Thunderbolt

Caractéristique

À la conquête de l’Équateur avec Tito Tomasi

April 09, 2018

Texte de Tito Tomasi

Je vis pour voyager, cumuler les aventures et explorer de nouveaux endroits à vélo. Suivre l’appel des sentiers inconnus et m’attendre à l’inattendu, c’est devenu un mode de vie. Quand j’ai commencé à planifier mon voyage en Équateur, j’ai repensé à la première fois où j’y avais mis les pieds, en 2012. J’avais envie de revoir mes coins préférés, mais aussi d’aller plus loin pour enfoncer mes pneus dans des terrains nouveaux.

Cette fois, j’ai eu la chance de voyager avec l’un des meilleurs guides du pays, mon ami Mateo. Mateo est un rider passionné qui adore explorer (comme moi). Il a toujours des idées de dingue pour la prochaine grosse descente, il roule un max et il n’a pas peur de se mesurer aux pistes les plus épiques.

Par ailleurs, j’ai toujours aimé dessiner et peindre; mes œuvres m’aident à garder des souvenirs intacts de mes voyages bien après qu’ils soient terminés. Qu’il s’agisse de toiles aux couleurs éclatantes ou de simples croquis au crayon, mon art est un reflet de ce que j’ai vu et vécu au fil de mes aventures.

 

Mon voyage a débuté tout juste au sud de Quito. Dès l’instant où je suis sorti de l’avion, la beauté de l’Équateur m’a ébloui. Pour commencer, je me suis dirigé vers la lagunaQuilotoa, un lac splendide qui change de couleur selon la hauteur du soleil dans le ciel. Mateo et moi y avons retrouvé notre ami Dani, qui nous accompagnait pour le premier gros trajet sur le cratère formant ce lac. Le sentier de la crête Quilotoa est à la fois technique et très exigeant physiquement : notre voyage démarrait sur les chapeaux de roues!

 

 

 

 

 

Les 3 900 mètres d’altitude nous fatiguaient peu à peu, et les nuages étaient menaçants; nous craignions le surmenage et l’exposition aux éléments. Comme les nuages se déplaçaient vite, nous avons quitté la crête pour mettre le cap sur le hameau de Chugchilán, tout au fond de la vallée. C’était formidable de naviguer dans les terres agricoles sur des pistes simples au sol sablonneux, à traverser les villages sur de vieilles routes pour finalement être récompensés d’un toit et d’un repas.

L’Équateur a des terrains incroyables. Après Quilotoa, nous avons monté au nord de Quito jusqu’à la réserve géobotanique du Pululahua, qui s’est avérée bien différente de ce que j’imaginais. De loin, elle paraissait semblable aux autres montagnes arides du coin, mais la réalité était tout autre. En amorçant enfin la descente dans le cratère, nous nous sommes régalés d’une piste simple qui ondulait dans une forêt pluviale infiniment luxuriante.

On aurait dit que chaque lieu par où nous passions avait son importance historique. Nous roulions sur d’anciens sentiers au creux d’un cratère volcanique, et avons appris que ce territoire, appelé les Yungas, appartenait en fait à un peuple ayant précédé les Incas. Les habitants de la région s’étaient servis de ces terres fertiles comme atout commercial à l’époque coloniale. Pour se déplacer entre les zones cultivées, ils avaient tracé un réseau complexe de sentiers et de chemins, qui sont aujourd’hui parfaits pour le vélo de montagne!

 

 


La piste de sable noir était entourée de murs de végétation – je n’avais jamais roulé dans un décor pareil. Après avoir sillonné la forêt fraîche et humide, nous avons débouché sur un désert de sécheresse et de poussière, et la terre qui défilait sous nos pneus est passée du noir au rouge. L’Équateur nous surprenait une fois encore. De la jungle dense, nous avions émergé dans une étendue déserte aux allures de cratère, qui portait d’ailleurs très bien son surnom, « la lune ».
À partir du cratère du Pululahua, nous avons repris le chemin du sud, dépassant Quito et Machachi pour atteindre la base du Cotopaxi, un volcan actif des Andes. Nous nous sommes installés pour la nuit dans une auberge de montagne en attendant le beau temps. Pour moi, c’était l’histoire qui se répétait.

Le Cotopaxi est un endroit très spécial à mes yeux. La première fois que je suis venu en Équateur, en 2012, j’avais prévu 19 jours de cyclocamping et j’en ai passé 4 à attendre que le ciel se dégage… en vain. J’ai toujours eu envie de revenir pédaler ici, mais les embûches étaient au rendez-vous cette fois encore.

