, la compétition représentait bien plus que les résultats. C’était un moyen de vivre une foule d’expériences, d’apprendre à me fixer des objectifs, et aussi de découvrir le camping, l’amitié et le voyage. Mais par-dessus tout, c’était ma passion. Je ne voyais donc pas de raison d’arrêter.

Il y a quatre ans, j’ai déménagé sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, pour m’entraîner avec l’équipe nationale de cross-country. Quitter Québec et ma communauté n’a pas été facile, mais il était devenu évident à mes yeux que j’avais besoin de changer d’air. Au fil des ans, ma passion du vélo s’était effritée. À force de ne viser que les chiffres et les résultats, j’avais cessé d’avoir du plaisir. Cependant, je savais que le vélo était loin d’être de l’histoire ancienne pour moi, et j’espérais redécouvrir ce sport sur la côte Ouest.

Comme de fait, cette immersion dans une nouvelle culture du vélo a marqué un tournant pour moi. Là-bas, j’ai découvert une approche qui mettait l’aventure et le plaisir au premier plan. Je me trouvais pour la première fois dans une communauté où on pédale pour s’amuser, où on se rassemble entre riders la fin de semaine, et où on s’adonne à ce sport sans nécessairement faire de compétition. Comme je devais apprivoiser un nouveau terrain, je me suis remis dans l’état d’esprit d’une débutante, et j’ai pu repartir à neuf.

Bref, le déménagement était une bonne décision. Dans les forêts du Nord-Ouest Pacifique, j’ai retrouvé mon amour du vélo de montagne en moins de deux. C’était la meilleure façon de me rappeler pourquoi je monte en selle : je le fais parce que j’aime ça, tout simplement. Ça m’a ramenée à l’époque d’avant la compétition, celle où, enfant, je m’amusais avec mon vélo à Québec. On passait notre temps à traverser le plus grand nombre de flaques de boue possible, à rouler de reculons, à chanter à tue-tête en filant dans la rue, à nous faire peur durant les sorties de soirée, à nous laver les cheveux dans le ruisseau du terrain de camping, et à combattre la chaleur accablante de l’été une gorgée de sloche à la fois. Une fois que j’ai retrouvé la joie de rouler, j’avais tout ce qu’il fallait pour transformer ma passion en carrière, et ainsi pédaler tout autour du globe à titre de professionnelle.

Quand je suis rentrée chez moi cet automne, j’ai visité l’un de mes meilleurs amis, Antoine Caron, qui est cinéaste et rider en tous genres, pour parler d’un projet de vidéo sur notre région d’origine. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en revenant avec mon gros vélo sur les pistes où je m’entraînais jadis pour les courses de XC. J’ai découvert que des sentiers tout neufs avaient été tracés parmi ceux où j’avais l’habitude d’enchaîner les intervalles. Ils étaient amusants et stimulants : un contraste des plus rafraîchissants!

Un jour pendant le tournage, en arrivant au stationnement du réseau de pistes dans le froid et la neige, on n’avait pas vraiment envie de filmer. On est tombés sur de vieux amis, et on a décidé d’aller pédaler en laissant la caméra dans l’auto. Les gens étaient là, tout sourire, à profiter de la journée et à capoter sur les nouveaux attraits des sentiers. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur de constater l’évolution du réseau et de voir que la communauté québécoise du vélo de montagne adoptait progressivement l’attitude que j’avais trouvée dans l’Ouest. Je me suis rendu compte que j’appartenais encore à cette communauté; ces gens-là m’avaient regardé grandir et, à ma surprise, avaient suivi ma carrière. J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!

Merci à Mathieu Dupuis-Bourasssa, de la Vallée Bras-du-Nord, d’avoir acquiescé à toutes nos mauvaises idées de drone-caméra. Merci aux génies anonymes qui ont construit le saut près du chemin de fer. Et pour finir, merci à toute l’équipe des Sentiers du Moulin et de LB-Cycle d’avoir bâti non seulement de super pistes, mais aussi une formidable communauté du vélo de montagne à Québec.

Précédent Caractéristique An Argentina Adventure 5 part video series. This trip wasn't about finding big hucks, shredding scree slopes, heli-shuttles, or filming for a feature movie. It was about finding a true mountain bike adventure and sharing it with close friends.
Prochain Caractéristique Un voyage dans le temps Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. 
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Un voyage dans le temps

January 30, 2019 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Mattias Fredriksson.

