Quinn Moberg

Caractéristique

Douce évasion

May 17, 2019

C’est comme un métronome infatigable ou une liste de corvées infinie : le travail, l’école, les courses et toutes les autres tâches, ça me donne souvent l’impression d’être pris dans une roulette de hamster. Oui, il y a des choses dont on ne se sort pas, mais plus ma vie devient chargée, plus je me rends compte que j’ai besoin de réserver du temps pour les activités que j’aime – celles qui font trépigner de joie l’enfant en moi. Pas de surprise ici : j’aime faire du vélo. La sensation de filer à toute vitesse, de voir de nouveaux endroits et de partir spontanément à l’aventure… c’est ma façon de m’évader de la roulette de hamster en allant vers l’inconnu. Et ça ne commence pas bien plus loin qu’au pas de ma porte.

La pizza et les cartes, un bon point de départ pour toute aventure.

Quinn et moi, étant tous deux étudiants à l’Université de Victoria et riders à temps plein, on fait de notre mieux pour suivre notre instinct et faire un pied de nez aux horaires conventionnels et à la normalité. Mais malgré nos efforts, on a quand même des travaux à remettre et des règles à suivre. Alors quand Scott nous a proposé son trajet plutôt épique, lui qui a l’habitude de concilier le travail à temps plein et les aventures hallucinantes, on ne s’est pas fait prier.

Lubrification de la chaîne et gonflage des pneus, les classiques préparatifs de dernière minute.

Tracé parmi les centaines de kilomètres de sentiers au nord de la ville, l’itinéraire que nous suggérait Scott s’annonçait riche en erreurs de parcours, en rebondissements mémorables et (on l’espérait) en seconds souffles – de quoi nous mettre en appétit! Ainsi, en dépit des nuages menaçants qui projetaient une ombre glauque sur Victoria, on a chargé nos vélos, attrapé de quoi manger et pris la direction des montagnes.

Scott : « Je voyais un gros potentiel dans cette sortie. C’était excitant de quitter la ville pour atteindre un point sur la carte où je ne m’étais rendu qu’en auto, mais je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en chemin. »

Tant qu’à se rejoindre quelque part, autant choisir un lieu où le café est délicieux.

Le plan consistait à suivre le complexe réseau de pistes cyclables de Victoria jusqu’aux limites de la ville, d’où on emprunterait le sentier Sooke Hills Wilderness vers le nord, puis le sentier Cowichan Valley, toujours vers le nord, jusqu’aux berges du lac Shawnigan. Une fois rendus au pont Kinsol, on prendrait le chemin du retour en passant par la côte, où on traverserait l’inlet Saanich à bord d’un petit traversier pour arriver à Brentwood Bay. De là, on prendrait les chemins de campagne pour rentrer en ville et reprendre le train-train quotidien, la tête remplie de souvenirs palpitants après 140 km des plus beaux sentiers du sud de l’île de Vancouver.

… mais on sait tous ce que la caféine a comme effet.

Froide, venteuse et pluvieuse, la météo n’était pas trop inspirante. Mais pendant que la plupart des gens décidaient de passer la journée emmitouflés dans leurs couvertures, nous, on se lançait dans le labyrinthe cyclable de Victoria, zigzaguant dans les quartiers résidentiels et industriels jusqu’aux portes de la ville.

Quinn : « Je crois qu’il pleuvait assez fort pour que chacun d’entre nous remette en question ce qu’on s’apprêtait à faire, mais personne ne voulait l’admettre. On a traversé le centre-ville et emprunté le sentier du couloir ferroviaire E&N, où se trouvent certains de mes graffitis préférés. »

Un petit répit de la pluie en sortant de la ville.

À l’extérieur de la ville, le monde était plus vert, et on se sentait plus petits. Les routes rétrécissaient, les maisons se faisaient rares et, plus tôt qu’on ne l’aurait cru, il n’y avait plus que nous, le sentier et la pluie torrentielle.

Cap sur les montagnes.

La première section du sentier Sooke Hills Wilderness a titillé notre sens de l’aventure. Ce ruban de gravier fin traversait une mer de verdure et de grands arbres, avant de filer tout droit vers le sommet en disparaissant au loin dans le brouillard.

La piste nous mène au cœur d’un monde de géants.