Si le manteau de neige était bas, nous ne l’avons pas laissé gâcher notre plaisir. Le sol, d’ordinaire terriblement meuble, se descendait follement bien dans ces conditions de froid et de gel léger. Je n’oublierai jamais le sentiment de liberté et d’euphorie que j’ai ressenti sur ces tracés, sis dans un décor de canyons profonds et de couleurs épatantes.

Mateo et moi avons essayé plusieurs fois d’approcher le Chimborazo, et la troisième tentative a été la bonne : j’ai fait l’une des meilleures descentes de ma vie. À partir du lac Condor, à 5 100 mètres d’altitude, nous avons roulé jusque dans la jungle, à seulement 700 mètres d’élévation. Entre les champs de roche volcanique et les pentes sablonneuses, les crêtes de haute montagne et la forêt incroyablement dense, l’Équateur continuait de nous montrer que ses terrains de jeu comptaient parmi les plus diversifiés sur Terre.

Après deux semaines à pédaler là-bas et à visiter beaucoup des lieux qui me faisaient rêver, je me sens toujours aussi chanceux de pouvoir parcourir le monde à vélo. Tous les aspects du voyage, des descentes aventureuses à la culture unique et aux rencontres passionnantes, ont rendu mon passage en Équateur inoubliable. Je tiens à remercier Mateo et son entreprise Ride Ecuador pour leur aide.

Quand on voyage, on a invariablement des attentes en tête, une idée préconçue du déroulement des choses… Mais une fois qu’on a les mains posées sur le guidon, il y a toujours des surprises. Sur place, la seule chose qui compte est le tracé qui s’étend devant nos yeux. C’est la preuve qu’on vit à 100 % l’instant présent.

Vive la Vie

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Passage nord-est

March 28, 2018

L’automne dernier, un groupe d’athlètes, d’ambassadeurs et d’amis de Rocky Mountain a pris la route pour aller découvrir certains des meilleurs centres de vélo du Québec et du Nord-Est des États-Unis. Tous équipés du nouveau Thunderbolt, nos riders étaient prêts à s’attaquer aux sentiers pour lesquels le vélo a été pensé. En effet, conçu pour les montées techniques, mais avec assez de puissance pour les terrains accidentés, le Thunderbolt est l’outil parfait, rapide et maniable, pour exceller dans des sentiers exigeants.

 

C’est impressionnant, ce qu’on a le temps de faire pendant une longue fin de semaine quand on a une équipe solide. Peter Ostroski, membre de notre équipe des Enduro World Series, sa sœur Sophie et Sean Rudzinsky, représentant Rocky Mountain, ont traversé la frontière pour rejoindre les Canadiens Christian Gauvin, Kevin Simard et Ian Hughes. Christian vit à Bromont et est un athlète de Rocky Mountain depuis 10 ans. Kevin, quant à lui, est avec Rocky Mountain depuis 5 ans, tandis qu’Ian est un entraîneur au Centre National de Cyclisme de Bromont (CNCB). Une fois tout le monde prêt pour la fin de semaine, on se dirige au premier arrêt : la Vallée Bras-du-Nord.

 

 

« Je n’en revenais pas de voir à quel point je pouvais pousser le Thunderbolt dans les descentes et quand même gravir les pentes en un rien de temps. Sa nature vive en fait un vélo tout léger et facile à conduire. Sa maniabilité et son accélération rapide m’ont permis d’user de créativité pour prendre d’assaut les descentes. » – Peter Ostroski

Les sentiers pleins de surprises de l’Est du Canada et du Nord-Est des États-Unis demandent de l’agilité, de la concentration et des ajustements rapides et précis. Souvent dans l’ombre des sentiers emblématiques du Nord-Ouest du Pacifique et de la légendaire nature sans fin de la Colombie-Britannique, l’autre côté de notre continent semble souvent négligé. Il offre pourtant d’innombrables pistes simples techniques aux segments rocheux intimidants, où il faut rouler avec précision et sans hésitation.

Lors de la conception du nouveau Thunderbolt, nous avons élevé son débattement arrière (130 mm), augmenté la rigidité de son cadre et diminué son rapport de suspension. Nous avons également ajouté en option la plateforme de notre édition BC, dont l’amortisseur allongé procure un débattement arrière de 140 mm. Autant le Thunderbolt régulier que l’édition BC sont munis du système de réglages multiples RIDE-9MC qui vous permet d’ajuster les caractéristiques de la géométrie et de la suspension afin d’être prêt à affronter n’importe quel sentier.

Christian y va à fond pendant toute l’année : il affronte le vrai hiver canadien en Fat Bike, puis l’été, il est en compétition de cross-country ou d’enduro. Il donne également un coup de main lors d’activités démos et d’événements de vélo locaux. Il vit à Bromont, juste à côté des sentiers, un endroit où le monde du vélo de montagne est bien ancré. Avec beaucoup de passion, les membres de la communauté ont contribué à faire avancer le sport grâce au bénévolat, à des collectes de fonds et à leur engagement.