Texte de Julia Hofmann

La montée n’a pas été facile, ni en selle ni à pied, avec notre vélo sur les épaules, mais nous sommes enfin arrivés. Sur le plus haut point du sentier Cronin, qui surplombe Smithers, le vent hurle et l’air est froid. Dix années se sont écoulées depuis mon premier voyage au Canada. Dix ans depuis ma première aventure internationale en vélo de montagne. Alors que je fixe le vaste paysage du nord de la Colombie-Britannique, j’aperçois le sentier spectaculaire, long, fluide auquel je m’apprête à m’attaquer.

C’est la mi-août, et chaque rafale perçante nous rappelle que l’automne n’est pas loin. Nous sommes partis tôt, mais le soleil est maintenant bas. Les ombres s’allongent sur les falaises stratifiées, et les couleurs qui nous entourent deviennent de plus en plus saturées. Un sentiment de paix et de solitude m’habite pendant ce moment de grâce, mais l’appel de la descente résonne de plus en plus fort. Ce cocktail me donne une sensation de liberté, et ça me galvanise de bonheur. Des nombreux endroits dans le monde où j’ai enfourché mon vélo de montagne, la Colombie-Britannique demeure à ce jour l’un des seuls qui réunissent tout ce que j’aime de ce sport : les sentiers bien conçus, une solide communauté de vélo et le temps passé en pleine nature.

Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. À chaque sortie, je me donnais le défi d’aller un peu plus loin. La première véritable piste simple sur laquelle j’ai fait du vélo était un joli sentier pas très loin de chez moi, près de la maison de mes grands-parents. Ce sentiment particulier de parcourir les bois sur deux roues ne ressemblait à rien de ce que j’avais connu jusque-là. Et depuis, ma vie est guidée par le désir de retrouver ce sentiment.

Parvenue à l’âge adulte, je connaissais tellement bien les forêts autour de chez moi en Haute-Franconie que j’ai commencé à vouloir étancher ma soif d’aventure à l’extérieur. Je suis partie sur la route pour aller visiter des vélo-parcs aux quatre coins de l’Allemagne, puis plus loin en Autriche, en Suisse, en Espagne et en Italie. J’avais déjà lu quelque chose au sujet du North Shore de la Colombie-Britannique et vu des vidéos du vélo-parc de Whistler, mais tout ça me semblait trop loin pour être envisageable. Ce n’est que des années plus tard que j’ai osé considérer la possibilité de me rendre à une destination vélo inaccessible en voiture. Cela dit, l’idée de prendre l’avion vers un autre pays me trottait quelque part dans la tête, puis elle a fini par trouver son chemin. Avant même d’avoir songé à ce dans quoi je m’embarquais, je faisais la file à l’aéroport pour enregistrer mes bagages. La destination : le Canada.

 Je n’oublierai jamais comment je me sentais en atterrissant sur un autre continent, en y montant mon vélo, puis en roulant dans ses sentiers. Voilà pourquoi le Canada occupera toujours une place à part dans mon cœur. C’est un pays si vaste, avec ses forêts sans fin et ses montagnes imposantes – en plus, ses paysages saisissants sont sillonnés de sentiers comme nuls autres! C’est vraiment la qualité des pistes qui distingue le vélo ici du vélo ailleurs dans le monde. Ce sont des pistes tracées expressément pour ce sport, et non d’anciens sentiers de randonnée recyclés. Et chacun y trouve son compte : les montées spécialement aménagées peuvent être aussi satisfaisantes que les incroyables descentes.

Alors que le soleil disparaît derrière les innombrables sommets et crêtes à l’horizon, le filtre sursaturé commence à s’estomper devant nos yeux. C’est l’heure de partir, la clarté tombe, et une longue descente nous sépare du douillet chalet qui nous attend au pied de la montagne. Nous y passerons la nuit, avant de nous rendre à un autre endroit époustouflant. J’abaisse ma selle, et je me laisse aspirer par une autre incroyable descente canadienne.