La montée du sommet Malahat était abrupte et impitoyable. Dans certains passages, chaque mètre était un combat; nos chaînes faisaient lentement tourner nos plateaux tandis qu’on poussait nos pédales de toutes nos forces. C’est à ce moment-là que notre esprit s’est complètement vidé. Toute notre attention était portée sur notre respiration haletante et notre immense inconfort. C’était l’évasion, pure et simple.

L’arrivée au sommet était un soulagement. L’ascension derrière nous et une belle descente en perspective, on a tous trois éclaté de rire devant le ridicule de notre situation. C’était peut-être parce qu’on se sentait un peu drôles sur nos vélos de gravier, étant plutôt adeptes de vélo de montagne – mais je crois que c’est surtout qu’on était trop fatigués pour réfléchir comme il faut. Tout ce qu’on avait en tête, c’était d’arrêter de souffrir et de dévaler cette pente. On s’est élancés.

Il n’y a qu’une façon de traverser les montagnes : à la sueur de son front.

Scott : « J’ai trouvé les sentiers Sooke Hills Wilderness et Cowichan Valley complètement malades. Chaque section avait sa particularité, ce qui apportait une variété rafraîchissante au trajet. Les descentes étaient aussi étonnamment plaisantes – ça rappelait le vélo de montagne des années 1980. Haha! »

Quinn : « La descente vers le lac Shawnigan était vraiment trippante. C’est là qu’on a tous vu à quel point on pouvait incliner nos vélos dans les lacets de gravier! »
On pousse à fond nos vélos de gravier, et on aime ça!

Quelle est la grosseur optimale pour le gravier? Celle du gravier sur lequel on a roulé ici!

Du sommet Malahat, on a descendu dans la vallée Cowichan, où on a profité du terrain plat pour cumuler rapidement les kilomètres. On a pédalé dans un tunnel d’arbres et longé le lac Shawnigan jusqu’à atteindre le point le plus éloigné de chez nous, le pont Kinsol. Construit en 1944, ce pont ferroviaire sur chevalets fait 44 m de haut : c’est l’un des plus élevés au monde. Un objectif à la hauteur de notre mission ce jour-là.

Le pont Kinsol, extrémité nordique de notre parcours.

Après lepont Kinsol, on a emprunté une route forestière appelée « Koksilah Road », un nom qui, vu notre épuisement, nous a beaucoup trop fait rire. Le plan était ensuite de faire le plein de pâtisseries et de café torréfié sur place au café Drumroaster de Cobble Hill, car on était trempés jusqu’aux os et notre motivation déclinait.

Quinn : « J’ai passé une demi-heure à rêver du Drumroaster Cafe avant qu’on n’y arrive enfin. J’avais sérieusement besoin d’un sandwich et d’un café, et pour être honnête, d’une pause! »

Dans un tunnel d’arbres du sentier Cowichan Valley.

Il pleuvait à boire debout depuis le début, et l’humidité commençait maintenant à faire son chemin dans l’objectif de mon appareil photo. En sortant du café à Cobble Hill, j’avais peur de l’avoir endommagé pour de bon, mais je savais que je ne pouvais rien y faire avant notre retour. À ce moment-là, je n’étais même pas certain qu’on rentrerait en un seul morceau!

Les boissons chaudes et la nourriture du café Drumroaster étaient bien méritées. Ça a aidé à nous ramener à la vie (disons). On était assis à regarder la pluie tomber depuis l’intérieur, mais c’était l’heure de repartir. Dehors, le déluge.

Quin : « Au moment de repartir, il pleuvait vraiment fort. Ce n’était pas le genre de motivation que j’espérais. »

Scott : « On est sortis du café sous la pluie battante : pas ce que j’aurais souhaité pour le reste de la journée. Mais une fois réacclimaté au mauvais temps, j’ai pu voir les détails qui rendent cette région si spectaculaire. Les couleurs, les fermettes uniques et leurs animaux, rien de tout ça ne semblait dérangé par la météo. »

« C’était cool que les chevaux se laissent flatter. L’un d’eux a même mordillé ma barbe! C’était étrange, mais je vais le prendre. » – Scott Pilecki, charmeur de chevaux autoproclamé.

À partir du café de Cobble Hill, on avait prévu se rendre à Mill Bay pour prendre le traversier au lieu de revenir par le col Malahat. Mais après une journée éreintante à lutter contre les éléments, on a raté un embranchement crucial et on s’est perdus.

