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POWERPLAY : Wade Simmons dans le sud de la France

June 26, 2017

Texte de Wade Simmons
Photos de Matt Wragg

J’ai toujours été dans les premiers à adopter une nouveauté, que ce soit des vélos de freeride en 1997 ou des vélos de montagne électriques en 2017. Quand Rocky Mountain m’a demandé de participer à la vidéo de lancement de l’Altitude POWERPLAY, je n’ai pas hésité une seconde. Le vélo de montagne, j’en mange. Montées, descentes, XC, freeride, vélos électriques — je carbure à tout ça. C’est pourquoi ce projet m’allumait. Et peut-être aussi parce que j’aime ça brasser les choses.

J’avais participé à la mise au point du vélo Altitude « ordinaire » et donné mon opinion sur certains des premiers prototypes électriques. Mais le but de ce projet était de présenter mes premiers essais du vélo Altitude POWERPLAY.

Après discussion, on a choisi d’aller dans le sud de la France, où il y a un climat chaud, des sentiers spectaculaires et de délicieux glucides. Comme l’Europe est la chef de file des vélos de montagne électriques, c’était l’occasion idéale de voir le produit de Rocky Mountain en action au pays des croissants et des accros à Strava.

Après un vol de nuit de Vancouver à Nice et quelques heures de route, on est arrivé au premier site de tournage, où nous attendaient nos amis Gaëtan et Gaëtan. Heureusement, l’un d’entre eux se fait appeler « Baguette »; son nom de famille ressemble à « du pain », et on sait combien le pain, pour les Français, c’est du sérieux.

Je souffrais d’un méchant décalage horaire, mais je n’ai pas pu m’empêcher de tester la bête. J’ai dit à Baguette : « C’est le moment de vérité. »

J’ai été complètement renversé. Dans la vidéo, on voit à quel point j’étais surexcité malgré le manque de sommeil; oui, j’avais vraiment l’air de ça! C’est à ce moment précis que j’ai constaté le potentiel réellement infini des vélos électriques.

Le lendemain, on a trouvé une paroi parfaitement courbée, qui semblait faite sur mesure pour le vélo. Mais l’approche était accidentée et légèrement ascendante.

« J’essaye ça! », me suis-je exclamé dès que je l’ai vue. Mais au fond de moi, je n’étais pas certain d’y arriver. J’ai pédalé quelques tours et réussi à la parcourir d’un bout à l’autre du premier coup.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est combien cette deuxième source d’énergie ouvrait de nouvelles possibilités sur tous les terrains. Je pouvais parcourir la paroi de façon fluide en intégrant aussi toutes sortes d’éléments. Cet endroit était beaucoup trop amusant!

Suivant les conseils de Lilian, gérante de l’équipe des Enduro World Series de Rocky Mountain, on s’est rendu à Toulon pour changer de rythme. Les terrains là-bas sont incroyables : ils sont extrêmement techniques et offrent des panoramas époustouflants sur la mer Méditerranée. Pas étonnant que cette région produit des riders parmi les plus rapides du monde.

Ici encore, le vélo m’a épaté, mais lors de la montée cette fois. Bien que j’aie commencé ma carrière en faisant des courses de XC et que j’adore les montées techniques, je ne dis jamais non à un petit coup de pouce de la gravité. Avec le POWERPLAY, c’est le monde à l’envers. Je n’ai pas hésité à mettre ce gain de vitesse et de fluidité à mon service dans les montées saccadées et difficiles de la région.

Il faut toujours garder un œil sur le sentier et ne pas rater de virage! Sérieusement, ne ratez pas le virage.

Je suis bien conscient de la chance que j’ai de voyager aux quatre coins du monde pour faire du vélo, mais maudit que les journées commencent souvent tôt. Chaque matin (4 h, est-ce qu’on peut vraiment appeler ça le « matin »?), je me lève péniblement — avec la grâce d’une taupe myope et grognonne — pour profiter des premiers rayons de soleil.

« Je ne suis pas certain qu’on va pouvoir le faire aujourd’hui », m’a dit Brian, notre producteur, berger du troupeau et éternel angoissé. Une épaisse couche de brouillard marin nous enveloppait pendant qu’on allait chercher à déjeuner (ce n’est pas des farces, les Français tiennent mordicus à leur pain!).

L’équipe de tournage craignait que le brouillard ne se dissipe pas avant le lever du soleil. Mais puisqu’on a fait tout ce chemin...

La chance nous a souri, et pas à peu près! Le brouillard s’est dissipé en tourbillonnant au sommet des montagnes côtières escarpées. Et on a eu droit à un lever de soleil sensationnel, absolument inoubliable.

Je ne pensais même plus au vélo! Quand je me suis lancé vers les ruines embrumées, c’était complètement surréel. C’était l’une des meilleures journées de vélo que j’ai eue depuis très, très longtemps.

On a fini le tournage ce soir-là. On est toujours un peu fébriles à la fin d’un excellent voyage, quand on sait qu’on a réussi à avoir exactement ce qu’on cherchait. On a célébré à un casse-croûte au bord de l’océan, en nous remémorant les moments forts et en songeant à de nouveaux horizons.

Ce voyage m’a fait voir le vélo de montagne d’un autre œil. Les temps changent. J’ai l’impression que nous venons seulement de commencer à exploiter un potentiel infini. En France, je me suis rendu compte que je ne me servais pas du vélo de montagne électrique pour diminuer mes efforts, mais bien pour ouvrir des portes et faire des choses qu’un vélo ordinaire ne permettrait pas. On n’est jamais trop vieux pour apprendre! Je découvre de nouveaux tracés dans des sentiers connus et je m’amuse comme un fou. J’ai bien hâte de voir où tout cela mènera!