En continuant de voyager aux quatre coins du monde avec mon vélo, je constate à quel point le proverbe bien connu « plus ça change, plus c’est pareil » me semble juste. Après toutes ces années, j’ai encore une fois gravi une montagne, sur un autre continent, à la recherche de ce même sentiment découvert quand, petite, je parcourais à vélo les forêts de Lichtenfels.

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Prochain Caractéristique Découvrez les Instinct Powerplay L’Instinct Powerplay vous amènera là où vous n’auriez jamais cru aller. Quand vous partirez à la conquête des cimes épiques, vous irez plus loin et plus vite que jamais grâce à notre vélo de montagne électrique le plus polyvalent à ce jour.
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Découvrez les Instinct Powerplay

December 14, 2018 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Margus Riga.

L’Instinct Powerplay vous amènera là où vous n’auriez jamais cru aller. Quand vous partirez à la conquête des cimes épiques, vous irez plus loin et plus vite que jamais grâce à notre vélo de montagne électrique le plus polyvalent à ce jour.

La gamme PowerplayMC passe au niveau supérieur grâce à notre puissant système d’entraînement DynameMC 3.0 intégré au vélo Instinct Powerplay avec roues de 29 po pour une conduite à toute vitesse sur de longues distances. Assorti de la nouvelle télécommande iWoc TRIO, du système d’ajustement RIDE-9MC, d’une cinétique de suspension perfectionnée et d’une grande sensibilité aux petits chocs, l’Instinct Powerplay vous accompagnera dans vos sorties les plus épiques!

Voir les modèles

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Prochain Caractéristique Le chemin du Nord Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. 
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Le chemin du Nord

November 14, 2018 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Mattias Fredriksson.

VIDEO

Quand on revient de voyage, c’est normal d’avoir l’impression qu’on a oublié quelque chose. Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. Thomas Vanderham et Rémi Gauvin sont tous les deux déjà allés en Norvège, mais ils ressentent toujours son appel.

Comme bien des voyages de Rémi, ses deux premières visites en Norvège étaient consacrées à la course. En 2013 et en 2014, Rémi faisait de la descente; il a participé aux championnats du monde à Hafjell. Quant à Thomas, son passé de freerider l’avait mené à deux reprises en Norvège, mais jamais dans la région mondialement célèbre du Nordfjord, et jamais sur son vélo de trail.

Un voyage de compétition, c’est un cycle bien défini : on va de l’aéroport à l’hôtel, puis de l’hôtel à la compétition, et, quelques jours plus tard, on rentre. Ce voyage était une chance de voir la Norvège sous un jour nouveau. Après l’atterrissage à Ålesund et le premier de nombreux trajets en traversier, la petite ville de Stranda se présentait comme le point de départ parfait.

Les rencontres sont parfois la partie la plus intéressante du voyage. Depuis nos chambres du Hjelle Hotel, nous n’avions qu’à remonter la route pour atteindre Folven, dans la ville natale du freeskier norvégien Fred Syversen. Fred est une légende locale : en 2008, il a involontairement établi un record mondial en sautant d’une falaise de 107 m de haut en ski. Aujourd’hui, il enseigne le ski sur le glacier, tient un camp de sports d’aventure et travaille à la construction d’infrastructures de vélo de montagne dans la vallée Hjelledalen.

Notre photographe, le Scandinave Mattias Fredriksson, aime bien faire des blagues, mais celles-ci ont toujours un fond de sincérité. Dès le début du voyage, il nous a avertis : « C’est difficile de partir sur les routes de Norvège et d’arriver à l’heure pour le souper. Je finis toujours par m’arrêter plein de fois pour prendre en photo les vues à couper le souffle. » Et en effet, les retards étaient une constante du voyage, mais celui que nous a causé la vue du fjord près de Sandane était particulièrement marqué. Comme les pistes s’étendaient au-delà de la limite des arbres, nous étions à la merci des grands vents et des averses, mais la combinaison des virages rapides, des reliefs naturels et des panoramas spectaculaires était tout simplement trop belle pour conclure la sortie plus tôt.

Un autre voyage derrière la cravate et d’autres sentiers dans les pneus, Thomas et Rémi demeurent fortement attirés par la Norvège. Avec ses pistes de vélo de montagne toutes neuves et sa culture bien ancrée du déplacement en montagne, la région du Nordfjord est une mine d’aventures sans fin.

