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Investir son temps : une entrevue avec Peter Ostroski

March 26, 2018

Peter Ostroski chevauche des vélos Rocky Mountain depuis très longtemps, que ce soit pour le plaisir ou la compétition. Il a gravi les échelons : il a commencé en obtenant une commandite locale, puis a fini par représenter notre marque aux Enduro World Series. Il fait partie de notre équipe de course enduro depuis sa création, à l’époque de l’équipe Altitude. Il nous raconte ses derniers mois assez chargés.

RM : Pour commencer, Peter, dis-nous d’où tu viens.
PO :
J’ai grandi à North Conway, dans le New Hampshire, et j’y suis resté jusqu’à la fin de mes études à l’Université d’État de Plymouth, à environ une heure de chez moi. Ensuite, j’ai déménagé à Girdwood, en Alaska, pour skier et faire du vélo et, après 6 ans, je suis de retour dans le Nord-Est, à Burke, dans le Vermont. C’est vraiment incroyable de vivre si près des Kingdom Trails, en plus de tous les autres endroits fantastiques où faire du vélo dans le coin.

RM : Qu’est-ce qui t’a fait commencer le vélo?
PO :
J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui adore bouger, particulièrement à l’extérieur. Ce sont mes parents qui m’ont fait découvrir le vélo de montagne. À l’époque, il y avait une grosse communauté de vélo à North Conway. Mes amis et moi, on prenait ça au sérieux, on se poussait toujours les uns les autres, en essayant de suivre les plus vieux. Le plus souvent, on s’attaquait à des sentiers qui étaient beaucoup trop difficiles pour nous.

De là, je me suis intéressé aux épreuves de XC, à l’échelle de l’État : ça allait de compétitions individuelles de 24 heures au championnat national de cross-country. Le vélo de montagne a toujours été une passion pour moi dès qu’il n’y avait plus de neige au sol. En grandissant, j’ai toujours fait du ski alpin, et j’ai été assez chanceux pour participer à des compétitions nationales, notamment pendant mon passage à l’université. Ça m’a toujours stimulé de m’efforcer d’équilibrer la pratique des deux sports en gérant le changement rapide des saisons.

 

RM : Comment tu es passé du cross-country à l’enduro?
PO :
Pendant toutes mes années en XC, mon objectif a toujours été de participer à une Coupe du monde en Europe, juste pour voir si j’arrivais à me défendre à ce niveau. Quand j’ai réussi à me distinguer dans les compétitions locales et à obtenir assez de points pour participer à des compétitions en Europe… eh bien, ça a été révélateur. J’ai compris que ce n’était pas le bon chemin pour moi. Ce constat est arrivé au moment parfait : l’enduro était sur une lancée aux États-Unis, et me plonger dans une nouvelle discipline m’intéressait. Je m’étais toujours entraîné sur des sentiers difficiles pour le cross-country, sur un vélo comme le Slayer la plupart du temps pendant mes années de cross-country. Et c’est exactement le genre de parcours qui je préfère, alors ça a été une transition très naturelle pour moi. Je suis dans le monde de l’enduro depuis six ans maintenant.

 

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RM : Raconte-nous un peu ton histoire avec Rocky Mountain Bicycles. Ça commence bien avant ta participation à des courses enduro.
PO :
J’utilise des vélos Rocky Mountain depuis qu’à 12 ans j’ai enfourché un Instinct (l’original) avec des roues de 26 pouces. Je pense que c’était peut-être un XS, à cause de ma taille, et c’était le vélo de mes rêves. C’est au représentant régional de Rocky Mountain de l’époque, Mark Jenks, que je dois mon introduction aux produits de l’entreprise. Il m’a pris sous son aile, m’a montré les rudiments de la mécanique, et m’a aidé à m’améliorer : il a été un coach et un mentor. Il m’a déniché une entente de commandite régionale, ce qui m’a permis de représenter Rocky Mountain dans les rangs juniors, avec un vélo et un équipement assez cool.

À partir de là, on m’a présenté au responsable des ventes aux États-Unis, John Olden, et j’ai gravi les échelons pour participer à des courses et des événements de plus grande envergure, avec le même genre de commandite.

Les choses ont vraiment débloqué alors que je me rendais à une course en Utah et que j’ai rencontré deux gars de l’installation en R et D de Rocky Mountain à North Vancouver : le chef de produits, Ken Perras, et le directeur du marketing de l’époque, Peter Vallance. On est allés se promener et ils m’ont donné l’occasion de parler de mon profil et de leur suggérer quelques idées pour aider la marque à progresser. Ça a porté fruit! J’ai réussi à obtenir une commandite plus importante, et une ou deux saisons plus tard, Andreas Hestler m’a intégré à la première équipe enduro, avec le nouveau vélo Altitude. Dans l’équipe Altitude, il y avait Jesse Melamed dans ses jeunes années, Keven Soller et moi. On a participé à quelques-unes des toutes premières courses des Enduro World Series. On s’appelait à ce moment-là l’Altitude team, puis ça a été la Rocky Mountain Urge BP team, et maintenant la Rocky Mountain Race Face Enduro team. Ça a été un parcours de fous!

RM : On dirait plutôt que ça a été un parcours fantastique!
PO :
Faire partie d’une équipe aussi forte avec certains des meilleurs riders au monde, c’est spécial. J’ai beaucoup appris sur la course et le vélo pendant les cinq dernières années. C’est tellement important d’avoir des coéquipiers à qui on peut faire confiance pour parler de la piste les jours de compétition, pour échanger des idées et pour se donner de l’énergie. Avoir le soutien de l’équipe des Enduro World Series a été super; ça m’a permis d’utiliser cette expérience, ce vécu et ce savoir aux courses régionales et nationales aux États-Unis.

RM : Parle-nous un peu de ce que tu fais pendant l’hiver.
PO :
Pour moi, l’hiver a toujours été synonyme de ski! Comme je l’ai dit, j’ai skié toute ma vie, et j’ai participé à des compétitions nationales quand j’étais à l’université. Maintenant, je suis entraîneur, et j’entretiens la flamme grâce à ma carrière et à mon implication continue dans le sport. C’est ce qui m’a amené en Alaska il y a sept ans, en plus des montagnes fantastiques pour le ski. J’ai commencé à travailler dans un programme pour les jeunes au centre de ski Alyeska, et c’est devenu une sorte d’emploi à temps plein. Comme pour plusieurs choses dans la vie, le secret, c’est de trouver l’équilibre. J’essaie de fournir aux athlètes que j’encadre les meilleures conditions pour réaliser leur potentiel tout en m’efforçant d’atteindre mes propres objectifs comme athlète.

RM : Fais-tu du coaching toute l’année?
PO :
Généralement, je ne le fais qu’en hiver, mais il y a quelques camps d’été en ski auxquels je participe. En ce moment, je travaille à la Burke Moutain Academy, dans le Vermont, qui est une école de ski qui a produit dans les 48 dernières années de nombreux olympiens et des skieurs alpins couronnés de succès. Je suis vraiment content de travailler à la première académie sportive en Amérique du Nord. Mon emploi est en quelque sorte saisonnier, ce qui me donne plus de temps pour me consacrer à ma carrière en vélo. Tout ça rend ma vie dynamique et amusante. Je n’arrête jamais : j’adore ça.

RM : De quoi a l’air ton calendrier pour la prochaine année?
PO :
Pour la saison qui arrive, je prévois participer à quelques événements des Enduro World Series (en Autriche, à Whistler, en Espagne et en Italie), à quelques événements dans l’Est des États-Unis, à la course Trans BC et aux courses des Enduro World Series qui se déroulent en Amérique du Nord. Mon objectif est toujours d’être sur le podium aux courses nationales, tout comme à Trans BC, puis de m’en rapprocher autant que possible les courses des Enduro World Series auxquelles je participe.

RM : Tout le monde connaît les sentiers du Nord-Ouest Pacifique; parle-nous un peu de ceux du Nord-Est des États-Unis!
PO :
C’est le Nord-Ouest Pacifique qui a toute l’attention, mais les sentiers du Nord-Est sont assez fous! Il y a de la course vraiment intéressante à faire, sur des terrains très variés. Il y a de tout : des collines au dos rond aux montagnes de bonne taille, et des sentiers fluides aux terrains pas aménagés qui posent des défis techniques. Les montagnes ne sont pas aussi hautes que dans les Alpes ou en Colombie-Britannique, mais elles ne sont pas ennuyeuses. Quand on sait où aller, on trouve des sentiers étroits sur des terrains pentus plutôt difficiles.

Je pense qu’on parle moins du Nord-Est parce que la culture y est différente de celle du Nord-Ouest, et on commence tout juste à se présenter comme une destination de course. Le Nord-Ouest Pacifique mène la charge, mais avec les propriétaires fonciers et les municipalités du Nord-Est qui mettent la gomme pour attirer le tourisme de vélo de montagne, je crois qu’on commence à avoir le vent dans les voiles ici.

RM : Quels sont tes vélos pour la saison?
PO :
Je vais utiliser principalement les Instinct, Altitude et Thunderbolt. Je vais aussi utiliser pas mal le Suzi Q pendant l’hiver, sur la neige, pour me rendre partout où je le peux. Quand les conditions sont gagnantes, c’est vraiment beaucoup de plaisir.

Tags: Thunderbolt

Précédent Caractéristique Passage nord-est L’automne dernier, un groupe d’athlètes, d’ambassadeurs et d’amis de Rocky Mountain a pris la route pour aller découvrir certains des meilleurs centres de vélo du Québec et du Nord-Est des États-Unis.
Prochain Revue de presse Pinkbike's first look at the new Thunderbolt Pinkbike's Mike Levy was one of a select few journalists to get an advance look at our new Thunderbolt.
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Le tout nouveau Vertex

March 15, 2018

Le Vertex respire la rapidité et la confiance, trônant fièrement comme fleuron de nos vélos semi-rigides conçus pour les épreuves de XC.

