Caractéristique

Caractéristique

La flamme sur deux roues

April 15, 2020






Mieux vaut commencer tôt! Prêt à pousser les pédales ou pas, tout le monde mérite un Rocky Mountain. S’ouvrant avec un vélo d’apprentissage facile à manœuvrer, la série Edge offre différentes tailles de roues pour les p’tits vites de tous âges.Starting with an easy to maneuver run bike, the Edge series offers a wheelsize for any young rider. 

 

Voir les modèles

 

Précédent Caractéristique Sam Schultz - Montana NICA League
Prochain Caractéristique La Rocky Mountain Race Face Enduro Team 2020 C’est avec grand plaisir que nous retournons cette année aux Enduro World Series avec notre partenaire canadien habituel, Race Face Performance Products.
Caractéristique

La Rocky Mountain Race Face Enduro Team 2020

March 06, 2020

C’est avec grand plaisir que nous retournons cette année aux Enduro World Series avec notre partenaire canadien habituel, Race Face Performance Products. Ces deux dernières années, la Rocky Mountain Race Face Enduro Team a fait sa marque en course d’enduro, et nous sommes ravis de poursuivre sur cette lancée.

Au fil des dernières saisons, nous avons vu Jesse Melamed, Andréane Lanthier Nadeau et Rémi Gauvin faire équipe et ajouter leur touche personnelle à l’enduro. Nous sommes fiers de les compter tous les trois parmi les nôtres cette année, et nous avons bien hâte de permettre au monde de nous accompagner avec la deuxième saison de Jank Files.

Peter Ostroski roule avec Rocky Mountain, d’une façon ou d’une autre, depuis maintenant 18 ans! Il a été de toutes les équipes d’enduro de notre histoire, et ces jours-ci, son calendrier de course prévoit un mélange d’épreuves des EWS, de Trans Madeira et de BC Bike Race. La saison 2020 s’annonce particulièrement exaltante pour Peter : sa terre natale de Burke, au Vermont, accueillera la 6e étape des EWS!

Précédent Caractéristique La flamme sur deux roues Rouler avec le sourire malgré la pandémie.
Prochain Caractéristique La vie de guide dans les Dolomites J’ai passé plusieurs années à parcourir les lieux reculés et méconnus de la planète sur mon vélo de montagne. Généralement, j’ai à peine le temps de poser mes bagages qu’un nouvel accès de bougeotte s’empare de moi, me poussant à m’évader de nouveau.
Caractéristique

La vie de guide dans les Dolomites

February 25, 2020
Nous espérons que ce texte vous inspire et vous remémore vos belles aventures à vélo. Nous sommes nous-mêmes cyclistes, et nous savons que sillonner les sentiers aide à traverser les moments d’incertitude, mais nous vous demandons de réduire au minimum les risques pour vous et pour autrui en respectant toutes les directives sanitaires lorsque vous sortez.

 

Récit de Julia Hofmann
Photos de Mattias Fredriksson

Quand j’étais petite et que j’explorais le jardin et le boisé près de chez moi, c’était toujours en faisant part de mes découvertes à d’autres que j’éprouvais la plus grande joie, qu’il soit question d’une nouvelle cachette ou d’un fascinant trésor de la forêt. Maintenant que j’ai avancé en âge, c’est encore un de mes passe-temps favoris; seulement, mon terrain de jeu s’est étendu, et mes trouvailles ont pris de l’ampleur. 

J’ai passé plusieurs années à parcourir les lieux reculés et méconnus de la planète sur mon vélo de montagne. Généralement, j’ai à peine le temps de poser mes bagages qu’un nouvel accès de bougeotte s’empare de moi, me poussant à m’évader de nouveau.

Je suis fascinée par les personnes que j’ai rencontrées, les cultures et les paysages que j’ai découverts, et les incroyables pistes simples où j’ai roulé. Dans chaque pays, les sentiers ont leurs particularités : ils sont creux et poussiéreux au Chili; abruptes et techniques dans les forêts du Canada; et marqués par les fjords, les dalles et les racines en Norvège. Kosovo, Albanie, France, Espagne… Chaque région a sa saveur. En racontant mes voyages, j’incite les autres à explorer le monde sur deux roues – et j’en tire autant de plaisir qu’à l’époque où je dévoilais mes cachettes dans le jardin.

C’est cette passion pour le voyage et l’inclusion qui m’a poussée vers une carrière de guide. Je voulais aider d’autres adeptes de vélo de montagne à profiter de ce que je découvrais : la nature, les sentiers et la culture de toutes ces régions uniques. Alors, quand on m’a proposé de devenir instructrice et guide dans les Dolomites, je n’ai évidemment pas pu refuser.

Les Dolomites sont l’une des formations rocheuses les plus singulières et les plus impressionnantes qui soient. Et bien qu’elles ne se trouvent qu’à trois heures et demie de route de chez moi, je n’y avais jamais mis les pieds. Je connaissais les Dolomites comme destination pour les sports d’hiver et la course cycliste – tout mordu de vélo de route rêve de filer sur le fameux circuit Sellaronda un jour –, mais je n’avais aucune idée qu’elles cachaient aussi un paradis du vélo de montagne.

À mon arrivée dans ce massif, j’ai été saisie par la magnificence du panorama. Dans toutes les directions, un paysage de carte postale s’offrait à mon regard. La vue de ces immenses parois rocheuses se dressant dans les vallons vert tendre est si percutante qu’elle vous coupe littéralement le souffle. Et l’infrastructure est parfaite pour le vélo de montagne : toutes les télécabines acceptent les vélos, et les réseaux de sentiers sont desservis par de nombreuses remontées. Dès le premier instant, j’ai su qu’il s’agissait d’une trouvaille de taille que j’allais me réjouir de présenter à d’autres.

