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The Jank Files Episode 3

August 01, 2019

Les rondes 4 et 5 des Enduro World Series ont eu lieu à quelques jours d’intervalle il y a environ un mois. L’horaire parfait pour une escapade européenne de l’Italie à la France! Temps chaud, gelato glacé, listes de chansons infinies et courses de vélo endiablées : tous les ingrédients étaient réunis pour quelques semaines de rêve à l’étranger.

Des courses de kart sur terre battue aux baignades dans des cours d’eau glaciaux, en passant par les moments de triomphe et les visites à l’hôpital, on est loin du voyage organisé! Voici l’épisode 3 de Jank Files.

Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

A big thank you to all our sponsors!

Race Face, Maxxis, Fox, Shimano, Smith Optics, WTB, OneUp Components, Stages Cycling, Peaty’s Products, EVOC

Précédent Caractéristique An Argentina Adventure 5 part video series. This trip wasn't about finding big hucks, shredding scree slopes, heli-shuttles, or filming for a feature movie. It was about finding a true mountain bike adventure and sharing it with close friends.
Prochain Caractéristique THE SLAYER – Lancement de la bande-annonce officielle Le scénariste et réalisateur signe un film avec une grande distribution d’ensemble et de multiples trames narratives qui rend hommage aux films d’horreur ayant marqué le genre, à la fin des années 1970 et au début des années 1980. À voir… si vous en avez le cran.
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THE SLAYER – Lancement de la bande-annonce officielle

July 29, 2019

« Aux abords d’un petit village en montagne, une nouvelle menace hante les bois. » Regardez la bande-annonce officielle du film THE SLAYER– à venir en août 2019.

Dans un petit village, la nuit de l’Halloween vire à l’horreur. THE SLAYER,de Scott Secco, donne vie au pire cauchemar des riders, qui doivent lutter pour leur survie contre une impitoyable machine meurtrière. Réunissant une grande distribution d’ensemble et de multiples trames narratives, le scénariste et réalisateur rend hommage aux films d’horreur qui ont marqué le genre, à la fin des années 1970 et au début des années 1980. À voir… si vous en avez le cran.

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#TheSlayer #RockyMountain #LovetheRide #OfficialTrailer #Trailer

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Prochain Caractéristique Sommet des ambassadeurs CORE 2019 Une fois par année, Rocky Mountain prend le temps d’ouvrir ses portes aux membres de sa famille élargie, les ambassadeurs CORE.
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Sommet des ambassadeurs CORE 2019

July 24, 2019

Une fois par année, Rocky Mountain prend le temps d’ouvrir ses portes aux membres de sa famille élargie, les ambassadeurs CORE. L’idée du programme d’ambassadeurs a germé dans l’esprit de Wade Simmons, qui constatait qu’il y avait des riders formidables représentant Rocky Mountain aux quatre coins de l’Amérique du Nord, et qui voulait les amener officiellement dans notre giron.

L’acronyme CORE signifie « Cyclists of Radical Endeavours » (cyclistes aux exploits remarquables) et renvoie à un groupe d’ambassadeurs de Rocky Mountain qui ont en commun la passion du vélo, la volonté de redonner à leur communauté et l’envie de propager l’amour de notre sport. Il y a un total de 23 ambassadeurs CORE en Amérique du Nord, qui couvrent la Caroline du Nord jusqu’à l’Ontario, la Californie jusqu’à Squamish, et tout ce qui se trouve entre ces deux axes. On les a tous invités, et 13 d’entre eux ont pu se libérer pour une fin de semaine de trois jours à rouler avec nous, avec en ouverture de bal une incursion dans notre centre de R&D de North Vancouver.

Jour 1

Animé par six membres de notre équipe qui ne vivent que pour faire du vélo, le séjour s’est amorcé avec une visite de nos bureaux et de notre atelier d’usinage : le terreau fertile où nos rêves d’ingénierie deviennent réalité. Des spéculations sur l’avenir jusqu’à la conception et à la mise à l’épreuve des prototypes, c’est ici même, chez nous, que tout se passe. La recherche et le développement sont bien ancrés dans l’histoire de Rocky Mountain – il faut dire que notre situation au pied des montagnes du North Shore a ses avantages.

En sortant du bureau, on a tout de suite enfourché nos vélos en direction du mont Seymour pour une descente classique de Dale’s Trail et de Forever After. C’était une excellente introduction au North Shore pour les nouveaux, mais aussi une belle occasion de leur montrer les travaux qu’on avait faits dans Forever After. L’aménagement et l’entretien de cette piste, c’est notre contribution à la North Shore Mountain Bike Association (NSMBA) dans le cadre de son programme d’adoption des sentiers.

Ensuite, Wade Simmons a pris les rênes pour la prochaine étape, qui consistait en un beau mélange de segments rapides, fluides et corsés façon North Shore. Ce gars-là a toujours un plan pour faire de chaque descente un moment inoubliable. À partir du sommet du mont Seymour, les ambassadeurs CORE sont revenus jusqu’au bureau, où les attendaient un BBQ maison et de la bière froide de chez Bridge Brewing, la Prime Time, qui descendait drôlement bien après ce jour 1 des plus réussis.

Jour 2

En ce qui concerne le vélo de montagne en Colombie-Britannique, le North Shore n’est que la partie visible de l’iceberg; c’est pourquoi on a décidé de remonter le corridor Sea-to-Sky jusqu’à Squamish avec nos invités. La veille, quelques-uns d’entre nous avaient pris à cœur de fêter comme il se devait, mais ils ont toute de même trouvé la force d’attaquer une autre journée en selle.

