Caractéristique

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Rocky Mountain Race Face Enduro Team

February 01, 2018

Nous sommes absolument emballés de retourner aux Enduro World Series en 2018, et d’annoncer notre nouveau partenariat au Canada avec Race Face Performance Products. C’est avec beaucoup de fierté que nous créons ensemble la Rocky Mountain Race Face Enduro Team pour entreprendre une saison de compétition bien remplie, sous le signe de la passion, de la motivation et de l’ardeur.

EWS Team
Nos deux marques ont une riche histoire commune qui remonte à 1993. Rocky Mountain et Race Face étaient au cœur de l’action quand le freeride est né; sous le même toit, elles alliaient leurs forces pour répondre aux besoins des riders très exigeants du North Shore. Déjà 25 ans plus tard, Race Face fabrique certaines des meilleures pièces au monde, et c’est un honneur pour nous d’être officiellement réunis comme partenaires derrière notre équipe des Enduro World Series.

TEAM RIDERS

Jesse Melamed
EWS TeamEWS Team

  • 12e au classement général – Enduro World Series 2017
  • 1er à l’épreuve de Whistler, Canada – Enduro World Series 2017

 

"Je suis emballé d’entamer un nouveau chapitre pour l’équipe. L’arrivée de Race Face dans l’aventure renforce notre identité canadienne. J’ai vraiment hâte de collaborer de près avec une autre marque locale qui partage ma passion et mes racines. Il a été difficile de me remettre de ma chute à l’épreuve de Finale Ligure en fin de saison, mais je me suis entraîné fort, et j’ai bon espoir de commencer la saison en lion à la première épreuve!" – Jesse Melamed

 

Rémi Gauvin
EWS TeamEWS Team

  • 8e au classement général – Enduro World Series 2017
  • 5e à l’épreuve de Whistler, Canada – Enduro World Series 2017

"Notre partenariat avec Race Face, une marque solidement ancrée au Canada, est unique dans l’univers des Enduro World Series, et vraiment excitant pour moi. Je suis tellement impatient de donner le coup d’envoi à la saison en Amérique du Sud dans quelques semaines. Le voyage s’annonce bien, avec Jesse, Andréane, une nouvelle équipe de mécaniciens et une nouveau gérante! J’ai eu une période hors saison vraiment productive, et je me sens en grande forme pour la première épreuve." – Rémi Gauvin

Andréane Lanthier Nadeau
EWS TeamEWS Team

  • 11e au classement général – Enduro World Series 2017
  • 3e à l’épreuve de Wicklow, Irlande – Enduro World Series 2017

"Je suis heureuse de faire encore partie de l’équipe en 2018; je m’y sens vraiment à ma place. Avec tous ces éléments qui jouent en ma faveur, c’est encore plus difficile de savoir que je devrai manquer les deux premières courses à cause de ma blessure au poignet. Mais je peux compter sur le soutien de mon équipe, et ma priorité est de retrouver toutes mes forces pour être de la partie le plus vite possible. J’ai hâte de voir comment nous évoluerons en tant qu’équipe cette année, et j’entends profiter non seulement de la compétition, mais aussi de l’atmosphère." – Andréane Lanthier Nadeau

Rocky Mountain Bicycles R amp D CentreEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS TeamEWS Team
Nous en profitons aussi pour remercier chaleureusement tous les commanditaires de l’équipe : Maxxis, Shimano, Fox, Smith, WTB, FTI Consulting, EVOC, Stages Cycling et OneUp Components.
Team Sponsors

 

Précédent Caractéristique L’Altitude Powerplay maintenant offert au Canada Nous lancions d’abord l’Altitude POWERPLAY en Europe en juillet dernier, et après une saison incroyable à l’étranger, nous sommes fiers de le ramener au bercail en annonçant sa vente prochaine au Canada.
Prochain Caractéristique Resolutions Alors, qu’est-ce que ça prend pour se démarquer en compétition et décrocher un diplôme en économie ou en kinésiologie dans ses temps libres? Le travail d’équipe et la résilience. Ces deux riders de Rocky Mountain et de 7mesh savent bien que le succès, ce n’est pas uniquement la capacité pulmonaire ou la taille des quadriceps. C’est plutôt une question d’équilibre de vie. L’entraide y est pour beaucoup, ainsi que le fait de se culpabiliser mutuellement si on tombe dans les biscuits!
Caractéristique

Resolutions

January 11, 2018

Duo inséparable

Pour beaucoup de gens, il n’est pas évident de terminer des études postsecondaires. Pour d’autres, s’entraîner et participer à des compétitions dans le rude climat canadien est drôlement intimidant. Mais faire les deux en même temps? Les athlètes compétitifs Félix Burke et Quinn Moberg, de Victoria en Colombie‑Britannique, qui sont aussi colocataires, réussissent pourtant à mener ces deux ambitieux projets de front. Résultat : un mode de vie qui se divise également entre les études et l’entraînement nécessaire pour maintenir un classement enviable sur le circuit canadien de vélo XC.

Alors, qu’est-ce que ça prend pour se démarquer en compétition et décrocher un diplôme en économie ou en kinésiologie dans ses temps libres? Le travail d’équipe et la résilience. Ces deux riders de Rocky Mountain et de 7mesh savent bien que le succès, ce n’est pas uniquement la capacité pulmonaire ou la taille des quadriceps. C’est plutôt une question d’équilibre de vie. L’entraide y est pour beaucoup, ainsi que le fait de se culpabiliser mutuellement si on tombe dans les biscuits!

Entrevue avec Félix Burke

M. B. : Depuis combien de temps fais-tu des compétitions?
F. B. : J’en fais depuis ma première année d’école intermédiaire, alors ce sera ma sixième saison. Professionnellement, je crois que ce sera ma quatrième année.

M. B. : Peux-tu m’expliquer comment tu as grandi en partie en Colombie‑Britannique et en partie au Québec?
F. B. : Quand j’avais 13 ans, ma famille est partie de Mont-Tremblant, au Québec, pour s’installer à Whistler. Ma mère avait eu une offre d’emploi là-bas, et mes parents avaient envie de vivre cette aventure – comme ils viennent tous deux de l’Est du Canada, pour eux, Whistler représentait le paradis du plein air et du ski, qu’ils adorent. Nous avons donc déménagé à Whistler, où des amis que j’avais rencontrés en ski m’ont fait découvrir le vélo de montagne. Durant l’été, ils roulaient, et je les ai tout simplement suivis. J’ai tout de suite eu la piqûre, et la communauté du vélo m’a plu. J’ai commencé à participer aux courses locales avec mon père, et j’ai appris qu’un prix appelé le Lumpy Award existait. [NDLR : La Whistler Off Road Cycling Association décerne cette récompense au jeune de la collectivité incarnant le mieux les valeurs de l’association.] Je me suis alors mis à me concentrer là-dessus, et à vouloir m’améliorer. Je suppose que c’est à ce moment-là que j’ai commencé mon entraînement.