Les premières années, j’avais du mal à comprendre la configuration des lieux. Il y a tellement de vallées qui s’entrecroisent dans les Dolomites qu’il m’arrivait de me retrouver soudainement au mauvais endroit. Souvent, il se faisait tard et j’ignorais comment retourner là où je devais être. (Mon vélo électrique s’est avéré bien utile dans ces cas-là!) Heureusement pour moi, mon ami Arno Feichter, qui est aussi guide, tient la boutique de vélo du coin à Sesto. Il m’a aidée à trouver mes repères et m’a révélé tous les petits joyaux cachés que seuls les habitués connaissent.

Ici, les sentiers naturels sont escarpés et techniques au sommet, traversant souvent des dalles rocheuses accidentées qui ne laissent pas place à l’erreur. Dans la vallée et sous la limite des arbres, le sol se fait plus souple, et les pistes deviennent plus fluides et ludiques, ponctuées tantôt d’une racine glissante, tantôt d’un virage incliné naturel. Une fois arrivés tout en bas, c’est soit l’heure de la pizza, soit l’heure d’une autre remontée vers le sommet.

Ces dernières années, de plus en plus de sentiers fluides ont été aménagés dans les Dolomites, ce qui permet même au plus inexpérimenté des riders de profiter des paysages de haute montagne. C’est aussi le cadre parfait pour mes cours destinés aux débutants : en combinant excursion guidée et formation technique (positionnement pour le freinage, le pédalage et les sauts), ils donnent la chance aux riders de gagner en confiance et ainsi de profiter davantage des pistes et du décor époustouflant.

Chaque fois que je suis dans le coin, Arno me fait découvrir un nouveau sentier, toujours plus épatant que le précédent, dans la région des Tre Cime. L’automne dernier, nous avons passé cinq jours ensemble à faire des expéditions en vélo électrique, à hisser nos vélos de montagne ordinaires au sommet de sections corsées de via ferrata, et à enchaîner les allers-retours sur le mont Elmo, tout près de Sesto. Et malgré tout, j’ai à peine visité le quart des sentiers… C’est dire à quel point la région regorge de découvertes à faire – et à partager!

 

Julia Hofmann fait partie de la famille Rocky Mountain depuis des années. Si elle partage son temps entre une myriade de nos vélos, ceux qu’on voit dans cet article sont l’Altitude Powerplay, l’Altitude et le Slayer.

Précédent Caractéristique La Rocky Mountain Race Face Enduro Team 2020 C’est avec grand plaisir que nous retournons cette année aux Enduro World Series avec notre partenaire canadien habituel, Race Face Performance Products.
Prochain Caractéristique Aventures électriques J’ai consacré les deux dernières années à prouver le potentiel de l’énergie électrique pour les amateurs d’aventure. J’ai complètement exclu les combustibles fossiles de mes escapades, et j’ai beaucoup réfléchi à ce que signifie l’aventure écoresponsable. 
Caractéristique

Aventures électriques

January 17, 2020

Récit de Greg Hill
Photos de Bruno Long

Par les temps qui courent, le vélo de montagne électrique suscite souvent des opinions tranchées, et on a tendance à se mettre sur la défensive et à chercher la confrontation, peu importe le camp choisi. Pour moi, il est évident que le vélo électrique est en voie d’être adopté par le grand public comme moyen de transport, alors nos conversations seraient plus constructives si nous commencions à réfléchir à comment et pourquoi il peut améliorer nos vies, au lieu de nous borner à des jugements et à des refus catégoriques.

J’ai consacré les deux dernières années à prouver le potentiel de l’énergie électrique pour les amateurs d’aventure. J’ai complètement exclu les combustibles fossiles de mes escapades, et j’ai beaucoup réfléchi à ce que signifie l’aventure écoresponsable. J’habite en Colombie-Britannique, où 98 % de l’électricité est renouvelable et provient de l’hydroélectricité. S’il y a un endroit où l’utilisation d’un véhicule électrique est une bonne idée, c’est bien ici. Quand j’ai choisi de faire le virage vers des aventures durables, je me suis fixé l’objectif ambitieux de gravir 100 sommets avec pour unique équipement mes skis, mes chaussures d’escalade, mes chaussures de course ou mon vélo de montagne – toujours en m’y rendant en voiture électrique. En réalisant mon but, j’ai prouvé que les voitures électriques sont un moyen de transport adapté au tourisme d’aventure, mais j’en suis aussi venu à me demander si d’autres moyens de transport pourraient être utiles. Y avait-il des moyens de me rendre encore plus loin dans l’arrière-pays, là où mon petit véhicule à hayon ne pouvait pas m’emmener? Et qu’en était-il des personnes qui s’intéressaient à l’aventure écoresponsable, mais qui n’avaient pas les moyens de s’acheter une voiture à 45 000 $?

Tout naturellement, mes recherches m’ont mené vers les vélos électriques. L’essai d’un Instinct Powerplay – qu’on utilise habituellement comme navette – dans le réseau de sentiers près de chez moi avait été une expérience révélatrice. Je partais de la ville avec mon ami pour gravir le sommet sans effort, riant et discutant en chemin. Après, la descente était une vraie partie de plaisir. L’Instinct Powerplay m’avait prouvé qu’il se prêtait bien à des sorties dans les sentiers des environs, mais serait-il à la hauteur comme moyen de transport vers d’autres aventures?