Léger comme tout, ce vélo offre une rigidité accrue et une vitesse fulgurante. Vous pourrez compter sur sa géométrie dynamique et moderne jusqu’à la fin de la course – même dans les courbes et les descentes techniques. Il est aussi offert avec un tissage en carbone SMOOTHWALL HBO de nouvelle génération allégeant encore plus le cadre.

Utilisation Prévue : XC Race
Taille de roue : 29 po / 27.5+
Dé battement avant : 100mm
 
Vertex Carbon 90
 
Vertex Carbon 90 frameset

Carbone SMOOTHWALL
Fabriqué suivant l’un des procédés les plus perfectionnés du monde, le carbone SmoothwallMC offre une durabilité, un rapport poids-rigidité et une qualité de conduite sans pareils dans l’industrie. En utilisant un moule interne rigide plutôt que des réservoirs gonflables, SmoothwallMC élimine tout excès de résine et de fibres. Cette technologie allie plusieurs types de carbone, placés à des endroits précis, ce qui maximise la rigidité et la résistance à l’impact tout en réduisant le poids global.

Caractéristiques de nouvelle génération
Évolution complète de toute la plateforme : axes vissés, standard Boost, système Di2 et compatibilité avec les tiges de selle télescopiques.

Tissage SMOOTHWALL HBO
En utilisant des feuilles de fibre de carbone de 40 tonnes de première qualité dans le Vertex Carbon 90 et le cadre Vertex Carbon, nous avons pu éliminer une plus grande quantité de la résine restante dans les constructions SMOOTHWALL traditionnelles. C’est grâce à ce processus que nous avons pu conférer à nos cadres des caractéristiques attrayantes, accroître leur durabilité et préserver une performance de conduite digne de notre renommée. Le tissage SMOOTHWALL standard des modèles Vertex Carbon 70 et Carbon 50 demeure à la fine pointe de l’industrie, sans ajout de fibre de verre pour réduire les coûts.

Qualité de conduite signée Rocky Mountain
Le vélo Vertex contient tout l’ADN qui fait la réputation de Rocky Mountain Bicycles. Nous avons travaillé sur la performance XC dans une pure optique de vitesse, sans toutefois négliger la qualité de conduite, pour un plaisir garanti dans les sentiers. Nous avons aussi allongé la portée, élargi l’angle du tube de direction et raccourci l’empattement, ce qui assure une bonne souplesse à l’arrière et une conduite en douceur.

Vertex Carbon 70

Vertex Carbon 50

 

 

 

 

 

 

Athlètes : Sascha Weber and Lukas Baum
Photo : Dennis Stratmann
Endroit : Cadaques, Spain

Athlètes : Sascha Weber and Lukas Baum
Photo : Dennis Stratmann
Endroit : Cadaques, Spain

Précédent Revue de presse Pinkbike's first look at the new Thunderbolt Pinkbike's Mike Levy was one of a select few journalists to get an advance look at our new Thunderbolt.
Prochain Caractéristique Le chemin le plus long Conçu pour l’aventure, le tout nouveau Solo ne s’arrête pas au bout des chemins asphaltés.
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Le chemin le plus long

March 01, 2018

Chaque hiver depuis 11 ans, Sam Schultz descend vers le sud, quittant les paysages enneigés du Montana pour donner des cours de vélo de montagne et de route à Tucson, en Arizona. Au fil des ans, il a modifié son plan à quelques reprises avec des détours sous le soleil de la Californie, mais le désert de Sonora a un petit quelque chose qui le pousse toujours à y retourner. Tous les voyages de Sam ont des objectifs semblables : retrouver son vélo, repousser ses propres limites, et bien entamer sa préparation pour la saison à venir. Sa passion pour la route est indéniable, et il ne cache pas que ses voyages préférés sont ceux qui comportent leur lot de détours, d’arrêts et d’aventures.

La mode du voyage perpétuel en camionnette bat son plein, mais elle ne réinvente pas la roue. L’idée centrale, au fond, c’est la liberté : aller où on veut, quand on le veut, avec comme seule contrainte de trouver une surface pour conduire. Ce n’est pas bien différent d’être sur un vélo. Dans les deux cas, il s’agit d’outils sensationnels pour vivre une aventure; l’un comme l’autre vous donne un fort sentiment de satisfaction personnelle et d’excitation. Cependant, en vélo, il n’y a pas de raison d’arrêter quand la route prend fin. Les vélos de Sam sont l’extension de sa camionnette : il les utilise pour pousser plus loin son exploration du territoire où il se trouve et pour avoir une perspective unique sur son voyage.

« Je dirais que plus j’ai de temps pour me rendre du point A au point B, le mieux c’est. Il suffit de s’arrêter, et tout est là : votre garage à vélos, votre commode, votre vestiaire, votre cuisine, votre lit. Les meilleurs moments du voyage, c’est quand la camionnette est stationnée. » – Sam Schultz

Sam a grandi dans le monde du vélo de montagne. Il a participé à sa première course à 13 ans et s’est assez bien classé au niveau national pour faire partie de l’équipe de développement U23 de USA Cycling. Après de nombreuses années à affronter les meilleurs du monde, il a été choisi pour représenter son pays aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Il est arrivé au 15e rang, un résultat dont il est incroyablement fier.

Les Olympiques n’ont pas été la dernière compétition de Sam, mais peu après a commencé une série de blessures au dos qui ont nécessité de nombreuses opérations chirurgicales. L’une d’entre elles a mené à une infection à la colonne vertébrale; lors d’une autre, on a posé des tiges et des vis pour maintenir ses vertèbres L4 et L5 ensemble. Pendant une année avant chaque opération, en plus d’une année après, il se consacrait à temps plein à des traitements en physiothérapie et en réadaptation. Il était déterminé à retrouver la compétition.

« J’ai toujours pensé que le travail était payant. Tout au long de ma carrière de coureur cycliste, mes efforts ont été récompensés, et j’en suis très reconnaissant. » – Sam Schultz

Puis, il a compris qu’il ne pourrait plus continuer la compétition à cause de ses blessures dorsales à répétition. Comme tous ceux dont la vie entière est bouleversée, il s’est senti un peu perdu. La solution ne lui est pas apparue du jour au lendemain, mais il a pris le temps de cibler ce qui le rendait véritablement heureux : il aimait voyager, rencontrer des gens intéressants et il faire du vélo. C’est en se dépensant comme il le faisait quand il s’entraînait pour une compétition internationale qu’il a réussi à se reconstruire.

« La seule chose qui me procure autant de plaisir que d’accomplir quelque chose par moi-même, c’est de partager cet accomplissement avec quelqu’un. La plupart des gens apprennent ça à la garderie, mais ç’a été une assez grosse révélation pour moi. » – Sam Schultz

Sam est sur la route depuis toujours : que ce soit dans la minifourgonnette de ses parents, qu’il empruntait quand il était au secondaire pour se rendre à des compétitions, ou dans sa camionnette, lorsqu’il explore les États-Unis avec son attirail de vélos et son chien Pancho. En ce moment, la priorité de Sam, c’est de profiter de cette aventure, de stationner son campeur et d’enfourcher son vélo pour découvrir ce qui se trouve au-delà de l’asphalte.

Tags: Solo, sam schultz

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Prochain Caractéristique Sam Schultz, éternel aventurier des routes De l’épreuve olympique de cross-country au perpétuel voyage sur la route, Sam Schultz ne vit que pour le vélo de montagne. Il a grandi en visant la première place du podium et a toujours été stimulé par l’adrénaline des compétitions serrées.
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Sam Schultz, éternel aventurier des routes

March 01, 2018

De l’épreuve olympique de cross-country au perpétuel voyage sur la route, Sam Schultz ne vit que pour le vélo de montagne. Il a grandi en visant la première place du podium et a toujours été stimulé par l’adrénaline des compétitions serrées.

En ce moment, Sam travaille fort pour lancer une ligue jeunesse de vélo de montagne au Montana, il anime des ateliers de formation pour cyclistes en Arizona, et il parcourt les États-Unis dans sa fourgonnette, son chien Pancho assis sur le siège passager. La longue aventure de Sam sur la route lui a donné une toute nouvelle vision du vélo et de la vie.

Où as-tu grandi et où vis-tu, en ce moment?
Sam Schultz : J’ai grandi à Missoula, dans le Montana, et c’est toujours là qu’est mon chez-moi. Comme beaucoup de jeunes, j’étais impatient de déménager quand j’ai terminé le secondaire, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je revienne et que je prenne conscience que j’étais sacrément chanceux d’avoir grandi dans le coin.

Qu’est-ce qui t’a fait commencer le vélo?
SS :
C’est mon oncle qui nous a donné la piqûre du vélo, à mon frère et moi. On a grandi près d’un chouette réseau de sentiers qui était juste derrière notre cour. On a donc naturellement eu envie d’aller l’explorer. Mon oncle Chuck était un cycliste de montagne passionné qui nous a montré tout ce qu’on pouvait faire sur un vélo, alors ce sport est vite devenu une obsession, et j’ai rapidement demandé à mes parents de me conduire à ma première course (à la suggestion de mon oncle).