En compagnie de deux ambassadeurs CORE du coin, Greg Day et Dwayne Kress, et de notre représentant technique du Nord-Ouest Pacifique, Pat Cox, le groupe est donc parti profiter des merveilles de la « capitale canadienne des sports de plein air ». La région est réputée pour ses parois de granit adhérent et ses pistes simples fluides, et le contraste marqué entre les sections en a surpris plus d’un. Il a fallu un moment d’adaptation pour apprivoiser la traction folle qu’offre la roche de Squamish, et ensuite, tout le monde s’en est donné à cœur joie sur les faces rocheuses.

La descente de 19th Hole est une sorte de rite de passage du Sea-to-Sky. Depuis des décennies, c’est un classique qu’on monte en navette, puis qu’on descend en enchaînant les prouesses techniques du début à la fin. La confiance gonflée par nos joyeuses pintes du midi, on a décidé de foncer tête baissée dans les bois. Des lignes droites turbulentes aux nouveaux virages remblayés de Pseudo-Tsuga, tout le monde avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles en rentrant en ville.

Après une journée bien remplie sur des pistes incroyables, la force d’attraction de la glacière surpassait celle de la douche. C’était génial de voir que les inconnus d’hier étaient aujourd’hui des amis, tout ça après seulement quelques heures à pédaler ensemble. C’est ce qui rend le vélo de montagne si spécial, cette propension à tisser des liens tout simplement en s’amusant sur deux roues. Et au coucher du soleil, c’est l’appel du plancher de danse du seul et unique club de Squamish qui s’est fait sentir. Les gens d’ici ont tendance à prendre leurs activités de jour tellement au sérieux qu’ils disent non aux heures supplémentaires à boire de la bière et à danser… mais nous, on ne vient pas d’ici.

Jour 3

Peut-être que, l’an prochain, on va baptiser le jour 3 « La virée du masochiste ». La journée a commencé avec la dure montée de DeBeck’s Hill. Tout le vélo qu’on avait fait ces derniers jours se faisait sentir, mais nos ambassadeurs n’ont pas abandonné. Un coup de pédale à la fois, on a sillonné cette raboteuse route au dénivelé de 15 % en empruntant les sentiers Rigs in Zen et la plus jeune Pleasure Trail.

On a fait une petite pause santé au sommet, histoire de reposer nos jambes épuisées, de refaire le plein avec des barres et d’autres collations, et de préparer nos invités à une descente délirante. Les lignes qui définissaient clairement ce sentier étroit et plein d’obstacles en 2004 n’étaient plus claires du tout.

Environ à mi-chemin, un autre sentier s’est affiché sur la carte : Pleasure Trail. Reposant sur des dalles de granit et parsemée d’immenses parois rocheuses, cette piste est, en ce moment, une de nos préférées à Squamish! Tous les membres de l’équipe sont arrivés au pied de la montagne en un seul morceau et avaient encore assez de force pour se faire des « tope là » et tenir leur bière.

À l’hôtel, on se rappelait les points culminants de la sortie. Que l’exploit soit devant nous ou derrière, la même fébrilité nous habite. Les commentaires des ambassadeurs CORE sur les sentiers, la région et l’expérience incroyable nous confirment qu’ils comprennent pourquoi Rocky Mountain est si bien ici. Ils sont repartis des souvenirs plein la tête et le sentiment de faire vraiment partie de notre grande famille élargie. Et c’est exactement ce qu’on voulait : on a déjà hâte à la prochaine fois!

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Prochain Caractéristique Le retour de Digger Wade a vu la situation comme une occasion d’aider un ami qui avait beaucoup fait pour lui au fil des ans. C’est lui qui a eu l’idée de faire rouler Digger sur un Altitude Powerplay : il savait que le coup de pouce qu’offrirait le système d’entraînement aiderait son amià se remettre en selle.
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Le retour de Digger

July 07, 2019

Todd « Digger » Fiander et Wade Simmons, le parrain du freeride, sont deux des figures les plus connues du North Shore, et pour cause : Digger a passé sa vie à aménager des sentiers et des obstacles qui ont influencé les centres de vélo de partout dans le monde, et Wade a rendu ces aménagements célèbres par ses prouesses en selle. Les deux légendes évoluent ensemble depuis plus de 20 ans, qu’ils ont passés à sillonner les bois, à rigoler dans les pistes et à tourner les films North Shore Extremede Digger.

Au fil de ces années à aménager les sentiers, Digger a vu l’état de ses deux genoux se détériorer au point où il avait besoin de prothèses. Quand est venu le temps qu’il se fasse opérer, la @nsmba a lancé une campagne GoFundMe, question de lui faciliter un peu la vie pendant sa convalescence, et bon nombre de gens de la communauté ont répondu à l’appel. Les deux chirurgies se sont bien déroulées, mais Digger n’arrivait plus à pédaler sur un vélo de montagne ordinaire. Il n’avait pas roulé depuis plus de 10 ans sur ces sentiers qu’il avait bâtis, et son avenir en tant que rider était incertain.