 

 

 

 

 

 

« Nous avons une équipe d’aménagement des sentiers vraiment solide ici à Bromont, et les riders talentueux ne manquent pas! Les responsables de l’aménagement sont tellement passionnés par le vélo; selon moi, c’est leur engagement personnel tant pour l’aménagement que pour le vélo qui rend nos sentiers si agréables! » – Christian Gauvin

Rocky Mountain collabore avec les gens de la Vallée Bras-du-Nord depuis la création de leur tout premier sentier de vélo de montagne en 2007. Leurs sentiers sont développés grâce à un programme unique s’adressant aux jeunes à risque : ils travaillent par groupe de 10 sur une période de près de 6 mois pendant laquelle ils sont responsables de l’aménagement et de l’entretien de tous les sentiers. L’idée, c’est que le travail à l’extérieur peut servir de thérapie, et qu’un lien avec la nature les aide à développer des compétences et leur confiance en soi. Les gestionnaires dévoués du programme établissent un réseau qui représente vraiment ce qu’est le vélo de montagne au Québec, avec des sentiers qui stimulent la créativité. Le réseau croît rapidement, et pour cause!

« Nous sommes vraiment chanceux de pouvoir faire du vélo et travailler dans un aussi bel endroit. Nous avons de tout, des sentiers fluides aux pistes classiques et techniques typiques du Québec. Nous avons développé un réseau adapté aux caractéristiques naturelles de son environnement. C’est plutôt épique ici! » – Mathieu Dupuis-Bourasssa, directeur des opérations de la Vallée Bras-du-Nord

« J’adore à quel point tous les gens responsables de l’aménagement des sentiers travaillent pour faire grandir notre sport au Québec. Il y a tellement d’excellents réseaux à proximité : comme riders, nous avons pratiquement une infinité de choix! » – Christian Gauvin

Peter Ostroski a grandi dans le New Hampshire, et après un passage de six ans en Alaska, il est retourné vivre dans le Nord-Est, à Burke, au Vermont. Il est membre de notre équipe des Enduro World Series depuis le début, quand il a fait partie de la première équipe Altitude avec Kevin Soller et Jesse Melamed dans ses jeunes années. Mais sa relation avec Rocky Moutain a commencé avant ça, lorsqu’à 12 ans, il est monté sur son premier Rocky Mountain, un Instinct XS dont il se souvient avec tendresse en l’appelant le « vélo de ses rêves ». Peter est reconnu pour sa précision ultra rapide ainsi que sa puissance de pédalage, deux qualités qu’il a développées en poussant à fond dans la compétition cross-country sur les sentiers techniques près de chez lui.

Les sentiers du Québec et du Nord-Est des États-Unis ne reçoivent pas la même attention que ceux de la côte Ouest du continent, mais les choses semblent tout de même aller pour le mieux. Les centres de vélo de montagne ont développé une culture unique qui contribue à l’édification de notre sport d’une manière significative. Les sentiers, quant à eux, offrent tout ce qu’on peut désirer…

« Les montagnes ne sont pas aussi hautes que dans les Alpes ou en Colombie-Britannique, mais elles ne sont pas ennuyeuses. Quand on sait où aller, on trouve des sentiers étroits sur des terrains pentus plutôt difficiles. » Peter Ostroski

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Prochain Caractéristique Investir son temps : une entrevue avec Peter Ostroski Peter Ostroski chevauche des vélos Rocky Mountain depuis très longtemps, que ce soit pour le plaisir ou la compétition. Il a gravi les échelons : il a commencé en obtenant une commandite locale, puis a fini par représenter notre marque aux Enduro World Series. Il fait partie de notre équipe de course enduro depuis sa création, à l’époque de l’équipe Altitude. Il nous raconte ses derniers mois assez chargés.
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Investir son temps : une entrevue avec Peter Ostroski

March 26, 2018

Peter Ostroski chevauche des vélos Rocky Mountain depuis très longtemps, que ce soit pour le plaisir ou la compétition. Il a gravi les échelons : il a commencé en obtenant une commandite locale, puis a fini par représenter notre marque aux Enduro World Series. Il fait partie de notre équipe de course enduro depuis sa création, à l’époque de l’équipe Altitude. Il nous raconte ses derniers mois assez chargés.

RM : Pour commencer, Peter, dis-nous d’où tu viens.
PO :
J’ai grandi à North Conway, dans le New Hampshire, et j’y suis resté jusqu’à la fin de mes études à l’Université d’État de Plymouth, à environ une heure de chez moi. Ensuite, j’ai déménagé à Girdwood, en Alaska, pour skier et faire du vélo et, après 6 ans, je suis de retour dans le Nord-Est, à Burke, dans le Vermont. C’est vraiment incroyable de vivre si près des Kingdom Trails, en plus de tous les autres endroits fantastiques où faire du vélo dans le coin.