Quel a été ton parcours jusqu’aux Jeux olympiques? Est-ce qu’on t’a préparé tôt à la compétition?
SS :
J’ai participé à ma première course à l’âge de 13 ans, et dès que je l’ai terminée, je n’avais qu’une chose en tête, recommencer. Mon frère s’y est rapidement mis lui aussi, suivi de mon père. Mes parents ont été d’un incroyable soutien, prêts à charger la minifourgonnette avec les vélos et le matériel de camping et à parcourir toutes les routes du Montana, puis du pays entier. Pendant mon avant-dernière année de secondaire, je me suis donné pour objectif de faire partie de l’équipe du championnat du monde et j’ai réussi tant bien que mal à me joindre au groupe. L’année suivante, j’ai été invité à suivre un programme de développement U23 créé par USA Cycling, et c’est ce programme qui m’a permis de participer à des courses de la Coupe du Monde. Après plusieurs années de compétition internationale, j’avais suffisamment progressé pour obtenir mon premier contrat professionnel. Mon rêve devenait réalité. Je n’avais jamais vraiment envisagé les Jeux olympiques jusqu’à ce que je sois nommé dans l’équipe qui allait concourir aux Jeux de 2008. Je n’en ai finalement pas fait partie, mais je savais que j’avais mes chances pour 2012.

Tu t’es donc rendu jusqu’aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Est-ce que ça ressemblait à ce que tu t’étais imaginé?
SS :
C’était incroyable de représenter mon pays lors de la plus grande compétition sportive de la planète. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point ce serait fort d’être encouragé par tous les gens de chez moi. J’étais très nerveux et ça a vraiment été une expérience hors du commun. Je suis arrivé 15e, ce jour-là, un résultat dont j’étais très fier. Le seul inconvénient de la course de vélo de montagne, c’est qu’elle avait lieu le dernier jour des Jeux olympiques. J’ai dû manquer plusieurs fêtes mémorables, cette semaine-là, mais la cérémonie de clôture était vraiment un moment spécial.

Peux-tu nous décrire ton rôle à la Cycling House de Tucson?
SS :
À la Cycling House, je suis à la fois guide d’excursion et directeur de camp. Ça va faire 11 ans que je travaille régulièrement avec eux. Un de mes meilleurs amis actuels, qui faisait des courses de vélo avec moi à la fin du secondaire, a lancé l’entreprise deux ans avant que je ne m’associe au projet. On organise des circuits de vélo tout inclus à partir d’une grande maison au milieu du désert, où on mange bien, où on profite de nombreux espaces de détente et où on rencontre des gens géniaux. On propose aussi maintenant d’autres excursions ailleurs au Montana et dans le monde. On travaille comme des fous, mais on est tous de très bons amis et on a des clients vraiment intéressants. On passe beaucoup de temps avec eux, et quand des gens pour la plupart issus de milieux totalement différents se retrouvent autour du vélo, ça amène bien souvent du respect, des conversations passionnantes et de nouvelles amitiés.

Parle-nous de la ligue de vélo de montagne que tu aimerais créer pour les jeunes du secondaire au Montana.
SS :
Depuis que j’ai dû arrêter la course en raison de problèmes de dos et de plusieurs opérations, j’ai décidé de me laisser du temps pour vivre ce que j’appelle une « semi-retraite-temporaire ». La vie de retraité, c’est bien, mais j’ai eu besoin de me trouver un projet qui me pousse à être moins centré sur moi-même et à transmettre ma passion du vélo.

Je me suis naturellement intéressé à un projet de la NICA (National Interscholastic Cycling Association), un organisme faisant la promotion des courses de vélo de montagne dans les écoles secondaires. La NICA intervient dans 22 États partout au pays et est en pleine expansion. Le Montana n’a pas encore de ligue, et c’est pour moi une occasion incroyable de rendre le vélo de montagne plus accessible aux ados de mon État. Je me rends compte de la chance énorme que j’ai eue de découvrir ce sport à un jeune âge, et de tout ce que ça a pu m’apporter. J’aurais tout fait pour embarquer dans l’aventure, si un programme comme celui de la NICA existait à mon époque, alors je suis vraiment impatient de concrétiser ce projet.

Et comment ton chien, Pancho, est arrivé dans l’histoire?
SS :
Il y a exactement un an, j’ai fait un petit voyage en moto au Mexique. J’avais deux semaines de vacances et je voulais découvrir un nouveau pays, parcourir de belles routes, et bien sûr, manger de délicieux tacos. À la fin de mon parcours, je suis passé à côté d’une décharge en feu. Des volutes de fumée noire se détachaient du superbe paysage de bord de mer. J’étais fasciné et j’ai dû m’arrêter pour aller voir ça de plus près.

La première chose que j’ai distinguée dans la fumée, c’était un chiot qui me regardait dans une bonbonne d’eau. Je l’ai aidé comme j’ai pu en lui apportant de l’eau et de la nourriture, mais après mon retour à Tucson, je ne pouvais pas m’empêcher de repenser à lui. Je suis retourné sur place avec ma camionnette quelques jours plus tard, et j’ai constaté qu’il n’y avait pas un, mais quatre chiots : trois noirs et bruns et un petit maigrichon tout blanc. Je me suis mis à leur courir après parmi du verre brisé, dans une décharge en feu, au crépuscule, et je n’arrivais pas à les attraper.

La nuit est tombée rapidement, alors je me suis concentré sur le plus petit d’entre eux, le blanc. Il s’est endormi sur une pile de déchets pendant que je le poursuivais, et je l’ai pris dans mes bras. Il pesait moins de cinq livres, sentait le poisson pourri et était couvert de puces et de tiques. Comme je me suis senti coupable de le séparer de ses frères, j’ai laissé la porte de la camionnette ouverte pour lui laisser une chance de se sauver. Il s’est assis et m’a regardé. Je vous épargne le reste de l’histoire (avec le passage de la frontière et tout ce qui a suivi), mais je pourrais en parler plus longtemps autour d’une bière!

Tu sembles avoir quitté le monde la course dans des conditions plutôt difficiles. Comment ça s’est passé et comment réussis-tu à étancher sainement ta soif de compétition?
SS : La période qui a précédé la fin de ma carrière de coureur a été longue et éprouvante. J’ai eu deux blessures au dos assez graves, une qui m’a provoqué une infection de la colonne vertébrale et une autre qui m’a laissé avec les vertèbres L4 et L5 soudées par des tiges et des vis. L’année avant et après chacune de mes deux opérations, je me suis consacré à mes exercices de rééducation avec une obstination comme je n’en avais encore jamais connu. J’avais des œillères, je voulais absolument revenir dans la course. Je crois que mon esprit de compétition m’a rendu un peu stupide à ce moment-là. Je pense qu’une personne sensée aurait jeté l’éponge bien plus tôt. Mais j’ai toujours pensé que le travail était payant. Tout au long de ma carrière de coureur cycliste, mes efforts ont été récompensés, et j’en suis très reconnaissant.

Je n’ai jamais eu une VO2max et un seuil anaérobie lactique très élevés. Mon taux d’hématocrite était si bas que mes tests sanguins révélaient toujours de l’anémie. Selon les laboratoires, je devais ralentir, mais je n’ai pas dévié de mon objectif, j’ai pris du plaisir, j’ai travaillé dur, et le reste appartient à l’histoire. Arrêter la course a probablement été l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre, mais aussi l’une des meilleures. J’ai eu l’occasion de changer totalement de perspective. Je vivais dans une bulle où j’étais obsédé par ce que je faisais, où la course était toute ma vie. Puis, j’ai arrêté, et c’est dur de voir les résultats.

Comment as-tu réussi à garder une place pour le vélo dans ta vie?
SS : Quand j’ai finalement compris que je ne pouvais plus être coureur professionnel en raison de ma grave blessure au dos, je ne savais pas vraiment quoi faire. J’ai pensé que ça pourrait être cool de devenir ambassadeur d’une marque, mais essayer de se vendre sous cet angle, ça représente aussi tout un défi. J’ai réussi à obtenir quelques petits contrats, mais rien de suffisamment sérieux qui justifie que j’abandonne ce qui me passionne vraiment. C’était un mal pour un bien, car ça m’a forcé à trouver un projet qui me ressemble pour incarner réellement cette authenticité que j’essayais de vendre. J’ai commencé à faire ce que j’aimais, et ça a attiré des commanditaires avec lesquels j’ai réussi à monter quelque chose de chouette.

Quand tu voyages en camionnette, c’est quoi ton rythme?
SS :
Presque toujours, je dirais que plus j’ai du temps pour aller d’un point A à un point B, le mieux c’est. Il y a tellement de choses à voir sur la route, et la camionnette a un côté très pratique. Il suffit de s’arrêter, et tout est là : votre garage à vélos, votre commode, votre vestiaire, votre cuisine, votre lit. Les meilleurs moments du voyage, c’est quand la camionnette est stationnée. Quand je m’arrête, que je me gare et que je profite des lieux. C’est ça qui m’anime. On ne m’attend nulle part, et j’ai la journée pour me rendre où j’ai décidé d’aller. Voilà comment j’aime me déplacer avec ma camionnette.

Quels sont tes prochains objectifs sportifs?
SS :
Les sportifs d’endurance atteignent rarement un haut niveau sans être sacrément égoïstes. Ils doivent prendre soin d’eux-mêmes, et leur réussite repose en grande partie sur leurs épaules. Ils finissent par faire beaucoup de sacrifices et a avoir du mal à concilier ce qui est bon pour eux avec ce qu’on attend d’eux. J’essaye d’être un peu moins égoïste, car je me suis entraîné toute ma vie pour faire partie des meilleurs. Je dis « un peu moins », car je sais que je suis encore loin du but.

Je prends aussi le temps de réfléchir à ce qui me rend vraiment heureux. Si j’ai la possibilité de partir sur les routes avec des gens intéressants et d’avoir des moments à moi où je peux relaxer, je me porte généralement bien. J’aime encore beaucoup me dépasser physiquement et je me sens privilégié de pouvoir continuer à le faire même après tout ce que mes blessures m’ont fait subir. « La seule chose qui me procure autant de plaisir que d’accomplir quelque chose par moi-même, c’est de partager cet accomplissement avec quelqu’un. La plupart des gens apprennent ça à la garderie, mais ç’a été une assez grosse révélation pour moi. »

Quel conseil donnerais-tu à des personnes qui envisagent d’abandonner une vie conventionnelle pour partir à l’aventure?
SS :
Beaucoup de gens s’épuisent à essayer d’imiter ce que font les autres. Tout vient avec des sacrifices, l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Je pense que réussir à profiter pleinement de l’instant présent est vraiment le meilleur conseil que je pourrais donner.