« Le vélo de montagne dans le North Shore de Vancouver – et dans le monde, en fait – ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans la vision de Digger. Je lui dois beaucoup : il m’a aidé à lancer ma carrière de rider. Je le connais depuis plus de 25 ans, et on habite à trois coins de rue l’un de l’autre. On passe probablement trop de temps ensemble, au fond! - Wade Simmons

« Sans blague, ça m’a brisé le cœur de voir les genoux de Digger se détériorer au fil de ces années de travail acharné dans les sentiers. Ça me faisait mal de le voir se déplacer dans la forêt et, bien pire encore, de le voir perdre la capacité de faire ce qu’il aime : bâtir des pistes. Après ses chirurgies, j’ai eu une révélation : un vélo de montagne électrique serait parfait pour lui et lui permettrait de retrouver les sentiers. Ça faisait plus de 10 ans qu’il n’y avait pas roulé. J’étais décidé : je devais lui offrir un vélo. » – Wade Simmons, le parrain du freeride

Wade a vu la situation comme une occasion d’aider un ami qui avait beaucoup fait pour lui au fil des ans. C’est lui qui a eu l’idée de faire rouler Digger sur un Altitude Powerplay : il savait que le coup de pouce qu’offrirait le système d’entraînement aiderait son amià se remettre en selle. Au début de sa réadaptation, Digger faisait des allers-retours sur la Mountain Highway du mont Fromme, mais il est vite sorti de sa zone de confort pour retrouver plusieurs des pistes simples qu’il avait contribué à construire.

« Merci beaucoup à Wade et à Rocky Mountain de m’avoir offert un Altitude Powerplay. Je peux maintenant rouler tous les jours – ça faisait longtemps que je n’avais pas fait ça! » – Digger

Si vous êtes un habitué des pistes du North Shore, vous avez probablement déjà croisé Digger en train de pelleter de la terre pour perfectionner un sentier et de faire des blagues. Bien entendu, nous sommes ravis qu’il travaille sur les pistes de la région. Mais surtout, si quelqu’un mérite d’en profiter, c’est bien Digger.

Présenté par Rocky Mountain

www.bikes.com/fr/technology/powerplay

Un film de Union Production Co.
En vedette : Todd « Digger » Fiander et Wade Simmons
Réalisation : Andy Rogers
Direction photo et montage : Dan Barham
Prise de vues supplémentaires : Chad Jones
Animation graphique : Simon Edwards
Production : Stephen Matthews

Photographie : Margus Riga et Dane Perras

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Prochain Caractéristique La dernière Trans-Provence Peter Ostroski s’est rendu dans les Alpes maritimes pour participer à la dixième et dernière édition de la Trans-Provence.
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La dernière Trans-Provence

July 07, 2019

Récit de Peter Ostroski

Qu’est-ce qui rend la Trans-Provence aussi unique parmi les courses par étapes? Il y a plusieurs choses : le dénivelé négatif colossal, le nombre d’heures en selle, les innombrables passages en lacets serrés à franchir et l’esprit de camaraderie qui s’installe entre les riders. C’est à mon avis une des épreuves de vélo de montagne les plus difficiles au monde, puisqu’elle met à l’épreuve l’endurance physique, mentale et mécanique durant six longs jours. L’édition finale de cette année était à l’image de la première, il y a dix ans : tout simplement incroyable. La Trans-Provence a toujours représenté l’aventure ultime pour les riders avides de parcourir les montagnes, d’attaquer les sentiers à vue, de rouler vite et de fraterniser avec des passionnés comme eux.

J’avais un peu peur de participer à la Trans-Provence. C’est vraiment une épreuve légendaire dont la réputation n’est plus à faire. Mais la nervosité a laissé place à l’excitation dès que j’ai mis le pied dans la commune française de Barcelonnette pour le départ. Mon emploi du temps pour les six jours à venir était déjà établi. Si l’épreuve était pour le moins intimidante, l’ambiance au camp était très détendue. Les nouveaux venus se présentaient, les anciens se retrouvaient, et tout le monde était fébrile en préparant les tentes et le matériel.

La Trans-Provence est synonyme de surprise et d’inattendu : on dévale de vieux sentiers muletiers, et on détermine sa course au gré des choix judicieux ou risqués qu’on fait. Ça n’a rien à voir avec les EWS, qui durent seulement une ou deux journées. À la Trans-Provence, chacun prend ses propres décisions et gère ses ressources pour être en mesure de tenir toute la semaine.

Jour après jour, on découvre de nouveaux sentiers, aussi formidables les uns que les autres. Faisant son chemin à travers les Alpes maritimes, le groupe en a vu de toutes les couleurs, qu’il s’agisse de pistes simples en altitude ou de passages rocheux techniques au niveau de la mer. D’une piste à l’autre, il faut changer radicalement son style et son rythme; c’est une véritable épreuve pour les vélos, le corps et l’esprit. J’étais complètement exténué, mais les autres riders m’ont aidé à tenir bon et à poursuivre l’aventure. Rouler avec des amis, échanger des anecdotes, prendre le café dans de petites bourgades… J’ai vécu des moments inoubliables!

Le concept de la Trans-Provence est simple : on campe dans des tentes et on part d’un nouvel endroit tous les matins. Chacun s’occupe de son matériel et garde son vélo – et son corps! – en état de marche, et on s’efforce d’arriver à la fin de chaque journée. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est tout sauf facile! Passer de vallée en vallée, parcourir des centaines de kilomètres et descendre l’équivalent de deux fois et demie la hauteur du mont Everest, c’est toute une aventure!​
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La Trans-Provence est une épreuve qui a façonné toute une culture dans le vélo de montagne et a repoussé les limites de ce qui se faisait dans le domaine. C’est une aventure tout simplement incroyable.