Pour ce voyage, Rémi a enfourché l’Instinct édition BC monté pour son équipe, modèle avec lequel il a coursé toute l’année, et Thomas a choisi son Altitude sur mesure.

Jetez un coup d’œil aux plateformes Altitude et Instinct.

Générique
Présenté par Rocky Mountain
Un film de Scott Secco
Mettant en vedette : Thomas Vanderham et Rémi Gauvin
Production : Stephen Matthews
Son en post-production : Keith White Audio
Typographie et graphisme : Mike Taylor
Photographie : Mattias Fredriksson
Musique : « Pioneer » de Ryan Taubert
Merci à : Asgeir Blindheim, Fjord Norway, Visit Nordfjord, Veronica Vikestrand, 7blåner, Destination Ålesund, Sunnmøre, et Fred Syversen

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Prochain Caractéristique Norvège : les participants à l’aventure Chaque voyage repose sur une équipe d’aventuriers aux parcours variés et aux visions singulières. Forts de leurs histoires et de leurs compétences uniques, ils embarquent tous dans l’aventure animés d’une même flamme : la passion pour le vélo de montagne.
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Norvège : les participants à l’aventure

November 14, 2018 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Mattias Fredriksson.

Chaque voyage repose sur une équipe d’aventuriers aux parcours variés et aux visions singulières. Forts de leurs histoires et de leurs compétences uniques, ils embarquent tous dans l’aventure animés d’une même flamme : la passion pour le vélo de montagne.

J’ai rencontré Mattias Fredriksson pour la première fois en 2010, en Suisse. Il tournait un film pour Anthill Films, Follow Me,et s’est montré incroyablement sympathique dès le départ. Son tempérament optimiste est contagieux, et on ne peut que passer un agréable moment en sa compagnie. Quant à Scott Secco, j’ai travaillé pour la première fois avec lui en 2014 sur son film Builder,et entre la planification, l’aménagement des sentiers et la pratique du vélo, nous sommes devenus de très bons amis et avons depuis collaboré plusieurs fois.

En travaillant pour Rocky Mountain, j’ai eu l’occasion d’apprendre à connaître nos talentueux athlètes et de faire du vélo avec eux. Évidemment, partir en voyage avec Thomas Vanderham et Rémi Gauvin était une expérience excitante. Notre aventure en Norvège nous a aussi permis de côtoyer la rider du Nordfjord Veronica Vikestrand, une Norvégienne pure laine qui s’est avérée un véritable atout lors de notre périple.

 

Scott Secco

 

 

 

 

R. M. : Qu’est-ce que ça fait de se rendre dans un autre pays pour filmer une vidéo sans que ni vous ni le rider n’ayez vu les sentiers auparavant?

Je travaille la plupart du temps en Colombie-Britannique, et il y a toujours quelqu’un qui connaît les sentiers, que ce soit moi ou le rider. C’est évidemment plus facile quand on a déjà emprunté le parcours et quand on sait à quels endroits et à quels moments la lumière sera la plus belle. Je me fie normalement beaucoup au rider pour déterminer quelles sections du sentier je vais filmer : si l’athlète a du plaisir, ça se voit à l’écran.

C’est toujours un beau défi de visiter un nouveau lieu, car ça force à être plus ouvert d’esprit et à considérer chaque chose sous le prisme de la créativité, d’autant que je n’ai pas de plan précis de tournage. Voyager me donne l’occasion de vivre des situations uniques avec des gens et des cultures qui me sortent de mon quotidien. En général, je dirais que je pars davantage pour l’expérience culturelle que sportive.

R. M. : Comment vous procédez pour visionner et monter vos séquences en voyage?

Il semblerait que je sois un cinéaste assez particulier, puisque je ne peux pas aller me coucher sans avoir passé en revue les enregistrements de la journée et avoir peaufiné au maximum mon montage. Grâce à cette routine quotidienne, les séquences sont encore fraîches dans mon esprit, et je peux choisir avec certitude celles que je préfère. En outre, à la fin du tournage, j’ai un premier jet qui est assez proche de la version définitive. Cette méthode me permet également de montrer au rider ce que nous avons filmé dans la journée. Je pense que ça contribue à instaurer une relation de confiance avec les athlètes, car ils voient concrètement le fruit de mon travail (je suis parfois un peu lent à préparer un plan). Je respecte aussi l’opinion des riders quant aux vidéos. Thomas et Rémi m’ont justement fait d’excellentes suggestions lors de ce tournage. Réaliser des films, c’est un véritable travail d’équipe!