RM : Qu’est-ce qui t’a fait commencer le vélo?
PO :
J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui adore bouger, particulièrement à l’extérieur. Ce sont mes parents qui m’ont fait découvrir le vélo de montagne. À l’époque, il y avait une grosse communauté de vélo à North Conway. Mes amis et moi, on prenait ça au sérieux, on se poussait toujours les uns les autres, en essayant de suivre les plus vieux. Le plus souvent, on s’attaquait à des sentiers qui étaient beaucoup trop difficiles pour nous.

De là, je me suis intéressé aux épreuves de XC, à l’échelle de l’État : ça allait de compétitions individuelles de 24 heures au championnat national de cross-country. Le vélo de montagne a toujours été une passion pour moi dès qu’il n’y avait plus de neige au sol. En grandissant, j’ai toujours fait du ski alpin, et j’ai été assez chanceux pour participer à des compétitions nationales, notamment pendant mon passage à l’université. Ça m’a toujours stimulé de m’efforcer d’équilibrer la pratique des deux sports en gérant le changement rapide des saisons.

 

RM : Comment tu es passé du cross-country à l’enduro?
PO :
Pendant toutes mes années en XC, mon objectif a toujours été de participer à une Coupe du monde en Europe, juste pour voir si j’arrivais à me défendre à ce niveau. Quand j’ai réussi à me distinguer dans les compétitions locales et à obtenir assez de points pour participer à des compétitions en Europe… eh bien, ça a été révélateur. J’ai compris que ce n’était pas le bon chemin pour moi. Ce constat est arrivé au moment parfait : l’enduro était sur une lancée aux États-Unis, et me plonger dans une nouvelle discipline m’intéressait. Je m’étais toujours entraîné sur des sentiers difficiles pour le cross-country, sur un vélo comme le Slayer la plupart du temps pendant mes années de cross-country. Et c’est exactement le genre de parcours qui je préfère, alors ça a été une transition très naturelle pour moi. Je suis dans le monde de l’enduro depuis six ans maintenant.

 

\

RM : Raconte-nous un peu ton histoire avec Rocky Mountain Bicycles. Ça commence bien avant ta participation à des courses enduro.
PO :
J’utilise des vélos Rocky Mountain depuis qu’à 12 ans j’ai enfourché un Instinct (l’original) avec des roues de 26 pouces. Je pense que c’était peut-être un XS, à cause de ma taille, et c’était le vélo de mes rêves. C’est au représentant régional de Rocky Mountain de l’époque, Mark Jenks, que je dois mon introduction aux produits de l’entreprise. Il m’a pris sous son aile, m’a montré les rudiments de la mécanique, et m’a aidé à m’améliorer : il a été un coach et un mentor. Il m’a déniché une entente de commandite régionale, ce qui m’a permis de représenter Rocky Mountain dans les rangs juniors, avec un vélo et un équipement assez cool.

À partir de là, on m’a présenté au responsable des ventes aux États-Unis, John Olden, et j’ai gravi les échelons pour participer à des courses et des événements de plus grande envergure, avec le même genre de commandite.

Les choses ont vraiment débloqué alors que je me rendais à une course en Utah et que j’ai rencontré deux gars de l’installation en R et D de Rocky Mountain à North Vancouver : le chef de produits, Ken Perras, et le directeur du marketing de l’époque, Peter Vallance. On est allés se promener et ils m’ont donné l’occasion de parler de mon profil et de leur suggérer quelques idées pour aider la marque à progresser. Ça a porté fruit! J’ai réussi à obtenir une commandite plus importante, et une ou deux saisons plus tard, Andreas Hestler m’a intégré à la première équipe enduro, avec le nouveau vélo Altitude. Dans l’équipe Altitude, il y avait Jesse Melamed dans ses jeunes années, Keven Soller et moi. On a participé à quelques-unes des toutes premières courses des Enduro World Series. On s’appelait à ce moment-là l’Altitude team, puis ça a été la Rocky Mountain Urge BP team, et maintenant la Rocky Mountain Race Face Enduro team. Ça a été un parcours de fous!

RM : On dirait plutôt que ça a été un parcours fantastique!
PO :
Faire partie d’une équipe aussi forte avec certains des meilleurs riders au monde, c’est spécial. J’ai beaucoup appris sur la course et le vélo pendant les cinq dernières années. C’est tellement important d’avoir des coéquipiers à qui on peut faire confiance pour parler de la piste les jours de compétition, pour échanger des idées et pour se donner de l’énergie. Avoir le soutien de l’équipe des Enduro World Series a été super; ça m’a permis d’utiliser cette expérience, ce vécu et ce savoir aux courses régionales et nationales aux États-Unis.

