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La dernière Trans-Provence

July 07, 2019

Récit de Peter Ostroski

Qu’est-ce qui rend la Trans-Provence aussi unique parmi les courses par étapes? Il y a plusieurs choses : le dénivelé négatif colossal, le nombre d’heures en selle, les innombrables passages en lacets serrés à franchir et l’esprit de camaraderie qui s’installe entre les riders. C’est à mon avis une des épreuves de vélo de montagne les plus difficiles au monde, puisqu’elle met à l’épreuve l’endurance physique, mentale et mécanique durant six longs jours. L’édition finale de cette année était à l’image de la première, il y a dix ans : tout simplement incroyable. La Trans-Provence a toujours représenté l’aventure ultime pour les riders avides de parcourir les montagnes, d’attaquer les sentiers à vue, de rouler vite et de fraterniser avec des passionnés comme eux.

J’avais un peu peur de participer à la Trans-Provence. C’est vraiment une épreuve légendaire dont la réputation n’est plus à faire. Mais la nervosité a laissé place à l’excitation dès que j’ai mis le pied dans la commune française de Barcelonnette pour le départ. Mon emploi du temps pour les six jours à venir était déjà établi. Si l’épreuve était pour le moins intimidante, l’ambiance au camp était très détendue. Les nouveaux venus se présentaient, les anciens se retrouvaient, et tout le monde était fébrile en préparant les tentes et le matériel.

La Trans-Provence est synonyme de surprise et d’inattendu : on dévale de vieux sentiers muletiers, et on détermine sa course au gré des choix judicieux ou risqués qu’on fait. Ça n’a rien à voir avec les EWS, qui durent seulement une ou deux journées. À la Trans-Provence, chacun prend ses propres décisions et gère ses ressources pour être en mesure de tenir toute la semaine.

Jour après jour, on découvre de nouveaux sentiers, aussi formidables les uns que les autres. Faisant son chemin à travers les Alpes maritimes, le groupe en a vu de toutes les couleurs, qu’il s’agisse de pistes simples en altitude ou de passages rocheux techniques au niveau de la mer. D’une piste à l’autre, il faut changer radicalement son style et son rythme; c’est une véritable épreuve pour les vélos, le corps et l’esprit. J’étais complètement exténué, mais les autres riders m’ont aidé à tenir bon et à poursuivre l’aventure. Rouler avec des amis, échanger des anecdotes, prendre le café dans de petites bourgades… J’ai vécu des moments inoubliables!

Le concept de la Trans-Provence est simple : on campe dans des tentes et on part d’un nouvel endroit tous les matins. Chacun s’occupe de son matériel et garde son vélo – et son corps! – en état de marche, et on s’efforce d’arriver à la fin de chaque journée. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est tout sauf facile! Passer de vallée en vallée, parcourir des centaines de kilomètres et descendre l’équivalent de deux fois et demie la hauteur du mont Everest, c’est toute une aventure!​
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La Trans-Provence est une épreuve qui a façonné toute une culture dans le vélo de montagne et a repoussé les limites de ce qui se faisait dans le domaine. C’est une aventure tout simplement incroyable.

Précédent Caractéristique An Argentina Adventure 5 part video series. This trip wasn't about finding big hucks, shredding scree slopes, heli-shuttles, or filming for a feature movie. It was about finding a true mountain bike adventure and sharing it with close friends.
Prochain Caractéristique Thomas Vanderham – Entre The Collective et Return to Earth The Collective et Anthill Films ont produit sept longs métrages de vélo de montagne ces 15 dernières années, et tous mettent en vedette Thomas Vanderham. 
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Douce évasion

May 17, 2019

C’est comme un métronome infatigable ou une liste de corvées infinie : le travail, l’école, les courses et toutes les autres tâches, ça me donne souvent l’impression d’être pris dans une roulette de hamster. Oui, il y a des choses dont on ne se sort pas, mais plus ma vie devient chargée, plus je me rends compte que j’ai besoin de réserver du temps pour les activités que j’aime – celles qui font trépigner de joie l’enfant en moi. Pas de surprise ici : j’aime faire du vélo. La sensation de filer à toute vitesse, de voir de nouveaux endroits et de partir spontanément à l’aventure… c’est ma façon de m’évader de la roulette de hamster en allant vers l’inconnu. Et ça ne commence pas bien plus loin qu’au pas de ma porte.

La pizza et les cartes, un bon point de départ pour toute aventure.

Quinn et moi, étant tous deux étudiants à l’Université de Victoria et riders à temps plein, on fait de notre mieux pour suivre notre instinct et faire un pied de nez aux horaires conventionnels et à la normalité. Mais malgré nos efforts, on a quand même des travaux à remettre et des règles à suivre. Alors quand Scott nous a proposé son trajet plutôt épique, lui qui a l’habitude de concilier le travail à temps plein et les aventures hallucinantes, on ne s’est pas fait prier.

Lubrification de la chaîne et gonflage des pneus, les classiques préparatifs de dernière minute.

Tracé parmi les centaines de kilomètres de sentiers au nord de la ville, l’itinéraire que nous suggérait Scott s’annonçait riche en erreurs de parcours, en rebondissements mémorables et (on l’espérait) en seconds souffles – de quoi nous mettre en appétit! Ainsi, en dépit des nuages menaçants qui projetaient une ombre glauque sur Victoria, on a chargé nos vélos, attrapé de quoi manger et pris la direction des montagnes.

Scott : « Je voyais un gros potentiel dans cette sortie. C’était excitant de quitter la ville pour atteindre un point sur la carte où je ne m’étais rendu qu’en auto, mais je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en chemin. »

Tant qu’à se rejoindre quelque part, autant choisir un lieu où le café est délicieux.

Le plan consistait à suivre le complexe réseau de pistes cyclables de Victoria jusqu’aux limites de la ville, d’où on emprunterait le sentier Sooke Hills Wilderness vers le nord, puis le sentier Cowichan Valley, toujours vers le nord, jusqu’aux berges du lac Shawnigan. Une fois rendus au pont Kinsol, on prendrait le chemin du retour en passant par la côte, où on traverserait l’inlet Saanich à bord d’un petit traversier pour arriver à Brentwood Bay. De là, on prendrait les chemins de campagne pour rentrer en ville et reprendre le train-train quotidien, la tête remplie de souvenirs palpitants après 140 km des plus beaux sentiers du sud de l’île de Vancouver.