——

Roulez plus souvent, plus loin, plus vite. Le modèle Altitude POWERPLAY est un vélo de montagne électrique qui roule comme un vrai vélo de montagne. Il confère une puissance de pointe à un vélo de trail agressif, et rend les terrains incroyables accessibles à tous. Il est seulement offert sur certains marchés européens.

 

Caméra : Liam Mullany
Deuxième caméra : Gaëtan Riou
Montage : David Peacock et Liam Mullany
Production : Brian Park
Son en post-production : Keith White Audio
Photographie : Matt Wragg
Nous tenons à remercier spécialement Fred Glo, Lilian Georges, Edgar Martins, Tribe Sport Group, Gaëtan Riou, Sarah Tatine et Gaëtan Dupin.

 

« Omar »
Interprété par Bayonne
Avec l’autorisation de Mom + Pop
En vertu d’une entente avec Hidden Track Music
open.spotify.com/track/54f36LcrbW4X9XPtdBZr3N

 
 
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Fourtified

May 14, 2017

Quatre cavaliers. Quatre par quatre. Les quatre feuilles d’un trèfle. Les quatre fers en l’air. Fourtified. Wade Simmons, Rémi Gauvin, Vaea Verbeeck et Carson Storch se sont rendus aux quatre coins du monde pour essayer leur nouvel Altitude devant nos caméras.

LOS ANGELES, CALIFORNIE
Texte et rider : Wade Simmons
Photos : Brian Vernor

Cette année, l’hiver en Colombie-Britannique a passé à l’histoire. Il était parfait pour le ski, mais pas tellement pour le vélo. Et moi, je tourne en rond comme un animal en cage quand je dois rester loin des sentiers. J’ai donc sauté sur l’occasion de dévaler les pentes bien au chaud dans la région de Los Angeles, sur le nouvel Altitude.

Conseil de pro : Quatre heures du matin, c’est le moment idéal pour sortir de la maison si on veut éviter les embouteillages de Los Angeles.

Los Angeles ne se trouve pas en tête de liste des meilleures destinations de vélo de la plupart des gens, moi y compris. Comme c’est la plus grande ville de la côte ouest américaine et qu’elle est paralysée par les pires embouteillages au pays, je me suis mis à me demander pourquoi nous y allions, au juste. Pourrions-nous échapper aux griffes de la ville et rendre justice au nouveau vélo? Toujours est-il que notre photographe et homme de la situation Brian Vernor nous a accueillis à l’aéroport. Moins d’une heure plus tard, il dissipait mes doutes devant des tacos d’enfer et une horchata au café. Il m’a promis que le vélo serait aussi bon que la bouffe.

Juste au cas où Vernor me contait des pipes, j’avais prévu un plan B. En 20 ans de recherche de pistes à filmer, j’ai visité la région à plusieurs reprises. Il me restait encore quelques filons à explorer. J’avais envie de le faire cette fois-ci.

Pour tout vous avouer, mes craintes étaient entièrement infondées. L’offre dans la région de Los Angeles est vaste et diverse. Nous avons parcouru des pistes urbaines simples et fluides, des sentiers subalpins pas trop sinueux, des sauts et des talus fraîchement aménagés, et quelques pistes en haute montagne. Il y en avait donc pour tous les goûts, et à seulement une heure de route du Hollywood Hotel, où nous logions. Bref, peut-être que le vélo était meilleur que la bouffe…

DERBY, TASMANIE
Texte et rider : Rémi Gauvin
Photos : Dave Trumpore

La deuxième ronde des Enduro World Series a mené la Rally Team à Derby, en Tasmanie. Sur ce réseau de sentiers aménagé il y a seulement trois ans, nous devions franchir sept étapes plus différentes les unes que les autres, qui s’étiraient sur 57 km avec 1 700 m de montée.

Le temps ensoleillé et doux de l’entraînement s’est changé en pluie le jour de la course, transformant nombre de pistes déjà difficiles en véritable bourbier. La deuxième étape comportait la très redoutée crevasse large d’un mètre sur Detonate; de nombreux riders ont été aspirés à l’intérieur et recrachés sur les rochers en contrebas. Mais le vrai défi de la course, c’était au début de la quatrième étape, où l’eau avait lavé la terre, qui aurait ralenti notre course, d’un jardin de roches lisses rempli de trous.

J’avais travaillé fort à m’adapter aux conditions changeantes pendant la course, et au fil de la journée, j’ai retrouvé mes forces, arrivant au quatrième rang à l’étape six. Assez rapide, elle permettait d’aller constamment à haute vitesse, ce qui convient à mon style. L’étape sept prévoyait un bref parcours dans le bois suivi d’un sprint jusqu’à la ligne d’arrivée. Ça me rappelait un peu les sentiers du North Shore, et c’était tant mieux. Il faisait un sale temps, j’avais froid, je ne voulais pas être si sale, mais j’ai continué.

Au bout du compte, j’ai réussi à me classer au neuvième rang, atteignant enfin mon but de figurer parmi les dix meilleurs dans une course des EWS. La Rally Team a remporté la victoire par équipe, tous les membres ayant fait bonne figure. Nous sommes tous ravis, mais nous nous préparons déjà pour la prochaine ronde!

SUNSHINE COAST, COLOMBIE-BRITANNIQUE
Texte et rider : Vaea Verbeeck
Photos : Margus Riga

La neige avait gagné le niveau de la mer à Vancouver, mais je voulais me mettre en selle et voir de quel bois se chauffait le nouveau vélo. Une solution s’imposait : la Sunshine Coast. Les conditions sur les sentiers y sont incroyables presque toute l’année, et le Coast Gravity Park abrite certaines de mes pistes préférées dans le monde entier.