RM : Parle-nous un peu de ce que tu fais pendant l’hiver.
PO :
Pour moi, l’hiver a toujours été synonyme de ski! Comme je l’ai dit, j’ai skié toute ma vie, et j’ai participé à des compétitions nationales quand j’étais à l’université. Maintenant, je suis entraîneur, et j’entretiens la flamme grâce à ma carrière et à mon implication continue dans le sport. C’est ce qui m’a amené en Alaska il y a sept ans, en plus des montagnes fantastiques pour le ski. J’ai commencé à travailler dans un programme pour les jeunes au centre de ski Alyeska, et c’est devenu une sorte d’emploi à temps plein. Comme pour plusieurs choses dans la vie, le secret, c’est de trouver l’équilibre. J’essaie de fournir aux athlètes que j’encadre les meilleures conditions pour réaliser leur potentiel tout en m’efforçant d’atteindre mes propres objectifs comme athlète.

RM : Fais-tu du coaching toute l’année?
PO :
Généralement, je ne le fais qu’en hiver, mais il y a quelques camps d’été en ski auxquels je participe. En ce moment, je travaille à la Burke Moutain Academy, dans le Vermont, qui est une école de ski qui a produit dans les 48 dernières années de nombreux olympiens et des skieurs alpins couronnés de succès. Je suis vraiment content de travailler à la première académie sportive en Amérique du Nord. Mon emploi est en quelque sorte saisonnier, ce qui me donne plus de temps pour me consacrer à ma carrière en vélo. Tout ça rend ma vie dynamique et amusante. Je n’arrête jamais : j’adore ça.

RM : De quoi a l’air ton calendrier pour la prochaine année?
PO :
Pour la saison qui arrive, je prévois participer à quelques événements des Enduro World Series (en Autriche, à Whistler, en Espagne et en Italie), à quelques événements dans l’Est des États-Unis, à la course Trans BC et aux courses des Enduro World Series qui se déroulent en Amérique du Nord. Mon objectif est toujours d’être sur le podium aux courses nationales, tout comme à Trans BC, puis de m’en rapprocher autant que possible les courses des Enduro World Series auxquelles je participe.

RM : Tout le monde connaît les sentiers du Nord-Ouest Pacifique; parle-nous un peu de ceux du Nord-Est des États-Unis!
PO :
C’est le Nord-Ouest Pacifique qui a toute l’attention, mais les sentiers du Nord-Est sont assez fous! Il y a de la course vraiment intéressante à faire, sur des terrains très variés. Il y a de tout : des collines au dos rond aux montagnes de bonne taille, et des sentiers fluides aux terrains pas aménagés qui posent des défis techniques. Les montagnes ne sont pas aussi hautes que dans les Alpes ou en Colombie-Britannique, mais elles ne sont pas ennuyeuses. Quand on sait où aller, on trouve des sentiers étroits sur des terrains pentus plutôt difficiles.

Je pense qu’on parle moins du Nord-Est parce que la culture y est différente de celle du Nord-Ouest, et on commence tout juste à se présenter comme une destination de course. Le Nord-Ouest Pacifique mène la charge, mais avec les propriétaires fonciers et les municipalités du Nord-Est qui mettent la gomme pour attirer le tourisme de vélo de montagne, je crois qu’on commence à avoir le vent dans les voiles ici.

RM : Quels sont tes vélos pour la saison?
PO :
Je vais utiliser principalement les Instinct, Altitude et Thunderbolt. Je vais aussi utiliser pas mal le Suzi Q pendant l’hiver, sur la neige, pour me rendre partout où je le peux. Quand les conditions sont gagnantes, c’est vraiment beaucoup de plaisir.

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Prochain Revue de presse Pinkbike's first look at the new Thunderbolt Pinkbike's Mike Levy was one of a select few journalists to get an advance look at our new Thunderbolt.
Revue de presse

Pinkbike's first look at the new Thunderbolt

March 26, 2018

"It certainly doesn't feel like a cross-country bike – it's not intended to – but it does have the pedaling potency that Rocky's bikes are quickly becoming known for...rear suspension is efficient, as expected, and it feels a lot like 130mm should feel; it's supple on top despite the on-power competence, but is much, much more forgiving than bikes sporting just 10mm less squish." - Mike Levy, Pinkbike Technical Editor

Pinkbike's Mike Levy was one of a select few journalists to get an advance look at our new Thunderbolt. Head over to Pinkbike to see the rest of his initial impressions. 