Le printemps dernier, j’ai donc équipé un Growler Powerplay en vue de me déplacer plus simplement, sans voiture. Je l’ai préparé en fonction de presque tous les sports d’aventure imaginables : sacoches et paniers à l’avant et à l’arrière pour mon matériel d’escalade et de course, sans oublier le plus important, mon équipement de ski. Bien sûr, il était un peu étrange de voir un vélo de montagne d’enfer comme celui-là transformé en bête de somme, mais je lui promettais de grandes aventures.

Je ne me doutais vraiment pas à quel point ce vélo électrique allait m’être utile. Comme je suis un skieur d’abord et avant tout, je voulais commencer par sortir de la ville à vélo pour grimper le mont Begbie, sommet emblématique de Revelstoke, pour le dévaler en ski. Je n’en étais pas à ma première descente là-bas, mais le fait de rouler 15 km jusqu’au point de départ du sentier pour ensuite gravir le sommet, m’élancer sur les pentes de ski et pédaler sans peine au retour sur mon vélo électrique a été à la fois simple et gratifiant.

Cette première ascension du mont Begbie n’était que le début de mon histoire avec le Growler Powerplay. Ce qui m’a vraiment renversé, sans que je l’aie vu venir, c’est que ce vélo a donné le goût de l’aventure à d’autres membres de ma famille. Ma fille de 13 ans m’a surpris en faisant une sortie de 20 km sur le Growler… juste parce qu’elle rêvassait et n’avait pas envie que ça s’arrête! Il faut dire qu’elle n’aime pas tellement l’exercice cardio et que j’ai toujours eu du mal à la convaincre de participer à mes escapades. Une autre fois où elle était déterminée à m’accompagner pour une sortie de vélo de route, elle a joué au coach durant les montées, débordant d’encouragement et d’enthousiasme.

Mon père, qui à 70 ans, n’est pas très actif, a même enfourché le Growler Powerplay pour une sortie de route avec moi jusqu’au barrage de Revelstoke. Pendant que je peinais à gravir la montée le long de la vallée, je ne pouvais que reconnaître la chance inouïe que j’avais de faire de l’exercice avec mon père. Une occasion comme celle-là ne s’était jamais présentée avant, et c’est le vélo de montagne électrique qui l’avait rendue possible.

En juillet dernier, mon ami et moi avons emprunté deux Instinct Powerplay pour une sortie qui promettait d’être épique au mont Joss. J’en étais à ma 98e ascension propulsée par l’énergie électrique, et je voulais maintenant gravir une montagne sur un vélo électrique. Le sentier du mont Joss fait environ 17 km aller-retour et grimpe 1 100 m d’altitude. Il y a plusieurs sections où il faut pousser le vélo – car le sentier, aménagé comme accès à un belvédère de surveillance des feux de forêt, n’est pas conçu pour les cyclistes. Dans les pentes trop abruptes où il était impossible de pédaler (même avec l’assistance du moteur), le mode marche nous a aidés à continuer la montée jusqu’au sommet no 99.

 

 

 

 

 

J’ai passé tout l’été sur mon Growler Powerplay : promenades et courses en ville, sorties d’escalade et déplacements jusqu’au point de départ des sentiers. J’économisais beaucoup de temps. Bien sûr, j’aurais pu prendre un vélo de montagne classique, mais l’assistance électrique me permettait de garder mon énergie pour les activités elles-mêmes. Et honnêtement, même si seulement 2 km me séparent de la ville, je me sens parfois trop paresseux pour pédaler. Le vélo électrique m’a aidé à surmonter cette paresse; et tout à coup, c’est devenu plus simple de rouler à vélo qu’en voiture.

Maintenant que l’hiver est revenu, j’utilise moins le vélo, car les routes sont complètement enneigées ici. Mais quand le chemin est dégagé, je suis quand même heureux de le sortir pour me rendre à la station de ski, Revelstoke Mountain Resort, où les télésièges électriques reflètent même mes propres convictions. Au printemps, quand les routes seront de nouveau praticables, je recommencerai à gravir les chemins forestiers à vélo pour explorer les pistes de ski éloignées dans l’arrière-pays.

Si je savais que le vélo électrique allait de pair avec mes aventures écoresponsables, je n’avais pas idée de toutes les possibilités qu’il nous offrirait, à ma famille et moi. Ces vélos ont un potentiel infini, aussi grand que mes rêves.
 
Précédent Caractéristique La vie de guide dans les Dolomites J’ai passé plusieurs années à parcourir les lieux reculés et méconnus de la planète sur mon vélo de montagne. Généralement, j’ai à peine le temps de poser mes bagages qu’un nouvel accès de bougeotte s’empare de moi, me poussant à m’évader de nouveau.
Prochain Caractéristique Montures glacées et descentes épiques : Thomas Vanderham s’attaque aux conditions variables de Trans-Cascadia En vingt ans de carrière, Thomas Vanderham a touché à pas mal tous les types de cyclisme, se faisant évidemment surtout connaître pour ses exploits en freeride. Il a toutefois été longtemps sans participer à une compétition chronométrée. « Je sortais un peu de mon terrain de jeu habituel, mais je suis toujours ouvert aux nouvelles expériences », explique-t-il au sujet de Trans-Cascadia, une épreuve d’enduro de quatre jours au cœur de la forêt nationale Gifford Pinchot, dans l’État de Washington.
Caractéristique

Montures glacées et descentes épiques : Thomas Vanderham s’attaque aux conditions variables de Trans-Cascadia

January 17, 2020

« Des sentiers comme j’en ai rarement vus. À vrai dire, les mots me manquent. » Thomas Vanderham

En vingt ans de carrière, Thomas Vanderham a touché à pas mal tous les types de cyclisme, se faisant évidemment surtout connaître pour ses exploits en freeride. Il a toutefois été longtemps sans participer à une compétition chronométrée. « Je sortais un peu de mon terrain de jeu habituel, mais je suis toujours ouvert aux nouvelles expériences », explique-t-il au sujet de Trans-Cascadia, une épreuve d’enduro de quatre jours au cœur de la forêt nationale Gifford Pinchot, dans l’État de Washington.