Scott : « On a ressorti la carte, et on a vu dans quel pétrin on était. Merde! Il était environ 17 h 30, il pleuvait, et si on voulait se rendre à Mill Bay pour poursuivre notre itinéraire, on risquait de rater le dernier départ du traversier. C’était un trop gros risque à prendre, et le jour tombait, alors on a décidé de retrousser nos manches et de remonter la Malahat. »

La vallée Cowichan regorge de routes sinueuses et de paysages uniques.

La descente de la Malahat, une portion notoirement dangereuse de la route Transcanadienne sur l’île de Vancouver, était d’autant plus périlleuse avec la pluie et la tombée du jour. À l’affût des débris en bord de route et des comportements imprévisibles des automobilistes à notre gauche, on avait les yeux grand ouverts derrière nos lunettes, mais les lèvres bien serrées. C’était intense, et dès que la descente a été terminée, on a collectivement convenu qu’il était plus que jamais l’heure de prendre un verre. À notre grand bonheur, Quinn avait traîné quatre Hey Y’all (du thé glacé alcoolisé britanno-colombien) tout au long du trajet. Il attendait simplement le bon moment pour les partager – et ça y était.

Quinn : « Avant de partir, j’ai pensé que ce serait bien de caler des Hey Y’all quand le moment se présenterait, alors j’en ai mis quelques-uns dans mon sac. Après avoir survécu à la Malahat, j’ai su que l’heure était venue. Un shotgunrapide grâce à l’outil EDC de OneUp, et on est repartis pour la dernière étape de 15 km. »

On y est presque!\

Avec un peu de courage liquide dans les veines, on a pédalé les 15 derniers kilomètres ensemble, en repassant nos aventures du jour et en riant de ce qu’on venait de traverser. On pouffait de rire sans même savoir si c’était drôle; on était tout simplement trop fatigués pour faire quoi que ce soit d’autre. Le rire nous faisait oublier la lourdeur de nos jambes, tandis que nos points de repères et paysages habituels défilaient sous nos yeux. On voyait bien que rien n’avait vraiment changé ici, mais pour nous, tout était différent. En 12 heures seulement, on avait vécu plus d’expériences nouvelles que ce que la roulette de hamster pouvait nous offrir en une semaine. On a gravi des montagnes, défié les éléments et surmonté des situations stressantes. Scott s’est même fait grignoter la barbe par un cheval!

La vue de nos quartiers familiers était un retour apprécié à la vie normale. La journée qu’on venait de vivre avait laissé sa trace, et c’était exactement ce dont on avait tous besoin. Elle illustrait parfaitement pourquoi le vélo est l’outil par excellence pour l’aventure moderne.

LES ACTEURS

Scott

Scott, c’est celui qui rameute les athlètes de Rocky Mountain. C’est un fin connaisseur des bonnes choses de la vie et un trou noir de conversation.

Scott roulait sur un Solo de Rocky Mountain, taille grand, arborant un sac de guidon Topo Design où il a commodément pu ranger son outil et sa pompe 100 cm³ OneUp Components. La pluie et le froid n’ont pas su rivaliser contre son manteau Revelation ni son maillot henley Desperado en laine mérinos.

Quinn

Dur à cuire de la course à vélo, Quinn est aussi un amateur de Whole Foods et de téquila qui se fait fièrement surnommer « The Dog Whisperer » (l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens).

Le Solo de Quinn était équipé d’un outil EDC et d’une pompe OneUp Components, et de Maxxis Ravagers 650b au lieu de roues 700C standard. Quinn est resté au chaud toute la journée grâce à son maillot Mission et sa coquille Oro de 7mesh… et à sa couenne dure.

Félix

Accro des sushis ayant des origines en Colombie-Britannique et au Québec, Félix est un hybride insolite qui combine la forme physique du XC et l’habileté technique de la DH.

Félix a utilisé son Solo doté d’une tige de selle télescopique pour se pencher au maximum dans les virages de gravier. Et pour ne pas se salir le derrière, il a fait confiance au cuissard à bretelles MK3 et au short Farside de 7mesh. Son manteau Corsa et sa veste sans manches Cypress l’ont gardé au chaud.