… mais on sait tous ce que la caféine a comme effet.

Froide, venteuse et pluvieuse, la météo n’était pas trop inspirante. Mais pendant que la plupart des gens décidaient de passer la journée emmitouflés dans leurs couvertures, nous, on se lançait dans le labyrinthe cyclable de Victoria, zigzaguant dans les quartiers résidentiels et industriels jusqu’aux portes de la ville.

Quinn : « Je crois qu’il pleuvait assez fort pour que chacun d’entre nous remette en question ce qu’on s’apprêtait à faire, mais personne ne voulait l’admettre. On a traversé le centre-ville et emprunté le sentier du couloir ferroviaire E&N, où se trouvent certains de mes graffitis préférés. »

Un petit répit de la pluie en sortant de la ville.

À l’extérieur de la ville, le monde était plus vert, et on se sentait plus petits. Les routes rétrécissaient, les maisons se faisaient rares et, plus tôt qu’on ne l’aurait cru, il n’y avait plus que nous, le sentier et la pluie torrentielle.

Cap sur les montagnes.

La première section du sentier Sooke Hills Wilderness a titillé notre sens de l’aventure. Ce ruban de gravier fin traversait une mer de verdure et de grands arbres, avant de filer tout droit vers le sommet en disparaissant au loin dans le brouillard.

La piste nous mène au cœur d’un monde de géants.

La montée du sommet Malahat était abrupte et impitoyable. Dans certains passages, chaque mètre était un combat; nos chaînes faisaient lentement tourner nos plateaux tandis qu’on poussait nos pédales de toutes nos forces. C’est à ce moment-là que notre esprit s’est complètement vidé. Toute notre attention était portée sur notre respiration haletante et notre immense inconfort. C’était l’évasion, pure et simple.

L’arrivée au sommet était un soulagement. L’ascension derrière nous et une belle descente en perspective, on a tous trois éclaté de rire devant le ridicule de notre situation. C’était peut-être parce qu’on se sentait un peu drôles sur nos vélos de gravier, étant plutôt adeptes de vélo de montagne – mais je crois que c’est surtout qu’on était trop fatigués pour réfléchir comme il faut. Tout ce qu’on avait en tête, c’était d’arrêter de souffrir et de dévaler cette pente. On s’est élancés.

Il n’y a qu’une façon de traverser les montagnes : à la sueur de son front.

Scott : « J’ai trouvé les sentiers Sooke Hills Wilderness et Cowichan Valley complètement malades. Chaque section avait sa particularité, ce qui apportait une variété rafraîchissante au trajet. Les descentes étaient aussi étonnamment plaisantes – ça rappelait le vélo de montagne des années 1980. Haha! »

Quinn : « La descente vers le lac Shawnigan était vraiment trippante. C’est là qu’on a tous vu à quel point on pouvait incliner nos vélos dans les lacets de gravier! »
On pousse à fond nos vélos de gravier, et on aime ça!

Quelle est la grosseur optimale pour le gravier? Celle du gravier sur lequel on a roulé ici!

Du sommet Malahat, on a descendu dans la vallée Cowichan, où on a profité du terrain plat pour cumuler rapidement les kilomètres. On a pédalé dans un tunnel d’arbres et longé le lac Shawnigan jusqu’à atteindre le point le plus éloigné de chez nous, le pont Kinsol. Construit en 1944, ce pont ferroviaire sur chevalets fait 44 m de haut : c’est l’un des plus élevés au monde. Un objectif à la hauteur de notre mission ce jour-là.

Le pont Kinsol, extrémité nordique de notre parcours.

Après lepont Kinsol, on a emprunté une route forestière appelée « Koksilah Road », un nom qui, vu notre épuisement, nous a beaucoup trop fait rire. Le plan était ensuite de faire le plein de pâtisseries et de café torréfié sur place au café Drumroaster de Cobble Hill, car on était trempés jusqu’aux os et notre motivation déclinait.

Quinn : « J’ai passé une demi-heure à rêver du Drumroaster Cafe avant qu’on n’y arrive enfin. J’avais sérieusement besoin d’un sandwich et d’un café, et pour être honnête, d’une pause! »

Dans un tunnel d’arbres du sentier Cowichan Valley.

Il pleuvait à boire debout depuis le début, et l’humidité commençait maintenant à faire son chemin dans l’objectif de mon appareil photo. En sortant du café à Cobble Hill, j’avais peur de l’avoir endommagé pour de bon, mais je savais que je ne pouvais rien y faire avant notre retour. À ce moment-là, je n’étais même pas certain qu’on rentrerait en un seul morceau!

Les boissons chaudes et la nourriture du café Drumroaster étaient bien méritées. Ça a aidé à nous ramener à la vie (disons). On était assis à regarder la pluie tomber depuis l’intérieur, mais c’était l’heure de repartir. Dehors, le déluge.

Quin : « Au moment de repartir, il pleuvait vraiment fort. Ce n’était pas le genre de motivation que j’espérais. »

Scott : « On est sortis du café sous la pluie battante : pas ce que j’aurais souhaité pour le reste de la journée. Mais une fois réacclimaté au mauvais temps, j’ai pu voir les détails qui rendent cette région si spectaculaire. Les couleurs, les fermettes uniques et leurs animaux, rien de tout ça ne semblait dérangé par la météo. »

« C’était cool que les chevaux se laissent flatter. L’un d’eux a même mordillé ma barbe! C’était étrange, mais je vais le prendre. » – Scott Pilecki, charmeur de chevaux autoproclamé.

À partir du café de Cobble Hill, on avait prévu se rendre à Mill Bay pour prendre le traversier au lieu de revenir par le col Malahat. Mais après une journée éreintante à lutter contre les éléments, on a raté un embranchement crucial et on s’est perdus.

Scott : « On a ressorti la carte, et on a vu dans quel pétrin on était. Merde! Il était environ 17 h 30, il pleuvait, et si on voulait se rendre à Mill Bay pour poursuivre notre itinéraire, on risquait de rater le dernier départ du traversier. C’était un trop gros risque à prendre, et le jour tombait, alors on a décidé de retrousser nos manches et de remonter la Malahat. »

La vallée Cowichan regorge de routes sinueuses et de paysages uniques.