Vanderham l’avoue : il a eu beau lire un peu sur la course, regarder des vidéos des éditions précédentes et écouter les témoignages d’anciens concurrents, la préparation n’a pas été de tout repos. Les prévisions de météo instable laissant présager des températures glaciales et de la neige, il y avait beaucoup d’éléments à considérer en fait d’équipement à prévoir et de réglages.

« J’ai discuté avec quelques personnes qui avaient fait l’épreuve, et j’ai vite compris qu’il me faudrait des roues de 29 pouces vu tout le pédalage et le type de terrain. » L’athlète a donc misé sur un vélo Instinct BC, qu’il a allégé grâce à un nouvel amortisseur arrière et à quelques autres changements. Sachant que les journées et les étapes seraient longues, il a aussi installé des disques de 203 mm à l’avant et à l’arrière. « Ce n’était pas une configuration habituelle pour moi, mais en fin de compte, c’était juste parfait », précise-t-il.

Après avoir réfléchi longtemps au poids, à la gomme, à la largeur et aux crampons des pneus, il a opté pour le modèle DHR2, et il est bien content de son choix. « Ce n’est pas un pneu pour la boue, mais parmi les modèles à crampons disons standard, c’est ce qui s’en rapproche le plus. »

Défi suivant : les vêtements et l’équipement. « J’ai eu pas mal de misère à faire mon sac, on peut en apporter un seul et je voulais être le mieux préparé possible. » Plusieurs manteaux et vêtements à superposer, donc, avec des gants, des chaussettes et des lunettes de rechange. Cette stratégie a permis à Vanderham d’attaquer chaque journée comme s’il partait en ski de fond – c’est-à-dire avec des vêtements chauds et secs pour chaque situation. « C’est sûr que j’ai trimballé beaucoup trop de trucs chaque jour, mon sac était probablement plus lourd que celui des autres, mais je voulais vraiment éviter tout inconfort. J’avais une couche chaude, un manteau matelassé léger pour les arrêts, et aussi deux couches pour la pluie, au cas où la première serait vraiment détrempée. J’ai vu des riders purs et durs rouler avec presque rien, ça m’a impressionné pas mal. »

En arrivant à la course, Vanderham ne savait pas grand-chose sur le terrain : « Je n’avais aucune attente, et ç’a été une semaine remplie de surprises! Des sentiers comme il en existe peu. C’était exactement ce qui avait été annoncé, sinon mieux! On parle ici de descentes incroyablement longues et soutenues. » Surtout le jour 3.

Le matin du jour 3, Vanderham et les autres concurrents se sont réveillés dans un campement enneigé avec des tentes et des montures glacées. « Le temps était dégagé et froid. En roulant, aucun problème, on était très bien, au chaud. L’approche du premier sentier était à couper le souffle : les rayons de soleil filtraient à travers une épaisse brume, c’était vraiment beau, du haut de la crête. » Depuis le lac Takhlakh, les concurrents ont gravi quelque 300 mètres en profitant de vues spectaculaires sur le mont Adams. La première étape : 2 km avec un dénivelé de 335 mètres, à savoir une descente à toute allure dictée par la gravité. Après avoir suivi une route jusqu’au sommet de l’étape suivante, les riders ont attaqué une descente de 2,5 km avec un dénivelé de 365 mètres – marquée de quelques vallons assez accessibles à mi-chemin –, au pied de laquelle ils ont été été récompensés par un bon feu et un dîner chaud. Mais ce qui ferait de cette journée leur coup de cœur restait encore à venir.

Les riders ont ensuite pris une navette jusqu’à une crête de la forêt Gifford Pinchot, du côté interdit aux engins motorisés. Depuis ce point de départ les attendaient 60 à 90 minutes de pédalage et quelques petites descentes plaisantes. La neige en haut du parcours rendait le tout encore plus palpitant, et le sentier de la montagne Strawberry (décrit à l’unanimité comme « une descente de fou » avec « beaucoup de limon » qui « mérite un 12 sur 10 tellement ça bat tout ») n’a déçu personne.

« Cette descente doit durer 11 minutes, et on dirait qu’on va à la vitesse du son du début à la fin. Je n’ai pas souvent l’occasion de dévaler ce genre de piste, et j’ai adoré ça! »

Malheureusement, il a fallu couper court à la journée à cause du mauvais temps. « Jusqu’à la dernière minute, c’était vraiment fantastique, mais une grosse tempête a forcé l’annulation de la dernière étape. [Reste que ce jour-là], j’ai parcouru des sentiers comme j’en avais rarement vu. À vrai dire, les mots me manquent. »

« [L’équipe de Trans-Cascadia] fait un travail exceptionnel : les lignes de visibilité sont très bonnes, alors même si on ne peut pas essayer le parcours d’avance, on sait ce qui s’en vient. Côté sécurité, c’est donc très bien. Et une bonne partie des sentiers sont créés par des motos, ce qui donne des virages à l’angle vraiment spécial. En plus, la terre était assez humide, ce qui rendait tout ça super amusant. Il y avait un peu de boue, c’était visqueux, mais en fin de compte, c’était incroyable. »