Mattias Fredriksson

R. M. : Vous avez grandi en Suède et vous avez tourné des vidéos de ski et de vélo en Scandinavie pendant de nombreuses années. Selon vous, quelle est la plus grande particularité de la Norvège?

Avant tout, c’est peut-être le plus beau pays du monde. Où que se porte votre regard, les paysages sont incroyables! En tant que photographe, j’adore cette région, car elle tient toujours ses promesses. J’aime dire à la blague (sauf que je suis totalement sérieux) qu’il est difficile de partir sur les routes de Norvège et d’arriver à l’heure pour le souper. Je finis toujours par m’arrêter plein de fois pour prendre en photo les vues à couper le souffle.

Je suis allé en Norvège un nombre incalculable de fois, tant pour des voyages personnels que professionnels, et je ne m’en suis toujours pas lassé.

R. M. : Vous avez une longue et riche carrière de photographe. Comment êtes-vous entré dans le monde de la photographie cycliste?

J’ai grandi dans le sud de la Suède, à quatre-cinq heures de Stockholm, et j’ai commencé à faire du vélo à la fin des années 1980! Même avant d’avoir mon premier vrai vélo de montagne, je me rappelle avoir retiré ma béquille, mes garde-boue et mes garde-chaîne pour reproduire l’allure d’un vélo de montagne. Mes parents étaient fâchés, car je rentrais toujours à la maison couvert de boue, mais je m’en fichais, je m’étais découvert une nouvelle passion.

À peu près à la même période, j’ai lancé mon magazine punk rock, Heavy,et j’ai joué de la batterie dans un groupe. Je pense que c’est à ce moment que je me suis trouvé une vocation pour le journalisme. J’adorais écrire sur ce qui m’allumait. J’ai donc commencé à travailler pour le journal local à l’âge de 16 ans.

J’ai passé le début de ma carrière au sein de plusieurs magazines en Suède, avant de me rendre compte que les articles en suédois ont une portée limitée en comparaison avec les photos, qui peuvent être appréciées de tous! J’ai donc couvert comme photographe les Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, aux États-Unis, et les Championnats du monde en 1999, mais en dehors de ça, je me suis tenu éloigné des événements (rires). Je me suis plutôt concentré sur ce qui était important à mes yeux, c’est-à-dire les histoires et les voyages inspirants. J’ai donc commencé à photographier le vélo de montagne, car je suis mordu de ce sport.

Veronica Vikestrand

 

 

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

Le Slayer!

R. M. : Où avez-vous grandi en Norvège et comment êtes-vous tombée dans le vélo de montagne?

Je vis dans une petite ville tout près d’Ålesund, un coin où j’ai d’ailleurs passé toute ma vie. Habiter au pied des montagnes, sur un terrain vallonné séparé par des fjords, parcourir les bois et les sentiers, ça m’a toujours semblé naturel. J’ai acheté mon premier vélo semi-rigide à la fin des années 1990, et peu de temps après, le film Krankedsur VHS. J’étais tellement inspirée par ce qui faisait en Colombie‑Britannique que j’ai acheté mon premier vélo à double suspension plus tard cette année-là.

J’ai essayé la descente en 2004, mais ça ne me convenait pas. J’étais trop stressée, sur les nerfs, et je ne supportais pas qu’on m’impose un type de conduite. Je pense que c’est ce qui m’a touché dès le départ dans Kranked.Cette idée exaltante de faire du vélo en style libre, d’utiliser le vélo de montagne comme bon me semble.

R. M. : En tant que Norvégienne pure laine, comment trouvez-vous que le monde du vélo de montagne a évolué ces dernières années en Norvège?

Ça a pris une ampleur folle. On construit de nouveaux sentiers et parcs de vélo dans tout le pays, et la course enduro est en train d’exploser. On voit aussi de plus en plus de riders de « style aventure » qui s’inspirent de notre culture de ski de fond et de randonnée. La conduite ici est très différente de celle pratiquée dans les Alpes ou en Amérique du Nord, mais les sentiers de styles multiples combinés à la beauté de la Norvège créent une expérience tout à fait unique.  