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Prochain Caractéristique Le tout nouveau Vertex Le Vertex respire la rapidité et la confiance, trônant fièrement comme fleuron de nos vélos semi-rigides conçus pour les épreuves de XC.
Revue de presse

Thunderbolt & Altitude Lauded at the Bible of Bike Tests

January 27, 2016

We're honoured to have two bikes selected to be in Bike Magazine's 2016 Bible of Bike Tests. Both the Altitude 770 MSL and the Thunderbolt 799 MSL were lauded by testers, and we're proud of how they stack up against the competition.

Altitude 770 MSL

"Compared to some of the other all-mountain bikes, it felt downright ethereal. This was refreshing and liberating when it came time to hump uphill, and the Altitude has the steep seat angle and clean suspension kinematics to hustle upward with an ease that will endear it to XC racers and all-day climbers alike. The absence of heft and sense of balance persisted when pointed downhill too, making for a nimble ride aided by neutral handling and an effective, supple suspension."

Full Round Table video, review, and Q&A here.

 

Thunderbolt 799 MSL

We've been blown away by all the ladies ripping it up on the Thunderbolt, so for this year's Bible of Bike Tests we floated the idea of their women's bike testers evaluating it. We had them try the top-of-the-line 799 MSL model just to be cheeky, but don't worry: we make Thunderbolts across most price points.

"It “climbs like a cheetah on speed,” wrote one tester, while another noted: “This bike is built to go fast." (...) The XC-trail nature of the Thunderbolt was a perfect match for the Kingdom Trails network, which largely consists of buttery-smooth dirt ribbons twisting through tight trees, with an occasional root section mix in, and short, punchy climbs and descents. The 27.5-inch wheels, 16.6-inch chainstays and 44-inch wheelbase (size medium) no doubt aided in the Thunderbolt’s exceptional maneuverability through the forest mazes, and its rocket-like acceleration points to its astounding 25.5-pound weight. Testers also remarked that the bike descended with more authority than expected, with its 120 millimeters of rear travel feeling deeper than the number purports."

Full Round Table video, review, and Q&A here.

Précédent Nouvelle Bonne chance Raphaël Gagné ! Nous tenons à remercier Raphaël Gagné pour ses neuf saisons de dévouement à la course et à notre marque. Je vous souhaite souhaiter le meilleur en 2016 et au-delà!
Prochain Nouvelle Rocky Mountain Supports Endure Nepal Film A women's mountain bike adventure film documenting travel to Langtang Valley, Nepal, to rebuild after the earthquakes of 2015.
Revue de presse

Bike Mag's Thunderbolt BC Dream Build

December 03, 2015

Bike Magazine's Brice Minnigh selected our Thunderbolt BC Edition as the platform for his 2016 "Dream Build."

"When it came to choosing my dream build, I approached the privilege as literally as I could: I picked the bike that had pervaded my dreams the most over the past year" said Brice. "And while a small handful of bikes have crept into my dream space in recent months, none of them have left such an indelible impression as the Rocky Mountain Thunderbolt 790 MSL BC Edition."

Read the full spec breakdown of Brice's Chromag-adorned Thunderbolt over on bikemag.com!

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Revue de presse

Le magazine Bike Mag acclame le vélo Thunderbolt MSL

January 14, 2015

"Pourquoi est-ce que deux de nos éditeurs ont choisi le Thunderbolt 790 MSL BC Edition de Rocky Mountain comme leur favori de l'édition 2015 de La bible des tests de vélos? Eh bien, tout d'abord parce qu'il grimpe avec la vitesse d'un éclair lancé directement par Zeus, et le déploiement spectaculaire de ce feu d'artifice est justement suivi par le lourd grondement de l'éclair alors qu'il file à toute allure et affronte les descentes ardues avec toute la force d'un vélo all-mountain muni d'un jeu de suspension de 6 pouces.

— Bike Magazine, 2015 Bible of Bike Tests

Lisez l'article complet sur bikemag.com ou dans l'édition du Bike Magazine du mois de Janvier.

Précédent Nouvelle Hestler Talks Thunderbolt MSL It's clear that the lightweight, playful 120mm bike is right in his wheelhouse.
Prochain Caractéristique Pouvez-vous Utiliser un 'Fat Bike' en Freeride? Le vélo FAT FREE a découlé de quelques journées à expérimenter et à mettre le Blizzard à l'épreuve dans les montagnes côtières de la Colombie-Britannique.
Nouvelle

2015 Thunderbolt MSL

August 07, 2014

Nommé ainsi grâce à son agilité aussi rapide que l'éclair, le Thunderbolt 2015 domine sur unegrande variété de terrains. Que ce soit pour de longues ascensions plus techniques ou pour unedescente sinueuse singletrack, il vous permettra d'affronter les obstacles les plus difficiles et desauter toute particularité d'une piste qui se présente sur votre passage, comme si de rien n'était.