Même si Vanderham ne peut s’empêcher de se demander à quoi aurait pu ressembler cette aventure s’il avait fait beau et chaud du début à la fin, il croit que les conditions extrêmes ont enrichi son expérience. « Ce n’était pas facile, mais c’était génial. La neige dans les montagnes et les sentiers, ça donnait des décors incroyables. Les sentiers étaient comme des rubans bruns bien nets avec de la neige blanche de chaque côté, c’était magnifique! Il y avait aussi une super belle camaraderie entre les riders pendant toute la semaine. Et je me suis dit plein de fois que le vélo allait vraiment bien. Je pense que c’était le vélo idéal. »

Précédent Caractéristique Aventures électriques J’ai consacré les deux dernières années à prouver le potentiel de l’énergie électrique pour les amateurs d’aventure. J’ai complètement exclu les combustibles fossiles de mes escapades, et j’ai beaucoup réfléchi à ce que signifie l’aventure écoresponsable. 
Prochain Caractéristique Thomas Vanderham Slayer Raw Nous vous avons d’abord fait mordre la poussière avec Carson Storch, puis plonger dans la forêt pluviale côtière avec Rémi Gauvin. Pour le troisième et dernier épisode de notre série « Slayer Raw Cuts », nous vous transportons à Kamloops, en Colombie-Britannique, en compagnie du légendaire freerider Thomas Vanderham.
Caractéristique

Thomas Vanderham Slayer Raw

December 04, 2019

Nous vous avons d’abord fait mordre la poussière avec Carson Storch, puis plonger dans la forêt pluviale côtière avec Rémi Gauvin. Pour le troisième et dernier épisode de notre série « Slayer Raw Cuts », nous vous transportons à Kamloops, en Colombie-Britannique, en compagnie du légendaire freerider Thomas Vanderham.

 

 

 

 

 

Au fil des années, Thomas a filmé plusieurs séquences à vélo dans l’intérieur de la Colombie-Britannique, effectuant les sauts spectaculaires qui l’ont rendu célèbre. Qu’il s’agisse de doubler les bosses ou de mordre dans les virages, le terrain de Kamloops met son style de conduite et son sang-froid en valeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Cinématographie : Harrison Mendel et Liam Mullany
Couleurs : Sam Gilling
Son en post-production : Keith White Audio
Photographie : Margus Riga
Merci à Ron Penney, Landmark Trailworks et Carlos Zumino
 
 
Précédent Caractéristique Montures glacées et descentes épiques : Thomas Vanderham s’attaque aux conditions variables de Trans-Cascadia En vingt ans de carrière, Thomas Vanderham a touché à pas mal tous les types de cyclisme, se faisant évidemment surtout connaître pour ses exploits en freeride. Il a toutefois été longtemps sans participer à une compétition chronométrée. « Je sortais un peu de mon terrain de jeu habituel, mais je suis toujours ouvert aux nouvelles expériences », explique-t-il au sujet de Trans-Cascadia, une épreuve d’enduro de quatre jours au cœur de la forêt nationale Gifford Pinchot, dans l’État de Washington.
Prochain Caractéristique Rémi Gauvin Slayer Raw Le premier épisode de « Slayer Raw Cuts » montrait Carson Storch exécutant des figures impressionnantes dans le désert de l’Utah, ce qui tranche nettement avec les forêts sombres et humides de l’île de Vancouver explorées dans l’épisode 2.
Caractéristique

Rémi Gauvin Slayer Raw

December 03, 2019

Le premier épisode de « Slayer Raw Cuts » montrait Carson Storch exécutant des figures impressionnantes dans le désert de l’Utah, ce qui tranche nettement avec les forêts sombres et humides de l’île de Vancouver explorées dans l’épisode 2. C’est là qu’a grandi Rémi Gauvin, et les pistes techniques et boueuses de la forêt pluviale côtière ont joué un rôle important dans son parcours de rider.

 

 

 

 

 

Rémi s’est joint à l’équipe Rocky Mountain en 2015; l’année suivante, il se lançait dans les courses d’enduro. Et le voici qui termine l’année 2019 en obtenant ses meilleurs résultats à ce jour : il a terminé sixième au classement général des Enduro World Series et a remporté le Championnat canadien d’enduro. Et pas question de ralentir en dehors des pistes : il y pédale aussi vite que lorsqu’il course contre la montre. Les racines humides, les virages masqués et les descentes glissantes font de l’île de Vancouver l’un des meilleurs endroits au monde pour le vélo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
www.bikes.com/fr/slayer
Cinématographie : Harrison Mendel et Liam Mullany
Couleurs : Sam Gilling
Son en post-production : Keith White Audio
Photographie : Margus Riga
Merci à Riley McIntosh et Mark Wallace
 
 
Précédent Caractéristique Thomas Vanderham Slayer Raw Nous vous avons d’abord fait mordre la poussière avec Carson Storch, puis plonger dans la forêt pluviale côtière avec Rémi Gauvin. Pour le troisième et dernier épisode de notre série « Slayer Raw Cuts », nous vous transportons à Kamloops, en Colombie-Britannique, en compagnie du légendaire freerider Thomas Vanderham.
Prochain Caractéristique Carson Storch Slayer Raw Pour l’épisode de Carson, nous avons visité Virgin, en Utah, un coin connu pour ses imposants rochers et ses lignes en pleine montagne. Cette section a été filmée au printemps dernier, ce qui a permis à Carson de rouler dans les sentiers à quelques mois du Red Bull Rampage. L’année 2019 marque la sixième présence de Carson à cette compétition annuelle et au fil des ans, il a réussi avec brio d’époustouflantes vrilles, descentes et autres figures uniques.
Caractéristique

Carson Storch Slayer Raw

November 28, 2019

Au lancement du nouveau Slayer en août, nous avons publié « Oscillation », une vidéo mettant en vedette Thomas Vanderham, Rémi Gauvin et Carson Storch. On y voyait les trois riders s’attaquer aux sentiers secs et poussiéreux de l’intérieur de la Colombie-Britannique, aux pistes boueuses couvertes de racines de l’île de Vancouver et aux lignes et obstacles impressionnants de Virgin, en Utah. Nous avons filmé suffisamment de matériel pendant le tournage pour en tirer trois vidéos sans artifice qui rassemblent les meilleures séquences et des images inédites. Chaque rider a sa propre vidéo, tournée aux endroits qu’il a aidé à choisir.