Il me reste encore beaucoup de choses à apprendre, c’est sûr. J’ai 32 ans, je n’ai pas vraiment de carrière en ce moment, et parfois, je me dis « merde, qu’est-ce que je suis en train de faire de ma vie? ». Puis, je réalise que je peux partir en vélo où bon me semble, travailler quand ça me chante, et combiner tout ça comme j’en ai envie. Tant que j’ai la possibilité d’apprendre, j’ai l’impression que ça vaut le coup. Je ne pense pas que je vivrai éternellement « sur la route » – je ne l’espère pas en tous cas –, mais je ne regretterai pas toutes ces années de voyage, ça c’est sûr.

Cette saison, Sam Schultz partage son temps entre les modèles Solo, Instinct et Element. Il envisage de participer à plusieurs courses comme la BC Bike Race et la Downieville Classic, mais a surtout hâte de repartir sur la route avec sa camionnette pour faire d’incroyables randonnées à vélo, accompagné de son fidèle Pancho.

Tags: sam schultz, Solo

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Prochain Caractéristique L’Altitude Powerplay maintenant offert au Canada Nous lancions d’abord l’Altitude POWERPLAY en Europe en juillet dernier, et après une saison incroyable à l’étranger, nous sommes fiers de le ramener au bercail en annonçant sa vente prochaine au Canada.
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L’Altitude Powerplay maintenant offert au Canada

February 01, 2018

Nous lancions d’abord l’Altitude POWERPLAY en Europe en juillet dernier, et après une saison incroyable à l’étranger, nous sommes fiers de le ramener au bercail en annonçant sa vente prochaine au Canada. Doté de la géométrie et de la performance de suspension de notre célèbre Altitude, l’Altitude POWERPLAY est un vélo de montagne électrique conçu pour le trail agressif.
Ce système d'entraînement de 3ème génération a été conçu et co-développé par Propulsion Powercycle et Rocky Mountain Bicycles au Canada. Le système POWERPLAY est composé d’un moteur intégral breveté et est licencié exclusivement de Propulsion Powercycle. Nous voulions créer un modèle capable d’offrir une véritable performance de vélo de montagne, le meilleur couple de sa catégorie et une capacité de batterie incroyable, et doté de la géométrie et des caractéristiques de conduite dynamiques des vélos all-mountain. L’Altitude POWERPLAY a gagné non seulement un Eurobike Award dans la catégorie des vélos électriques et à assistance électrique, mais aussi un Design & Innovation Award décerné par le magazine E-MOUNTAINBIKE.
« Je roule sur un Altitude POWERPLAY depuis plus de six mois maintenant, alors j’ai eu l’occasion de voir de quel bois il se chauffe. Quand j’essaie de décrire pourquoi je l’aime autant, je ne trouve pas les mots : “C’est comme rouler dans un rêve!” Le Powerplay, pour moi, ce n’est pas un nouveau chapitre dans le vélo de montagne, c’est un tout autre livre, et l’histoire est sensationnelle. » – Wade Simmons

L’utilisation prévue pour l’Altitude POWERPLAY est la même que pour l’Altitude à qui il doit son nom, d’ailleurs champion des Enduro World Series. C’est un vélo de trail agressif parfait pour n’importe quelle descente, mais offrant aussi la capacité de grimper aisément les montées techniques. De plus, la puissance qu’ajoute le système d’entraînement du POWERPLAY permet au cycliste de se dépasser encore davantage.

Le moteur de 48 V peut être rechargé en très peu de temps : il ne faut que deux heures pour que la batterie au lithium-ion de 632 Wh des modèles Carbon 90 et Carbon 70 atteigne 80 % de sa capacité. Pour sa part, le modèle Carbon 50 fonctionne au moyen d’une batterie de 500 Wh, qui se recharge à 80 % de sa capacité en seulement une heure et demie et des poussières. Toutes les pièces de ces modèles peuvent être facilement entretenues par nos détaillants canadiens, à qui nous sommes fiers d’offrir un excellent soutien.

LES DÉTAILLANTS CANADIENS OFFRANT L’ALTITUDE POWERPLAY

  • Laferté Bicycles
  • Adventure Ski & Cycle
  • Alpenland Ski & Sport
  • Bicycles Quilicot Mont-Tremblant
  • Boutique de Vélo Cadence
  • Coastal Culture
  • Comor North Vancouver
  • Cycles Tomahawk
  • Cyclo Sport
  • Cyclosphere
  • Demers bicyclettes et skis de fond
  • Frenette Bicyclettes
  • Gearhub Sports
  • Laferté Bicycles
  • Lessard Bicycles
  • Lynn Valley Bikes
  • Marty's Mountain Cycle
  • More BIkes
  • Outside Bike and Ski
  • Performance Bégin
  • Procycle Lévis
  • Revolution Cycle
  • Simon's Bike Shop
  • Skiis and Bikes
  • Skyride Cycle
  • Sport Cycle Expert Chicoutimi
  • Sports 4 Saisons
  • Squire John's
  • The Bike Shop
  • Vélo St-Joseph
  • Vivre à fond - La Boutique

ALTITUDE POWERPLAY – TECHNOLOGIES

POWERPLAY
Ce système d'entraînement de 3ème génération a été conçu et co-développé par Propulsion Powercycle et Rocky Mountain Bicycles au Canada. Le système POWERPLAY est composé d’un moteur intégral breveté et est licencié exclusivement de Propulsion Powercycle. Le système d'entraînement POWERPLAY offre une assistance électrique compacte, élégante, légère et puissante qui repousse les limites des vélos électriques grâce à sa réponse à la fois souple et instantanée, ainsi qu’avec ses sensations de conduite intuitives. Le développement du système POWERPLAY s’est effectué en parallèle avec notre cadre, permettant de produire un vélo de montagne électrique avec la même géométrie et la même cinématique de suspension que notre plate-forme Altitude traditionnel.

Carbone SMOOTHWALL
Le carbone dont est fait l’Altitude POWERPLAY est fabriqué suivant un des procédés les plus perfectionnés du monde, offrant la meilleure durabilité, le meilleur rapport poids-rigidité et la meilleure qualité de conduite de l’industrie. En utilisant un moule interne rigide plutôt que des réservoirs gonflables, Smoothwall élimine tout excès de résine de fibres. Cette technologie allie plusieurs types de carbone, placés à des endroits spécifiques du cadre, ce qui maximise la rigidité et la résistance à l’impact tout en réduisant le poids global.

Alliage FORM
L’Altitude Powerplay est doté d’un triangle arrière en alliage FORM, conçu pour garantir robustesse, légèreté et qualité de conduite optimales.

RIDE-9
Soyez prêts pour tous les sentiers
Grâce au système d’ajustement RIDE-9, le rider peut régler la géométrie et la suspension avec précision et rapidité au moyen d’une paire de clés hexagonales. Ce système est muni de deux petites plaques imbriquées offrant neuf configurations possibles.

SMOOTHLINK
La suspension SMOOTHLINK offre efficacité et souplesse pendant le pédalage et sur une grande plage de vitesses. Elle permet une fin de course contrôlée et un meilleur rapport de suspension que ne le laisse croire le débattement. La conception de cette suspension à quatre barres repose sur les caractéristiques de conduite : chacune de nos plateformes combine des variables comme l’anti-affaissement, la trajectoire de l’axe, l’allongement de la chaîne, la courbe de suspension et l’anti-cabrage pour offrir l’expérience de conduite qui fait la renommée des vélos Rocky Mountain.

Réglage adapté à la taille
Grâce au réglage adapté à la taille, les riders de toutes tailles peuvent maintenant profiter d’un niveau équilibré de sensibilité aux petits chocs, de support mi-course et de progression en fin de course. Notre équipe de conception configure les amortisseurs selon des tests concrets menés sur le terrain et en fonction de la taille du cadre.

« Quand je roule sur l’Altitude POWERPLAY, le plus palpitant pour moi, c’est de repousser mes propres limites. Ce n’est pas un vélo pour mes petites sorties habituelles, c’est un moyen d’élargir encore davantage mes horizons – à un degré tel que je n’aurais pu l’imaginer autrement. Moi, je vis pour rouler, et j’ai eu la chance de voir beaucoup de grands changements dans l’univers du vélo de montagne. L’arrivée du vélo de montagne électrique est de loin le plus emballant. » – Wade Simmons

L’Altitude POWERPLAY a été conçu et fabriqué avec la même passion et le même enthousiasme pour le vélo de montagne qui propulsent Rocky Mountain Bicycles depuis maintenant 37 ans.

Précédent Caractéristique Sam Schultz, éternel aventurier des routes De l’épreuve olympique de cross-country au perpétuel voyage sur la route, Sam Schultz ne vit que pour le vélo de montagne. Il a grandi en visant la première place du podium et a toujours été stimulé par l’adrénaline des compétitions serrées.
Prochain Caractéristique Rocky Mountain Race Face Enduro Team La saison 2018 des Enduro World Series est sur le point de commencer, et nous sommes heureux d’annoncer notre nouveau partenariat au Canada avec Race Face Performance Products. C’est une immense fierté pour nous de lancer la Rocky Mountain Race Face Enduro Team!
Caractéristique

Rocky Mountain Race Face Enduro Team

February 01, 2018

Nous sommes absolument emballés de retourner aux Enduro World Series en 2018, et d’annoncer notre nouveau partenariat au Canada avec Race Face Performance Products. C’est avec beaucoup de fierté que nous créons ensemble la Rocky Mountain Race Face Enduro Team pour entreprendre une saison de compétition bien remplie, sous le signe de la passion, de la motivation et de l’ardeur.