M. B. : Et pourquoi as-tu redéménagé au Québec finalement?
F. B. : L’année de mes 16 ans. Ma mère a eu une autre offre d’emploi à Mont‑Tremblant, et mes parents ont décidé de retourner au Québec pour plusieurs raisons. J’étais inquiet, parce que je croyais que tout le vélo de montagne digne de ce nom était en Colombie‑Britannique, mais en fait, la scène du XC est vraiment vivante dans l’Est du pays. Je me suis juste tourné vers le XC plus classique et j’ai commencé à travailler avec un entraîneur. Mes parents ont vu à quel point j’aimais ça. Eux aussi avaient été inquiets, car ils avaient peur de m’enlever une activité que j’adorais. Au fond de moi, je savais que je retournerais un jour dans l’Ouest.

M. B. : Après avoir vécu à Whistler, tes aptitudes en vélo devaient être développées en comparaison avec celles des riders de Mont-Tremblant?
F. B. : C’est certain. À mon retour, mes aptitudes étaient solides. En plus, quand on est jeune, on a tendance à pousser ses limites d’une façon unique; plus on vieillit, plus c’est difficile à faire. C’est tout simple : un ami fait un saut, et on se lance aussi sans trop y penser. Je crois que j’ai eu une grande chance d’apprendre si tôt, parce que je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment eu à m’exercer. Mes aptitudes à vélo me viennent naturellement, et je pense que c’est parce ce que je roulais à Whistler quand j’étais tout jeune, m’élançant sur des ruptures de pente ou dans le vélo-parc. Ce sont des choses qui restent.

M. B. : Et quand Quinn [Moberg] et toi vous êtes-vous rencontrés?
F. B. : C’est une histoire un peu spéciale. Je savais déjà qui il était et je l’admirais. À la fin de l’été juste avant mon retour à Mont‑Tremblant, il y avait un camp de sélection pour l’équipe provinciale de Colombie‑Britannique, et même si je savais que je déménageais bientôt, j’avais voulu participer pour rencontrer l’entraîneur et me faire une idée de l’ambiance. J’ai connu Quinn dans une des nombreuses courses du camp, un contre-la-montre que j’avais vraiment aimé. Il m’avait alors invité à rester chez lui à Squamish, comme le camp était là et que moi, je vivais à Whistler. C’était la première fois que je lui parlais, mais je le respectais déjà et je le connaissais de réputation.

Ensuite, nous avons un peu gardé contact. Par exemple, nous échangions des courriels si l’un ou l’autre faisait une bonne course, et nous avons commencé à planifier des voyages ensemble. Quand j’ai décidé de revenir en Colombie‑Britannique pour étudier à l’Université de Victoria, je n’avais pas d’endroit où rester. Je lui ai envoyé un message, et il m’a dit de venir vivre chez lui. C’est à partir de là que nous sommes devenus de bons amis. Tout a vraiment bien fonctionné.

M. B. : L’université, ça occupe. Réussissez-vous à vous entraîner souvent ensemble malgré tout?
F. B. : Oui. Nous y arrivons assez régulièrement. Nos horaires de cours sont différents, et ça complique les choses. Si j’ai des cours le matin et pas Quinn, il s’entraîne seul, puis j’y vais l’après-midi, et vice-versa. Nous essayons quand même de nous entraîner ensemble le plus souvent possible la semaine, et nous faisons au moins une sortie ensemble presque toutes les fins de semaine. Bref, le plus souvent possible; je dirais environ deux fois par semaine.

M. B. : À quel point est-ce important d’avoir une personne proche avec qui s’entraîner?
F. B. : Énormément. Sur le vélo, oui, mais peut-être encore plus le reste du temps. Une part tellement grande de l’entraînement se joue entre les sorties de vélo, comme le travail de discipline nécessaire pour progresser. Quinn et moi, nous nous encourageons à rester motivés. Si je le vois manger quelque chose de mauvais pour la santé, je n’hésite pas à lui dire, et il me rend le même service. Nous sommes là pour nous épauler. Parfois, la motivation manque quand d’autres choses nous occupent. Je crois que c’est dans ces moments-là que nous sommes le plus chanceux d’être proches.

M. B. : Beaucoup de gens ont de la difficulté à gérer leurs études universitaires, et tu as une carrière d’athlète en plus. Comment établis-tu tes priorités?
F. B. : Je crois que la planification et la prévision jouent pour beaucoup. J’accorde autant d’importance à mes études et à ma carrière de cycliste. À l’automne, je privilégie peut-être un peu l’université, comme l’entraînement est relativement moins important à cette période de l’année, et que j’ai plus de cours à cette session. En revanche, c’est le vélo qui prend le dessus au printemps, alors je planifie mes travaux amplement d’avance pour pouvoir faire de plus longues sorties la fin de semaine. De cette manière, je n’ai jamais de mauvaises surprises sur le plan des études.

M. B. : Sens-tu que tu manques le côté festif de la vie universitaire?
F. B. : C’est vrai que notre vie d’étudiant n’est pas comme les autres, ce qui est parfois difficile. Certains de mes amis qui font la fête vivent des expériences que je ne partage pas, mais je ne sens pas nécessairement un manque côté social parce que je passe du temps avec mon ami Quinn, et que nous vivons la même aventure. C’est un peu comme travailler sur un projet commun.

M. B. : Que penses-tu du vélo à Victoria?
F. B. : J’aime vraiment rouler ici, les gros défis techniques ne manquent pas. Mais ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les montagnes… quand je grimpe jusqu’aux zones alpines. J’adore aussi faire des trucs très casse-cou, et c’est peut-être la seule chose qui me manque à Victoria. En revanche, le potentiel est énorme pour les sorties d’aventure. Près de Sooke, loin dans la forêt, on sent que la nature est réellement sauvage.

Victoria est l’endroit idéal pour s’entraîner : une belle communauté cycliste tissée serrée, de nombreuses compétitions et de beaux endroits où faire du vélo de route. En plus, il pleut beaucoup et souvent, ce qui crée des conditions difficiles en montagne, auxquelles il faut absolument s’habituer. Après, ces aptitudes sont précieuses, peu importe où la compétition a lieu. En Californie, les gens trouvent parfois qu’un parcours est difficile, alors qu’il fait beau soleil et que c’est une journée parfaite pour le vélo de montagne!