Précédent Caractéristique Le retour de Digger Wade a vu la situation comme une occasion d’aider un ami qui avait beaucoup fait pour lui au fil des ans. C’est lui qui a eu l’idée de faire rouler Digger sur un Altitude Powerplay : il savait que le coup de pouce qu’offrirait le système d’entraînement aiderait son amià se remettre en selle.
Prochain Caractéristique Thomas Vanderham – Entre The Collective et Return to Earth The Collective et Anthill Films ont produit sept longs métrages de vélo de montagne ces 15 dernières années, et tous mettent en vedette Thomas Vanderham. 
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Douce évasion

May 17, 2019

C’est comme un métronome infatigable ou une liste de corvées infinie : le travail, l’école, les courses et toutes les autres tâches, ça me donne souvent l’impression d’être pris dans une roulette de hamster. Oui, il y a des choses dont on ne se sort pas, mais plus ma vie devient chargée, plus je me rends compte que j’ai besoin de réserver du temps pour les activités que j’aime – celles qui font trépigner de joie l’enfant en moi. Pas de surprise ici : j’aime faire du vélo. La sensation de filer à toute vitesse, de voir de nouveaux endroits et de partir spontanément à l’aventure… c’est ma façon de m’évader de la roulette de hamster en allant vers l’inconnu. Et ça ne commence pas bien plus loin qu’au pas de ma porte.

La pizza et les cartes, un bon point de départ pour toute aventure.

Quinn et moi, étant tous deux étudiants à l’Université de Victoria et riders à temps plein, on fait de notre mieux pour suivre notre instinct et faire un pied de nez aux horaires conventionnels et à la normalité. Mais malgré nos efforts, on a quand même des travaux à remettre et des règles à suivre. Alors quand Scott nous a proposé son trajet plutôt épique, lui qui a l’habitude de concilier le travail à temps plein et les aventures hallucinantes, on ne s’est pas fait prier.

Lubrification de la chaîne et gonflage des pneus, les classiques préparatifs de dernière minute.

Tracé parmi les centaines de kilomètres de sentiers au nord de la ville, l’itinéraire que nous suggérait Scott s’annonçait riche en erreurs de parcours, en rebondissements mémorables et (on l’espérait) en seconds souffles – de quoi nous mettre en appétit! Ainsi, en dépit des nuages menaçants qui projetaient une ombre glauque sur Victoria, on a chargé nos vélos, attrapé de quoi manger et pris la direction des montagnes.

Scott : « Je voyais un gros potentiel dans cette sortie. C’était excitant de quitter la ville pour atteindre un point sur la carte où je ne m’étais rendu qu’en auto, mais je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en chemin. »

Tant qu’à se rejoindre quelque part, autant choisir un lieu où le café est délicieux.

Le plan consistait à suivre le complexe réseau de pistes cyclables de Victoria jusqu’aux limites de la ville, d’où on emprunterait le sentier Sooke Hills Wilderness vers le nord, puis le sentier Cowichan Valley, toujours vers le nord, jusqu’aux berges du lac Shawnigan. Une fois rendus au pont Kinsol, on prendrait le chemin du retour en passant par la côte, où on traverserait l’inlet Saanich à bord d’un petit traversier pour arriver à Brentwood Bay. De là, on prendrait les chemins de campagne pour rentrer en ville et reprendre le train-train quotidien, la tête remplie de souvenirs palpitants après 140 km des plus beaux sentiers du sud de l’île de Vancouver.

… mais on sait tous ce que la caféine a comme effet.

Froide, venteuse et pluvieuse, la météo n’était pas trop inspirante. Mais pendant que la plupart des gens décidaient de passer la journée emmitouflés dans leurs couvertures, nous, on se lançait dans le labyrinthe cyclable de Victoria, zigzaguant dans les quartiers résidentiels et industriels jusqu’aux portes de la ville.

Quinn : « Je crois qu’il pleuvait assez fort pour que chacun d’entre nous remette en question ce qu’on s’apprêtait à faire, mais personne ne voulait l’admettre. On a traversé le centre-ville et emprunté le sentier du couloir ferroviaire E&N, où se trouvent certains de mes graffitis préférés. »

Un petit répit de la pluie en sortant de la ville.

À l’extérieur de la ville, le monde était plus vert, et on se sentait plus petits. Les routes rétrécissaient, les maisons se faisaient rares et, plus tôt qu’on ne l’aurait cru, il n’y avait plus que nous, le sentier et la pluie torrentielle.

Cap sur les montagnes.

La première section du sentier Sooke Hills Wilderness a titillé notre sens de l’aventure. Ce ruban de gravier fin traversait une mer de verdure et de grands arbres, avant de filer tout droit vers le sommet en disparaissant au loin dans le brouillard.

La piste nous mène au cœur d’un monde de géants.

La montée du sommet Malahat était abrupte et impitoyable. Dans certains passages, chaque mètre était un combat; nos chaînes faisaient lentement tourner nos plateaux tandis qu’on poussait nos pédales de toutes nos forces. C’est à ce moment-là que notre esprit s’est complètement vidé. Toute notre attention était portée sur notre respiration haletante et notre immense inconfort. C’était l’évasion, pure et simple.