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L’Element de la victoire

November 27, 2016

Parmi tous les événements auxquels nous assistons chaque année, aucun ne nous remplit autant de fierté que la BC Bike Race (BCBR). Pendant les sept jours de cette course par étapes d’envergure internationale, c’est génial de voir autant de gens de partout dans le monde s’amuser sur les plus beaux sentiers de chez nous. Ils y découvrent la côte accidentée de la Colombie-Britannique et certaines des pistes simples de cross-country les plus difficiles du monde – le tout en campant entre l’océan Pacifique et la chaîne de montagnes côtière.

La dixième édition annuelle de la BC Bike Race était donc l’occasion idéale de mettre à l’épreuve notre plateforme Element repensée dans un vrai marathon de XC. Il va sans dire que les vélos et les riders ont été poussés à l’extrême durant les sept jours de la course! La météo était capricieuse et les pistes étaient exigeantes : les conditions parfaites pour voir ce que l’Element a dans le ventre.

Quinn Moberg, un jeune rider de 22 ans originaire de Squamish (C.-B.), est avec nous depuis plusieurs années. Nous avons eu l’incroyable plaisir de le voir évoluer en un adversaire redoutable sur le circuit XC. Et il caressait de grandes ambitions pour la BC Bike Race de cette année.

Revue du vélo – Quinn Moberg

« La BCBR est probablement la course de cross-country la plus dure au monde. Cette année, il a fait particulièrement froid et humide pendant les sept jours, et je n’ai pas eu besoin d’un seul ajustement mécanique. Je crois que ça en dit long sur la qualité de l’équipement que j’avais. »

« Le nouveau cadre a été un très gros plus pour moi. Je me suis tout de suite senti en confiance du point de vue technique, et la suspension m’a paru plus efficace. J’ai décidé de ne pas utiliser de levier à distance pour l’amortisseur, tout simplement parce que ce n’est pas nécessaire selon moi. En plus du nouveau vélo, j’utilisais aussi le nouveau système XT Di2 de Shimano pour la première fois. J’ai trouvé que le système de changement de vitesse électronique était intuitif et rapide comme l’éclair, ce qui était particulièrement utile sur les pistes que je ne connaissais pas. » – Quinn Moberg

  • Cadre : Element 999 RSL T.O. (grand – Quinn fait 1,80 m [5 pi 11 po])
  • Configuration : Position neutre du RIDE-9™
  • Amortisseur : FOX Float DPS Factory (100 mm, sans levier à distance)
  • Fourche : FOX Factory 34 (120 mm)
  • Entraînement : Shimano XT Di2
  • Pédalier : Shimano XTR
  • Freins : Shimano XTR Race
  • Roues : Stan’s NoTubes Valor
  • Pneus : Maxxis Ikon 2,2 EXO TR 3C (23 psi à l’avant, 24 psi à l’arrière)
  • Guidon : Race Face Next 35 mm (élévation de 10 mm, largeur coupée à 740 mm)
  • Potence : Race Face Turbine 35 mm (80 mm)
  • Poignées : Race Face Half Nelson
  • Selle : WTB Silverado Carbon
  • Tige de selle : Race Face Turbine télescopique (100 mm)
  • Pédales : Shimano XTR Race
  • Poids : 10,4 kg (23 lb)

Étape 6 : Squamish, présentée par Shimano

L’étape de Squamish fait toujours fureur. Ses pistes simples brutes, à pic et techniques sont combinées à des sections fluides où les sauts s’enchaînent naturellement : on comprend bien pourquoi autant de riders l’ont dans la mire! Cette étape en offre pour tous les goûts, mais après les cinq précédentes, elle peut s’avérer sans merci même pour les meilleurs riders.

  • Distance : 53 km (33 miles)
  • Montée : 1 944 m (6 378 pi)
  • Temps moyen : 4 h 57 min
  • Meilleur temps : 2 h 43 min

Une victoire d’étape derrière la cravate, Quinn avait maintenant les yeux rivés sur la première place à remporter sur son propre terrain. Mais les adversaires étaient de taille, et plusieurs compétiteurs s’unissaient pour protéger le meneur contre le jeune du coin. Remporter Squamish n’aurait donc rien de facile.