 

 

 

 

 

Pour l’épisode de Carson, nous avons visité Virgin, en Utah, un coin connu pour ses imposants rochers et ses lignes en pleine montagne. Cette section a été filmée au printemps dernier, ce qui a permis à Carson de rouler dans les sentiers à quelques mois du Red Bull Rampage. L’année 2019 marque la sixième présence de Carson à cette compétition annuelle et au fil des ans, il a réussi avec brio d’époustouflantes vrilles, descentes et autres figures uniques. Pour ce projet, il a voulu sortir du cadre compétitif et essayer des sauts et combos spectaculaires et de toutes nouvelles lignes avec un vélo flambant neuf.

 

 

 

 

 

www.bikes.com/fr/slayer Cinématographie : Harrison Mendel et Liam Mullany Couleurs : Sam Gilling Son en post-production : Keith White Audio Photographie : Margus Riga Merci à Matt Edleston et Dylan Cobern

Précédent Caractéristique Rémi Gauvin Slayer Raw Le premier épisode de « Slayer Raw Cuts » montrait Carson Storch exécutant des figures impressionnantes dans le désert de l’Utah, ce qui tranche nettement avec les forêts sombres et humides de l’île de Vancouver explorées dans l’épisode 2.
Prochain Caractéristique « En Marche » : l’histoire de la Vallée Bras-du-Nord Voici la merveilleuse histoire d’un réseau de pistes simples au cœur d’époustouflants paysages québécois et de ses surprenants bâtisseurs.
Caractéristique

« En Marche » : l’histoire de la Vallée Bras-du-Nord

October 31, 2019

« Avez-vous déjà pensé à aménager des sentiers de vélo ici? » Cette question déterminante a été posée il y a quinze ans dans une yourte perchée au sommet de la chute Delaney, lieu emblématique de la Vallée Bras-du-Nord, près de Saint-Raymond. C’est ce qui a lancé la conversation d’où sont nés en sol québécois une mecque du vélo de montagne de renommée mondiale et un programme primé pour les jeunes.

 

 

À l’époque, la Coopérative Vallée Bras-du-Nord, modèle novateur de gestion coopérative, venait tout juste de célébrer son deuxième anniversaire, mais comptait déjà des installations d’accueil, plusieurs refuges et 60 km de sentiers de randonnée.

Frédéric Asselin, directeur général de la Coopérative, partageait la yourte avec Gilles Morneau, journaliste pour le magazine Géo Plein Air, Mathieu Toulouse, rider professionnel, et Michel LeBlanc, entraîneur-chef de l’équipe nationale de vélo de montagne, qui étaient dans la région pour un voyage de randonnée et de canot. Frédéric, toujours à l’affût de nouvelles activités pour stimuler la croissance de la Coopérative, écoutait attentivement la discussion sur la possibilité d’aménager des pistes de vélo de montagne dans la vallée. Tous se sont rapidement entendus pour dire qu’avec ses falaises, ses rivières et ses chutes d’eau, cette vallée glaciaire offrait le cadre parfait pour explorer la nature sur deux roues.

L’idée s’est mise à germer ce soir-là et à peine un an plus tard, après avoir visité d’autres vélos-parcs et s’être lui-même pris d’affection pour le vélo de montagne, Frédéric a présenté le projet au conseil d’administration de la Vallée Bras-du-Nord, qui l’a approuvé. Et en 2007, les jeunes participants d’En Marche ont commencé l’aménagement des sentiers.

Le projet En Marche vise à donner aux jeunes en difficulté, aux prises avec le décrochage scolaire, la violence familiale, la toxicomanie ou la délinquance, la chance de se retrouver dans la nature et d’utiliser les travaux forestiers comme outil d’apprentissage. Des dizaines de jeunes hommes et femmes sont choisis chaque année pour aménager et entretenir les pistes de la vallée.

Ces jeunes passent six mois à manier la hache Pulaski et le râteau McLeod, accompagnés au quotidien par un travailleur social qualifié. À la fin de l’été, toute l’équipe part à l’aventure en pleine nature où, confrontés à un milieu hostile, les participants en apprennent davantage sur la tolérance, la discipline, le travail d’équipe et la persévérance.

En 2008, les participants du projet En Marche avaient déjà aménagé quelque 15 km de pistes simples et 30 km de pistes doubles pour le vélo de montagne. Les cyclistes, enchantés de leur visite, ont commencé à passer le mot. Le désormais célèbre sentier de la Chute à Gilles, qui longe le pied d’une jolie chute, a donné le ton et est devenu emblématique de ce que la vallée avait à offrir. Année après année, l’enthousiasme des riders n’a cessé de grandir, particulièrement après l’ouverture du secteur Saint-Raymond, de la piste Grande Ourse et de la piste Beurre d’érable, qui propose de véritables montagnes russes vallonneuses construites sur un kame (une colline d’origine glaciaire composée de sable et de gravier).