EWS Team
Nos deux marques ont une riche histoire commune qui remonte à 1993. Rocky Mountain et Race Face étaient au cœur de l’action quand le freeride est né; sous le même toit, elles alliaient leurs forces pour répondre aux besoins des riders très exigeants du North Shore. Déjà 25 ans plus tard, Race Face fabrique certaines des meilleures pièces au monde, et c’est un honneur pour nous d’être officiellement réunis comme partenaires derrière notre équipe des Enduro World Series.

TEAM RIDERS

Jesse Melamed
EWS TeamEWS Team

  • 12e au classement général – Enduro World Series 2017
  • 1er à l’épreuve de Whistler, Canada – Enduro World Series 2017

 

"Je suis emballé d’entamer un nouveau chapitre pour l’équipe. L’arrivée de Race Face dans l’aventure renforce notre identité canadienne. J’ai vraiment hâte de collaborer de près avec une autre marque locale qui partage ma passion et mes racines. Il a été difficile de me remettre de ma chute à l’épreuve de Finale Ligure en fin de saison, mais je me suis entraîné fort, et j’ai bon espoir de commencer la saison en lion à la première épreuve!" – Jesse Melamed

 

Rémi Gauvin
EWS TeamEWS Team

  • 8e au classement général – Enduro World Series 2017
  • 5e à l’épreuve de Whistler, Canada – Enduro World Series 2017

"Notre partenariat avec Race Face, une marque solidement ancrée au Canada, est unique dans l’univers des Enduro World Series, et vraiment excitant pour moi. Je suis tellement impatient de donner le coup d’envoi à la saison en Amérique du Sud dans quelques semaines. Le voyage s’annonce bien, avec Jesse, Andréane, une nouvelle équipe de mécaniciens et une nouveau gérante! J’ai eu une période hors saison vraiment productive, et je me sens en grande forme pour la première épreuve." – Rémi Gauvin

Andréane Lanthier Nadeau
EWS TeamEWS Team

  • 11e au classement général – Enduro World Series 2017
  • 3e à l’épreuve de Wicklow, Irlande – Enduro World Series 2017

"Je suis heureuse de faire encore partie de l’équipe en 2018; je m’y sens vraiment à ma place. Avec tous ces éléments qui jouent en ma faveur, c’est encore plus difficile de savoir que je devrai manquer les deux premières courses à cause de ma blessure au poignet. Mais je peux compter sur le soutien de mon équipe, et ma priorité est de retrouver toutes mes forces pour être de la partie le plus vite possible. J’ai hâte de voir comment nous évoluerons en tant qu’équipe cette année, et j’entends profiter non seulement de la compétition, mais aussi de l’atmosphère." – Andréane Lanthier Nadeau

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Nous en profitons aussi pour remercier chaleureusement tous les commanditaires de l’équipe : Maxxis, Shimano, Fox, Smith, WTB, FTI Consulting, EVOC, Stages Cycling et OneUp Components.
Team Sponsors

 

Précédent Caractéristique L’Altitude Powerplay maintenant offert au Canada Nous lancions d’abord l’Altitude POWERPLAY en Europe en juillet dernier, et après une saison incroyable à l’étranger, nous sommes fiers de le ramener au bercail en annonçant sa vente prochaine au Canada.
Prochain Caractéristique Resolutions Alors, qu’est-ce que ça prend pour se démarquer en compétition et décrocher un diplôme en économie ou en kinésiologie dans ses temps libres? Le travail d’équipe et la résilience. Ces deux riders de Rocky Mountain et de 7mesh savent bien que le succès, ce n’est pas uniquement la capacité pulmonaire ou la taille des quadriceps. C’est plutôt une question d’équilibre de vie. L’entraide y est pour beaucoup, ainsi que le fait de se culpabiliser mutuellement si on tombe dans les biscuits!
Caractéristique

Resolutions

January 11, 2018

Duo inséparable

Pour beaucoup de gens, il n’est pas évident de terminer des études postsecondaires. Pour d’autres, s’entraîner et participer à des compétitions dans le rude climat canadien est drôlement intimidant. Mais faire les deux en même temps? Les athlètes compétitifs Félix Burke et Quinn Moberg, de Victoria en Colombie‑Britannique, qui sont aussi colocataires, réussissent pourtant à mener ces deux ambitieux projets de front. Résultat : un mode de vie qui se divise également entre les études et l’entraînement nécessaire pour maintenir un classement enviable sur le circuit canadien de vélo XC.

Alors, qu’est-ce que ça prend pour se démarquer en compétition et décrocher un diplôme en économie ou en kinésiologie dans ses temps libres? Le travail d’équipe et la résilience. Ces deux riders de Rocky Mountain et de 7mesh savent bien que le succès, ce n’est pas uniquement la capacité pulmonaire ou la taille des quadriceps. C’est plutôt une question d’équilibre de vie. L’entraide y est pour beaucoup, ainsi que le fait de se culpabiliser mutuellement si on tombe dans les biscuits!

Entrevue avec Félix Burke

M. B. : Depuis combien de temps fais-tu des compétitions?
F. B. : J’en fais depuis ma première année d’école intermédiaire, alors ce sera ma sixième saison. Professionnellement, je crois que ce sera ma quatrième année.

M. B. : Peux-tu m’expliquer comment tu as grandi en partie en Colombie‑Britannique et en partie au Québec?
F. B. : Quand j’avais 13 ans, ma famille est partie de Mont-Tremblant, au Québec, pour s’installer à Whistler. Ma mère avait eu une offre d’emploi là-bas, et mes parents avaient envie de vivre cette aventure – comme ils viennent tous deux de l’Est du Canada, pour eux, Whistler représentait le paradis du plein air et du ski, qu’ils adorent. Nous avons donc déménagé à Whistler, où des amis que j’avais rencontrés en ski m’ont fait découvrir le vélo de montagne. Durant l’été, ils roulaient, et je les ai tout simplement suivis. J’ai tout de suite eu la piqûre, et la communauté du vélo m’a plu. J’ai commencé à participer aux courses locales avec mon père, et j’ai appris qu’un prix appelé le Lumpy Award existait. [NDLR : La Whistler Off Road Cycling Association décerne cette récompense au jeune de la collectivité incarnant le mieux les valeurs de l’association.] Je me suis alors mis à me concentrer là-dessus, et à vouloir m’améliorer. Je suppose que c’est à ce moment-là que j’ai commencé mon entraînement.

M. B. : Et pourquoi as-tu redéménagé au Québec finalement?
F. B. : L’année de mes 16 ans. Ma mère a eu une autre offre d’emploi à Mont‑Tremblant, et mes parents ont décidé de retourner au Québec pour plusieurs raisons. J’étais inquiet, parce que je croyais que tout le vélo de montagne digne de ce nom était en Colombie‑Britannique, mais en fait, la scène du XC est vraiment vivante dans l’Est du pays. Je me suis juste tourné vers le XC plus classique et j’ai commencé à travailler avec un entraîneur. Mes parents ont vu à quel point j’aimais ça. Eux aussi avaient été inquiets, car ils avaient peur de m’enlever une activité que j’adorais. Au fond de moi, je savais que je retournerais un jour dans l’Ouest.

M. B. : Après avoir vécu à Whistler, tes aptitudes en vélo devaient être développées en comparaison avec celles des riders de Mont-Tremblant?
F. B. : C’est certain. À mon retour, mes aptitudes étaient solides. En plus, quand on est jeune, on a tendance à pousser ses limites d’une façon unique; plus on vieillit, plus c’est difficile à faire. C’est tout simple : un ami fait un saut, et on se lance aussi sans trop y penser. Je crois que j’ai eu une grande chance d’apprendre si tôt, parce que je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment eu à m’exercer. Mes aptitudes à vélo me viennent naturellement, et je pense que c’est parce ce que je roulais à Whistler quand j’étais tout jeune, m’élançant sur des ruptures de pente ou dans le vélo-parc. Ce sont des choses qui restent.

M. B. : Et quand Quinn [Moberg] et toi vous êtes-vous rencontrés?
F. B. : C’est une histoire un peu spéciale. Je savais déjà qui il était et je l’admirais. À la fin de l’été juste avant mon retour à Mont‑Tremblant, il y avait un camp de sélection pour l’équipe provinciale de Colombie‑Britannique, et même si je savais que je déménageais bientôt, j’avais voulu participer pour rencontrer l’entraîneur et me faire une idée de l’ambiance. J’ai connu Quinn dans une des nombreuses courses du camp, un contre-la-montre que j’avais vraiment aimé. Il m’avait alors invité à rester chez lui à Squamish, comme le camp était là et que moi, je vivais à Whistler. C’était la première fois que je lui parlais, mais je le respectais déjà et je le connaissais de réputation.

Ensuite, nous avons un peu gardé contact. Par exemple, nous échangions des courriels si l’un ou l’autre faisait une bonne course, et nous avons commencé à planifier des voyages ensemble. Quand j’ai décidé de revenir en Colombie‑Britannique pour étudier à l’Université de Victoria, je n’avais pas d’endroit où rester. Je lui ai envoyé un message, et il m’a dit de venir vivre chez lui. C’est à partir de là que nous sommes devenus de bons amis. Tout a vraiment bien fonctionné.

M. B. : L’université, ça occupe. Réussissez-vous à vous entraîner souvent ensemble malgré tout?
F. B. : Oui. Nous y arrivons assez régulièrement. Nos horaires de cours sont différents, et ça complique les choses. Si j’ai des cours le matin et pas Quinn, il s’entraîne seul, puis j’y vais l’après-midi, et vice-versa. Nous essayons quand même de nous entraîner ensemble le plus souvent possible la semaine, et nous faisons au moins une sortie ensemble presque toutes les fins de semaine. Bref, le plus souvent possible; je dirais environ deux fois par semaine.