La descente de la Malahat, une portion notoirement dangereuse de la route Transcanadienne sur l’île de Vancouver, était d’autant plus périlleuse avec la pluie et la tombée du jour. À l’affût des débris en bord de route et des comportements imprévisibles des automobilistes à notre gauche, on avait les yeux grand ouverts derrière nos lunettes, mais les lèvres bien serrées. C’était intense, et dès que la descente a été terminée, on a collectivement convenu qu’il était plus que jamais l’heure de prendre un verre. À notre grand bonheur, Quinn avait traîné quatre Hey Y’all (du thé glacé alcoolisé britanno-colombien) tout au long du trajet. Il attendait simplement le bon moment pour les partager – et ça y était.

Quinn : « Avant de partir, j’ai pensé que ce serait bien de caler des Hey Y’all quand le moment se présenterait, alors j’en ai mis quelques-uns dans mon sac. Après avoir survécu à la Malahat, j’ai su que l’heure était venue. Un shotgunrapide grâce à l’outil EDC de OneUp, et on est repartis pour la dernière étape de 15 km. »

On y est presque!\

Avec un peu de courage liquide dans les veines, on a pédalé les 15 derniers kilomètres ensemble, en repassant nos aventures du jour et en riant de ce qu’on venait de traverser. On pouffait de rire sans même savoir si c’était drôle; on était tout simplement trop fatigués pour faire quoi que ce soit d’autre. Le rire nous faisait oublier la lourdeur de nos jambes, tandis que nos points de repères et paysages habituels défilaient sous nos yeux. On voyait bien que rien n’avait vraiment changé ici, mais pour nous, tout était différent. En 12 heures seulement, on avait vécu plus d’expériences nouvelles que ce que la roulette de hamster pouvait nous offrir en une semaine. On a gravi des montagnes, défié les éléments et surmonté des situations stressantes. Scott s’est même fait grignoter la barbe par un cheval!

La vue de nos quartiers familiers était un retour apprécié à la vie normale. La journée qu’on venait de vivre avait laissé sa trace, et c’était exactement ce dont on avait tous besoin. Elle illustrait parfaitement pourquoi le vélo est l’outil par excellence pour l’aventure moderne.

LES ACTEURS

Scott

Scott, c’est celui qui rameute les athlètes de Rocky Mountain. C’est un fin connaisseur des bonnes choses de la vie et un trou noir de conversation.

Scott roulait sur un Solo de Rocky Mountain, taille grand, arborant un sac de guidon Topo Design où il a commodément pu ranger son outil et sa pompe 100 cm³ OneUp Components. La pluie et le froid n’ont pas su rivaliser contre son manteau Revelation ni son maillot henley Desperado en laine mérinos.

Quinn

Dur à cuire de la course à vélo, Quinn est aussi un amateur de Whole Foods et de téquila qui se fait fièrement surnommer « The Dog Whisperer » (l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens).

Le Solo de Quinn était équipé d’un outil EDC et d’une pompe OneUp Components, et de Maxxis Ravagers 650b au lieu de roues 700C standard. Quinn est resté au chaud toute la journée grâce à son maillot Mission et sa coquille Oro de 7mesh… et à sa couenne dure.

Félix

Accro des sushis ayant des origines en Colombie-Britannique et au Québec, Félix est un hybride insolite qui combine la forme physique du XC et l’habileté technique de la DH.

Félix a utilisé son Solo doté d’une tige de selle télescopique pour se pencher au maximum dans les virages de gravier. Et pour ne pas se salir le derrière, il a fait confiance au cuissard à bretelles MK3 et au short Farside de 7mesh. Son manteau Corsa et sa veste sans manches Cypress l’ont gardé au chaud.

Précédent Caractéristique The Jank Files - Episode 2 Des pistes de course impitoyables aux discussions avec des perroquets, en passant par une visite chez le coiffeur et le chapeau ridicule de Jesse, voici l’épisode 2 de Jank Files.
Prochain Caractéristique Retour à Riva Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe – et nous avons toujours été au rendez-vous.
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Retour à Riva

April 18, 2019

Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe. Voilà donc 25 ans qu’il offre, début mai, un beau prétexte pour que les riders se rassemblent autour d’un espresso, enfourchent leur vélo et se renseignent sur les nouveautés du domaine après un long et froid hiver dans les Alpes. Rocky Mountain en fait partie depuis la toute première édition, et est fière de perpétuer cette tradition de vélo de montagne épique et de bons moments.

S’il s’agit aujourd’hui d’un événement d’envergure qui attire des représentants des quatre coins du monde, au départ, ce n’était qu’un tout petit festival présentant une vingtaine de marques. La première année, notre distributeur, BikeAction, y a installé sa petite tente, quelques chaises et un frigo bien rempli de bière et de vin. À l’époque, le Bike Festival était notre première chance d’exhiber nos plateformes canadiennes en Europe, dont l’excentrique Wedge, le Stratos et l’Altitude en acier, qui était alors tout nouveau.

Le festival a pris de l’ampleur au fil des ans, pour en venir à attirer plus de 150 exposants, près de 50 000 visiteurs de partout sur le globe et 2 500 inscriptions à la course de XC Rocky Mountain Marathon. Cette dernière est une source de fierté toute particulière pour nous depuis huit ans, mettant à l’épreuve les riders de XC – et leurs poumons – au commencement de la saison.

De l’apparition originale des Fro Riders à la première projection européenne de Kranked – Live to Rideen 1998, sans oublier la présence récurrente, année après année, de Wade Simmons sur les redoutables parcours de Riva, le freeride a toujours été bien représenté au Bike Festival. Cherchant encore à repousser les limites du vélo de montagne, Wade est de retour cette année, mais cette fois pour trois jours sur son Altitude Powerplay. Vous pourrez le rejoindre sur les pistes le samedi et le dimanche; le départ aura lieu à 13 h. Et si vous préférez apprendre à réparer votre monture sur le terrain, allez voir Julia Hofmann : elle donnera des ateliers de mécanique chaque jour à 16 h. Comme toujours, il y aura amplement à voir et à faire sous les tentes du festival.