M. B. : Quinn et toi, vous êtes amis, mais crois-tu qu’un partenaire d’entraînement doit obligatoirement être aussi un ami?
F. B. : Personnellement, j’ai besoin de m’entraîner avec des amis. Je me suis déjà entraîné avec l’équipe nationale, où je roulais avec des cyclistes extrêmement talentueux et j’essayais d’apprendre le plus possible. Je trouve difficile d’être toujours dans un milieu compétitif, ce n’est pas un état d’esprit dans lequel je veux être constamment. Je préfère m’entraîner en compagnie d’une personne avec qui je peux passer du temps après. Ça devient une activité sociale. Surtout durant les sorties de fond, j’aime bien parler de tout et de rien, de ce qui se passe dans le monde, ou de relations interpersonnelles. Ça m’aide beaucoup à garder mon équilibre : avec la vie que je mène, je n’ai pas vraiment le temps de sortir et de faire d’autres activités, alors ma vie sociale se passe aussi sur le vélo.

M. B. : En quoi Quinn contribue-t-il à ton entraînement de vélo?
F. B. : Quinn est probablement le gars le plus intelligent que je connais. Il m’aide, et son approche m’aide elle aussi. Il a une perspective unique. Par exemple, quand il s’agit de planifier un voyage de vélo, Quinn analyse tout d’une manière que n’envisageraient pas d’autres coureurs. Il est également très bon en mécanique et il m’aide à régler mon équipement. Sur le vélo, Quinn est vraiment fort. Il ne se plaint pas et n’abandonne jamais. Je veux dire, dans les limites du raisonnable. S’il saigne ou quelque chose… [Rires] Sa résilience m’inspire. Si je me sens fatigué et qu’il continue de pousser, je ne me plaindrai pas non plus. Et nous passerons au travers. D’ailleurs, comme cyclistes, nos différents styles de conduite se complètent. En général, Quinn roule plus en puissance, et je dois parfois m’adapter. Pour ma part, je maintiens généralement une cadence soutenue, mais il est bon de se mettre au défi l’un l’autre en ayant des forces différentes sur le vélo et à l’entraînement.

Dès que j’ai fini l’école secondaire, je suis revenu dans l’Ouest. Maintenant, je vais à l’Université de Victoria et je roule pour Rocky Mountain. Plus jeune, à Whistler, je voyais les riders de Rocky Mountain et je les admirais. C’est comme un rêve qui se réalise. Même si je viens de l’Est du Canada et que les gens ne comprennent pas toujours pourquoi, la culture du vélo de la côte Ouest fait partie de mes racines, et rouler avec Rocky Mountain est un rêve devenu réalité.

Entrevue avec Quinn Moberg

M. B. : Te souviens-tu de ta première rencontre avec Félix?
Q. M. : Oui. C’était en 2012, je pense. Nous avions participé ensemble à un camp de vélo pour l’équipe provinciale de Colombie‑Britannique. C’était juste avant son déménagement au Québec. Il avait même dormi chez moi, mais nous n’étions pas encore des amis : c’était la première fois que je le rencontrais.

M. B. : Vous rouliez tous les deux déjà à un haut niveau?
Q. M. : Pour notre âge, oui, mais nous n’étions pas des prodiges non plus.

M. B. : Dirais-tu que vous êtes des durs du vélo?
Q. M. : Peut-être, oui, je crois que nous sommes de ce côté-là du spectre.

M. B. : Comme tu fais de la compétition XC dans le corridor Sea-to-Sky – où la culture est davantage au vélo all-mountain et freeride –, sens-tu une complicité immédiate quand tu rencontres d’autres cyclistes équipés pour le XC?
Q. M. : Je pense que oui. Quand je vivais à Squamish, Félix était davantage une connaissance qu’un ami. Nous nous sommes rapprochés depuis que nous vivons tous les deux à Victoria, mais ça faisait quelques années que nous nous connaissions, alors que j’étais ici et lui à Mont‑Tremblant. Il existe effectivement une communauté soudée de compétition XC dans la région Sea-to-Sky, l’île de Vancouver et la Sunshine Coast, mais aussi un style distinctif. Dans les compétitions partout au pays, le style de la côte Ouest est bien connu. Je crois qu’il vient justement de l’attitude décontractée propre au freeride, qui est tellement populaire ici. C’est l’esprit même du vélo de montagne, et il transparaît dans notre style en compétition.

M. B. : Raconte-moi un peu le changement que tu as vécu en déménageant de Squamish à Victoria.
Q. M. : J’en suis à ma troisième année [d’université]. Victoria est fantastique. Je ne dirais pas qu’un endroit ou l’autre est mieux, parce que j’aime aussi Squamish; les deux ont des avantages et des inconvénients. Le temps est plus clément à Victoria, mais pour le « vrai » vélo de montagne, c’est à Squamish que ça se passe. Victoria est parfaite pour l’entraînement : j’ai de bons partenaires, la forêt est magnifique et, pour rouler, le terrain est incroyable. À Squamish aussi, mais le paysage est différent. Ici, il y a des arbousiers Madrono, de la mousse, des roches et l’océan. Même si Squamish est une ville côtière, on ne roule pas au bord de l’eau chaque jour.

M. B. : À part le fait d’offrir du vélo à l’année, Victoria a-t-elle influencé ton style de conduite, peut-être en raison de sa communauté cycliste ou du style particulier qui la distingue?
Q. M. : Oui. C’est certain. Je me suis amélioré énormément, même si ça pourrait être dur à croire. Dans le corridor Sea-to-Sky, il y a évidemment des sections techniques, mais c’est souvent juste une question de témérité. Il suffit de trouver le courage de se lancer. À Victoria, il y a des obstacles du genre, mais assez peu. Les parcours sont très techniques aussi, et c’est une belle leçon d’humilité : on a peut-être moins besoin de prouver son courage, mais il faut aiguiser ses réflexes. La concentration est primordiale. La roche est beaucoup plus glissante, il y a plus de racines et les sentiers sont moins travaillés; sûrement parce qu’il y a moins de cyclistes. En somme, c’est vraiment plus technique à Victoria, et je crois que ça surprend les gens. Par contre, la sensation de pure montagne et les lignes épiques n’y sont pas. Le sentiment n’est peut-être pas aussi grandiose, mais c’est agréable de bien d’autres façons.