M. B. : À quel point est-ce important d’avoir une personne proche avec qui s’entraîner?
F. B. : Énormément. Sur le vélo, oui, mais peut-être encore plus le reste du temps. Une part tellement grande de l’entraînement se joue entre les sorties de vélo, comme le travail de discipline nécessaire pour progresser. Quinn et moi, nous nous encourageons à rester motivés. Si je le vois manger quelque chose de mauvais pour la santé, je n’hésite pas à lui dire, et il me rend le même service. Nous sommes là pour nous épauler. Parfois, la motivation manque quand d’autres choses nous occupent. Je crois que c’est dans ces moments-là que nous sommes le plus chanceux d’être proches.

M. B. : Beaucoup de gens ont de la difficulté à gérer leurs études universitaires, et tu as une carrière d’athlète en plus. Comment établis-tu tes priorités?
F. B. : Je crois que la planification et la prévision jouent pour beaucoup. J’accorde autant d’importance à mes études et à ma carrière de cycliste. À l’automne, je privilégie peut-être un peu l’université, comme l’entraînement est relativement moins important à cette période de l’année, et que j’ai plus de cours à cette session. En revanche, c’est le vélo qui prend le dessus au printemps, alors je planifie mes travaux amplement d’avance pour pouvoir faire de plus longues sorties la fin de semaine. De cette manière, je n’ai jamais de mauvaises surprises sur le plan des études.

M. B. : Sens-tu que tu manques le côté festif de la vie universitaire?
F. B. : C’est vrai que notre vie d’étudiant n’est pas comme les autres, ce qui est parfois difficile. Certains de mes amis qui font la fête vivent des expériences que je ne partage pas, mais je ne sens pas nécessairement un manque côté social parce que je passe du temps avec mon ami Quinn, et que nous vivons la même aventure. C’est un peu comme travailler sur un projet commun.

M. B. : Que penses-tu du vélo à Victoria?
F. B. : J’aime vraiment rouler ici, les gros défis techniques ne manquent pas. Mais ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les montagnes… quand je grimpe jusqu’aux zones alpines. J’adore aussi faire des trucs très casse-cou, et c’est peut-être la seule chose qui me manque à Victoria. En revanche, le potentiel est énorme pour les sorties d’aventure. Près de Sooke, loin dans la forêt, on sent que la nature est réellement sauvage.

Victoria est l’endroit idéal pour s’entraîner : une belle communauté cycliste tissée serrée, de nombreuses compétitions et de beaux endroits où faire du vélo de route. En plus, il pleut beaucoup et souvent, ce qui crée des conditions difficiles en montagne, auxquelles il faut absolument s’habituer. Après, ces aptitudes sont précieuses, peu importe où la compétition a lieu. En Californie, les gens trouvent parfois qu’un parcours est difficile, alors qu’il fait beau soleil et que c’est une journée parfaite pour le vélo de montagne!

M. B. : Quinn et toi, vous êtes amis, mais crois-tu qu’un partenaire d’entraînement doit obligatoirement être aussi un ami?
F. B. : Personnellement, j’ai besoin de m’entraîner avec des amis. Je me suis déjà entraîné avec l’équipe nationale, où je roulais avec des cyclistes extrêmement talentueux et j’essayais d’apprendre le plus possible. Je trouve difficile d’être toujours dans un milieu compétitif, ce n’est pas un état d’esprit dans lequel je veux être constamment. Je préfère m’entraîner en compagnie d’une personne avec qui je peux passer du temps après. Ça devient une activité sociale. Surtout durant les sorties de fond, j’aime bien parler de tout et de rien, de ce qui se passe dans le monde, ou de relations interpersonnelles. Ça m’aide beaucoup à garder mon équilibre : avec la vie que je mène, je n’ai pas vraiment le temps de sortir et de faire d’autres activités, alors ma vie sociale se passe aussi sur le vélo.

M. B. : En quoi Quinn contribue-t-il à ton entraînement de vélo?
F. B. : Quinn est probablement le gars le plus intelligent que je connais. Il m’aide, et son approche m’aide elle aussi. Il a une perspective unique. Par exemple, quand il s’agit de planifier un voyage de vélo, Quinn analyse tout d’une manière que n’envisageraient pas d’autres coureurs. Il est également très bon en mécanique et il m’aide à régler mon équipement. Sur le vélo, Quinn est vraiment fort. Il ne se plaint pas et n’abandonne jamais. Je veux dire, dans les limites du raisonnable. S’il saigne ou quelque chose… [Rires] Sa résilience m’inspire. Si je me sens fatigué et qu’il continue de pousser, je ne me plaindrai pas non plus. Et nous passerons au travers. D’ailleurs, comme cyclistes, nos différents styles de conduite se complètent. En général, Quinn roule plus en puissance, et je dois parfois m’adapter. Pour ma part, je maintiens généralement une cadence soutenue, mais il est bon de se mettre au défi l’un l’autre en ayant des forces différentes sur le vélo et à l’entraînement.

Dès que j’ai fini l’école secondaire, je suis revenu dans l’Ouest. Maintenant, je vais à l’Université de Victoria et je roule pour Rocky Mountain. Plus jeune, à Whistler, je voyais les riders de Rocky Mountain et je les admirais. C’est comme un rêve qui se réalise. Même si je viens de l’Est du Canada et que les gens ne comprennent pas toujours pourquoi, la culture du vélo de la côte Ouest fait partie de mes racines, et rouler avec Rocky Mountain est un rêve devenu réalité.

Entrevue avec Quinn Moberg

M. B. : Te souviens-tu de ta première rencontre avec Félix?
Q. M. : Oui. C’était en 2012, je pense. Nous avions participé ensemble à un camp de vélo pour l’équipe provinciale de Colombie‑Britannique. C’était juste avant son déménagement au Québec. Il avait même dormi chez moi, mais nous n’étions pas encore des amis : c’était la première fois que je le rencontrais.

M. B. : Vous rouliez tous les deux déjà à un haut niveau?
Q. M. : Pour notre âge, oui, mais nous n’étions pas des prodiges non plus.

M. B. : Dirais-tu que vous êtes des durs du vélo?
Q. M. : Peut-être, oui, je crois que nous sommes de ce côté-là du spectre.

M. B. : Comme tu fais de la compétition XC dans le corridor Sea-to-Sky – où la culture est davantage au vélo all-mountain et freeride –, sens-tu une complicité immédiate quand tu rencontres d’autres cyclistes équipés pour le XC?
Q. M. : Je pense que oui. Quand je vivais à Squamish, Félix était davantage une connaissance qu’un ami. Nous nous sommes rapprochés depuis que nous vivons tous les deux à Victoria, mais ça faisait quelques années que nous nous connaissions, alors que j’étais ici et lui à Mont‑Tremblant. Il existe effectivement une communauté soudée de compétition XC dans la région Sea-to-Sky, l’île de Vancouver et la Sunshine Coast, mais aussi un style distinctif. Dans les compétitions partout au pays, le style de la côte Ouest est bien connu. Je crois qu’il vient justement de l’attitude décontractée propre au freeride, qui est tellement populaire ici. C’est l’esprit même du vélo de montagne, et il transparaît dans notre style en compétition.

M. B. : Raconte-moi un peu le changement que tu as vécu en déménageant de Squamish à Victoria.
Q. M. : J’en suis à ma troisième année [d’université]. Victoria est fantastique. Je ne dirais pas qu’un endroit ou l’autre est mieux, parce que j’aime aussi Squamish; les deux ont des avantages et des inconvénients. Le temps est plus clément à Victoria, mais pour le « vrai » vélo de montagne, c’est à Squamish que ça se passe. Victoria est parfaite pour l’entraînement : j’ai de bons partenaires, la forêt est magnifique et, pour rouler, le terrain est incroyable. À Squamish aussi, mais le paysage est différent. Ici, il y a des arbousiers Madrono, de la mousse, des roches et l’océan. Même si Squamish est une ville côtière, on ne roule pas au bord de l’eau chaque jour.

M. B. : À part le fait d’offrir du vélo à l’année, Victoria a-t-elle influencé ton style de conduite, peut-être en raison de sa communauté cycliste ou du style particulier qui la distingue?
Q. M. : Oui. C’est certain. Je me suis amélioré énormément, même si ça pourrait être dur à croire. Dans le corridor Sea-to-Sky, il y a évidemment des sections techniques, mais c’est souvent juste une question de témérité. Il suffit de trouver le courage de se lancer. À Victoria, il y a des obstacles du genre, mais assez peu. Les parcours sont très techniques aussi, et c’est une belle leçon d’humilité : on a peut-être moins besoin de prouver son courage, mais il faut aiguiser ses réflexes. La concentration est primordiale. La roche est beaucoup plus glissante, il y a plus de racines et les sentiers sont moins travaillés; sûrement parce qu’il y a moins de cyclistes. En somme, c’est vraiment plus technique à Victoria, et je crois que ça surprend les gens. Par contre, la sensation de pure montagne et les lignes épiques n’y sont pas. Le sentiment n’est peut-être pas aussi grandiose, mais c’est agréable de bien d’autres façons.

M. B. : En tant qu’athlète compétitif de XC, tu dois être capable de passer les sections techniques rapidement… les sentiers ne sont pas nécessairement casse-cou, mais les erreurs peuvent coûter beaucoup de temps.
Q. M. : Exactement. En vélo de montagne, à Victoria, si on ne donne pas tout ce qu’on a, ça paraît. Près de la maison de mes parents à Squamish, pour descendre la Rupert ou un autre sentier coté intermédiaire, la concentration n’est pas aussi essentielle. C’est pareil pour les montées. À Victoria, un cycliste doit être concentré, en forme et préparé à rouler en montagne, sinon il sera lent. Je pense que ce sont les choses les plus importantes que Victoria m’a apprises : la concentration et la technique.