« Ce qu’il faut savoir sur Riva, c’est que les pistes sont difficiles. C’est plein de roches, c’est à pic, et c’est aussi dur à descendre qu’à monter! Je suis allé souvent au Bike Festival, et quand les gens me posent des questions sur le terrain là-bas, je leur réponds toujours que les bons riders adorent Riva, parce que ça n’a rien de facile! » – Wade Simmons

Riva del Garda se trouve sur les berges nord du lac Garda en Italie, et ses terrasses pittoresques sont reconnues comme le lieu idéal où se détendre après un passage sur les sentiers exigeants, mais exaltants. En plus des vues incroyables sur le sud des Alpes, cette destination de vélo de montagne offre des tonnes de pistes pour les débutants comme pour les experts. Quiconque veut explorer la région gagne à faire un tour au Bike Festival, où les participants peuvent essayer les vélos en démonstration, aller pédaler en compagnie d’un guide, ou encore se contenter d’assister aux nombreux spectacles et compétitions sur place.

Peu importe ce qui vous amène au Bike Festival de Riva del Garda, on est convaincus que plus ça change, plus c’est pareil : qu’il s’agisse des légendes du freeride, de la course Marathon ou des aventures en vélo de montagne électrique, l’idée reste toujours de passer du bon temps!

 

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Prochain Caractéristique The Jank Files – Épisode 1 Des ornières profondes à la véritable jungle en passant par les séances de skateboard dans la cour et les spectacles de DJ au stand de ravitaillement, voici l’épisode 1 de Jank Files.
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The Jank Files – Épisode 1

April 12, 2019

Des vols interminables, des pistes techniques, des entraînements au soleil toute la semaine… tout ça pour finir par courser sous la pluie. La meilleure façon de décrire l’enduro (autrement que « carrément éreintant »), c’est de ne pas avoir peur du ridicule et d’appeler un chat un chat : c’est se donner du trouble. Entre les déplacements, les entraînements et la compétition, il est presque impossible de trouver son erre d’aller, mais quand on y arrive et que tout se met en place, ça devient l’une des façons les plus gratifiantes de rouler à vélo.

La Rocky Mountain Race Face Enduro Teamen est à sa deuxième année, avec Jesse Melamed, Rémi Gauvin et Andréanne Lanthier‑Nadeau qui s’apprêtent à traverser une saison complète des EWS. Endurcis par l’an dernier, ils savent se donner du trouble comme des pros et ont officiellement trouvé leur erre d’aller, comme le prouve leur solide début de saison 2019.

Des ornières profondes à la véritable jungle en passant par les séances de skateboard dans la cour et les spectacles de DJ au stand de ravitaillement, voici l’épisode 1 de Jank Files.

Présenté par Maxxis
Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

Un gros merci à tous nos commanditaires!
Race Face, Maxxis, Fox, Shimano, Smith Optics, WTB, OneUp Components, Stages Cycling, Peaty’s Products, EVOC

Précédent Caractéristique Retour à Riva Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe – et nous avons toujours été au rendez-vous.
Prochain Caractéristique The Coastal Collaboration La collaboration côtière est une gamme de vêtements techniques conçue par Rocky Mountain en partenariat avec 7mesh dans une optique de fonctionnalité et de performance supérieures.
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The Coastal Collaboration

April 04, 2019

Le partenariat de la collaboration côtière a été conclu en 2017 avec 7mesh, une compagnie de vêtements de Squamish, en Colombie-Britannique. Nous sommes très heureux de collaborer avec une marque de chez nous, surtout une marque comme 7mesh, qui mise sur la fonctionnalité et la performance avant tout. Nous sommes fiers de partager notre terrain de jeu pour le développement et la mise à l’essai de produits.

7mesh a lancé sa première gamme de vêtements en 2015, et moins d’un an plus tard, nous entamions des pourparlers en vue d’une collaboration. La collaboration côtière a vu le jour au printemps 2017; c’était alors une petite collection d’articles pour le trail et d’articles de performance pour le XC, mise à l’essai par notre équipe de XC commanditée par 7mesh et par notre personnel de bureau. L’esthétique de toutes les pièces est inspirée par la chaîne côtière, qui fait partie du paysage pour nos deux entreprises. Après ces modestes débuts, nous avons continué de peaufiner nos quelques produits. Notre personnel a aussi porté les vêtements d’extérieur de 7mesh pour l’essai de nouveaux vélos, pour des randonnées le midi, et pour la préparation des riders lors de démonstrations.

Dans ce projet, nous tenions à faire équipe avec une marque dont les valeurs nous rejoignent. L’équipe de 7mesh est composée de passionnés de vélo de montagne et de route qui ont leur travail à cœur et souhaitent améliorer les choses. 7mesh fait preuve d’un grand souci du détail et peaufine ses produits jusqu’à ce qu’ils soient fins prêts afin d’offrir une expérience hors pair à ceux qui les portent. Cette façon de faire n’est pas sans rappeler notre approche du développement de vélos. Qu’on pense à la configuration d’amortisseurs ou à l’intégration du système d’ajustement RIDE-9, grâce auquel les riders peuvent personnaliser leurs caractéristiques de conduite, nous ne ménageons aucun effort pour offrir la meilleure expérience possible sur les sentiers.

Nous sommes ravis des nouvelles pièces de la collection côtière, et nous espérons que vous le serez aussi!

Trail

Le North Shore de Vancouver est un lieu magique. Des centaines de pistes et de structures sillonnent ses trois célèbres montagnes. Il y en a pour tous les goûts : longs segments de sentiers, sections techniques complexes, faces rocheuses… C’est notre terrain de jeu, et nous en sommes fiers!

 

XC

C’est bien connu : les sentiers de l’île de Vancouver incitent les riders au dépassement, tant physique que technique. Ceux-ci doivent rouler longtemps pour se rendre au réseau, qui leur demande tantôt des explosions de puissance, tantôt une conduite adroite sur les sections rocheuses glissantes. Pour les amateurs de cross-country, c’est le paradis!

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Prochain Caractéristique Je me souviens J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!
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Je me souviens

February 15, 2019

Texte d’Andréane Lanthier-Nadeau

J’ai eu la chance de découvrir le vélo de montagne quand j’étais très jeune. J’étais si jeune, en fait, que durant ma première année dans le club, ma mère devait m’accompagner à chaque entraînement. À Québec à cette époque-là, qui disait vélo de montagne disait compétition. Et pour l’enfant que j’étais, la compétition représentait bien plus que les résultats. C’était un moyen de vivre une foule d’expériences, d’apprendre à me fixer des objectifs, et aussi de découvrir le camping, l’amitié et le voyage. Mais par-dessus tout, c’était ma passion. Je ne voyais donc pas de raison d’arrêter.