J’aime ce parc. Les gens, l’ambiance et la belle ville de Sechelt contribuent à en faire une destination de choix. [Même si, pour une raison ou une autre, tout Sechelt utilise la police Papyrus... Qu’est-ce qui cloche? – Réd.] C’est l’un des endroits où je peux retrouver la sensation d’aller vite sur un vélo pendant la saison morte. Les responsables travaillent d’arrache-pied pour que leurs sentiers soient impeccables, et c’est le pendant idéal aux pistes techniques du North Shore.

Nous devions nous dépêcher à tourner les images parce qu’un système dépressionnaire majeur s’approchait, mais nous avions hâte de profiter de quelques jours de temps clair. Il faisait beau et sec, mais ô combien froid! On aurait dit des sentiers de verre parsemés d’aiguilles de pin – la recette parfaite pour me projeter sur la tête! Les virages sculptés à la perfection étaient blanchis de givre, ce qui produisait des sons étranges et donnait un aspect surréel à ma descente. Je ne sais même pas si j’avais trop d’adhérence ou pas assez.

Même si je redoutais de m’aventurer avec ce vélo en terrain naturel dans des conditions difficiles, je me suis rapidement habituée à ma nouvelle monture et j’ai commencé à prendre ma vitesse de croisière. Le ciel était bleu, j’avais les clés du parc en main et je me suis attaquée à des talus intouchés. À la fin, j’avais un nouveau vélo préféré, c’était assurément le moment fort de ma saison morte, et j’avais vite oublié la température sous le point de congélation.

Je suis reconnaissante de ces journées passées à dévaler les pistes, et j’ai l’intention de continuer de m’amuser cette saison!

QUEENSTOWN, NOUVELLE-ZÉLANDE
Texte et rider : Carson Storch
Photos : Tyler Roemer

Chaque passage sur la Fernhill Loop au-dessus de Queenstown a été épique. On y trouve un peu de tout. On monte sur un terrain alpin mixte, puis on s’enfonce dans des forêts indigènes cachant çà et là des descentes rapides. On aboutit au monument de McGazza, on présente ses respects à la légende, et on s’engage dans Salmon Run; un mélange de descentes techniques abruptes et de loam. Eh bien, sachez que ce vélo est fait pour la boucle.

J’ai aussi passé pas mal de temps dans le vélo-parc Skyline à Queenstown. J’avais réglé le système RIDE-9 à la position la plus faible. La suspension était assez rigide et le rebond, lent. Quand j’ai fait un 450° sur le tremplin, c’était tellement confortable! J’avais l’impression d’être sur un vélo de slopestyle. Puis quand j’ai repris les pistes d’assaut, il était vif et réceptif, absorbant des impacts assez solides comme si de rien n’était. C’est un vélo merveilleux en tout point.

La Nouvelle-Zélande est mon pays préféré; c’était donc un rêve devenu réalité de m’y rendre pour mettre le nouvel Altitude à l’essai.

Présenté par Rocky Mountain Bicycles
Mettant en vedette Altitude
Réalisation : Liam Mullany
Production : Brian Park
Riders : Wade Simmons, Rémi Gauvin, Vaea Verbeeck et Carson Storch
Caméra : Liam Mullany, Harrison Mendel et John Parkin
Montage : Liam Mullany
Couleurs : Sam Gilling
Son en post-production : Keith White Audio
Musique originale : Thinnen

 

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Prochain Nouvelle RMB x 7Mesh: Coastal Collaboration For the 2017 season we are launching the Coastal Collaboration with 7mesh Industries! The tightly focused collection features core 7mesh garments with Rocky Mountain design elements.
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Gullyver's Travels – Premier épisode

January 13, 2017
Texte de Geoff Gulevich
Vidéo de Damien Vergez

Je parcours le monde depuis plusieurs années pour participer à des compétitions, mais je m’étais rarement aventuré à l’extérieur des stations de montagne où se tiennent les épreuves. Plus je vieillis, plus j’ai envie d’échapper à la bulle du milieu et de sortir des sentiers battus. La raison d’être des Voyages de Gullyver, c’est justement de motiver tous les riders à quitter leur zone de confort et à explorer de nouveaux endroits.

Le premier épisode se déroule dans les Alpes françaises et met en vedette Tito Tomasi, mon ami de longue date et coéquipier avec Rocky Mountain. Globe-trotter, Tito est aussi un passionné du vélo de montagne au talent phénoménal, qui a roulé dans quelques-unes des régions les plus reculées de la planète. Sa devise est « Vive la vie! », et c’est exactement ce que nous avions en tête.

Notre aventure a commencé dans le village d’Abriès. Nous avons pédalé aussi longtemps que nous le pouvions, jusqu’à ce que la pente nous force à mettre pied à terre et à porter nos vélos. Rendus aux lacs du Malrif, à environ 2 430 m d’altitude, nous avons établi notre campement pour la nuit. Juste avant que le soleil disparaisse, nous avons allumé un feu et nous sommes rempli la panse : de la bière, du pain, de la viande et du fromage. Nous étions en France, après tout.
 
 
 

Le lendemain, nous nous sommes levés tôt et avons transporté nos vélos sur le dos durant quatre heures pour gravir le Grand Glaiza; l’atteinte de son pic enneigé valait décidément tous ces efforts. Après avoir admiré le paysage à couper le souffle, nous avons enfourché nos vélos pour la descente de 3 300 m qui nous attendait.