M. B. : C’est fantastique que ce soit possible de rouler à l’année sur l’île de Vancouver, mais en revanche, le climat est parfois extrêmement rude et pluvieux. Quel est l’effet d’environ quatre ou cinq mois dans des conditions mouillées à l’entraînement?
Q. M. : Ça endurcit, c’est sûr. On peut faire du vélo toute l’année, mais c’est parfois sous la pluie, à 5 °C. Ce n’est pas une raison de ne pas sortir pédaler, mais ça travaille l’endurance, sans aucun doute. Je le vois comme un avantage. Le fait de passer par là… Je n’utiliserai pas le mot « misérable », j’essaie de l’éviter. Mais c’est difficile, même très difficile à faire.

M. B. : Qu’en est-il de l’équipement? Penses-tu qu’une entreprise – ou du moins son équipe de recherche et développement – doit absolument se trouver sur la côte Ouest pour concevoir un produit adapté aux conditions mouillées?
Q. M. : C’est certainement un avantage, et j’en suis conscient. Félix et moi, nous nous entraînons beaucoup ensemble, et nous discutons de nos idées, mais nous pouvons aussi compter sur des professionnels de l’équipe ici même, à Victoria. Nous roulons tous les deux avec le même équipement. Nous sommes tellement chanceux; tout est mis en œuvre pour que nous soyons vraiment à notre aise. Nos vélos sont conçus expressément pour les conditions locales. Notre équipement est optimal, jusqu’aux pièces de nos vélos.

M. B. : Surtout quand on parle de compétition XC, chaque avantage compte. Même les petits détails peuvent aider.
Q. M. : Oui. L’objectif est d’être le plus à l’aise possible. C’est incroyable, vraiment toute une chance.

M. B. : Quelle est la différence entre rouler seul et rouler avec Félix?
Q. M. : Félix me donne une petite dose de motivation supplémentaire. Je ne sais pas trop comment le dire. C’est une forme de compétition dans le sens où nous nous poussons à nous dépasser l’un l’autre. Il me porte à donner le meilleur de moi-même, ou presque, dans plusieurs aspects de ma vie. Mais ce n’est pas une compétition dans le sens où je voudrais être meilleur que lui. Je veux qu’il atteigne son plein potentiel, et si ça signifie d’être meilleur que moi, c’est parfait. Mais il me motive, et pas seulement à l’entraînement. Le fait d’avoir une autre personne qui s’entraîne et étudie comme moi me responsabilise. Autrement, ce serait très facile de négliger mes travaux d’école.

M. B. : En vélo de montagne, il y a beaucoup d’équipes, mais travaillent-elles souvent vraiment ensemble? Je sais que c’est beaucoup plus courant dans l’univers du vélo de route, mais j’ai l’impression que Félix et toi, vous avez une relation traditionnelle, où vous vous motivez, vous entraînez et vivez ensemble. Ça devient presque holistique.
Q. M. : Absolument. Je crois que c’est assez unique. J’ai été dans l’équipe de Rocky Mountain et dans d’autres équipes plus petites auparavant, mais je n’ai jamais vu mes coéquipiers comme des gens avec qui je travaillais. Nous avions seulement le même commanditaire. En plus, si le commanditaire de Félix était différent, je crois que nous travaillerions ensemble quand même. Le fait d’être dans la même équipe rend notre collaboration encore plus exceptionnelle.

M. B. : Les études universitaires me semblent assez exigeantes à elles seules, mais tu étudies presque à temps plein en plus de faire du vélo à un niveau compétitif. Penses-tu que d’autres aspects de ta vie en souffrent un peu?
Q. M. : Merci, mais je dois dire que oui. Je fais un gros sacrifice, c’est certain. Les gens parlent de leurs années d’université comme d’une expérience… et je ne sais pas trop si je passe à côté. Je ne veux pas dire que ma vie est désagréable, mais je ne fais pas souvent la fête, même presque jamais. Je ne participe pas aux conversations avec mes collègues entre les cours. J’essaie de gérer mon horaire le plus efficacement possible, et ça me coûte les moments libres que je pourrais passer avec les autres. Ce qui compte le plus est de savoir organiser mon emploi du temps, de bien canaliser mon énergie et de respecter mes plans ensuite. Il faut persévérer. Je précise que je ne suis déçu de rien. Si je voulais faire autre chose, je le ferais. Je suis ici parce que c’est ce que je veux.

M. B. : J’ai demandé à Félix ce que tu lui as montré. Et lui, que t’a-t-il appris?
Q. M. : Quelques trucs sur le vélo : il est vraiment talentueux. Je crois d’ailleurs que les gens sous-estiment ses aptitudes. Oui, je dirais surtout le maniement du vélo… et simplement le fait de suivre son rythme dans les sentiers. Il me pousse à me dépasser, parce qu’il est un rider remarquable. Il m’aide aussi à mener une vie équilibrée. Il m’arrive de m’en faire à propos du vélo, des études ou d’autre chose, et je crois que Félix m’aide à rester bien dans ma peau.

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Précédent Caractéristique Rocky Mountain Race Face Enduro Team La saison 2018 des Enduro World Series est sur le point de commencer, et nous sommes heureux d’annoncer notre nouveau partenariat au Canada avec Race Face Performance Products. C’est une immense fierté pour nous de lancer la Rocky Mountain Race Face Enduro Team!
Prochain Caractéristique Wade Simmons' Pipedream Built on the projections of the future and a fondness of the past, this is a story of Wade Simmons’ Pipedream.
Caractéristique

Wade Simmons' Pipedream

December 05, 2017

Wade Simmons has been in the free ride game since the beginning. His mark has been left on our sport through an extensive catalogue of images and video segments, showcasing his creative ability to conquer lines with unmistakable style. Simply put, Wade’s career has been driven by his desire to do something different. While watching the archived footage of himself riding in The Moment, he couldn’t help but get nostalgic on the bikes that helped make his career.

Bikes like the Pipeline, Switch, RMX, RM7, and RM9 were the tools of Wade’s trade. To him, these were the bikes that had soul. The “Thrust Link”, “NE 3”, and “3D Link” were some of the iconic technologies that helped make these bikes special. This was at a time where adding linkage plates to everything was the obvious solution. 

Wade is what we call an “ideas man.” Fueled by Wade’s creativity, Rocky Mountain Bicycles decided to build a very special bike, founded on nostalgia and designed to modern day standards. Tapping into some of his old favourite lines, this is a story of Wade Simmons’ Pipedream.
 

Wade Simmons Pipedream

 

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Wade Simmons Pipedream

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Gussets and linkage plates were an iconic look of the early 2000's. Riders like Wade were beginning to push mountain biking in a new direction, and the frame designs were changing to meet their demands. From 49mm straight head tubes to adding extra gussets for flair, the Pipedream embodies the renegade spirit of freeride.
 

Wade Simmons Pipedream

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Many of the early Rocky Mountain freeride bikes had a feature that allowed you to mount the rear shock in 3 different locations. This was known as "NE 3", and required 2 linkage plates on either side of the shock with a cross-brace to stiffen everything torsionally. While having a bit of fun with cross-bracing designs, the NE 3 Man was born.
 

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The 3D Link was a CNC'd feature on our full suspension bikes of the late 90's and early 2000's. Platforms like the Element, Edge, and Slayer all had versions of the 3D Link, which made it a natural addition to Wade's Pipedream.
 

Wade Simmons Pipedream

 

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The Rocky Mountain Bicycles Development Centre is located at the foot of Vancouver's North Shore mountains and is home base for all of our product development. It's here that we weld our prototype frames, test new ideas, and fine tune the details. Longtime Rocky Mountain Bicycles welder, Al Kowalchuk worked on this custom project, delivering an incredible finished product.
 

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The Godfather of Freeride, Wade Simmons.

Rocky Mountain is proud to have been involved with the feature film, The Moment. We would also like to say a huge Thank You to Wade Simmons for his continued inspiration and dedication to freeride mountain biking.

Presented by Rocky Mountain Bicycles
Featuring Wade Simmons' Pipedream
 

PIPEDREAM
Frame Development & Design by Tom Ferenc, Lyle Vallie, Joe Kerekes, and James Mallion
Welding by Al Kowalchuk
Frame Preparation by Billy Chang
Paint by Harald Strasser at Toxik Design Laboratory

MUSIC
Magic Unfolding by Big Score Audio &
Voytek by The Heavy Eyes
All rights reserved. Used with permission.