M. B. : En tant qu’athlète compétitif de XC, tu dois être capable de passer les sections techniques rapidement… les sentiers ne sont pas nécessairement casse-cou, mais les erreurs peuvent coûter beaucoup de temps.
Q. M. : Exactement. En vélo de montagne, à Victoria, si on ne donne pas tout ce qu’on a, ça paraît. Près de la maison de mes parents à Squamish, pour descendre la Rupert ou un autre sentier coté intermédiaire, la concentration n’est pas aussi essentielle. C’est pareil pour les montées. À Victoria, un cycliste doit être concentré, en forme et préparé à rouler en montagne, sinon il sera lent. Je pense que ce sont les choses les plus importantes que Victoria m’a apprises : la concentration et la technique.

M. B. : C’est fantastique que ce soit possible de rouler à l’année sur l’île de Vancouver, mais en revanche, le climat est parfois extrêmement rude et pluvieux. Quel est l’effet d’environ quatre ou cinq mois dans des conditions mouillées à l’entraînement?
Q. M. : Ça endurcit, c’est sûr. On peut faire du vélo toute l’année, mais c’est parfois sous la pluie, à 5 °C. Ce n’est pas une raison de ne pas sortir pédaler, mais ça travaille l’endurance, sans aucun doute. Je le vois comme un avantage. Le fait de passer par là… Je n’utiliserai pas le mot « misérable », j’essaie de l’éviter. Mais c’est difficile, même très difficile à faire.

M. B. : Qu’en est-il de l’équipement? Penses-tu qu’une entreprise – ou du moins son équipe de recherche et développement – doit absolument se trouver sur la côte Ouest pour concevoir un produit adapté aux conditions mouillées?
Q. M. : C’est certainement un avantage, et j’en suis conscient. Félix et moi, nous nous entraînons beaucoup ensemble, et nous discutons de nos idées, mais nous pouvons aussi compter sur des professionnels de l’équipe ici même, à Victoria. Nous roulons tous les deux avec le même équipement. Nous sommes tellement chanceux; tout est mis en œuvre pour que nous soyons vraiment à notre aise. Nos vélos sont conçus expressément pour les conditions locales. Notre équipement est optimal, jusqu’aux pièces de nos vélos.

M. B. : Surtout quand on parle de compétition XC, chaque avantage compte. Même les petits détails peuvent aider.
Q. M. : Oui. L’objectif est d’être le plus à l’aise possible. C’est incroyable, vraiment toute une chance.

M. B. : Quelle est la différence entre rouler seul et rouler avec Félix?
Q. M. : Félix me donne une petite dose de motivation supplémentaire. Je ne sais pas trop comment le dire. C’est une forme de compétition dans le sens où nous nous poussons à nous dépasser l’un l’autre. Il me porte à donner le meilleur de moi-même, ou presque, dans plusieurs aspects de ma vie. Mais ce n’est pas une compétition dans le sens où je voudrais être meilleur que lui. Je veux qu’il atteigne son plein potentiel, et si ça signifie d’être meilleur que moi, c’est parfait. Mais il me motive, et pas seulement à l’entraînement. Le fait d’avoir une autre personne qui s’entraîne et étudie comme moi me responsabilise. Autrement, ce serait très facile de négliger mes travaux d’école.

M. B. : En vélo de montagne, il y a beaucoup d’équipes, mais travaillent-elles souvent vraiment ensemble? Je sais que c’est beaucoup plus courant dans l’univers du vélo de route, mais j’ai l’impression que Félix et toi, vous avez une relation traditionnelle, où vous vous motivez, vous entraînez et vivez ensemble. Ça devient presque holistique.
Q. M. : Absolument. Je crois que c’est assez unique. J’ai été dans l’équipe de Rocky Mountain et dans d’autres équipes plus petites auparavant, mais je n’ai jamais vu mes coéquipiers comme des gens avec qui je travaillais. Nous avions seulement le même commanditaire. En plus, si le commanditaire de Félix était différent, je crois que nous travaillerions ensemble quand même. Le fait d’être dans la même équipe rend notre collaboration encore plus exceptionnelle.

M. B. : Les études universitaires me semblent assez exigeantes à elles seules, mais tu étudies presque à temps plein en plus de faire du vélo à un niveau compétitif. Penses-tu que d’autres aspects de ta vie en souffrent un peu?
Q. M. : Merci, mais je dois dire que oui. Je fais un gros sacrifice, c’est certain. Les gens parlent de leurs années d’université comme d’une expérience… et je ne sais pas trop si je passe à côté. Je ne veux pas dire que ma vie est désagréable, mais je ne fais pas souvent la fête, même presque jamais. Je ne participe pas aux conversations avec mes collègues entre les cours. J’essaie de gérer mon horaire le plus efficacement possible, et ça me coûte les moments libres que je pourrais passer avec les autres. Ce qui compte le plus est de savoir organiser mon emploi du temps, de bien canaliser mon énergie et de respecter mes plans ensuite. Il faut persévérer. Je précise que je ne suis déçu de rien. Si je voulais faire autre chose, je le ferais. Je suis ici parce que c’est ce que je veux.

M. B. : J’ai demandé à Félix ce que tu lui as montré. Et lui, que t’a-t-il appris?
Q. M. : Quelques trucs sur le vélo : il est vraiment talentueux. Je crois d’ailleurs que les gens sous-estiment ses aptitudes. Oui, je dirais surtout le maniement du vélo… et simplement le fait de suivre son rythme dans les sentiers. Il me pousse à me dépasser, parce qu’il est un rider remarquable. Il m’aide aussi à mener une vie équilibrée. Il m’arrive de m’en faire à propos du vélo, des études ou d’autre chose, et je crois que Félix m’aide à rester bien dans ma peau.

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Précédent Caractéristique Rocky Mountain Race Face Enduro Team La saison 2018 des Enduro World Series est sur le point de commencer, et nous sommes heureux d’annoncer notre nouveau partenariat au Canada avec Race Face Performance Products. C’est une immense fierté pour nous de lancer la Rocky Mountain Race Face Enduro Team!
Prochain Caractéristique Wade Simmons' Pipedream Built on the projections of the future and a fondness of the past, this is a story of Wade Simmons’ Pipedream.
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Wade Simmons' Pipedream

December 05, 2017

Wade Simmons has been in the free ride game since the beginning. His mark has been left on our sport through an extensive catalogue of images and video segments, showcasing his creative ability to conquer lines with unmistakable style. Simply put, Wade’s career has been driven by his desire to do something different. While watching the archived footage of himself riding in The Moment, he couldn’t help but get nostalgic on the bikes that helped make his career.