R. M. : Dans quelles circonstances êtes-vous entrée dans le giron de Rocky Mountain?

J’évolue dans l’industrie du vélo depuis 2008 pour le compte de différentes marques. En ce moment, je travaille avec 7 Blåner, qui est distributeur de Rocky Mountain depuis 2016. J’ai toujours admiré la marque Rocky Mountain. Je respecte ses valeurs depuis que je me suis mise au vélo à la fin des années 1990! Pouvoir contribuer à la promotion de certains de ses athlètes légendaires dans mon pays d’origine, c’est quelque chose de vraiment passionnant!

Remi Gauvin

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

L’Instinct édition BC.

R. M. : Comment en êtes-vous venu à faire partie de l’équipe de Rocky Mountain?

J’ai reçu un appel de Thomas Vanderham en février 2014 quand je travaillais sur les plateformes de forage pétrolier du nord de l’Alberta. Il m’a annoncé que Rocky Mountain était en train de concevoir un nouveau vélo de descente appelé « Maiden », et que l’équipe de recherche et développement souhaitait obtenir des commentaires de la part d’athlètes. Je n’avais pas encore de commanditaire pour la saison suivante, et ça semblait être une chouette occasion. Après cette première saison sur le Maiden, j’ai commencé la course enduro en 2016, et je suis maintenant engagé comme rider dans la Rocky Mountain Race Face Team pour un circuit complet des EWS. Je suis vraiment reconnaissant à Thomas de m’avoir donné la chance d’intégrer l’équipe.

R. M. : En tant qu’athlète EWS, vous passez la majeure partie de votre saison à parcourir le monde pour prendre part à des courses. Qu’est-ce que vous avez le plus aimé dans ce voyage et ce tournage en Norvège, qui vous a finalement sorti de votre routine de compétition?

Quand on participe à ces courses, qui se déroulent toutes dans des destinations incroyables, on n’a pas souvent le temps de profiter du décor et de ce qui se passe autour. Lors d’une épreuve des EWS, on est tellement concentré sur sa performance qu’on passe à côté de la culture locale et de la beauté de l’endroit. Le rythme pour prendre des photos et tourner des vidéos est tellement plus lent qu’on a vraiment la possibilité de s’imprégner des lieux et d’en apprendre plus sur ce qui nous entoure.

Thomas Vanderham

 

 

 

 

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

L’Altitude.

R. M. : Cela fait longtemps que vous voyagez pour pratiquer le vélo de montagne. Est-ce que ça vous plaît toujours de découvrir de nouveaux endroits et de ne pas savoir quel type de sensations vous attendent?

Absolument! L’une des choses qui rendent le tournage d’un film sur le vélo de montagne si génial, c’est la diversité des environnements dans lesquels on est amené à travailler. On peut tourner dans des jungles, des déserts et tout un tas d’autres lieux. C’est une des raisons pour lesquelles je trouve les vidéos sur le vélo si cool. Le vélo de montagne a été le point de départ d’une grande partie de mes voyages les plus mémorables, et je suis super enthousiaste dès que je peux partir sur les sentiers d’une nouvelle destination.

R. M. : Vous avez fait du vélo en Norvège il y a plus de dix ans. Qu’est-ce qui vous a amené là?

J’ai voyagé en Norvège à deux reprises. La première fois, c’était en 2003, je pense. Je venais d’arriver dans l’équipe de vélo d’Oakley, et avec Wade Simmons, Kyle Detroit et Cédric Gracia, on s’est rendus assez loin au nord, à Narvik. C’était aussi la première fois que je travaillais avec Mattias Fredriksson et que je découvrais l’incroyable énergie qu’il insuffle aux tournages. Mon deuxième séjour en Norvège, c’était en 2009, à l’occasion d’un événement vraiment avant-gardiste pour l’époque, ANTI Days of Thunder. Les organisateurs avaient fait aménager d’énormes sauts, dont on a pu profiter, et avaient organisé un relais de descente en équipe (remporté par le Canada, si je me rappelle bien!). Certains des participants ont ensuite contribué à la création des FEST Series.

Découvrez toute l’aventure, les photos et le film, Nordvegr: Le chemin du Nord.