FILM
A Film by Scott Secco
Featuring Wade Simmons
Produced by Stephen Matthews
Guest Appearances by Darcy Turenne and Rocky Mountain Bicycles staff
Sound Design by Keith White Audio
Typography by Mike Taylor

Archived footage by Todd Fiander, Christian Begin, Bjorn Enga, Darcy Wittenburg, and Jorli Ricker
Photography by Margus Riga

Special Thanks to Fox Suspension, Race Face, and Shimano

Précédent Caractéristique Resolutions Alors, qu’est-ce que ça prend pour se démarquer en compétition et décrocher un diplôme en économie ou en kinésiologie dans ses temps libres? Le travail d’équipe et la résilience. Ces deux riders de Rocky Mountain et de 7mesh savent bien que le succès, ce n’est pas uniquement la capacité pulmonaire ou la taille des quadriceps. C’est plutôt une question d’équilibre de vie. L’entraide y est pour beaucoup, ainsi que le fait de se culpabiliser mutuellement si on tombe dans les biscuits!
Prochain Caractéristique Quand la perspective change Le sentiment de liberté que procure le vélo est incomparable : de la toute première fois où vous avez quitté l’entrée chez vos parents jusqu’à votre dernière escapade sur votre sentier simple préféré. L’activité évolue, et chaque sortie a un contexte unique, mais votre amour du vélo ne devrait jamais changer. Des athlètes professionnels comme Wade Simmons et Jesse Melamed, maîtres de l’heure de notre sport, repoussent leurs limites grâce aux nouvelles technologies et réinventent sans cesse notre façon de rouler.
Caractéristique

Quand la perspective change

October 30, 2017

Le sentiment de liberté que procure le vélo est incomparable : de la toute première fois où vous avez quitté l’entrée chez vos parents jusqu’à votre dernière escapade sur votre sentier simple préféré. L’activité évolue, et chaque sortie a un contexte unique, mais votre amour du vélo ne devrait jamais changer. Des athlètes professionnels comme Wade Simmons et Jesse Melamed, maîtres de l’heure de notre sport, repoussent leurs limites grâce aux nouvelles technologies et réinventent sans cesse notre façon de rouler.

www.bikes.com pipeline

"En vélo de montagne, ce qui m’a toujours motivé est de trouver des lignes originales et d’arriver à enchaîner des sections hypertechniques à d’autres tout en fluidité. Je roule avec des pneus de 2,3 à 2,5 po depuis plus de 20 ans maintenant, alors leurs limites, je les connais. Avec des pneus format Plus, j’ai encore plus de choix de lignes, et j’adore ça!" – Wade Simmons

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C’est grâce à sa créativité que Simmons évolue constamment. Dans les sentiers, il réussit l’impossible; même les sections les plus techniques semblent faciles sous ses roues. Et ça ne date pas d’hier : encore aujourd’hui, son rôle dans Shift – qui avait été déterminant pour le "parrain du Freeride"  tout jeune à l’époque – montre bien que c’est dans sa nature de redéfinir les limites du possible.

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"J’ai compris que le grand avantage des pneus format Plus est qu’ils permettent de conserver l’élan et la vitesse à travers les obstacles. Le terrain accidenté, ces pneus n’en font qu’une bouchée! La pression d’air idéale peut être légèrement difficile à trouver, mais une fois que c’est fait, plus rien ne vous retient!" – Wade Simmons

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Jesse est capable d’une concentration hors du commun, et ses résultats de compétition contre les plus rapides du monde le prouvent. Il sait quand foncer, et tous ceux qui ont roulé avec lui vous le diront : une fois sur le sentier, il ne recule devant rien. La détermination fait partie de son ADN, et son habileté à voir de nouvelles lignes et à les exploiter lui a permis de se démarquer dans les Enduro World Series comme dans son propre terrain de jeu, à Whistler.

"En roulant avec des pneus format Plus, je vois qu’il y a beaucoup de façons d’envisager un sentier. Mon esprit est plus ouvert aux possibilités, et je visualise mieux les différentes lignes lorsque je m’entraîne pour une épreuve des Enduro World Series." – Jesse Melamed

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"Essayer le tout nouveau Pipeline, comme n’importe quel nouveau vélo, c’est vraiment enivrant! J’aime faire des sauts et m’amuser dans le sentier, et sur le Pipeline, je peux atterrir même dans les sections les plus ardues et m’en sortir sur deux roues. Chaque fois que je réussis une ligne absurde, j’ai envie d’en essayer une autre. C’est ma manière préférée de faire du vélo de montagne." – Jesse Melamed

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Le nouveau Pipeline a 140 mm de débattement arrière, donc 10 mm de plus que le modèle précédent. Le système RIDE-9 intégré à la biellette permet un ajustement précis de la géométrie et de la suspension arrière du vélo. Jesse, bien connu pour s’élancer avec ardeur et le plus vite possible, règle sa suspension en position 1, la plus souple et progressive qu’offre le système. Wade, qui préfère davantage de souplesse à l’avant et une suspension arrière plus linéaire, privilégie la position 3.

"Jesse n’a pas froid aux yeux, j’adore rouler avec lui! Il me fait sourire parce qu’il me ressemble quand j’étais plus jeune : juste un gars sur son vélo, qui essaie des trucs impossibles. Pour moi, il incarne le “vrai” adepte du vélo de montagne, parce qu’il aime tous les aspects du sport. Quand nous roulons ensemble, un défi n’attend pas l’autre. C’est stimulant, nous enchaînons les obstacles difficiles en faisant les fous... et c’est exactement ça, l’esprit du vélo de montagne!" – Wade Simmons

 

Présenté par Rocky Mountain Bicycles
Mettant en vedette le tout nouveau Pipeline
Un film de Max Berkowitz
Riders : Wade Simmons et Jesse Melamed
Montage : Max Berkowitz
Typographie : Mike Taylor

Photographie : Robin O’Neill

Précédent Caractéristique Wade Simmons' Pipedream Built on the projections of the future and a fondness of the past, this is a story of Wade Simmons’ Pipedream.
Prochain Caractéristique In the Valley of the Sun Stretching through high mountain meadows and down deep winding valleys, Thomas Vanderham and Sam Schultz set out with their sights set on singletrack.
Caractéristique

In the Valley of the Sun

October 24, 2017

 

Stretching through high mountain meadows and down deep winding valleys, the trails of Sun Valley, Idaho are absolutely world class. The trails themselves hold a special feeling, built from the legacy of pioneers and visionaries exploring the region. Rocky Mountain Bicycles’ athletes, Thomas Vanderham and Sam Schultz, set out with their sights set on singletrack, tapping into their instinct for adventure.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Spending a week exploring Sun Valley with Sam Schultz on the new Rocky Mountain Instinct was somewhat of a blur. Not just because chasing an Olympian up mountains at altitude is tough business, but because I quickly realized that there's a lot more to Sun Valley than the picture perfect single track it’s famous for.” - Thomas Vanderham

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

Mining, farming, and tourism have swept through Blaine County to meet the changing demands of passing decades. Adaptation and perseverance has kept Sun Valley alive, and forward thinking has led to developments such as the world’s first chairlift in 1936. Connecting with the area in a more traditional sense, American legends like Ernest Hemmingway lived out his life here, hunting and exploring the Wood River Valley, with an inspired take on the natural surroundings.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Even after we rode some of the local classics, shredded new purpose-built singletrack, and climbed into the alpine to stay in a local piece of mountain history, it felt like we had just scratched the surface. I can't believe how much fun I've had riding the new Instinct. I was blown away by how effortlessly the bike carries speed, while improvements to the geometry and stiffness keep it nimble and stable. Next time I'll have to come for month, and I probably still won't run out of trails to ride." – Thomas Vanderham

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

The Pioneer Cabin was built by the Sun Valley Company in 1937 to help increase accessibility for skiers in the Pioneer Mountains. Ascending more than 23 relentless switchbacks through both wide-open grasslands and thick forest, the statement painted on the roof of the cabin, “the higher you get the higher you get,” is awfully matter of fact. The cabin builder, Averell Harriman, decided that the remote area around Sun Valley would be the perfect location for staging adventures, allowing people to spend more time exploring the backcountry. 

 

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Living in Missoula, MT, I have no shortage of pristine, buffed out singletrack right out my back door. The big difference in Sun Valley is the immense quantity of trail and the ability to ride right from town and get deep into the rugged mountains surrounding the valley. It had been awhile since my last visit, which was in 2012 and I managed to take the win at the XC National Championships.” – Sam Schultz

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

The world has become a smaller place, yet the opportunity for creative rides and unlikely trail connections are still very real in Sun Valley. In a combination of paper maps and downloadable apps, navigating legacy routes is a harmonious blend of historical and modern adventure.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"I’ve admired Thomas’ riding in videos for years, watching in awe while grinding on an indoor trainer all winter as a 16-year old racing fanatic. I was truly blown away to see his precision on the trail in real life. Every turn, technical feature, and jump was nailed with absolute perfection." - Sam Schultz 

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

" knew the trails were sweet and I was pumped to head there for more exploration on a bike designed for exactly the type of riding that has inspired me the most lately. The Instinct and I immediately felt like a match made in heaven. It was the perfect blend of Altitude and Element; fast feeling 29" wheels, plenty of travel to ride aggressively, rocket-like efficiency, all in a nimble package that is quite simply put, incredibly fun,” - Sam Schultz

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"It is good to have an end to journey towards; but it is the journey that matters in the end.” - Ernest Hemingway. Ernest Hemingway was an American Novelist and Nobel Prize winner who moved to (and was buried in) Ketchum, Idaho.

Presented by Rocky Mountain Bicycles
Featuring the all-new Instinct

FILM
A Film by Liam Mullany
Cinematography by Liam Mullany & Andre Nutini
Featuring Thomas Vanderham & Sam Schultz
Edited by Liam Mullany & David Peacock 
Colour by Sam Gilling
Post Production Sound by Keith White Audio
Typography by Mike Taylor
Photography by Margus Riga

MUSIC
Denmark/ Van Gogh & Gone
Written and Performed by Psychadelic Porn Crumpets
All rights reserved. Used with permission.

Thanks to Gabe Schroeder, Sun Valley Resort

Précédent Caractéristique Quand la perspective change Le sentiment de liberté que procure le vélo est incomparable : de la toute première fois où vous avez quitté l’entrée chez vos parents jusqu’à votre dernière escapade sur votre sentier simple préféré. L’activité évolue, et chaque sortie a un contexte unique, mais votre amour du vélo ne devrait jamais changer. Des athlètes professionnels comme Wade Simmons et Jesse Melamed, maîtres de l’heure de notre sport, repoussent leurs limites grâce aux nouvelles technologies et réinventent sans cesse notre façon de rouler.
Prochain Nouvelle Le nouveau Pipeline Le tout nouveau Pipeline : la confiance ajoutée des pneus format Plus sur les sentiers techniques et ardus, dans une plateforme de trail agressif.

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