Bikes like the Pipeline, Switch, RMX, RM7, and RM9 were the tools of Wade’s trade. To him, these were the bikes that had soul. The “Thrust Link”, “NE 3”, and “3D Link” were some of the iconic technologies that helped make these bikes special. This was at a time where adding linkage plates to everything was the obvious solution. 

Wade is what we call an “ideas man.” Fueled by Wade’s creativity, Rocky Mountain Bicycles decided to build a very special bike, founded on nostalgia and designed to modern day standards. Tapping into some of his old favourite lines, this is a story of Wade Simmons’ Pipedream.
 

Wade Simmons Pipedream

 

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Gussets and linkage plates were an iconic look of the early 2000's. Riders like Wade were beginning to push mountain biking in a new direction, and the frame designs were changing to meet their demands. From 49mm straight head tubes to adding extra gussets for flair, the Pipedream embodies the renegade spirit of freeride.
 

Wade Simmons Pipedream

Wade Simmons Pipedream

Many of the early Rocky Mountain freeride bikes had a feature that allowed you to mount the rear shock in 3 different locations. This was known as "NE 3", and required 2 linkage plates on either side of the shock with a cross-brace to stiffen everything torsionally. While having a bit of fun with cross-bracing designs, the NE 3 Man was born.
 

Wade Simmons Pipedream

The 3D Link was a CNC'd feature on our full suspension bikes of the late 90's and early 2000's. Platforms like the Element, Edge, and Slayer all had versions of the 3D Link, which made it a natural addition to Wade's Pipedream.
 

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The Rocky Mountain Bicycles Development Centre is located at the foot of Vancouver's North Shore mountains and is home base for all of our product development. It's here that we weld our prototype frames, test new ideas, and fine tune the details. Longtime Rocky Mountain Bicycles welder, Al Kowalchuk worked on this custom project, delivering an incredible finished product.
 

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The Godfather of Freeride, Wade Simmons.

Rocky Mountain is proud to have been involved with the feature film, The Moment. We would also like to say a huge Thank You to Wade Simmons for his continued inspiration and dedication to freeride mountain biking.

Presented by Rocky Mountain Bicycles
Featuring Wade Simmons' Pipedream
 

PIPEDREAM
Frame Development & Design by Tom Ferenc, Lyle Vallie, Joe Kerekes, and James Mallion
Welding by Al Kowalchuk
Frame Preparation by Billy Chang
Paint by Harald Strasser at Toxik Design Laboratory

MUSIC
Magic Unfolding by Big Score Audio &
Voytek by The Heavy Eyes
All rights reserved. Used with permission.

FILM
A Film by Scott Secco
Featuring Wade Simmons
Produced by Stephen Matthews
Guest Appearances by Darcy Turenne and Rocky Mountain Bicycles staff
Sound Design by Keith White Audio
Typography by Mike Taylor

Archived footage by Todd Fiander, Christian Begin, Bjorn Enga, Darcy Wittenburg, and Jorli Ricker
Photography by Margus Riga

Special Thanks to Fox Suspension, Race Face, and Shimano

Précédent Caractéristique Resolutions Alors, qu’est-ce que ça prend pour se démarquer en compétition et décrocher un diplôme en économie ou en kinésiologie dans ses temps libres? Le travail d’équipe et la résilience. Ces deux riders de Rocky Mountain et de 7mesh savent bien que le succès, ce n’est pas uniquement la capacité pulmonaire ou la taille des quadriceps. C’est plutôt une question d’équilibre de vie. L’entraide y est pour beaucoup, ainsi que le fait de se culpabiliser mutuellement si on tombe dans les biscuits!
Prochain Caractéristique Quand la perspective change Le sentiment de liberté que procure le vélo est incomparable : de la toute première fois où vous avez quitté l’entrée chez vos parents jusqu’à votre dernière escapade sur votre sentier simple préféré. L’activité évolue, et chaque sortie a un contexte unique, mais votre amour du vélo ne devrait jamais changer. Des athlètes professionnels comme Wade Simmons et Jesse Melamed, maîtres de l’heure de notre sport, repoussent leurs limites grâce aux nouvelles technologies et réinventent sans cesse notre façon de rouler.
Caractéristique

Quand la perspective change

October 30, 2017

Le sentiment de liberté que procure le vélo est incomparable : de la toute première fois où vous avez quitté l’entrée chez vos parents jusqu’à votre dernière escapade sur votre sentier simple préféré. L’activité évolue, et chaque sortie a un contexte unique, mais votre amour du vélo ne devrait jamais changer. Des athlètes professionnels comme Wade Simmons et Jesse Melamed, maîtres de l’heure de notre sport, repoussent leurs limites grâce aux nouvelles technologies et réinventent sans cesse notre façon de rouler.

www.bikes.com pipeline

"En vélo de montagne, ce qui m’a toujours motivé est de trouver des lignes originales et d’arriver à enchaîner des sections hypertechniques à d’autres tout en fluidité. Je roule avec des pneus de 2,3 à 2,5 po depuis plus de 20 ans maintenant, alors leurs limites, je les connais. Avec des pneus format Plus, j’ai encore plus de choix de lignes, et j’adore ça!" – Wade Simmons

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C’est grâce à sa créativité que Simmons évolue constamment. Dans les sentiers, il réussit l’impossible; même les sections les plus techniques semblent faciles sous ses roues. Et ça ne date pas d’hier : encore aujourd’hui, son rôle dans Shift – qui avait été déterminant pour le "parrain du Freeride"  tout jeune à l’époque – montre bien que c’est dans sa nature de redéfinir les limites du possible.

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"J’ai compris que le grand avantage des pneus format Plus est qu’ils permettent de conserver l’élan et la vitesse à travers les obstacles. Le terrain accidenté, ces pneus n’en font qu’une bouchée! La pression d’air idéale peut être légèrement difficile à trouver, mais une fois que c’est fait, plus rien ne vous retient!" – Wade Simmons

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Jesse est capable d’une concentration hors du commun, et ses résultats de compétition contre les plus rapides du monde le prouvent. Il sait quand foncer, et tous ceux qui ont roulé avec lui vous le diront : une fois sur le sentier, il ne recule devant rien. La détermination fait partie de son ADN, et son habileté à voir de nouvelles lignes et à les exploiter lui a permis de se démarquer dans les Enduro World Series comme dans son propre terrain de jeu, à Whistler.