Il y a quatre ans, j’ai déménagé sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, pour m’entraîner avec l’équipe nationale de cross-country. Quitter Québec et ma communauté n’a pas été facile, mais il était devenu évident à mes yeux que j’avais besoin de changer d’air. Au fil des ans, ma passion du vélo s’était effritée. À force de ne viser que les chiffres et les résultats, j’avais cessé d’avoir du plaisir. Cependant, je savais que le vélo était loin d’être de l’histoire ancienne pour moi, et j’espérais redécouvrir ce sport sur la côte Ouest.

Comme de fait, cette immersion dans une nouvelle culture du vélo a marqué un tournant pour moi. Là-bas, j’ai découvert une approche qui mettait l’aventure et le plaisir au premier plan. Je me trouvais pour la première fois dans une communauté où on pédale pour s’amuser, où on se rassemble entre riders la fin de semaine, et où on s’adonne à ce sport sans nécessairement faire de compétition. Comme je devais apprivoiser un nouveau terrain, je me suis remis dans l’état d’esprit d’une débutante, et j’ai pu repartir à neuf.

Bref, le déménagement était une bonne décision. Dans les forêts du Nord-Ouest Pacifique, j’ai retrouvé mon amour du vélo de montagne en moins de deux. C’était la meilleure façon de me rappeler pourquoi je monte en selle : je le fais parce que j’aime ça, tout simplement. Ça m’a ramenée à l’époque d’avant la compétition, celle où, enfant, je m’amusais avec mon vélo à Québec. On passait notre temps à traverser le plus grand nombre de flaques de boue possible, à rouler de reculons, à chanter à tue-tête en filant dans la rue, à nous faire peur durant les sorties de soirée, à nous laver les cheveux dans le ruisseau du terrain de camping, et à combattre la chaleur accablante de l’été une gorgée de sloche à la fois. Une fois que j’ai retrouvé la joie de rouler, j’avais tout ce qu’il fallait pour transformer ma passion en carrière, et ainsi pédaler tout autour du globe à titre de professionnelle.

Quand je suis rentrée chez moi cet automne, j’ai visité l’un de mes meilleurs amis, Antoine Caron, qui est cinéaste et rider en tous genres, pour parler d’un projet de vidéo sur notre région d’origine. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en revenant avec mon gros vélo sur les pistes où je m’entraînais jadis pour les courses de XC. J’ai découvert que des sentiers tout neufs avaient été tracés parmi ceux où j’avais l’habitude d’enchaîner les intervalles. Ils étaient amusants et stimulants : un contraste des plus rafraîchissants!

Un jour pendant le tournage, en arrivant au stationnement du réseau de pistes dans le froid et la neige, on n’avait pas vraiment envie de filmer. On est tombés sur de vieux amis, et on a décidé d’aller pédaler en laissant la caméra dans l’auto. Les gens étaient là, tout sourire, à profiter de la journée et à capoter sur les nouveaux attraits des sentiers. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur de constater l’évolution du réseau et de voir que la communauté québécoise du vélo de montagne adoptait progressivement l’attitude que j’avais trouvée dans l’Ouest. Je me suis rendu compte que j’appartenais encore à cette communauté; ces gens-là m’avaient regardé grandir et, à ma surprise, avaient suivi ma carrière. J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!

Merci à Mathieu Dupuis-Bourasssa, de la Vallée Bras-du-Nord, d’avoir acquiescé à toutes nos mauvaises idées de drone-caméra. Merci aux génies anonymes qui ont construit le saut près du chemin de fer. Et pour finir, merci à toute l’équipe des Sentiers du Moulin et de LB-Cycle d’avoir bâti non seulement de super pistes, mais aussi une formidable communauté du vélo de montagne à Québec.

Précédent Caractéristique The Coastal Collaboration La collaboration côtière est une gamme de vêtements techniques conçue par Rocky Mountain en partenariat avec 7mesh dans une optique de fonctionnalité et de performance supérieures.
Prochain Caractéristique Un voyage dans le temps Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. 
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Un voyage dans le temps

January 30, 2019

Texte de Julia Hofmann

La montée n’a pas été facile, ni en selle ni à pied, avec notre vélo sur les épaules, mais nous sommes enfin arrivés. Sur le plus haut point du sentier Cronin, qui surplombe Smithers, le vent hurle et l’air est froid. Dix années se sont écoulées depuis mon premier voyage au Canada. Dix ans depuis ma première aventure internationale en vélo de montagne. Alors que je fixe le vaste paysage du nord de la Colombie-Britannique, j’aperçois le sentier spectaculaire, long, fluide auquel je m’apprête à m’attaquer.

C’est la mi-août, et chaque rafale perçante nous rappelle que l’automne n’est pas loin. Nous sommes partis tôt, mais le soleil est maintenant bas. Les ombres s’allongent sur les falaises stratifiées, et les couleurs qui nous entourent deviennent de plus en plus saturées. Un sentiment de paix et de solitude m’habite pendant ce moment de grâce, mais l’appel de la descente résonne de plus en plus fort. Ce cocktail me donne une sensation de liberté, et ça me galvanise de bonheur. Des nombreux endroits dans le monde où j’ai enfourché mon vélo de montagne, la Colombie-Britannique demeure à ce jour l’un des seuls qui réunissent tout ce que j’aime de ce sport : les sentiers bien conçus, une solide communauté de vélo et le temps passé en pleine nature.

Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. À chaque sortie, je me donnais le défi d’aller un peu plus loin. La première véritable piste simple sur laquelle j’ai fait du vélo était un joli sentier pas très loin de chez moi, près de la maison de mes grands-parents. Ce sentiment particulier de parcourir les bois sur deux roues ne ressemblait à rien de ce que j’avais connu jusque-là. Et depuis, ma vie est guidée par le désir de retrouver ce sentiment.

Parvenue à l’âge adulte, je connaissais tellement bien les forêts autour de chez moi en Haute-Franconie que j’ai commencé à vouloir étancher ma soif d’aventure à l’extérieur. Je suis partie sur la route pour aller visiter des vélo-parcs aux quatre coins de l’Allemagne, puis plus loin en Autriche, en Suisse, en Espagne et en Italie. J’avais déjà lu quelque chose au sujet du North Shore de la Colombie-Britannique et vu des vidéos du vélo-parc de Whistler, mais tout ça me semblait trop loin pour être envisageable. Ce n’est que des années plus tard que j’ai osé considérer la possibilité de me rendre à une destination vélo inaccessible en voiture. Cela dit, l’idée de prendre l’avion vers un autre pays me trottait quelque part dans la tête, puis elle a fini par trouver son chemin. Avant même d’avoir songé à ce dans quoi je m’embarquais, je faisais la file à l’aéroport pour enregistrer mes bagages. La destination : le Canada.