Nos chemins se sont séparés à notre retour au village. Tito partait pour une autre aventure et je me préparais à m’amuser ferme au Mountain Bike Park de Châtel, parc qui regorge de pistes fluides et de sauts de taille – pas surprenant que ses habitués soient si doués.

Après ces deux journées hautes en dénivelé, l’heure était venue de rentrer à la maison. Un gros merci à Tito, qui a été un guide extraordinaire, et au Mountain Bike Park de Châtel. L’accueil y est toujours incomparable.

À la prochaine. D’ici là, on se voit dans les sentiers!

— Gully

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L’Element de la victoire

November 27, 2016

Parmi tous les événements auxquels nous assistons chaque année, aucun ne nous remplit autant de fierté que la BC Bike Race (BCBR). Pendant les sept jours de cette course par étapes d’envergure internationale, c’est génial de voir autant de gens de partout dans le monde s’amuser sur les plus beaux sentiers de chez nous. Ils y découvrent la côte accidentée de la Colombie-Britannique et certaines des pistes simples de cross-country les plus difficiles du monde – le tout en campant entre l’océan Pacifique et la chaîne de montagnes côtière.

La dixième édition annuelle de la BC Bike Race était donc l’occasion idéale de mettre à l’épreuve notre plateforme Element repensée dans un vrai marathon de XC. Il va sans dire que les vélos et les riders ont été poussés à l’extrême durant les sept jours de la course! La météo était capricieuse et les pistes étaient exigeantes : les conditions parfaites pour voir ce que l’Element a dans le ventre.

Quinn Moberg, un jeune rider de 22 ans originaire de Squamish (C.-B.), est avec nous depuis plusieurs années. Nous avons eu l’incroyable plaisir de le voir évoluer en un adversaire redoutable sur le circuit XC. Et il caressait de grandes ambitions pour la BC Bike Race de cette année.

Revue du vélo – Quinn Moberg

« La BCBR est probablement la course de cross-country la plus dure au monde. Cette année, il a fait particulièrement froid et humide pendant les sept jours, et je n’ai pas eu besoin d’un seul ajustement mécanique. Je crois que ça en dit long sur la qualité de l’équipement que j’avais. »

« Le nouveau cadre a été un très gros plus pour moi. Je me suis tout de suite senti en confiance du point de vue technique, et la suspension m’a paru plus efficace. J’ai décidé de ne pas utiliser de levier à distance pour l’amortisseur, tout simplement parce que ce n’est pas nécessaire selon moi. En plus du nouveau vélo, j’utilisais aussi le nouveau système XT Di2 de Shimano pour la première fois. J’ai trouvé que le système de changement de vitesse électronique était intuitif et rapide comme l’éclair, ce qui était particulièrement utile sur les pistes que je ne connaissais pas. » – Quinn Moberg

  • Cadre : Element 999 RSL T.O. (grand – Quinn fait 1,80 m [5 pi 11 po])
  • Configuration : Position neutre du RIDE-9™
  • Amortisseur : FOX Float DPS Factory (100 mm, sans levier à distance)
  • Fourche : FOX Factory 34 (120 mm)
  • Entraînement : Shimano XT Di2
  • Pédalier : Shimano XTR
  • Freins : Shimano XTR Race
  • Roues : Stan’s NoTubes Valor
  • Pneus : Maxxis Ikon 2,2 EXO TR 3C (23 psi à l’avant, 24 psi à l’arrière)
  • Guidon : Race Face Next 35 mm (élévation de 10 mm, largeur coupée à 740 mm)
  • Potence : Race Face Turbine 35 mm (80 mm)
  • Poignées : Race Face Half Nelson
  • Selle : WTB Silverado Carbon
  • Tige de selle : Race Face Turbine télescopique (100 mm)
  • Pédales : Shimano XTR Race
  • Poids : 10,4 kg (23 lb)

Étape 6 : Squamish, présentée par Shimano

L’étape de Squamish fait toujours fureur. Ses pistes simples brutes, à pic et techniques sont combinées à des sections fluides où les sauts s’enchaînent naturellement : on comprend bien pourquoi autant de riders l’ont dans la mire! Cette étape en offre pour tous les goûts, mais après les cinq précédentes, elle peut s’avérer sans merci même pour les meilleurs riders.

  • Distance : 53 km (33 miles)
  • Montée : 1 944 m (6 378 pi)
  • Temps moyen : 4 h 57 min
  • Meilleur temps : 2 h 43 min

Une victoire d’étape derrière la cravate, Quinn avait maintenant les yeux rivés sur la première place à remporter sur son propre terrain. Mais les adversaires étaient de taille, et plusieurs compétiteurs s’unissaient pour protéger le meneur contre le jeune du coin. Remporter Squamish n’aurait donc rien de facile.

« Je suis arrivé à l’étape de Squamish en me disant “deux pas en avant, un pas en arrière”. Le nouveau vélo me donnait confiance et je connaissais bien les sentiers; je savais que je pouvais descendre plus vite que tous les autres. Juste avant la première descente, j’ai poussé pour distancer les autres meneurs : je ne voulais que personne soit assez près pour imiter mes lignes. À partir de là, j’ai pu garder mon énergie pour les montées sans avoir tout le monde à mes trousses, et gruger du temps pour creuser l’écart. » – Quinn Moberg
 

Son talent pour la course n’étant aucunement proportionnel à son âge, Quinn s’est présenté fermement convaincu de sa stratégie : l’emporter grâce aux décentes qu’il connaissait comme le fond de sa poche. Il a mis son plan à exécution en donnant tout ce qu’il avait pour atteindre le premier tronçon de piste simple avec trois virages d’avance sur ses plus proches concurrents. Puis, il a enchaîné chacune de ses lignes tandis que ses opposants accumulaient les petites erreurs – et les retards.