Précédent Caractéristique Le chemin du Nord Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. 
Prochain Caractéristique Carson Storch’ WW2 desert bomber Maiden
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Carson Storch’ WW2 desert bomber Maiden

October 15, 2018 Mots Par Stephen Matthews.

Rocky Mountain’s history at the Red Bull Rampage starts back in 2001 when Wade Simmons won the very first Rampage. Over the next 17 years, our riders competed every single year but one, including an impressive eight-year stint from Thomas Vanderham. Now, Carson Storch is carrying the freeride torch in the Utah desert and is ready to battle it out for his fifth Rampage appearance.

Carson’s custom painted Maiden was a collaboration with his friend, KC Badger. Carson and KC are both from Bend, Oregon and they wanted to bring elements from their hometown into the WW2 bomber themed paintjob. Taking inspiration from both eastern Oregon and the Utah desert, details of the artwork include a Rocky Mountain rattlesnake headtube, a “Maiden” cowgirl with an Oregon shaped body, rivet details, and five bombs signifying each of Carson’s Rampage appearances. The frame is hand painted from start to finish using enamel paint, just as they would’ve done on the original planes.

 

“I’m a big fan of both KC’s riding skills and his artistic abilities, so for him to hand paint me this frame for Rampage truly is an honour. It’s based off a WW2 plane I saw at the Museum of Flight in Seattle…and I can’t wait to get it up in the air next week!” – Carson Storch

 

 

“Sure, it would have been easier to just design some custom decals, have the bike painted and slap them on, but we wanted to try and emulate Carson’s riding through the paint job – NO SHORTCUTS.” – KC Badger

“I’m beyond thankful to Carson for trusting me to do this bike for him. I hope it brings him good luck, keeps him safe, and I think it’s going to look even better with a first place medal strung around it!” – KC Badger

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Prochain Caractéristique Le jeune ravageur Comment décrire l’expérience Whistler du point de vue d’un enfant? En bref, c’est super!
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Le jeune ravageur

October 04, 2018 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Margus Riga.
 

Comment décrire l’expérience Whistler du point de vue d’un enfant? En bref, c’est super! Crème glacée au dîner, aucune obligation et l’esprit sur le pilote automatique, avec comme seul objectif d’avoir le plus de plaisir possible. Qu’ils dévalent les pistes à la poursuite de leurs héros ou qu’ils se retrouvent soudainement en tête de peloton, les jeunes riders ont une bien belle vision du monde.

À 12 ans, le jeune Dane Jewett de Squamish fait des ravages sur son Reaper depuis 3 ans. Troquant ses roues de 24 po pour des roues de 26 po cette saison, il prévoit enfourcher le tout nouveau Reaper 27.5 plus tard cette année. Dane Jewett est le jeune ravageur, et il est plutôt amusant à suivre.

Carson Storch, Thomas Vanderham, & Dane Jewett 

 

Le Reaper peut détruire les pistes simples, anéantir les descentes techniques et moissonner les pistes de vélo-parc du matin au soir. Et, puisque nous savons que les enfants grandissent (et qu’ils ont des frères et sœurs plus jeunes), le Reaper s’adapte facilement à des roues de 24 po et de 26 po. Nous offrons également une nouvelle option pour roues de 27,5 po afin de garder vos enfants dans l’action le plus longtemps possible!

Reaper 27.5

Reaper 26 and Reaper 24

Sans peur et sans reproche

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Prochain Caractéristique East of the Divide From Kananaskis Country to the Ghost, the rides on the leading slopes of the Canadian Rockies are not to be missed.
Caractéristique

East of the Divide

September 24, 2018 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Robb Thompson.
Précédent Caractéristique Le jeune ravageur Comment décrire l’expérience Whistler du point de vue d’un enfant? En bref, c’est super!
Prochain Caractéristique Sans détour Tout rider a connu un vélo inoubliable qui, pour une raison ou une autre, gardera toujours une place spéciale dans son cœur. Pour Andréane Lanthier-Nadeau, ce vélo, c’est le Vertex de Rocky Mountain; et encore aujourd’hui, en tant que membre de l’équipe EWS à temps plein, elle ressent toujours l’appel de cette monture semi-rigide de cross-country.
Caractéristique

Sans détour

September 06, 2018 Mots Par Stephen Matthews,
Photos Par Margus Riga.