 Je n’oublierai jamais comment je me sentais en atterrissant sur un autre continent, en y montant mon vélo, puis en roulant dans ses sentiers. Voilà pourquoi le Canada occupera toujours une place à part dans mon cœur. C’est un pays si vaste, avec ses forêts sans fin et ses montagnes imposantes – en plus, ses paysages saisissants sont sillonnés de sentiers comme nuls autres! C’est vraiment la qualité des pistes qui distingue le vélo ici du vélo ailleurs dans le monde. Ce sont des pistes tracées expressément pour ce sport, et non d’anciens sentiers de randonnée recyclés. Et chacun y trouve son compte : les montées spécialement aménagées peuvent être aussi satisfaisantes que les incroyables descentes.

Alors que le soleil disparaît derrière les innombrables sommets et crêtes à l’horizon, le filtre sursaturé commence à s’estomper devant nos yeux. C’est l’heure de partir, la clarté tombe, et une longue descente nous sépare du douillet chalet qui nous attend au pied de la montagne. Nous y passerons la nuit, avant de nous rendre à un autre endroit époustouflant. J’abaisse ma selle, et je me laisse aspirer par une autre incroyable descente canadienne.

En continuant de voyager aux quatre coins du monde avec mon vélo, je constate à quel point le proverbe bien connu « plus ça change, plus c’est pareil » me semble juste. Après toutes ces années, j’ai encore une fois gravi une montagne, sur un autre continent, à la recherche de ce même sentiment découvert quand, petite, je parcourais à vélo les forêts de Lichtenfels.

Précédent Caractéristique Je me souviens J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!
Prochain Caractéristique Découvrez les Instinct Powerplay L’Instinct Powerplay vous amènera là où vous n’auriez jamais cru aller. Quand vous partirez à la conquête des cimes épiques, vous irez plus loin et plus vite que jamais grâce à notre vélo de montagne électrique le plus polyvalent à ce jour.
Caractéristique

Découvrez les Instinct Powerplay

December 14, 2018

L’Instinct Powerplay vous amènera là où vous n’auriez jamais cru aller. Quand vous partirez à la conquête des cimes épiques, vous irez plus loin et plus vite que jamais grâce à notre vélo de montagne électrique le plus polyvalent à ce jour.

La gamme PowerplayMC passe au niveau supérieur grâce à notre puissant système d’entraînement DynameMC 3.0 intégré au vélo Instinct Powerplay avec roues de 29 po pour une conduite à toute vitesse sur de longues distances. Assorti de la nouvelle télécommande iWoc TRIO, du système d’ajustement RIDE-9MC, d’une cinétique de suspension perfectionnée et d’une grande sensibilité aux petits chocs, l’Instinct Powerplay vous accompagnera dans vos sorties les plus épiques!

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Précédent Caractéristique Un voyage dans le temps Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. 
Prochain Caractéristique Le chemin du Nord Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. 
Caractéristique

Le chemin du Nord

November 14, 2018

 

Quand on revient de voyage, c’est normal d’avoir l’impression qu’on a oublié quelque chose. Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. Thomas Vanderham et Rémi Gauvin sont tous les deux déjà allés en Norvège, mais ils ressentent toujours son appel.

Comme bien des voyages de Rémi, ses deux premières visites en Norvège étaient consacrées à la course. En 2013 et en 2014, Rémi faisait de la descente; il a participé aux championnats du monde à Hafjell. Quant à Thomas, son passé de freerider l’avait mené à deux reprises en Norvège, mais jamais dans la région mondialement célèbre du Nordfjord, et jamais sur son vélo de trail.

Un voyage de compétition, c’est un cycle bien défini : on va de l’aéroport à l’hôtel, puis de l’hôtel à la compétition, et, quelques jours plus tard, on rentre. Ce voyage était une chance de voir la Norvège sous un jour nouveau. Après l’atterrissage à Ålesund et le premier de nombreux trajets en traversier, la petite ville de Stranda se présentait comme le point de départ parfait.

Les rencontres sont parfois la partie la plus intéressante du voyage. Depuis nos chambres du Hjelle Hotel, nous n’avions qu’à remonter la route pour atteindre Folven, dans la ville natale du freeskier norvégien Fred Syversen. Fred est une légende locale : en 2008, il a involontairement établi un record mondial en sautant d’une falaise de 107 m de haut en ski. Aujourd’hui, il enseigne le ski sur le glacier, tient un camp de sports d’aventure et travaille à la construction d’infrastructures de vélo de montagne dans la vallée Hjelledalen.

Notre photographe, le Scandinave Mattias Fredriksson, aime bien faire des blagues, mais celles-ci ont toujours un fond de sincérité. Dès le début du voyage, il nous a avertis : « C’est difficile de partir sur les routes de Norvège et d’arriver à l’heure pour le souper. Je finis toujours par m’arrêter plein de fois pour prendre en photo les vues à couper le souffle. » Et en effet, les retards étaient une constante du voyage, mais celui que nous a causé la vue du fjord près de Sandane était particulièrement marqué. Comme les pistes s’étendaient au-delà de la limite des arbres, nous étions à la merci des grands vents et des averses, mais la combinaison des virages rapides, des reliefs naturels et des panoramas spectaculaires était tout simplement trop belle pour conclure la sortie plus tôt.

Un autre voyage derrière la cravate et d’autres sentiers dans les pneus, Thomas et Rémi demeurent fortement attirés par la Norvège. Avec ses pistes de vélo de montagne toutes neuves et sa culture bien ancrée du déplacement en montagne, la région du Nordfjord est une mine d’aventures sans fin.

Pour ce voyage, Rémi a enfourché l’Instinct édition BC monté pour son équipe, modèle avec lequel il a coursé toute l’année, et Thomas a choisi son Altitude sur mesure.

Jetez un coup d’œil aux plateformes Altitude et Instinct.