À partir de là, Quinn a maintenu son avance en distançant de plusieurs minutes le reste du peloton. Les bras levés au fil d’arrivée, il avait accompli son but. Ces 53 kilomètres de course sont les préférés des compétiteurs depuis quelques années, et y décrocher la victoire était toute une réussite.

10 ans

Le dixième anniversaire de la BC Bike Race nous porte à réfléchir au chemin parcouru. L’événement, nos vélos et les sentiers ont tous évolué en parallèle. Avec leurs systèmes de suspension avancés, leurs tiges de selle télescopiques et leur géométrie résolument agressive, les vélos d’aujourd’hui n’ont rien à envier à leurs prédécesseurs. Les sentiers sont aussi radicalement différents, maintenant tracés par des clubs et des passionnés qui travaillent d’arrache-pied et rivalisent de précision. L’événement s’est aussi bien transformé, troquant son interminable gravier ponctué de brèves sections fluides contre une tonne de pistes simples conçues sur mesure, de véritables chefs-d’œuvre.

« La BC Bike Race, c’est sept jours d’aventure sur des pistes simples à l’état brut. Au fil de la semaine, les vélos et les riders en voient de toutes les couleurs. Pour cet événement, les meilleurs vélos ne sont pas de pures bêtes de XCO ni d’enduro; ils doivent s’inscrire dans une classe à part. Pour attaquer des vraies pistes, ça prend un vrai vélo, avec des angles, une suspension et une robustesse à toute épreuve. Cette année, j’ai roulé avec le nouveau Element. Pendant plusieurs jours, il a excellé dans les pistes simples cahoteuses et exigeantes : j’ai eu une expérience du tonnerre. J’ai essayé un bon nombre de vélos au fil des ans, et je peux dire sans hésiter que l’Element est le meilleur d’entre tous. » – Andreas Hestler, BC Bike Race

« Courser chez moi, ce n’est pas comme courser n’importe où ailleurs. J’ai un grand sentiment d’appartenance ici, et les gens sont nombreux à m’encourager et à me permettre de faire ce que je fais. Je me mets beaucoup de pression pour gagner les compétitions qui ont lieu chez moi, car je considère que c’est ma part du contrat. Les gens d’ici me soutiennent, m’encouragent, me guident et me motivent. C’est ma façon de les remercier. » – Quinn Moberg

Merci à toute l’équipe de la BCBR, aux nombreux bénévoles et aux créateurs de pistes qui ont rendu cet événement possible! Merci aussi à la moustache de Tristan Uhl pour sa présence, et à Andreas Hestler pour avoir représenté la Colombie-Britannique sur la scène internationale. Merci à Manuel Weissenbacher, Andreas Hartmann, Greg Day, Sammi Runnels, Udo Bölts, Carsten Bresser, et tous les autres riders qui sont venus se disputer la victoire. Et bien sûr, un énorme bravo à Quinn Moberg, qui a remporté deux étapes et a décroché la quatrième place au classement général.

À l’année prochaine!

#lovetheride #elementsofvictory

Vidéo de Mind Spark Cinema

Photos de Margus Riga & Norma Ibarra

2017 Rocky Mountain Element

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Shoulder Season Shred

October 27, 2016

Injuries are setbacks for athletes, but they can also bring opportunities to try different things. With Andréane recovered from a broken hand and me getting over a broken collarbone, we thought it would be fun to get out and do this bicycle thing together. No clock, less stress on our bodies, but all the fun.

We wanted to get out of Vancouver, and headed to Pemberton to explore the meadows around Tenquille Lake. We got Thomas Vanderham to join us, as well as photographer Margus Riga. A freeride legend, an enduro racer, and a downhill racer, all going for a trail ride. Quite the crew!

I have very little experience in backcountry riding. It wasn’t until Brian, the Rocky Mountain marketing guy, lent me his PLB (locator beacon) that it hit home—we definitely weren’t back in the bike park. However, Thomas and Margus both have tons of backcountry experience, and we all felt at ease going into the ride.

It was a nice day as we started in on the climbs for the day. A rain cloud hit us during the hike-a-bike section but the warm sun was poking through. The flies kept our snack breaks short.

We came to a trail intersection. Either head straight into the trail we had planned on shooting, or go up another 2km to reach Tenquille Lake. Margus thought the cabin up top would be a pretty sweet spot for part of the shoot. We all wanted to see the lake and cabin up in the alpine, so we changed the plan and headed up.

We came to the open area between two massive rocky ridges and started crossing. The snow was still abundant so we had to start walking our bikes. After a little while ALN looked down to her GPS and noticed we had gone past the 2km mark and there was no sight of a lake or cabin. It seemed pretty straightforward to stumble upon that lake as we were in an open valley, yet there was definitely no lake in sight. It was a bit of a head scratcher, and eventually we had to turn around.
 
 
Ever heard of the expression “getting Riga’d”? As we were backtracking in the snow, Thomas explained to ALN and I that we had just gotten Riga’d. Apparently we’re not the first to get lost while on a shoot with Margus Riga. Feels like we’re part of a club now.
 

I thought our feet couldn’t have gotten any more wet until we hit a river crossing, but as soon as things headed downhill I forgot about my soaked feet. I’m not sure if it was because the technical riding was keeping them warm or because they were frozen numb.

The trail wove through all sorts of natural scenery. The top of the trail was rocky and shaley, before making its way through a burn from a forest fire a few years ago. Eerie and beautiful.