Le tout nouveau cadre en carbone SMOOTHWALL™ sur les modèles MSL du Thunderboltreprésente une étape importante pour Rocky Mountain. En utilisant notre nouveau pivot principalavec le système PIPELOCK™, nous avons éliminé tous les roulements à billes traditionnels ducadre, ce qui résulte en un vélo beaucoup plus rigide, léger et nécessitant moins d'entretien.

Nous avons conçu le Thunderbolt MSL pour notre mélange unique de riders adeptes de Cross-Country et des trails— des gens qui se donnent à fond en tête de peloton et qui savent aussi resteragressifs tout en ayant du style, et ce, même lorsque le terrain devient plus ardu. Un marathon? Certainement. Trois sauts de suite? Pourquoi pas! La BC Bike Race? Absolument! Essayer touteles trails? Évidemment sinon ce serait impoli.

Technologie

  • Système RIDE-9™ — Notre technologie brevetée RIDE-9™ est la clef ultime de la polyvalence extraordinairede nos vélos. Elle utilise deux verrous quis’entrecroisent afin d’ajuster les caractéristiques degéométrie et de suspension permettant aux ridersde faire une mise au point de leur vélo selon leurstyle de conduite et un terrain spécifique, tout entenant compte de leur poids.
  • Carbone SMOOTHWALL™ — Le carbone SMOOTHWALL™ utilise un des procédés en carbone lesplus sophistiqués au monde afin d’offrir un produit durable procurantune conduite de qualité et la meilleure rigidité possible pour son poids, sepositionnant ainsi comme leader dans l’industrie. Nous éliminons toutexcès de résine et de fibres en utilisant un moule interne rigide plutôt qu’un réservoir gonflable traditionnel. Différents types de carbone sontaussi utilisés à certains endroits spécifiques du cadre afin de maximiserla rigidité et la résistance aux impacts, tout en diminuant le poids global.
  • Pivot PIPELOCK™ — Plutôt que de compter sur la compression latérale pour garantir larigidité, comme dans un pivot principal d’une conception traditionnelle, notre pivot PIPELOCK™ en attente d’un brevet utilise un collet anodiséde standard militaire qui se fixe radialement dans le cadre, pour créer unempattement de pivot le plus large possible, et de ce fait le plus rigide. L’utilisation du PIPELOCK™ nous permet de diminuer le poids du pivotconsidérablement tout en augmentant significativement la rigiditélatérale. PIPELOCK™ inclut des points d’injection de graisse pour unentretien facile.
  • Pivots BC2™ — Plus légers et plus rigides que les systèmes de roulement àbilles conventionnels, nos pivots Bushing Concept 2 (BC2™) sont la nouvelle générationde notre système révolutionnaire ABC™, en version surdimensionnée. Contrairement aux autres pivots à coussinets, notre système breveté utilise une pièce enalliage durci autobloquant pour contrôler le contact entre lasurface des coussinets, réduisant ainsila friction statique. BC2™ inclut des points d’injection de graisse pour un entretien facile.
  • Pivts ABC™ — Avec notre concept révolutionnaire à bague deserrage angulaire (Angular Bushing Concept, ABC™), nos pivots sont plus légers, plus rigides etnécessitent moins d’entretien que les systèmes deroulement à billes conventionnels. Tout commenos pivots BC2™, ceux-ci tournent sur une pièceen alliage durci autobloquant pour réduire la friction statique. Toutefois en utilisant une baguede serrage angulaire, la surface de contact relative augmente aussi, ce qui optimise les pivots pour unemplacement plus restreint comme sur les bases.
  • Suspension SMOOTHLINK™ — La suspension SMOOTHLINK™ offre une souplesse et un support remarquables à travers une vaste sélection de vitessespar rapport à un système de pivot simple ou les autres configurations de suspensions à quatre barres. Ce système breveté réduit à la fois l’oscillation et les affaissements brusques tout en nous permettant de perfectionner d’autres variables comme le freinage et la traction en ascension, et ce, pour une très grande variété de types d’utilisation auxquels le vélo estdestiné.

Les Particularités

  • Entièrement compatible avec le système Di2 incluant un accès pour une batterie intégrée dans le tube inférieur.
  •  Le routage interne des câbles, de la suspension et du système de selle à tige télescopique intégré garde les câbles soigneusements rangés.
  • Gestion facile du système de câblage interne grâce à l’accès intégré au tube inférieur.
  • L’essieu arrière complet de 142mm augmente la rigidité.
  • Le pédalier BB92 Pressfitm offre un maximum de rigidité latérale.
  • Les accès pour ajouts de graisse sur les pivots BC2™ et PIPELOCK™ permettentun entretien rapide et facile.