Tout rider a connu un vélo inoubliable qui, pour une raison ou une autre, gardera toujours une place spéciale dans son cœur. Aux belles histoires, parfois avérées par des cicatrices que le temps n’a su effacer, s’ajoute l’affection cultivée par le souvenir des courses conquises et des aventures légendaires et même par le plaisir tout simple de rouler sur deux roues. Pour Andréane Lanthier-Nadeau, ce vélo, c’est le Vertex de Rocky Mountain; et encore aujourd’hui, en tant que membre de l’équipe EWS à temps plein, elle ressent toujours l’appel de cette monture semi-rigide de cross-country.

Andréane Lanthier-Nadeau (ou ALN, comme l’appellent ses amis et ses admirateurs des quatre coins du monde) est tombée sous le charme du Vertex en 2010 alors qu’elle faisait des courses de cross-country au Québec. À l’époque, elle courait avec des roues de 26 po et venait de passer des compétitions provinciales à celles internationales. Cette année est aussi toute spéciale, car Andréane a enfin eu la chance de concourir avec son Vertex aux championnats du monde chez elle, au mont Sainte-Anne, à Québec.

Entre 2010 et 2015, ALN s’entraînait et faisait compétition avec ses vélos Vertex de 26 po et de 29 po quasi religieusement. En 2015, elle marque le début d’un nouveau chapitre de sa carrière d’athlète enduro professionnelle en intégrant l’équipe Altitude Rally Team de Rocky Mountain. Par le fait même, elle s’engage à faire à toutes ses compétitions d’EWS dans le monde sur l’Altitude redessiné… mais le Vertex n’a jamais perdu sa place dans sa collection.

« Quand je veux évaluer ma performance, quand je veux voir si tout va bien ou si quelque chose cloche, je sors mon Vertex. Avec lui, je sais ce que je vaux sur les sentiers. » – ALN

À titre de membre de la Rocky Mountain Race Face Team, ALN fait sentir sa présence sur le circuit EWS 2018, où elle court contre les athlètes enduro les plus rapides du monde à bord de son Instinct édition BC. Chez elle ou hors saison, elle ne manque pas d’enfourcher le Vertex redessiné. Elle aime le dépassement de soi et la finesse qu’exige la conduite téméraire sur un vélo semi-rigide, et plus que toute autre chose, elle adore les souvenirs qu’elle continue d’accumuler sur son Vertex.

« J’ai l’impression que c’est le Vertex qui a fait de moi la coureuse que je suis aujourd’hui. » – ALN

Léger comme tout, ce vélo offre une rigidité accrue et une vitesse fulgurante. Vous pourrez compter sur sa géométrie dynamique et moderne jusqu’à la fin de la course – même dans les courbes et les descentes techniques. Offert avec un tissage en carbone SMOOTHWALL HBO de nouvelle génération allégeant encore plus le cadre. Voir les modèles

Tags: Vertex, ALN

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Bike For A Buck Charity Auction

November 16, 2015 Mots Par scott.

We've teamed up with TASCO MTB to help with a World Bicycle Relief charity raffle. TASCO MTB founder Nate Miller said “We are extremely excited to be able to raise money to help the World Bicycle Relief mobilize people in need, through the power of bicycles!”

World Bicycle Relief is empowering people across Africa. So far, they've provided over a quarter of a million bikes in Angola, Botswana, Kenya, Malawi, Mozambique, Rwanda, South Africa, South Sudan, Sri Lanka, Tanzania, Uganda, Zambia and Zimbabwe.

How the raffle works: During the next several weeks, anyone who buys a $1.00 raffle ticket has the chance to add this shiny new Rocky Mountain Sherpa 27.5+ overland bike to their quiver! Miller went on to say “Just putting some of your coffee money into this raffle will give you a good shot at winning—Plus that money will be put to good use, as 100% of the raffle proceeds will go to World Bicycle Relief! The winner will be announced December 21, stay tuned!”

How to enter: Head over to tasco-mtb.com/bikeforabuck and purchase tickets directly on the website. Also, for every $10 in product purchased, TASCO will credit you an extra entry.  Enter today and enter often.

 

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Prochain Nouvelle Catching Up with Jesse Melamed EWS racer Jesse Melamed sits down with Stan's Notubes to talk racing, injuries, wheels, and his plans for 2016.

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