L’arrivée au sommet était un soulagement. L’ascension derrière nous et une belle descente en perspective, on a tous trois éclaté de rire devant le ridicule de notre situation. C’était peut-être parce qu’on se sentait un peu drôles sur nos vélos de gravier, étant plutôt adeptes de vélo de montagne – mais je crois que c’est surtout qu’on était trop fatigués pour réfléchir comme il faut. Tout ce qu’on avait en tête, c’était d’arrêter de souffrir et de dévaler cette pente. On s’est élancés.

Il n’y a qu’une façon de traverser les montagnes : à la sueur de son front.

Scott : « J’ai trouvé les sentiers Sooke Hills Wilderness et Cowichan Valley complètement malades. Chaque section avait sa particularité, ce qui apportait une variété rafraîchissante au trajet. Les descentes étaient aussi étonnamment plaisantes – ça rappelait le vélo de montagne des années 1980. Haha! »

Quinn : « La descente vers le lac Shawnigan était vraiment trippante. C’est là qu’on a tous vu à quel point on pouvait incliner nos vélos dans les lacets de gravier! »
On pousse à fond nos vélos de gravier, et on aime ça!

Quelle est la grosseur optimale pour le gravier? Celle du gravier sur lequel on a roulé ici!

Du sommet Malahat, on a descendu dans la vallée Cowichan, où on a profité du terrain plat pour cumuler rapidement les kilomètres. On a pédalé dans un tunnel d’arbres et longé le lac Shawnigan jusqu’à atteindre le point le plus éloigné de chez nous, le pont Kinsol. Construit en 1944, ce pont ferroviaire sur chevalets fait 44 m de haut : c’est l’un des plus élevés au monde. Un objectif à la hauteur de notre mission ce jour-là.

Le pont Kinsol, extrémité nordique de notre parcours.

Après lepont Kinsol, on a emprunté une route forestière appelée « Koksilah Road », un nom qui, vu notre épuisement, nous a beaucoup trop fait rire. Le plan était ensuite de faire le plein de pâtisseries et de café torréfié sur place au café Drumroaster de Cobble Hill, car on était trempés jusqu’aux os et notre motivation déclinait.

Quinn : « J’ai passé une demi-heure à rêver du Drumroaster Cafe avant qu’on n’y arrive enfin. J’avais sérieusement besoin d’un sandwich et d’un café, et pour être honnête, d’une pause! »

Dans un tunnel d’arbres du sentier Cowichan Valley.

Il pleuvait à boire debout depuis le début, et l’humidité commençait maintenant à faire son chemin dans l’objectif de mon appareil photo. En sortant du café à Cobble Hill, j’avais peur de l’avoir endommagé pour de bon, mais je savais que je ne pouvais rien y faire avant notre retour. À ce moment-là, je n’étais même pas certain qu’on rentrerait en un seul morceau!

Les boissons chaudes et la nourriture du café Drumroaster étaient bien méritées. Ça a aidé à nous ramener à la vie (disons). On était assis à regarder la pluie tomber depuis l’intérieur, mais c’était l’heure de repartir. Dehors, le déluge.

Quin : « Au moment de repartir, il pleuvait vraiment fort. Ce n’était pas le genre de motivation que j’espérais. »

Scott : « On est sortis du café sous la pluie battante : pas ce que j’aurais souhaité pour le reste de la journée. Mais une fois réacclimaté au mauvais temps, j’ai pu voir les détails qui rendent cette région si spectaculaire. Les couleurs, les fermettes uniques et leurs animaux, rien de tout ça ne semblait dérangé par la météo. »

« C’était cool que les chevaux se laissent flatter. L’un d’eux a même mordillé ma barbe! C’était étrange, mais je vais le prendre. » – Scott Pilecki, charmeur de chevaux autoproclamé.

À partir du café de Cobble Hill, on avait prévu se rendre à Mill Bay pour prendre le traversier au lieu de revenir par le col Malahat. Mais après une journée éreintante à lutter contre les éléments, on a raté un embranchement crucial et on s’est perdus.

Scott : « On a ressorti la carte, et on a vu dans quel pétrin on était. Merde! Il était environ 17 h 30, il pleuvait, et si on voulait se rendre à Mill Bay pour poursuivre notre itinéraire, on risquait de rater le dernier départ du traversier. C’était un trop gros risque à prendre, et le jour tombait, alors on a décidé de retrousser nos manches et de remonter la Malahat. »

La vallée Cowichan regorge de routes sinueuses et de paysages uniques.

La descente de la Malahat, une portion notoirement dangereuse de la route Transcanadienne sur l’île de Vancouver, était d’autant plus périlleuse avec la pluie et la tombée du jour. À l’affût des débris en bord de route et des comportements imprévisibles des automobilistes à notre gauche, on avait les yeux grand ouverts derrière nos lunettes, mais les lèvres bien serrées. C’était intense, et dès que la descente a été terminée, on a collectivement convenu qu’il était plus que jamais l’heure de prendre un verre. À notre grand bonheur, Quinn avait traîné quatre Hey Y’all (du thé glacé alcoolisé britanno-colombien) tout au long du trajet. Il attendait simplement le bon moment pour les partager – et ça y était.