Géométrie

Thunderbolt MSL Modèle RTC™

Nous avons doté le Thunderbolt MSL d’un jeu de suspension de 120mm SMOOTHLINK™ afin de lui donner un mélange parfait entre efficacité en Cross-Country et aptitudes impressionnantes sur les trails.

Afin d’atteindre le degré d’agilité et de réactivité que nous recherchions avec ce vélo, nous avons choisi des roues de 27.5’’ et un court protecteur de base, un pièce d’ingénierie conçue sur mesure de 422mm. De plus, nous avons augmenté le contrôle en allongeant le tube supérieur et en réajustant la longueur de la tige de selle, et avons pu significativement réduire la hauteur abaissée en insérant la suspension à l’intérieur du tube supérieur.

Finalement, nous avons ajouté le système RIDE-9™ à cette formule gagnante, offrant un large évantail d’ajustements— de relâché et progressif jusqu’à raide et efficace— afin de permettre aux riders de régler le Thuderbolt MSL en fonction de leurs style de conduite et de terrain préférés.

 

Thunderbolt 799 MSL

 

Thunderbolt 770 MSL

 

Thunderbolt 750 MSL

 

Thunderbolt 790 MSL

BC Édition

Avec le sentiment inépuisable et agile de la courbe de suspension SMOOTHLINK™ combinée à une géométrie et une suspension ajustables à l'aide du système RIDE-9™, offrir l'Édition BC du vélo Thunderbolt MSL ne faisait que du sens. Monté de la même façon que nous ajustons nos propres vélos (un guidon plus large, de gros pneus, des roues fortes et une suspension agressive), l'Édition BC a converti le Thunderbolt et son agilité en un vrai vélo de trails espiègle et agressif.

Précédent Nouvelle Teamfahrer gesucht! Bewirb dich für die Saison 2015 als Expert oder Friend im Craft-Rocky Mountain Team, lebe unser Motto „love the ride“ und werde Teil einer einzigartigen Mannschaft!
Prochain Caractéristique Altitude Sickness — Highs & Lows at EWS #5: Winter Park, Colorado À plus de 10 000 pieds d'élévation à Winter Park au Colorado, cet arrêt du Enduro World Series promettait d'être l'une des courses de la saison des plus difficiles au niveau physique.
Nouvelle

Thunderbolt

August 28, 2013

When XC gets rowdy, the agile and playful Thunderbolt shines. With 120mm of SMOOTHLINK™ travel and 27.5” wheels, the Thunderbolt delivers a great mix of intuitive XC capabilities and pure, playful trail fun.

"The Thunderbolt is my kind of XC bike. It's got a natural feel and tackles the climbs exceptionally well. On the descents it provides the kind of small bump sensitivity usually reserved for longer travel bikes.” -Thomas Vanderham

Rocky Mountain's entire development team unanimously agreed on the need for a fun XC bike that stands on the shoulders of our dedicated XC race bikes. By understanding the attributes of race bikes, we tested and perfected the numbers to arrive at geometry that lends a more playful feeling to riding cross-country. We were able to design a short 426mm rear end on the Thunderbolt, tucking the 27.5” wheel in close to the rider for lots of maneuverability and agility. At the same time, the top tube has been lengthened from traditional Rocky Mountain designs to accommodate today's shorter stems and wider bars. Our Engineers and test-riders like Thomas Vanderham experimented tirelessly to arrive at the bike's 68.5° headtube angle, balancing the unique handling-properties of both XC and trail riding styles.

Key Features:

  • No-nonsense FORM™ Alloy frame with 27.5" wheels for agile, playful handling
  • 120mm of XC-tuned SMOOTHLINK™ Suspension delivers exceptional climbing traction and a stable pedalling platform
  • ABC™ Pivots are lighter, more durable and laterally stiffer than conventional bearing systems
  • BB92 pressfit bottom bracket provides maximum lateral stiffness
  • 142mm E-Thru rear axle to increase stiffness (Thunderbolt 710 utilizes F/R quick release)
  • Internal cable routing keeps cables neatly stowed, with service-friendly ports
  • Internal “Stealth” dropper-post routing tucks the housing inside the frame for minimal clutter (with external option)

See all the new Thunderbolt models here.

Précédent Caractéristique The Staycation: Une Aventure sur L'Ile de Vancouver Thomas Vanderham, Brett Tippie, Geoff Gulevich, Wade Simmons et Andreas Hestler ont décidé de requinquer leur amour pour notre coin de pays en explorant l’Île de Vancouver au large des côtes de la Colombie-Britannique.
Prochain Nouvelle Joyriding Avec Gully Cette année marquait la 10e édition du Crankworx de Whistler.