The lower we got, the greener our surroundings became. By the end of it, the trail was so overgrown you couldn’t see 20 feet ahead, or your feet for that matter. That didn’t stop us from keeping our speed—it just spiced things up when blindly catching loose rocks beneath.

We finished the day at a perfect camp spot on Lillooet Lake. Food and drink are always more enjoyable after a day like this.

The next morning we had hopes of checking out a trail up Duffy Lake Road. We’d done some researching on the trail access and Margus had been in that area some 20 years ago, so it would be easy to find. Right?

This was getting Riga’d 2.0. We drove around endless fire roads that had undoubtedly changed over the years of logging. We went a little further, a little more, and some more. The wide access roads became double-tracks, and then stopped entirely.

 

We returned to town to regroup. Some things happen for a reason, and as soon as we hit the paved road again, we got smashed by a torrential downpour. Not the “grit-your-teeth-and-bear-it” kind of rain, but the “oh-shit-this-is-bad-and-I-have-hypothermia” kind of rain. We were decently prepared, but if we’d been on that trail it would have been a bad scene.

The haphazardly laid plans of mice and men were saved by the good old Pemby trail network! Our bud Dylan Forbes swung by to join us for a few laps, and we were all fired up to ride some of the best trails in the lower mainland.

This wouldn’t have been a Margus Riga trip without getting a little Riga’d. Oh! And I should mention that ALN checked her GPS and could see Tenquille lake on the map! It was there, just past where we had stopped and turned around. Next time…

 

Words by Vaea Verbeeck

Photos by Margus Riga

Additional photos by Brian Park & Thomas Vanderham

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Retour aux Rocheuses

August 24, 2016

Les sommets emblématiques des montagnes Rocheuses incarnent la nature intrinsèquement sauvage, voire un dédain des expériences domestiquées qu’offre le monde moderne. La chaîne de montagnes à laquelle Rocky Mountain Bicycles doit son nom occupe une place spéciale dans nos cœurs, et cette année, nous savions qu’il était grand temps pour un retour aux sources – à notre roche-mère.

« Durant ma jeunesse à Edmonton, les Rocheuses représentaient pour moi l’archétype même des terrains accidentés et des grands espaces. Depuis que j’ai quitté les Prairies, mes escapades dans mon ancien terrain de jeux ont été plutôt rares, alors toute l’année, j’ai attendu avec impatience le moment où j’aurais la chance d’essayer le nouveau Slayer à Fernie. Je n’ai pas été déçu! Tout était au rendez-vous : les vues panoramiques, les descentes vertigineuses, des sentiers impeccablement aménagés et une communauté tricotée serrée de passionnés de vélo de montagne.

C’était la première fois que je roulais avec Florian Nicolaï, et j’ai vu tout de suite pourquoi il est l’un des meilleurs riders des Enduro World Series au monde. La vitesse lui vient naturellement, et il a le don de tracer des lignes vraiment originales dans les sentiers. Nous avons fait des sorties incroyables, et j’espère pouvoir revenir rouler dans les Rocheuses d’ici peu. » 

—Thomas Vanderham

Dans la Elk Valley, on raconte que William Fernie aurait un jour demandé à un chef des Ktunaxa d’où venaient les pierres de charbon que la fille de l’Amérindien portait au cou. Le chef aurait accepté de lui montrer la source du charbon à condition que M. Fernie épouse sa fille, mais le prospecteur aurait failli à son engagement. La malédiction du chef aurait alors frappé la vallée en entier, qui serait devenue le théâtre de nombreux feux, d’inondations et de catastrophes minières au tournant du siècle. C’est le chef Ambrose Gravelle de la Nation Ktunaxa qui aurait conjuré la supposée malédiction le 15 août 1964. Pourtant, les soirs d’été, en regardant bien le mont Hosmer au loin, on discerne parfois l’ombre de la fille du chef disparu, debout à côté du « cavalier fantôme » sur sa monture.

« Depuis le hublot, à bord d’un vol vers l’ouest au-dessus des montagnes de la Colombie‑Britannique, j’admirais la splendeur des sommets enneigés inondés de soleil. J’ai alors pris conscience que ce qui séparait ma maison d’adoption à Edmonton de mon Vancouver natal, c’était une immense formation rocheuse appelée les Rocheuses. J’ai voulu nommer notre entreprise Rocky Mountain en l’honneur de ces montagnes. » – Grayson Bain, l’un des fondateurs de Rocky Mountain Bicycles, 1981

Les sommets dentelés des Three Sisters dominant la Elk Valley sont constitués de massives couches de calcaire marin en pente, qu’on appelle formation de Palliser. Si la plupart des montagnes sont plus jeunes que le sol sur lequel elles reposent, c’est littéralement le monde à l’envers pour les pics escarpés de Fernie. Il y a 360 millions d’années, la région qui deviendrait la Elk Valley se trouvait beaucoup plus au sud, près de l’équateur, et seulement 80 km la séparaient de l’océan Pacifique à l’ouest. C’était l’ère des dinosaures; les tremblements de terre étaient fréquents et les plaques tectoniques se fracassaient les unes contre les autres, brisant d’énormes morceaux de pierre le long d’immenses failles de chevauchement. Puis, il y a 180 millions d’années, l’ancien fond océanique calcaire a été poussé vers le haut le long de ces mêmes failles et s’est retrouvé par-dessus la couche de pierre plus jeune, renversant la montagne sens dessus dessous.

« J’étais enthousiaste à l’idée de participer à ce projet. Le premier jour, je n’arrivais pas à croire que je roulais avec Thomas Vanderham. Pour moi, c’est une vraie légende! J’adore le regarder rouler et faire des figures avec son style bien à lui. Je n’avais jamais essayé la version finale du Slayer, mais ça ne m’a pris qu’une descente pour m’y habituer. J’ai été surpris de constater comme il s’adapte bien aux différents types de sentiers et de terrains.