Générique
Présenté par Rocky Mountain
Un film de Scott Secco
Mettant en vedette : Thomas Vanderham et Rémi Gauvin
Production : Stephen Matthews
Son en post-production : Keith White Audio
Typographie et graphisme : Mike Taylor
Photographie : Mattias Fredriksson
Musique : « Pioneer » de Ryan Taubert
Merci à : Asgeir Blindheim, Fjord Norway, Visit Nordfjord, Veronica Vikestrand, 7blåner, Destination Ålesund, Sunnmøre, et Fred Syversen

Précédent Caractéristique Découvrez les Instinct Powerplay L’Instinct Powerplay vous amènera là où vous n’auriez jamais cru aller. Quand vous partirez à la conquête des cimes épiques, vous irez plus loin et plus vite que jamais grâce à notre vélo de montagne électrique le plus polyvalent à ce jour.
Prochain Caractéristique Norvège : les participants à l’aventure Chaque voyage repose sur une équipe d’aventuriers aux parcours variés et aux visions singulières. Forts de leurs histoires et de leurs compétences uniques, ils embarquent tous dans l’aventure animés d’une même flamme : la passion pour le vélo de montagne.
Caractéristique

Norvège : les participants à l’aventure

November 14, 2018

Chaque voyage repose sur une équipe d’aventuriers aux parcours variés et aux visions singulières. Forts de leurs histoires et de leurs compétences uniques, ils embarquent tous dans l’aventure animés d’une même flamme : la passion pour le vélo de montagne.

J’ai rencontré Mattias Fredriksson pour la première fois en 2010, en Suisse. Il tournait un film pour Anthill Films, Follow Me,et s’est montré incroyablement sympathique dès le départ. Son tempérament optimiste est contagieux, et on ne peut que passer un agréable moment en sa compagnie. Quant à Scott Secco, j’ai travaillé pour la première fois avec lui en 2014 sur son film Builder,et entre la planification, l’aménagement des sentiers et la pratique du vélo, nous sommes devenus de très bons amis et avons depuis collaboré plusieurs fois.

En travaillant pour Rocky Mountain, j’ai eu l’occasion d’apprendre à connaître nos talentueux athlètes et de faire du vélo avec eux. Évidemment, partir en voyage avec Thomas Vanderham et Rémi Gauvin était une expérience excitante. Notre aventure en Norvège nous a aussi permis de côtoyer la rider du Nordfjord Veronica Vikestrand, une Norvégienne pure laine qui s’est avérée un véritable atout lors de notre périple.

 

Scott Secco

 

 

 

 

R. M. : Qu’est-ce que ça fait de se rendre dans un autre pays pour filmer une vidéo sans que ni vous ni le rider n’ayez vu les sentiers auparavant?

Je travaille la plupart du temps en Colombie-Britannique, et il y a toujours quelqu’un qui connaît les sentiers, que ce soit moi ou le rider. C’est évidemment plus facile quand on a déjà emprunté le parcours et quand on sait à quels endroits et à quels moments la lumière sera la plus belle. Je me fie normalement beaucoup au rider pour déterminer quelles sections du sentier je vais filmer : si l’athlète a du plaisir, ça se voit à l’écran.

C’est toujours un beau défi de visiter un nouveau lieu, car ça force à être plus ouvert d’esprit et à considérer chaque chose sous le prisme de la créativité, d’autant que je n’ai pas de plan précis de tournage. Voyager me donne l’occasion de vivre des situations uniques avec des gens et des cultures qui me sortent de mon quotidien. En général, je dirais que je pars davantage pour l’expérience culturelle que sportive.

R. M. : Comment vous procédez pour visionner et monter vos séquences en voyage?

Il semblerait que je sois un cinéaste assez particulier, puisque je ne peux pas aller me coucher sans avoir passé en revue les enregistrements de la journée et avoir peaufiné au maximum mon montage. Grâce à cette routine quotidienne, les séquences sont encore fraîches dans mon esprit, et je peux choisir avec certitude celles que je préfère. En outre, à la fin du tournage, j’ai un premier jet qui est assez proche de la version définitive. Cette méthode me permet également de montrer au rider ce que nous avons filmé dans la journée. Je pense que ça contribue à instaurer une relation de confiance avec les athlètes, car ils voient concrètement le fruit de mon travail (je suis parfois un peu lent à préparer un plan). Je respecte aussi l’opinion des riders quant aux vidéos. Thomas et Rémi m’ont justement fait d’excellentes suggestions lors de ce tournage. Réaliser des films, c’est un véritable travail d’équipe!

Mattias Fredriksson

R. M. : Vous avez grandi en Suède et vous avez tourné des vidéos de ski et de vélo en Scandinavie pendant de nombreuses années. Selon vous, quelle est la plus grande particularité de la Norvège?

Avant tout, c’est peut-être le plus beau pays du monde. Où que se porte votre regard, les paysages sont incroyables! En tant que photographe, j’adore cette région, car elle tient toujours ses promesses. J’aime dire à la blague (sauf que je suis totalement sérieux) qu’il est difficile de partir sur les routes de Norvège et d’arriver à l’heure pour le souper. Je finis toujours par m’arrêter plein de fois pour prendre en photo les vues à couper le souffle.

Je suis allé en Norvège un nombre incalculable de fois, tant pour des voyages personnels que professionnels, et je ne m’en suis toujours pas lassé.

R. M. : Vous avez une longue et riche carrière de photographe. Comment êtes-vous entré dans le monde de la photographie cycliste?

J’ai grandi dans le sud de la Suède, à quatre-cinq heures de Stockholm, et j’ai commencé à faire du vélo à la fin des années 1980! Même avant d’avoir mon premier vrai vélo de montagne, je me rappelle avoir retiré ma béquille, mes garde-boue et mes garde-chaîne pour reproduire l’allure d’un vélo de montagne. Mes parents étaient fâchés, car je rentrais toujours à la maison couvert de boue, mais je m’en fichais, je m’étais découvert une nouvelle passion.

À peu près à la même période, j’ai lancé mon magazine punk rock, Heavy,et j’ai joué de la batterie dans un groupe. Je pense que c’est à ce moment que je me suis trouvé une vocation pour le journalisme. J’adorais écrire sur ce qui m’allumait. J’ai donc commencé à travailler pour le journal local à l’âge de 16 ans.