L’équipe du projet En Marche a récemment dirigé les travaux d’aménagement de la plus célèbre piste de la vallée, la Neilson. Il a fallu trois étés pour créer cette piste que plusieurs ont qualifiée de chef-d’œuvre, dans un cadre naturel à couper le souffle. Les jeunes artisans ont façonné un agréable sentier le long de la rivière Neilson : ils ont construit des ponts et ont parfois creusé dans la roche pour atteindre des endroits qui semblaient inaccessibles, tout en préservant autant que possible les superbes blocs de granit polis par l’eau depuis des siècles.

Forte de ces succès répétés, la Vallée Bras-du-Nord accueille chaque année un nombre toujours croissant de visiteurs à deux roues. Elle est maintenant devenue une destination incontournable. La qualité des installations et la collaboration de la Coopérative avec la communauté locale, les entreprises, les entrepreneurs forestiers et les propriétaires fonciers ont fait de la vallée une réussite et un modèle de tourisme durable. Mais la plus grande fierté de la Coopérative demeure les plus de 200 jeunes participantes et participants qui ont aménagé le réseau de sentiers. Ils peuvent tous être fiers du travail accompli, mais surtout d’eux-mêmes. Les trois quarts d’entre eux ont réintégré le marché du travail ou sont retournés à l’école, et certains travaillent même encore pour la Vallée Bras-du-Nord. Le projet En Marche a obtenu l’an dernier la plus haute distinction pour un programme d’intervention auprès des jeunes : son directeur, Étienne Beaumont, a reçu un prix Reconnaissance jeunesse des mains de Philippe Couillard, alors premier ministre de la province, lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale.

Rocky Mountain est le partenaire de vélo exclusif de la Vallée Bras-du Nord depuis 2008 et s’assure que les bâtisseurs du réseau de pistes et les employés de la Coopérative peuvent profiter du fruit de leur labeur.

Précédent Caractéristique Carson Storch Slayer Raw Pour l’épisode de Carson, nous avons visité Virgin, en Utah, un coin connu pour ses imposants rochers et ses lignes en pleine montagne. Cette section a été filmée au printemps dernier, ce qui a permis à Carson de rouler dans les sentiers à quelques mois du Red Bull Rampage. L’année 2019 marque la sixième présence de Carson à cette compétition annuelle et au fil des ans, il a réussi avec brio d’époustouflantes vrilles, descentes et autres figures uniques.
Prochain Caractéristique Entrevue avec Carson Storch – D’attaque pour le Rampage Carson, qui participera bientôt à son cinquième Red Bull Rampage, connaît bien la montagne russe d’émotions que seule une compétition de cette ampleur fait vivre.
Caractéristique

Entrevue avec Carson Storch – D’attaque pour le Rampage

October 22, 2019

Carson, qui participera bientôt à son cinquième Red Bull Rampage, connaît bien la montagne russe d’émotions que seule une compétition de cette ampleur fait vivre.

« C’est assez incroyable de prendre part à l’événement de vélo de montagne le plus grandiose de tous les temps […] pour moi, c’est un rêve d’enfance qui se réalise. » Carson, qui participera bientôt à son cinquième Red Bull Rampage, connaît bien la montagne russe d’émotions que seule une compétition de cette ampleur fait vivre. Et en plus de ses propres buts, il travaille à soutenir les athlètes de la relève qui partagent son rêve de toujours. « Le Red Bull Rampage a fait décoller la carrière de beaucoup d’athlètes du jour au lendemain – dont la mienne. ».

Quand il se donne l’objectif de prendre le départ du Rampage en 2014, Carson n’a encore participé à aucun des « gros » événements du circuit. Il travaille d’arrache-pied toute l’année, filme une vidéo de présentation, et se classe parmi les dix premiers lors de compétitions comme le Red Bull Joyride (placé sur la liste de remplaçants, il se voit appelé le matin même) et le District Ride. Ayant glissé son pied dans la porte, il se qualifie pour le Rampage à sa première année et réussit trois descentes. Il termine 15e au classement général, mais c’est suffisant pour qu’on l’invite à revenir l’année suivante.

En 2015, quand Carson chute durant son dernier tour d’entraînement au Red Bull Joyride et se casse la clavicule, il semble peu probable qu’il se remette en selle à temps pour le Rampage. Mais sa détermination et son assiduité dans ses traitements de physiothérapie payent : il est prêt. Néanmoins, les choses ne se passent pas comme prévu. Alors qu’il essaie un saut avant la compétition, Carson tombe et se blesse à la cheville (blessure qui va d’ailleurs lui donner du fil à retordre encore deux ans et demi), ce qui le force à faire le choix difficile de se retirer de la compétition.

« Je suis arrivé [en 2016] mieux préparé mentalement », raconte Carson. Et pour fonctionner, ça fonctionne. Il rafle la troisième place et le prix du meilleur saut (pour un énorme saut sur 360°). « Je ne m’y attendais pas, c’est arrivé comme ça, surtout parce que j’ai lâché mon fou durant cet événement en particulier. » Ce moment marque un tournant dans la carrière de l’athlète : il se consacrera davantage sur le freeride et les films, et moins sur le slopestyle.

L’année suivante, il se classe 7e au classement général du Red Bull Rampage, mais les difficultés reviennent à la charge en 2018.

L’année dernière a été difficile pour toi au Rampage. Qu’est-ce qui s’est passé?

L’an dernier, la compétition avait lieu sur un nouveau site, ce qui implique toujours un travail de construction énorme. Je n’ai simplement pas eu le temps de finir la partie centrale de mon parcours, qui était en fait la portion la plus facile. C’était un maillon faible, et il m’a fait rater mon coup à l’entraînement et durant mes deux descentes en compétition. J’ai même fait deux bonnes chutes le matin du jour J, et on a failli m’interdire de prendre le départ. Après tout ça, il va sans dire que j’étais dans le pire état mental possible au sommet, quand j’attendais de me lancer pour l’épreuve.