"En roulant avec des pneus format Plus, je vois qu’il y a beaucoup de façons d’envisager un sentier. Mon esprit est plus ouvert aux possibilités, et je visualise mieux les différentes lignes lorsque je m’entraîne pour une épreuve des Enduro World Series." – Jesse Melamed

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"Essayer le tout nouveau Pipeline, comme n’importe quel nouveau vélo, c’est vraiment enivrant! J’aime faire des sauts et m’amuser dans le sentier, et sur le Pipeline, je peux atterrir même dans les sections les plus ardues et m’en sortir sur deux roues. Chaque fois que je réussis une ligne absurde, j’ai envie d’en essayer une autre. C’est ma manière préférée de faire du vélo de montagne." – Jesse Melamed

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Le nouveau Pipeline a 140 mm de débattement arrière, donc 10 mm de plus que le modèle précédent. Le système RIDE-9 intégré à la biellette permet un ajustement précis de la géométrie et de la suspension arrière du vélo. Jesse, bien connu pour s’élancer avec ardeur et le plus vite possible, règle sa suspension en position 1, la plus souple et progressive qu’offre le système. Wade, qui préfère davantage de souplesse à l’avant et une suspension arrière plus linéaire, privilégie la position 3.

"Jesse n’a pas froid aux yeux, j’adore rouler avec lui! Il me fait sourire parce qu’il me ressemble quand j’étais plus jeune : juste un gars sur son vélo, qui essaie des trucs impossibles. Pour moi, il incarne le “vrai” adepte du vélo de montagne, parce qu’il aime tous les aspects du sport. Quand nous roulons ensemble, un défi n’attend pas l’autre. C’est stimulant, nous enchaînons les obstacles difficiles en faisant les fous... et c’est exactement ça, l’esprit du vélo de montagne!" – Wade Simmons

 

Présenté par Rocky Mountain Bicycles
Mettant en vedette le tout nouveau Pipeline
Un film de Max Berkowitz
Riders : Wade Simmons et Jesse Melamed
Montage : Max Berkowitz
Typographie : Mike Taylor

Photographie : Robin O’Neill

Précédent Caractéristique Wade Simmons' Pipedream Built on the projections of the future and a fondness of the past, this is a story of Wade Simmons’ Pipedream.
Prochain Caractéristique In the Valley of the Sun Stretching through high mountain meadows and down deep winding valleys, Thomas Vanderham and Sam Schultz set out with their sights set on singletrack.
Caractéristique

In the Valley of the Sun

October 24, 2017

 

Stretching through high mountain meadows and down deep winding valleys, the trails of Sun Valley, Idaho are absolutely world class. The trails themselves hold a special feeling, built from the legacy of pioneers and visionaries exploring the region. Rocky Mountain Bicycles’ athletes, Thomas Vanderham and Sam Schultz, set out with their sights set on singletrack, tapping into their instinct for adventure.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Spending a week exploring Sun Valley with Sam Schultz on the new Rocky Mountain Instinct was somewhat of a blur. Not just because chasing an Olympian up mountains at altitude is tough business, but because I quickly realized that there's a lot more to Sun Valley than the picture perfect single track it’s famous for.” - Thomas Vanderham

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

Mining, farming, and tourism have swept through Blaine County to meet the changing demands of passing decades. Adaptation and perseverance has kept Sun Valley alive, and forward thinking has led to developments such as the world’s first chairlift in 1936. Connecting with the area in a more traditional sense, American legends like Ernest Hemmingway lived out his life here, hunting and exploring the Wood River Valley, with an inspired take on the natural surroundings.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Even after we rode some of the local classics, shredded new purpose-built singletrack, and climbed into the alpine to stay in a local piece of mountain history, it felt like we had just scratched the surface. I can't believe how much fun I've had riding the new Instinct. I was blown away by how effortlessly the bike carries speed, while improvements to the geometry and stiffness keep it nimble and stable. Next time I'll have to come for month, and I probably still won't run out of trails to ride." – Thomas Vanderham

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

The Pioneer Cabin was built by the Sun Valley Company in 1937 to help increase accessibility for skiers in the Pioneer Mountains. Ascending more than 23 relentless switchbacks through both wide-open grasslands and thick forest, the statement painted on the roof of the cabin, “the higher you get the higher you get,” is awfully matter of fact. The cabin builder, Averell Harriman, decided that the remote area around Sun Valley would be the perfect location for staging adventures, allowing people to spend more time exploring the backcountry. 

 

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Living in Missoula, MT, I have no shortage of pristine, buffed out singletrack right out my back door. The big difference in Sun Valley is the immense quantity of trail and the ability to ride right from town and get deep into the rugged mountains surrounding the valley. It had been awhile since my last visit, which was in 2012 and I managed to take the win at the XC National Championships.” – Sam Schultz

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

The world has become a smaller place, yet the opportunity for creative rides and unlikely trail connections are still very real in Sun Valley. In a combination of paper maps and downloadable apps, navigating legacy routes is a harmonious blend of historical and modern adventure.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"I’ve admired Thomas’ riding in videos for years, watching in awe while grinding on an indoor trainer all winter as a 16-year old racing fanatic. I was truly blown away to see his precision on the trail in real life. Every turn, technical feature, and jump was nailed with absolute perfection." - Sam Schultz 

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

" knew the trails were sweet and I was pumped to head there for more exploration on a bike designed for exactly the type of riding that has inspired me the most lately. The Instinct and I immediately felt like a match made in heaven. It was the perfect blend of Altitude and Element; fast feeling 29" wheels, plenty of travel to ride aggressively, rocket-like efficiency, all in a nimble package that is quite simply put, incredibly fun,” - Sam Schultz

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"It is good to have an end to journey towards; but it is the journey that matters in the end.” - Ernest Hemingway. Ernest Hemingway was an American Novelist and Nobel Prize winner who moved to (and was buried in) Ketchum, Idaho.

Presented by Rocky Mountain Bicycles
Featuring the all-new Instinct

FILM
A Film by Liam Mullany
Cinematography by Liam Mullany & Andre Nutini
Featuring Thomas Vanderham & Sam Schultz
Edited by Liam Mullany & David Peacock 
Colour by Sam Gilling
Post Production Sound by Keith White Audio
Typography by Mike Taylor
Photography by Margus Riga

MUSIC
Denmark/ Van Gogh & Gone
Written and Performed by Psychadelic Porn Crumpets
All rights reserved. Used with permission.