Quinn : « Avant de partir, j’ai pensé que ce serait bien de caler des Hey Y’all quand le moment se présenterait, alors j’en ai mis quelques-uns dans mon sac. Après avoir survécu à la Malahat, j’ai su que l’heure était venue. Un shotgunrapide grâce à l’outil EDC de OneUp, et on est repartis pour la dernière étape de 15 km. »

On y est presque!\

Avec un peu de courage liquide dans les veines, on a pédalé les 15 derniers kilomètres ensemble, en repassant nos aventures du jour et en riant de ce qu’on venait de traverser. On pouffait de rire sans même savoir si c’était drôle; on était tout simplement trop fatigués pour faire quoi que ce soit d’autre. Le rire nous faisait oublier la lourdeur de nos jambes, tandis que nos points de repères et paysages habituels défilaient sous nos yeux. On voyait bien que rien n’avait vraiment changé ici, mais pour nous, tout était différent. En 12 heures seulement, on avait vécu plus d’expériences nouvelles que ce que la roulette de hamster pouvait nous offrir en une semaine. On a gravi des montagnes, défié les éléments et surmonté des situations stressantes. Scott s’est même fait grignoter la barbe par un cheval!

La vue de nos quartiers familiers était un retour apprécié à la vie normale. La journée qu’on venait de vivre avait laissé sa trace, et c’était exactement ce dont on avait tous besoin. Elle illustrait parfaitement pourquoi le vélo est l’outil par excellence pour l’aventure moderne.

LES ACTEURS

Scott

Scott, c’est celui qui rameute les athlètes de Rocky Mountain. C’est un fin connaisseur des bonnes choses de la vie et un trou noir de conversation.

Scott roulait sur un Solo de Rocky Mountain, taille grand, arborant un sac de guidon Topo Design où il a commodément pu ranger son outil et sa pompe 100 cm³ OneUp Components. La pluie et le froid n’ont pas su rivaliser contre son manteau Revelation ni son maillot henley Desperado en laine mérinos.

Quinn

Dur à cuire de la course à vélo, Quinn est aussi un amateur de Whole Foods et de téquila qui se fait fièrement surnommer « The Dog Whisperer » (l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens).

Le Solo de Quinn était équipé d’un outil EDC et d’une pompe OneUp Components, et de Maxxis Ravagers 650b au lieu de roues 700C standard. Quinn est resté au chaud toute la journée grâce à son maillot Mission et sa coquille Oro de 7mesh… et à sa couenne dure.

Félix

Accro des sushis ayant des origines en Colombie-Britannique et au Québec, Félix est un hybride insolite qui combine la forme physique du XC et l’habileté technique de la DH.

Félix a utilisé son Solo doté d’une tige de selle télescopique pour se pencher au maximum dans les virages de gravier. Et pour ne pas se salir le derrière, il a fait confiance au cuissard à bretelles MK3 et au short Farside de 7mesh. Son manteau Corsa et sa veste sans manches Cypress l’ont gardé au chaud.

Précédent Caractéristique The Jank Files - Episode 2 Des pistes de course impitoyables aux discussions avec des perroquets, en passant par une visite chez le coiffeur et le chapeau ridicule de Jesse, voici l’épisode 2 de Jank Files.
Prochain Caractéristique Retour à Riva Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe – et nous avons toujours été au rendez-vous.
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Retour à Riva

April 18, 2019

Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe. Voilà donc 25 ans qu’il offre, début mai, un beau prétexte pour que les riders se rassemblent autour d’un espresso, enfourchent leur vélo et se renseignent sur les nouveautés du domaine après un long et froid hiver dans les Alpes. Rocky Mountain en fait partie depuis la toute première édition, et est fière de perpétuer cette tradition de vélo de montagne épique et de bons moments.

S’il s’agit aujourd’hui d’un événement d’envergure qui attire des représentants des quatre coins du monde, au départ, ce n’était qu’un tout petit festival présentant une vingtaine de marques. La première année, notre distributeur, BikeAction, y a installé sa petite tente, quelques chaises et un frigo bien rempli de bière et de vin. À l’époque, le Bike Festival était notre première chance d’exhiber nos plateformes canadiennes en Europe, dont l’excentrique Wedge, le Stratos et l’Altitude en acier, qui était alors tout nouveau.

Le festival a pris de l’ampleur au fil des ans, pour en venir à attirer plus de 150 exposants, près de 50 000 visiteurs de partout sur le globe et 2 500 inscriptions à la course de XC Rocky Mountain Marathon. Cette dernière est une source de fierté toute particulière pour nous depuis huit ans, mettant à l’épreuve les riders de XC – et leurs poumons – au commencement de la saison.

De l’apparition originale des Fro Riders à la première projection européenne de Kranked – Live to Rideen 1998, sans oublier la présence récurrente, année après année, de Wade Simmons sur les redoutables parcours de Riva, le freeride a toujours été bien représenté au Bike Festival. Cherchant encore à repousser les limites du vélo de montagne, Wade est de retour cette année, mais cette fois pour trois jours sur son Altitude Powerplay. Vous pourrez le rejoindre sur les pistes le samedi et le dimanche; le départ aura lieu à 13 h. Et si vous préférez apprendre à réparer votre monture sur le terrain, allez voir Julia Hofmann : elle donnera des ateliers de mécanique chaque jour à 16 h. Comme toujours, il y aura amplement à voir et à faire sous les tentes du festival.