« Je suis arrivé à l’étape de Squamish en me disant “deux pas en avant, un pas en arrière”. Le nouveau vélo me donnait confiance et je connaissais bien les sentiers; je savais que je pouvais descendre plus vite que tous les autres. Juste avant la première descente, j’ai poussé pour distancer les autres meneurs : je ne voulais que personne soit assez près pour imiter mes lignes. À partir de là, j’ai pu garder mon énergie pour les montées sans avoir tout le monde à mes trousses, et gruger du temps pour creuser l’écart. » – Quinn Moberg
 

Son talent pour la course n’étant aucunement proportionnel à son âge, Quinn s’est présenté fermement convaincu de sa stratégie : l’emporter grâce aux décentes qu’il connaissait comme le fond de sa poche. Il a mis son plan à exécution en donnant tout ce qu’il avait pour atteindre le premier tronçon de piste simple avec trois virages d’avance sur ses plus proches concurrents. Puis, il a enchaîné chacune de ses lignes tandis que ses opposants accumulaient les petites erreurs – et les retards.

À partir de là, Quinn a maintenu son avance en distançant de plusieurs minutes le reste du peloton. Les bras levés au fil d’arrivée, il avait accompli son but. Ces 53 kilomètres de course sont les préférés des compétiteurs depuis quelques années, et y décrocher la victoire était toute une réussite.

10 ans

Le dixième anniversaire de la BC Bike Race nous porte à réfléchir au chemin parcouru. L’événement, nos vélos et les sentiers ont tous évolué en parallèle. Avec leurs systèmes de suspension avancés, leurs tiges de selle télescopiques et leur géométrie résolument agressive, les vélos d’aujourd’hui n’ont rien à envier à leurs prédécesseurs. Les sentiers sont aussi radicalement différents, maintenant tracés par des clubs et des passionnés qui travaillent d’arrache-pied et rivalisent de précision. L’événement s’est aussi bien transformé, troquant son interminable gravier ponctué de brèves sections fluides contre une tonne de pistes simples conçues sur mesure, de véritables chefs-d’œuvre.

« La BC Bike Race, c’est sept jours d’aventure sur des pistes simples à l’état brut. Au fil de la semaine, les vélos et les riders en voient de toutes les couleurs. Pour cet événement, les meilleurs vélos ne sont pas de pures bêtes de XCO ni d’enduro; ils doivent s’inscrire dans une classe à part. Pour attaquer des vraies pistes, ça prend un vrai vélo, avec des angles, une suspension et une robustesse à toute épreuve. Cette année, j’ai roulé avec le nouveau Element. Pendant plusieurs jours, il a excellé dans les pistes simples cahoteuses et exigeantes : j’ai eu une expérience du tonnerre. J’ai essayé un bon nombre de vélos au fil des ans, et je peux dire sans hésiter que l’Element est le meilleur d’entre tous. » – Andreas Hestler, BC Bike Race

« Courser chez moi, ce n’est pas comme courser n’importe où ailleurs. J’ai un grand sentiment d’appartenance ici, et les gens sont nombreux à m’encourager et à me permettre de faire ce que je fais. Je me mets beaucoup de pression pour gagner les compétitions qui ont lieu chez moi, car je considère que c’est ma part du contrat. Les gens d’ici me soutiennent, m’encouragent, me guident et me motivent. C’est ma façon de les remercier. » – Quinn Moberg

Merci à toute l’équipe de la BCBR, aux nombreux bénévoles et aux créateurs de pistes qui ont rendu cet événement possible! Merci aussi à la moustache de Tristan Uhl pour sa présence, et à Andreas Hestler pour avoir représenté la Colombie-Britannique sur la scène internationale. Merci à Manuel Weissenbacher, Andreas Hartmann, Greg Day, Sammi Runnels, Udo Bölts, Carsten Bresser, et tous les autres riders qui sont venus se disputer la victoire. Et bien sûr, un énorme bravo à Quinn Moberg, qui a remporté deux étapes et a décroché la quatrième place au classement général.

À l’année prochaine!

#lovetheride #elementsofvictory

Vidéo de Mind Spark Cinema

Photos de Margus Riga & Norma Ibarra

2017 Rocky Mountain Element

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2015 BC Bike Race

July 10, 2015

Words by Scott Pilecki.
Photos by Margus Riga.

BC Bike Race is an undertaking that has to be experienced to be understood. It's more than just riding the trails or entering a race—it’s a life-changing event, and you need every participant to make it that.