Le Rampage se déroule au même endroit cette année, quelle est ton approche?
Mon objectif est de réussir à consolider ma piste. Je veux construire une toute nouvelle section centrale rapide et brute, pour arriver en fin de parcours gonflé à bloc pour mon plus gros saut.

Quel rôle as-tu joué dans l’événement Proving Grounds?
On pourrait dire que j’ai été le facilitateur. Todd Barber nous a présenté l’idée, à Kyle Jameson et à moi, et comme nous avons cru que ce serait génial pour le freeride, nous avons contribué à sa création en coordonnant l’événement avec le festival Black Sage.

 

Pourquoi est-il important d’avoir une épreuve de qualification comme celle-là pour le Red Bull Rampage?

Je crois que Proving Grounds est une belle porte d’entrée pour la relève; c’est une chance de participer au Rampage pour quelques personnes de plus. N’empêche qu’il est encore important d’inviter 8 autres riders en fonction de leurs résultats, vidéos, etc., comme toujours.

Ce qui me rend le plus enthousiaste, c’est le potentiel qu’aurait une série mondiale d’événements comme Proving Grounds. Ce type d’épreuves viendrait combler un vide sur la scène du freeride : quelque chose ni de la trempe du Rampage – bien entendu – ni tout à fait comme le Fest Series, mais une sorte de mélange des deux. Mon point de vue ne fait pas l’unanimité, mais je crois sincèrement que ce serait un immense gain pour le sport, et une belle façon d’inclure les jeunes athlètes en leur donnant un objectif plus accessible.

Comment décrirais-tu ton année? As-tu vécu bien des hauts et des bas?

J’ai eu beaucoup de hauts, et pas trop de bas – ce qui est généralement le but. Black Sage est toujours un point marquant de l’année pour moi; j’y travaille tellement fort, et je ne suis jamais déçu. En bref, j’ai voyagé sans arrêt, participé à quelques compétitions de slopestyle et fait beaucoup de tournage. J’ai passé une excellente année!

Tu as eu la chance d’essayer le parcours du Red Bull Joyride à Whistler en avant-première. Que penses-tu des changements?

J’ai trouvé que c’était certainement un pas dans la bonne voie. J’aime qu’une piste offre beaucoup de choix et laisse place à la créativité. Ainsi, n’importe qui peut la prendre! J’ai eu beaucoup de plaisir à rouler à nouveau sur celle du Joyride. Ma dernière expérience remontait à 2015, quand je m’étais blessé à l’entraînement avant la compétition. Descendre le parcours une autre fois m’a fait un bien énorme : j’ai pu vaincre mes démons!

Qu’est-ce qui te passionne en ce moment?

Me préparer au Rampage est toujours un formidable défi. Il faut prendre soin de sa santé toute l’année et se parer à affronter les hautes montagnes de l’Utah en ayant une maîtrise parfaite du vélo. Peu importe où je roule, même en plein tournage, j’ai toujours cet objectif en tête. D’ailleurs, les films sont une autre chose dans laquelle j’adore m’investir parce qu’ils font ressortir ma créativité et me rapprochent de mes racines : l’exploration et la joie de rouler sur tous les types de vélo de montagne.

En début de carrière, il faut dire oui à tout pour se faire connaître. Comment te sens-tu, maintenant que tu as la liberté de choisir à quels projets et compétitions tu participes?

C’est vrai qu’à mes débuts, j’essayais absolument tout pour faire connaître mon nom, et j’ai trouvé l’expérience fantastique. Mais aujourd’hui, c’est assez incroyable pour moi de pouvoir faire uniquement ce que je veux : miser sur la qualité et non la quantité, tant pour les projets photo et vidéo que pour les épreuves. Par exemple, pour mes projets vidéo, j’essaie de construire des parcours faits pour durer qui profiteront à la communauté du vélo. Je mets beaucoup d’efforts dans ce genre de construction ces temps-ci à Bend et ailleurs en Oregon. Plus une communauté est effervescente, plus la relève devient déterminée à un jour pouvoir en faire partie.

 

 

 

 

 

Tu consacres le plus clair de ton temps et de ton énergie à un « projet mystère ». Peux-tu nous en parler?

Pas encore! Mais vous en aurez bientôt un avant-goût. Je travaille avec Clay Porter depuis un an et demi, entre autres sur ce projet vidéo, et j’adore! Tout ce que je peux dire du film, c’est à quel point j’en suis fier, et que nous espérons le terminer pour l’été 2020 (à déterminer).

La construction a commencé au Red Bull Rampage; Carson et son équipe sont à pied d’œuvre, de longues heures durant, pour créer une section « rapide et brute » à souhait au milieu de son parcours de 2018. Vu ses habiletés, sa détermination et le bon sens dont il a si souvent fait preuve au cours de sa carrière, Carson est toujours un athlète à surveiller. Mais bien au-delà du Red Bull Rampage, c’est avant tout pour sa volonté de faire avancer le freeride, de rendre le sport plus inclusif et de donner l’exemple à la relève que nous sommes tellement fiers de l’avoir dans l’équipe Rocky Mountain.

 

 

Bonne chance, Carson!

Précédent Caractéristique « En Marche » : l’histoire de la Vallée Bras-du-Nord Voici la merveilleuse histoire d’un réseau de pistes simples au cœur d’époustouflants paysages québécois et de ses surprenants bâtisseurs.
Prochain Caractéristique The Jank Files - Épisode 6 Montres à 80 000 $ et litres de fondue, longues files de riders enthousiastes et hématomes aubergine : voici l’épisode 6 de Jank Files.

Pages