J’ai passé le début de ma carrière au sein de plusieurs magazines en Suède, avant de me rendre compte que les articles en suédois ont une portée limitée en comparaison avec les photos, qui peuvent être appréciées de tous! J’ai donc couvert comme photographe les Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, aux États-Unis, et les Championnats du monde en 1999, mais en dehors de ça, je me suis tenu éloigné des événements (rires). Je me suis plutôt concentré sur ce qui était important à mes yeux, c’est-à-dire les histoires et les voyages inspirants. J’ai donc commencé à photographier le vélo de montagne, car je suis mordu de ce sport.

Veronica Vikestrand

 

 

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

Le Slayer!

R. M. : Où avez-vous grandi en Norvège et comment êtes-vous tombée dans le vélo de montagne?

Je vis dans une petite ville tout près d’Ålesund, un coin où j’ai d’ailleurs passé toute ma vie. Habiter au pied des montagnes, sur un terrain vallonné séparé par des fjords, parcourir les bois et les sentiers, ça m’a toujours semblé naturel. J’ai acheté mon premier vélo semi-rigide à la fin des années 1990, et peu de temps après, le film Krankedsur VHS. J’étais tellement inspirée par ce qui faisait en Colombie‑Britannique que j’ai acheté mon premier vélo à double suspension plus tard cette année-là.

J’ai essayé la descente en 2004, mais ça ne me convenait pas. J’étais trop stressée, sur les nerfs, et je ne supportais pas qu’on m’impose un type de conduite. Je pense que c’est ce qui m’a touché dès le départ dans Kranked.Cette idée exaltante de faire du vélo en style libre, d’utiliser le vélo de montagne comme bon me semble.

R. M. : En tant que Norvégienne pure laine, comment trouvez-vous que le monde du vélo de montagne a évolué ces dernières années en Norvège?

Ça a pris une ampleur folle. On construit de nouveaux sentiers et parcs de vélo dans tout le pays, et la course enduro est en train d’exploser. On voit aussi de plus en plus de riders de « style aventure » qui s’inspirent de notre culture de ski de fond et de randonnée. La conduite ici est très différente de celle pratiquée dans les Alpes ou en Amérique du Nord, mais les sentiers de styles multiples combinés à la beauté de la Norvège créent une expérience tout à fait unique.  

R. M. : Dans quelles circonstances êtes-vous entrée dans le giron de Rocky Mountain?

J’évolue dans l’industrie du vélo depuis 2008 pour le compte de différentes marques. En ce moment, je travaille avec 7 Blåner, qui est distributeur de Rocky Mountain depuis 2016. J’ai toujours admiré la marque Rocky Mountain. Je respecte ses valeurs depuis que je me suis mise au vélo à la fin des années 1990! Pouvoir contribuer à la promotion de certains de ses athlètes légendaires dans mon pays d’origine, c’est quelque chose de vraiment passionnant!

Remi Gauvin

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

L’Instinct édition BC.

R. M. : Comment en êtes-vous venu à faire partie de l’équipe de Rocky Mountain?

J’ai reçu un appel de Thomas Vanderham en février 2014 quand je travaillais sur les plateformes de forage pétrolier du nord de l’Alberta. Il m’a annoncé que Rocky Mountain était en train de concevoir un nouveau vélo de descente appelé « Maiden », et que l’équipe de recherche et développement souhaitait obtenir des commentaires de la part d’athlètes. Je n’avais pas encore de commanditaire pour la saison suivante, et ça semblait être une chouette occasion. Après cette première saison sur le Maiden, j’ai commencé la course enduro en 2016, et je suis maintenant engagé comme rider dans la Rocky Mountain Race Face Team pour un circuit complet des EWS. Je suis vraiment reconnaissant à Thomas de m’avoir donné la chance d’intégrer l’équipe.

R. M. : En tant qu’athlète EWS, vous passez la majeure partie de votre saison à parcourir le monde pour prendre part à des courses. Qu’est-ce que vous avez le plus aimé dans ce voyage et ce tournage en Norvège, qui vous a finalement sorti de votre routine de compétition?

Quand on participe à ces courses, qui se déroulent toutes dans des destinations incroyables, on n’a pas souvent le temps de profiter du décor et de ce qui se passe autour. Lors d’une épreuve des EWS, on est tellement concentré sur sa performance qu’on passe à côté de la culture locale et de la beauté de l’endroit. Le rythme pour prendre des photos et tourner des vidéos est tellement plus lent qu’on a vraiment la possibilité de s’imprégner des lieux et d’en apprendre plus sur ce qui nous entoure.

Thomas Vanderham

 

 

 

 

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

L’Altitude.

R. M. : Cela fait longtemps que vous voyagez pour pratiquer le vélo de montagne. Est-ce que ça vous plaît toujours de découvrir de nouveaux endroits et de ne pas savoir quel type de sensations vous attendent?

Absolument! L’une des choses qui rendent le tournage d’un film sur le vélo de montagne si génial, c’est la diversité des environnements dans lesquels on est amené à travailler. On peut tourner dans des jungles, des déserts et tout un tas d’autres lieux. C’est une des raisons pour lesquelles je trouve les vidéos sur le vélo si cool. Le vélo de montagne a été le point de départ d’une grande partie de mes voyages les plus mémorables, et je suis super enthousiaste dès que je peux partir sur les sentiers d’une nouvelle destination.

R. M. : Vous avez fait du vélo en Norvège il y a plus de dix ans. Qu’est-ce qui vous a amené là?

J’ai voyagé en Norvège à deux reprises. La première fois, c’était en 2003, je pense. Je venais d’arriver dans l’équipe de vélo d’Oakley, et avec Wade Simmons, Kyle Detroit et Cédric Gracia, on s’est rendus assez loin au nord, à Narvik. C’était aussi la première fois que je travaillais avec Mattias Fredriksson et que je découvrais l’incroyable énergie qu’il insuffle aux tournages. Mon deuxième séjour en Norvège, c’était en 2009, à l’occasion d’un événement vraiment avant-gardiste pour l’époque, ANTI Days of Thunder. Les organisateurs avaient fait aménager d’énormes sauts, dont on a pu profiter, et avaient organisé un relais de descente en équipe (remporté par le Canada, si je me rappelle bien!). Certains des participants ont ensuite contribué à la création des FEST Series.

Découvrez toute l’aventure, les photos et le film, Nordvegr: Le chemin du Nord.

Précédent Caractéristique Le chemin du Nord Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. 
Prochain Caractéristique Carson Storch’ WW2 desert bomber Maiden

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