« Ce qu’il faut savoir sur Riva, c’est que les pistes sont difficiles. C’est plein de roches, c’est à pic, et c’est aussi dur à descendre qu’à monter! Je suis allé souvent au Bike Festival, et quand les gens me posent des questions sur le terrain là-bas, je leur réponds toujours que les bons riders adorent Riva, parce que ça n’a rien de facile! » – Wade Simmons

Riva del Garda se trouve sur les berges nord du lac Garda en Italie, et ses terrasses pittoresques sont reconnues comme le lieu idéal où se détendre après un passage sur les sentiers exigeants, mais exaltants. En plus des vues incroyables sur le sud des Alpes, cette destination de vélo de montagne offre des tonnes de pistes pour les débutants comme pour les experts. Quiconque veut explorer la région gagne à faire un tour au Bike Festival, où les participants peuvent essayer les vélos en démonstration, aller pédaler en compagnie d’un guide, ou encore se contenter d’assister aux nombreux spectacles et compétitions sur place.

Peu importe ce qui vous amène au Bike Festival de Riva del Garda, on est convaincus que plus ça change, plus c’est pareil : qu’il s’agisse des légendes du freeride, de la course Marathon ou des aventures en vélo de montagne électrique, l’idée reste toujours de passer du bon temps!

 

Précédent Caractéristique Douce évasion La vue de nos quartiers familiers était un retour apprécié à la vie normale. La journée qu’on venait de vivre avait laissé sa trace, et c’était exactement ce dont on avait tous besoin. Elle illustrait parfaitement pourquoi le vélo est l’outil par excellence pour l’aventure moderne.
Prochain Caractéristique The Jank Files – Épisode 1 Des ornières profondes à la véritable jungle en passant par les séances de skateboard dans la cour et les spectacles de DJ au stand de ravitaillement, voici l’épisode 1 de Jank Files.
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The Jank Files – Épisode 1

April 12, 2019

Des vols interminables, des pistes techniques, des entraînements au soleil toute la semaine… tout ça pour finir par courser sous la pluie. La meilleure façon de décrire l’enduro (autrement que « carrément éreintant »), c’est de ne pas avoir peur du ridicule et d’appeler un chat un chat : c’est se donner du trouble. Entre les déplacements, les entraînements et la compétition, il est presque impossible de trouver son erre d’aller, mais quand on y arrive et que tout se met en place, ça devient l’une des façons les plus gratifiantes de rouler à vélo.

La Rocky Mountain Race Face Enduro Teamen est à sa deuxième année, avec Jesse Melamed, Rémi Gauvin et Andréanne Lanthier‑Nadeau qui s’apprêtent à traverser une saison complète des EWS. Endurcis par l’an dernier, ils savent se donner du trouble comme des pros et ont officiellement trouvé leur erre d’aller, comme le prouve leur solide début de saison 2019.

Des ornières profondes à la véritable jungle en passant par les séances de skateboard dans la cour et les spectacles de DJ au stand de ravitaillement, voici l’épisode 1 de Jank Files.

Présenté par Maxxis
Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

Un gros merci à tous nos commanditaires!
Race Face, Maxxis, Fox, Shimano, Smith Optics, WTB, OneUp Components, Stages Cycling, Peaty’s Products, EVOC

Précédent Caractéristique Retour à Riva Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe – et nous avons toujours été au rendez-vous.
Prochain Caractéristique The Coastal Collaboration La collaboration côtière est une gamme de vêtements techniques conçue par Rocky Mountain en partenariat avec 7mesh dans une optique de fonctionnalité et de performance supérieures.
Caractéristique

The Coastal Collaboration

April 04, 2019

Le partenariat de la collaboration côtière a été conclu en 2017 avec 7mesh, une compagnie de vêtements de Squamish, en Colombie-Britannique. Nous sommes très heureux de collaborer avec une marque de chez nous, surtout une marque comme 7mesh, qui mise sur la fonctionnalité et la performance avant tout. Nous sommes fiers de partager notre terrain de jeu pour le développement et la mise à l’essai de produits.

7mesh a lancé sa première gamme de vêtements en 2015, et moins d’un an plus tard, nous entamions des pourparlers en vue d’une collaboration. La collaboration côtière a vu le jour au printemps 2017; c’était alors une petite collection d’articles pour le trail et d’articles de performance pour le XC, mise à l’essai par notre équipe de XC commanditée par 7mesh et par notre personnel de bureau. L’esthétique de toutes les pièces est inspirée par la chaîne côtière, qui fait partie du paysage pour nos deux entreprises. Après ces modestes débuts, nous avons continué de peaufiner nos quelques produits. Notre personnel a aussi porté les vêtements d’extérieur de 7mesh pour l’essai de nouveaux vélos, pour des randonnées le midi, et pour la préparation des riders lors de démonstrations.

Dans ce projet, nous tenions à faire équipe avec une marque dont les valeurs nous rejoignent. L’équipe de 7mesh est composée de passionnés de vélo de montagne et de route qui ont leur travail à cœur et souhaitent améliorer les choses. 7mesh fait preuve d’un grand souci du détail et peaufine ses produits jusqu’à ce qu’ils soient fins prêts afin d’offrir une expérience hors pair à ceux qui les portent. Cette façon de faire n’est pas sans rappeler notre approche du développement de vélos. Qu’on pense à la configuration d’amortisseurs ou à l’intégration du système d’ajustement RIDE-9, grâce auquel les riders peuvent personnaliser leurs caractéristiques de conduite, nous ne ménageons aucun effort pour offrir la meilleure expérience possible sur les sentiers.

Nous sommes ravis des nouvelles pièces de la collection côtière, et nous espérons que vous le serez aussi!