Thanks to Gabe Schroeder, Sun Valley Resort

Précédent Caractéristique Quand la perspective change Le sentiment de liberté que procure le vélo est incomparable : de la toute première fois où vous avez quitté l’entrée chez vos parents jusqu’à votre dernière escapade sur votre sentier simple préféré. L’activité évolue, et chaque sortie a un contexte unique, mais votre amour du vélo ne devrait jamais changer. Des athlètes professionnels comme Wade Simmons et Jesse Melamed, maîtres de l’heure de notre sport, repoussent leurs limites grâce aux nouvelles technologies et réinventent sans cesse notre façon de rouler.
Prochain Nouvelle Le nouveau Pipeline Le tout nouveau Pipeline : la confiance ajoutée des pneus format Plus sur les sentiers techniques et ardus, dans une plateforme de trail agressif.
Caractéristique

POWERPLAY : Wade Simmons dans le sud de la France

June 26, 2017

Texte de Wade Simmons
Photos de Matt Wragg

J’ai toujours été dans les premiers à adopter une nouveauté, que ce soit des vélos de freeride en 1997 ou des vélos de montagne électriques en 2017. Quand Rocky Mountain m’a demandé de participer à la vidéo de lancement de l’Altitude POWERPLAY, je n’ai pas hésité une seconde. Le vélo de montagne, j’en mange. Montées, descentes, XC, freeride, vélos électriques — je carbure à tout ça. C’est pourquoi ce projet m’allumait. Et peut-être aussi parce que j’aime ça brasser les choses.

J’avais participé à la mise au point du vélo Altitude « ordinaire » et donné mon opinion sur certains des premiers prototypes électriques. Mais le but de ce projet était de présenter mes premiers essais du vélo Altitude POWERPLAY.

Après discussion, on a choisi d’aller dans le sud de la France, où il y a un climat chaud, des sentiers spectaculaires et de délicieux glucides. Comme l’Europe est la chef de file des vélos de montagne électriques, c’était l’occasion idéale de voir le produit de Rocky Mountain en action au pays des croissants et des accros à Strava.

Après un vol de nuit de Vancouver à Nice et quelques heures de route, on est arrivé au premier site de tournage, où nous attendaient nos amis Gaëtan et Gaëtan. Heureusement, l’un d’entre eux se fait appeler « Baguette »; son nom de famille ressemble à « du pain », et on sait combien le pain, pour les Français, c’est du sérieux.

Je souffrais d’un méchant décalage horaire, mais je n’ai pas pu m’empêcher de tester la bête. J’ai dit à Baguette : « C’est le moment de vérité. »

J’ai été complètement renversé. Dans la vidéo, on voit à quel point j’étais surexcité malgré le manque de sommeil; oui, j’avais vraiment l’air de ça! C’est à ce moment précis que j’ai constaté le potentiel réellement infini des vélos électriques.

Le lendemain, on a trouvé une paroi parfaitement courbée, qui semblait faite sur mesure pour le vélo. Mais l’approche était accidentée et légèrement ascendante.

« J’essaye ça! », me suis-je exclamé dès que je l’ai vue. Mais au fond de moi, je n’étais pas certain d’y arriver. J’ai pédalé quelques tours et réussi à la parcourir d’un bout à l’autre du premier coup.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est combien cette deuxième source d’énergie ouvrait de nouvelles possibilités sur tous les terrains. Je pouvais parcourir la paroi de façon fluide en intégrant aussi toutes sortes d’éléments. Cet endroit était beaucoup trop amusant!

Suivant les conseils de Lilian, gérante de l’équipe des Enduro World Series de Rocky Mountain, on s’est rendu à Toulon pour changer de rythme. Les terrains là-bas sont incroyables : ils sont extrêmement techniques et offrent des panoramas époustouflants sur la mer Méditerranée. Pas étonnant que cette région produit des riders parmi les plus rapides du monde.

Ici encore, le vélo m’a épaté, mais lors de la montée cette fois. Bien que j’aie commencé ma carrière en faisant des courses de XC et que j’adore les montées techniques, je ne dis jamais non à un petit coup de pouce de la gravité. Avec le POWERPLAY, c’est le monde à l’envers. Je n’ai pas hésité à mettre ce gain de vitesse et de fluidité à mon service dans les montées saccadées et difficiles de la région.

Il faut toujours garder un œil sur le sentier et ne pas rater de virage! Sérieusement, ne ratez pas le virage.

Je suis bien conscient de la chance que j’ai de voyager aux quatre coins du monde pour faire du vélo, mais maudit que les journées commencent souvent tôt. Chaque matin (4 h, est-ce qu’on peut vraiment appeler ça le « matin »?), je me lève péniblement — avec la grâce d’une taupe myope et grognonne — pour profiter des premiers rayons de soleil.

« Je ne suis pas certain qu’on va pouvoir le faire aujourd’hui », m’a dit Brian, notre producteur, berger du troupeau et éternel angoissé. Une épaisse couche de brouillard marin nous enveloppait pendant qu’on allait chercher à déjeuner (ce n’est pas des farces, les Français tiennent mordicus à leur pain!).

L’équipe de tournage craignait que le brouillard ne se dissipe pas avant le lever du soleil. Mais puisqu’on a fait tout ce chemin...

La chance nous a souri, et pas à peu près! Le brouillard s’est dissipé en tourbillonnant au sommet des montagnes côtières escarpées. Et on a eu droit à un lever de soleil sensationnel, absolument inoubliable.

Je ne pensais même plus au vélo! Quand je me suis lancé vers les ruines embrumées, c’était complètement surréel. C’était l’une des meilleures journées de vélo que j’ai eue depuis très, très longtemps.

On a fini le tournage ce soir-là. On est toujours un peu fébriles à la fin d’un excellent voyage, quand on sait qu’on a réussi à avoir exactement ce qu’on cherchait. On a célébré à un casse-croûte au bord de l’océan, en nous remémorant les moments forts et en songeant à de nouveaux horizons.

Ce voyage m’a fait voir le vélo de montagne d’un autre œil. Les temps changent. J’ai l’impression que nous venons seulement de commencer à exploiter un potentiel infini. En France, je me suis rendu compte que je ne me servais pas du vélo de montagne électrique pour diminuer mes efforts, mais bien pour ouvrir des portes et faire des choses qu’un vélo ordinaire ne permettrait pas. On n’est jamais trop vieux pour apprendre! Je découvre de nouveaux tracés dans des sentiers connus et je m’amuse comme un fou. J’ai bien hâte de voir où tout cela mènera!

——

Roulez plus souvent, plus loin, plus vite. Le modèle Altitude POWERPLAY est un vélo de montagne électrique qui roule comme un vrai vélo de montagne. Il confère une puissance de pointe à un vélo de trail agressif, et rend les terrains incroyables accessibles à tous. Il est seulement offert sur certains marchés européens.