Rocky Mountain athlete and BCBR head honcho Andreas Hestler shakes off the nerves for day one in Cumberland.

Geoff Gulevich brought his freeride game, tires, and handlebar-moustache to BCBR.

This year we brought a full roster of XC racers, ambassadors, freeriders, distrubutors, dealers, and friends. Geoff Gulevich left his full-face behind and slathered on the chamois butter. Adventure-loving Tito Tomasi was hemmed in by pink race tape and spandex but swore he would take adventurous lines every day.

Andreane Lanthier Nadeau came off a surprise Hood River Enduro win to show the Solo Women’s category how to descend on an XC bike. Local boy Quinn Moberg had something to prove as one of the youngest racers in this year’s Men’s Solo category. And Kevin Calhoun and Greg Day, who compete against each other in the local race scene, teamed up to take on the Men’s Team category.

This year’s BCBR was one of the toughest in the race’s 9 year history. Technical trail and ribbons of singletrack combined with temperatures in the 30’s challenged racers on all fronts. Each stage showed the character of the town, and how diverse the trails can be across BC's landscape.

Dave Vunic keeps the streets safe as an RCMP officer by day, and ripped it up to 13th place in Men’s Solo.

Christoph Listmann puts the hammer down on the flats.

Powell River was a highlight for us this year. The spectacular campground was on Willington beach for two nights next to the ocean. The trails there exemplified true singletrack racing, snaking brown pow through the sea of green moss. Each stop left its mark on the racers, whether literally or figuratively—there were lots of IV's being hooked up and bandages wrapped.

Kristen Gross showing BC that the California girl can rally the rocks in Squamish.

Quinn Moberg leading out from Sechelt to Langdale.

Michael Anthes in his element.

Our athletes both local and far-reaching couldn’t have made us more proud. After seven days of racing, the team of Greg Day and Kevin Calhoun took the overall win in the Elite Team category. Young gun Quinn Moberg worked hard all week, taking the stage win in his home town of Squamish and finishing the race 4th overall in Solo Men. Andreane Lanthier Nadeau took 4th in the women’s Solo, with Kris Gross hot on her heels in 5th.

How's your game face? Kevin Calhoun putting on a game face clinic from the start line.

Mr. Tito Tomasi. A wildman that is not afraid of grizzly bears or pushing his Thunderbolt BC Edition hard.

The German Bike Mag - Rocky Mountain team of Christoph Listmann and Michael Anthes took 2nd Place in the Veteran Team category. Udo and his brother Harty Bolts finished 2nd in their Team category. Udo raced in the Tour de France, in case the name sounds familiar. And in the Masters Solo Men's Thorsten Keller took the second step.

Race organizer and Rocky Mountain veteran Andreas Hestler rode to an impressive 9th place. Mike Sarnecki took 12th, Dave Vunic 13th, Tito Tomasi in 17th, and Geoff Gulevich 64th—not bad for a guy who normally does backflips not swtichbacks.

Greg Hayes, a veteran of the North Shore, showing he's not yet in the Veteran's category.

Hilscher Manfred wears a dusty grin after another day on course.

Our race mechanics were sweating in the heat to make sure that racers' bikes were in top form each day.

Every photo of ALN sees her smiling. After all it was her birthday on July 3rd, and 2nd place in Whistler on Day 7 served as a nice present.

Our thanks go out to BC Bike Race for having us on as a sponsor of such a great week of riding and impressions. We couldn’t have done it without the help of Fox Racing Shox, Shimano, Stan’s notubes, Smith Optics, Maxxis, WTB, FSA, Honey Stinger, Kicking Horse Coffee, Race Face, FTI Consulting, and IGUS. The event itself could not be done without the long list of volunteers and organizers, thank you for all your help and patience along the way. Especially with our beer garden and kids pool…

Précédent Caractéristique An Idiot's Guide to Bikepacking on Snow Skyler Des Roches continues to push the boundarys of where tires make tracks when he and Knut Kitching take a couple of Blizzards into the glaciers and snowy mountain passes of the South Chilcotins in the early Summer, by night.
Prochain Caractéristique La Black Canyon Trail Trois journées complètement autonomes sur les 80 miles de la singletrack isolée de la Black Canyon Trail.