Trail

Le North Shore de Vancouver est un lieu magique. Des centaines de pistes et de structures sillonnent ses trois célèbres montagnes. Il y en a pour tous les goûts : longs segments de sentiers, sections techniques complexes, faces rocheuses… C’est notre terrain de jeu, et nous en sommes fiers!

 

XC

C’est bien connu : les sentiers de l’île de Vancouver incitent les riders au dépassement, tant physique que technique. Ceux-ci doivent rouler longtemps pour se rendre au réseau, qui leur demande tantôt des explosions de puissance, tantôt une conduite adroite sur les sections rocheuses glissantes. Pour les amateurs de cross-country, c’est le paradis!

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Prochain Caractéristique Je me souviens J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!
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Je me souviens

February 15, 2019

Texte d’Andréane Lanthier-Nadeau

J’ai eu la chance de découvrir le vélo de montagne quand j’étais très jeune. J’étais si jeune, en fait, que durant ma première année dans le club, ma mère devait m’accompagner à chaque entraînement. À Québec à cette époque-là, qui disait vélo de montagne disait compétition. Et pour l’enfant que j’étais, la compétition représentait bien plus que les résultats. C’était un moyen de vivre une foule d’expériences, d’apprendre à me fixer des objectifs, et aussi de découvrir le camping, l’amitié et le voyage. Mais par-dessus tout, c’était ma passion. Je ne voyais donc pas de raison d’arrêter.

Il y a quatre ans, j’ai déménagé sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, pour m’entraîner avec l’équipe nationale de cross-country. Quitter Québec et ma communauté n’a pas été facile, mais il était devenu évident à mes yeux que j’avais besoin de changer d’air. Au fil des ans, ma passion du vélo s’était effritée. À force de ne viser que les chiffres et les résultats, j’avais cessé d’avoir du plaisir. Cependant, je savais que le vélo était loin d’être de l’histoire ancienne pour moi, et j’espérais redécouvrir ce sport sur la côte Ouest.

Comme de fait, cette immersion dans une nouvelle culture du vélo a marqué un tournant pour moi. Là-bas, j’ai découvert une approche qui mettait l’aventure et le plaisir au premier plan. Je me trouvais pour la première fois dans une communauté où on pédale pour s’amuser, où on se rassemble entre riders la fin de semaine, et où on s’adonne à ce sport sans nécessairement faire de compétition. Comme je devais apprivoiser un nouveau terrain, je me suis remis dans l’état d’esprit d’une débutante, et j’ai pu repartir à neuf.

Bref, le déménagement était une bonne décision. Dans les forêts du Nord-Ouest Pacifique, j’ai retrouvé mon amour du vélo de montagne en moins de deux. C’était la meilleure façon de me rappeler pourquoi je monte en selle : je le fais parce que j’aime ça, tout simplement. Ça m’a ramenée à l’époque d’avant la compétition, celle où, enfant, je m’amusais avec mon vélo à Québec. On passait notre temps à traverser le plus grand nombre de flaques de boue possible, à rouler de reculons, à chanter à tue-tête en filant dans la rue, à nous faire peur durant les sorties de soirée, à nous laver les cheveux dans le ruisseau du terrain de camping, et à combattre la chaleur accablante de l’été une gorgée de sloche à la fois. Une fois que j’ai retrouvé la joie de rouler, j’avais tout ce qu’il fallait pour transformer ma passion en carrière, et ainsi pédaler tout autour du globe à titre de professionnelle.

Quand je suis rentrée chez moi cet automne, j’ai visité l’un de mes meilleurs amis, Antoine Caron, qui est cinéaste et rider en tous genres, pour parler d’un projet de vidéo sur notre région d’origine. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en revenant avec mon gros vélo sur les pistes où je m’entraînais jadis pour les courses de XC. J’ai découvert que des sentiers tout neufs avaient été tracés parmi ceux où j’avais l’habitude d’enchaîner les intervalles. Ils étaient amusants et stimulants : un contraste des plus rafraîchissants!

Un jour pendant le tournage, en arrivant au stationnement du réseau de pistes dans le froid et la neige, on n’avait pas vraiment envie de filmer. On est tombés sur de vieux amis, et on a décidé d’aller pédaler en laissant la caméra dans l’auto. Les gens étaient là, tout sourire, à profiter de la journée et à capoter sur les nouveaux attraits des sentiers. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur de constater l’évolution du réseau et de voir que la communauté québécoise du vélo de montagne adoptait progressivement l’attitude que j’avais trouvée dans l’Ouest. Je me suis rendu compte que j’appartenais encore à cette communauté; ces gens-là m’avaient regardé grandir et, à ma surprise, avaient suivi ma carrière. J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!

Merci à Mathieu Dupuis-Bourasssa, de la Vallée Bras-du-Nord, d’avoir acquiescé à toutes nos mauvaises idées de drone-caméra. Merci aux génies anonymes qui ont construit le saut près du chemin de fer. Et pour finir, merci à toute l’équipe des Sentiers du Moulin et de LB-Cycle d’avoir bâti non seulement de super pistes, mais aussi une formidable communauté du vélo de montagne à Québec.

Précédent Caractéristique The Coastal Collaboration La collaboration côtière est une gamme de vêtements techniques conçue par Rocky Mountain en partenariat avec 7mesh dans une optique de fonctionnalité et de performance supérieures.
Prochain Caractéristique Un voyage dans le temps Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. 

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