Les sentiers des Rocheuses sont très différents de ceux en France, et ne ressemblent à aucun des endroits où j’ai roulé durant les Enduro World Series. La journée dans la zone alpine a été exceptionnelle. Rouler sur des sentiers bruts en sachant que Thomas était juste derrière moi a un peu mis mes nerfs à l’épreuve, mais les paysages étaient magnifiques et j’ai eu un plaisir fou. L’expérience a été fantastique, et j’espère pouvoir revenir bientôt! » 

—Florian Nicolaï

La grandeur des Rocheuses ne laisse personne indifférent. Des bouleversements géologiques aux mégatonnes de roches qui façonnent le paysage au rythme des mouvements glaciaires, les forces ayant engendré ces montagnes sont presque inimaginables. Cet endroit n’a pas son pareil pour nous faire sentir tout petit et nous rappeler que ce que nous avons sous les yeux aujourd’hui n’est qu’un instantané éphémère de l’histoire géologique de la terre. C’est un honneur d’explorer ces merveilles de pierre et de terre à vélo.

Photos de Paris Gore
Texte de Brian Park

Générique du film

Présenté par Rocky Mountain Bicycles
Création : Liam Mullany
Production : Brian Park
Riders : Thomas Vanderham et Florian Nicolaï
Caméra : Liam Mullany et Nic Genovese
Couleur : David Tomiak
Son : Keith White
Aménagement des sentiers : Matt Dennis

Musique

Introduction
Oliver Michael
olivermichael.com
 
Clams Casino – Waterfalls
Michael Volpe
Publication : Clammyclams Music/Sony/ATV Tunes LLC (ASCAP) a/s Sony/ATV Music Publishing Canada (SOCAN)
Tous droits réservés. Utilisé avec permission.

 

Remerciements

Mark Hall et l’équipe de GearHub à Fernie
Rob Peters chez Ascent Helicopters
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Caractéristique

Welcome to the Family Vaea Verbeeck

June 22, 2016

Vaea has been part of the Rocky Mountain family for a while now. We filmed this little shredit with her last year, but ran into some computer issues before we could share it. She's currently on the mend from a collarbone injury in Lourdes, but she's chomping at the bit to get racing in Lenzerheide next month.

Who are you and what are you all about?

My name is Vaea Verbeeck. I was born in Tahiti, French Polynesia, and raised in Granby, Quebec. Growing up with my mom and older sister didn't stop me from being a total tomboy. I’ve always wanted to be the best at every sport: gymnastics, dancing, swimming, skiing, snowboarding, climbing, volleyball, soccer, you name it. But after progressing and learning, I’d stall in my motivation. They just weren’t for me.

At 16 I borrowed a downhill bike at Bromont, and I was hooked. The following year I got myself a bike and it didn't take me long to register for a downhill race. A few years later I was entering World Cups and knew that I’d found my sport. After finishing school in 2012, I rushed straight to North Vancouver and have been living the mountain life dream ever since. 

I’m currently working at the Lululemon Athletica head office during the off-season and pulling the plug every summer to race the World Cup circuit.

Strengths?

Not scared, strong, calm, bike park tracks (lame I know), rocks, jumps.

Weaknesses?

PEDALLINNNNNNG uphill. That shit is hard on the body and mind. I'm also pretty good at breaking bones, not gonna lie. I got my fair share over the years, it's a fine line.

What's your favourite race?

I think my favourite race was World Champs at Hafjell, Norway in 2014. I’d gone a couple of days early and just enjoyed the park there. I loved the track; good jumps, good high-speed technical woods, and good corners. Seemed to suit me well too, I got 6th—my best result so far.

Tell us about what you do off the bike. What are your off-the-bike goals?

Life without bikes exists? 

I spend a lot of time working out, indoors in the winter. Plus I take full advantage of the West Coast outdoor lifestyle: hiking, snowboarding, camping, bouldering, and food. Love food. #activities

What's good?

I'm happiest at races. Over the years I’ve developed a sort of second family at the races, and rolling through the pits with your mates on the way to practice is perfect. It maybe doesn't feel that exciting when you're out there, but when I’m out with an injury I have major FOMO.

What bikes are you riding right now?

  • Rocky Mountain Maiden
  • Rocky Mountain Altitude Rally Edition
  • Rocky Mountain Flow

How do you set your bikes up? Anything unique?

Slack and low to plough through the rough stuff. Otherwise pretty standard. 

Who's your favourite rider?

I'm scared to watch sometimes, but Brook MacDonald. Wild lad. Open throttle!

What is on your playlist right now?

Right now: ODESZA, Jupe, some Rihanna, Kilter, Tim Legend, Møme. It's all over the place. 

Favourite websites?

  • Pinkbike
  • Vital MTB
  • Youtube (gotta watch them Supercross replays somehow) 

If you were the boss of mountain biking, how would you change things?

Easy. I started racing because I loved discovering new tracks and challenges. If logistics and finances could allow it, I would love to see new race tracks every year! New places and new experiences.

Goals for 2016-2017?

I've been on the mend getting back from different serious injuries over the last few years. The goal is to stay on the bike more. Being off the bike is the last place I want to be. Setting my limits and be in the game for the next few years would be the best. 

I am eyeing up another National Champion title. I always want to better myself and my results. So technically, improving on a 6th place would be a World Cup podium. However, I am going for my best performance, not a result. I'll be happy to get back to races and give it my best. It's worked for me in the past.

Shout outs?

A bunch of rad people! Rocky Mountain and Hope Tech make it happen for me. Also, Troy Lee Designs, FiveTen, Oakley, Atlas Brace, Rockwell Watches, Crankbrothers, and JFG Nutrition for making me sweat a ton. 

Anything else?

Go out and play!

Video by Brian Park, Music by Sonny Parmar. Photos by Sam Needham courtesy Hope Tech. Additional photos by Brian Park and Margus Riga. 

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Caractéristique

Dumbing Down the Shore

April 10, 2016

Wade Simmons parle enfin à propos de ce qu'il appelle la "de-gnarification" du North Shore de Vancouver.

Avec nos excuses à Keyser Söze.

Mettant en vedette le nouveau Rocky Mountain Pipeline
Avec Wade Simmons, Brett Tippie, Geoff Gulevich, Eric Lawrenuk, Andreas Hestler, and Todd "Digger" Fiander
Créé par Union Co.
Produit par Brian Park
Merci à la NSMBA pour tout leur travail
Photographie par Margus Riga

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Prochain Nouvelle Voici le Pipeline La confiance ajoutée des pneus format Plus dans les sentiers techniques et ardus est maintenant offerte dans une platforme de trail agressive. 
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Flo Like Water

March 06, 2016

Florian Nicolaï is one of the most creative riders on the EWS circuit. His unique style threatens the podium at every race he enters. The Maritime Alps are home to some of the most technical tracks in the world, and working on this project over the winter showed us just how good Flo really is.

"This part of the world is the birthplace of Enduro. The Maitime Alps have produced some of the best riders on the planet, like Nico Vouilloz, Fabien Barel, Loic Bruni, and many others. The terrain and the culture make the difference—the trails have been here for centuries and were not made to ride, but to walk. So when you can find the flow here you’re a damn good rider." — Fred Glo, Godfather of Enduro & Owner of Urge bp

"Flo is insane. I don't understand half the stuff he does, but it's fun to watch!" — Jesse Melamed, Rally Team teammate

"Flo is a weirdly fast alien on a bike. He's got creative trail vision, and is one of the first riders coming up to have started out as a pure Enduro racer. Even after two strong EWS seasons taking 5th and 4th place overall, you get the feeling he's hungry for more results. Can't wait to see how this season unfolds." — Brian Park, Rocky Mountain Bicycles

Watch for Flo and the rest of our Rally Team throughout the entire Enduro World Series season. See you on track!

Rider: Florian Nicolaï
Bike: Altitude Rally Edition
Filmed by: Variable Visual, Sébastien Biget, & TS-Drone
Edited & Produced by: Brian Park
Photos by: Matt Wragg
Presented by: Rocky Mountain Bicycles & Urge bp
Supported by: Shimano, Maxxis Tires, Fox Racing Shox, Stan’s NoTubes, Race Face Performance Products, Royal Racing, 7 idp, FTI Consulting, Smith Optics, WTB, OneUp Components, Clif Bar, Evoc, Val d’allos
Music: Azad Right — Son of Sam
Thanks to: Fred Glo, Gaetan Riou, Matt Wragg

Précédent Nouvelle Le Maiden World Cup remporte le prix du vélo Downhill de l'année Nous sommes fiers d’annoncer que selon le magazine Decline, le Maiden World Cup est le meilleur vélo Downhill de 2016! 
Prochain Nouvelle Video: Carson Storch in Barcelona Our newest freeride team member crosses the pond for warmer temperatures and new spots. Good vibes in this film by Harrison Mendel.
Caractéristique

2 Fat 2 Furious: A Fat Bike Freeride Film

January 29, 2016

We had way too much fun last year shooting our first fat bike freeride video, so we knew we had to do another this year. The goal of 2 Fat 2 Furious was to only ride things that would be harder or impossible on a regular bike. From waist-deep powder to drifty sled tracks to packed down jump lines, the boys achieved just that.

Geoff Gulevich, Wade Simmons, and Noah Brousseau got rad on their Blizzards all winter, and we're excited to show everyone the result.

"We were having fun ripping around on the snowmobile tracks but looking at all the pow chutes surrounding us it was only a matter of time before we were dropping in—we just had to figure out lines that were steep enough to stay afloat!" — Wade Simmons

The whole gang. Our only regret is that Ludacris was too busy to make it out.

Noah Brousseau found out that there are limits to float. Turns out.

Even the Godfather crashes now and then.

This was the first time any of the boys had hit a proper sized drop on a fat bike. Worked out better than expected!

"I was pretty confident on the 3, it was just hard because I was scared to carve off the lip." — Noah Brousseau

Too much fun, now get out there and freeride your fat bike!

Bike: Rocky Mountain Blizzard
Shot at the Coquihalla Lakes Lodge, Kamloops Bike Ranch, and Coastal Mountains, BC
Filmed & Edited by Liam Mullany
Additional Cinematography by Harrison Mendel
Produced by Liam Mullany & Brian Park
Photos by Robb Thompson & Kaz Yamamura
Special Thanks to Cory Leclerc, Bobby Brown at Maxxis, & Eric Simmons
Music: Jet Trash — Baby C'mon

Précédent Nouvelle Snow Bike Fest 2016 Il y avait largement assez de neige à Gstaad, dans les Alpes suisses, pour que la seconde édition du Snow Bike Festival soit une réussite totale.
Prochain Nouvelle Bonne chance Raphaël Gagné ! Nous tenons à remercier Raphaël Gagné pour ses neuf saisons de dévouement à la course et à notre marque. Je vous souhaite souhaiter le meilleur en 2016 et au-delà!

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