 

Caméra : Liam Mullany
Deuxième caméra : Gaëtan Riou
Montage : David Peacock et Liam Mullany
Production : Brian Park
Son en post-production : Keith White Audio
Photographie : Matt Wragg
Nous tenons à remercier spécialement Fred Glo, Lilian Georges, Edgar Martins, Tribe Sport Group, Gaëtan Riou, Sarah Tatine et Gaëtan Dupin.

 

« Omar »
Interprété par Bayonne
Avec l’autorisation de Mom + Pop
En vertu d’une entente avec Hidden Track Music
open.spotify.com/track/54f36LcrbW4X9XPtdBZr3N

 
 
Précédent Nouvelle Les nouveaux Instinct et Instinct BC Edition À la fois stable et agressif, l’Instinct est notre vélo de trail le plus polyvalent.
Prochain Nouvelle Le nouvel Altitude Powerplay Voici un vélo de montagne à pédalage assisté entièrement intégré qui s’inspire de la maniabilité et de la qualité de conduite légendaires de l’Altitude et y ajoute un système d’entraînement compact et puissant. Le nouveau système POWERPLAY a été conçu en parallèle avec le cadre, ce qui donne des bases très courtes, une cinétique de suspension optimisée, un centre de gravité très bas et un couple inégalé dans sa catégorie.
Caractéristique

Fourtified

May 14, 2017

Quatre cavaliers. Quatre par quatre. Les quatre feuilles d’un trèfle. Les quatre fers en l’air. Fourtified. Wade Simmons, Rémi Gauvin, Vaea Verbeeck et Carson Storch se sont rendus aux quatre coins du monde pour essayer leur nouvel Altitude devant nos caméras.

LOS ANGELES, CALIFORNIE
Texte et rider : Wade Simmons
Photos : Brian Vernor

Cette année, l’hiver en Colombie-Britannique a passé à l’histoire. Il était parfait pour le ski, mais pas tellement pour le vélo. Et moi, je tourne en rond comme un animal en cage quand je dois rester loin des sentiers. J’ai donc sauté sur l’occasion de dévaler les pentes bien au chaud dans la région de Los Angeles, sur le nouvel Altitude.

Conseil de pro : Quatre heures du matin, c’est le moment idéal pour sortir de la maison si on veut éviter les embouteillages de Los Angeles.

Los Angeles ne se trouve pas en tête de liste des meilleures destinations de vélo de la plupart des gens, moi y compris. Comme c’est la plus grande ville de la côte ouest américaine et qu’elle est paralysée par les pires embouteillages au pays, je me suis mis à me demander pourquoi nous y allions, au juste. Pourrions-nous échapper aux griffes de la ville et rendre justice au nouveau vélo? Toujours est-il que notre photographe et homme de la situation Brian Vernor nous a accueillis à l’aéroport. Moins d’une heure plus tard, il dissipait mes doutes devant des tacos d’enfer et une horchata au café. Il m’a promis que le vélo serait aussi bon que la bouffe.

Juste au cas où Vernor me contait des pipes, j’avais prévu un plan B. En 20 ans de recherche de pistes à filmer, j’ai visité la région à plusieurs reprises. Il me restait encore quelques filons à explorer. J’avais envie de le faire cette fois-ci.

Pour tout vous avouer, mes craintes étaient entièrement infondées. L’offre dans la région de Los Angeles est vaste et diverse. Nous avons parcouru des pistes urbaines simples et fluides, des sentiers subalpins pas trop sinueux, des sauts et des talus fraîchement aménagés, et quelques pistes en haute montagne. Il y en avait donc pour tous les goûts, et à seulement une heure de route du Hollywood Hotel, où nous logions. Bref, peut-être que le vélo était meilleur que la bouffe…

DERBY, TASMANIE
Texte et rider : Rémi Gauvin
Photos : Dave Trumpore

La deuxième ronde des Enduro World Series a mené la Rally Team à Derby, en Tasmanie. Sur ce réseau de sentiers aménagé il y a seulement trois ans, nous devions franchir sept étapes plus différentes les unes que les autres, qui s’étiraient sur 57 km avec 1 700 m de montée.

Le temps ensoleillé et doux de l’entraînement s’est changé en pluie le jour de la course, transformant nombre de pistes déjà difficiles en véritable bourbier. La deuxième étape comportait la très redoutée crevasse large d’un mètre sur Detonate; de nombreux riders ont été aspirés à l’intérieur et recrachés sur les rochers en contrebas. Mais le vrai défi de la course, c’était au début de la quatrième étape, où l’eau avait lavé la terre, qui aurait ralenti notre course, d’un jardin de roches lisses rempli de trous.

J’avais travaillé fort à m’adapter aux conditions changeantes pendant la course, et au fil de la journée, j’ai retrouvé mes forces, arrivant au quatrième rang à l’étape six. Assez rapide, elle permettait d’aller constamment à haute vitesse, ce qui convient à mon style. L’étape sept prévoyait un bref parcours dans le bois suivi d’un sprint jusqu’à la ligne d’arrivée. Ça me rappelait un peu les sentiers du North Shore, et c’était tant mieux. Il faisait un sale temps, j’avais froid, je ne voulais pas être si sale, mais j’ai continué.

Au bout du compte, j’ai réussi à me classer au neuvième rang, atteignant enfin mon but de figurer parmi les dix meilleurs dans une course des EWS. La Rally Team a remporté la victoire par équipe, tous les membres ayant fait bonne figure. Nous sommes tous ravis, mais nous nous préparons déjà pour la prochaine ronde!

SUNSHINE COAST, COLOMBIE-BRITANNIQUE
Texte et rider : Vaea Verbeeck
Photos : Margus Riga

La neige avait gagné le niveau de la mer à Vancouver, mais je voulais me mettre en selle et voir de quel bois se chauffait le nouveau vélo. Une solution s’imposait : la Sunshine Coast. Les conditions sur les sentiers y sont incroyables presque toute l’année, et le Coast Gravity Park abrite certaines de mes pistes préférées dans le monde entier.

J’aime ce parc. Les gens, l’ambiance et la belle ville de Sechelt contribuent à en faire une destination de choix. [Même si, pour une raison ou une autre, tout Sechelt utilise la police Papyrus... Qu’est-ce qui cloche? – Réd.] C’est l’un des endroits où je peux retrouver la sensation d’aller vite sur un vélo pendant la saison morte. Les responsables travaillent d’arrache-pied pour que leurs sentiers soient impeccables, et c’est le pendant idéal aux pistes techniques du North Shore.

Nous devions nous dépêcher à tourner les images parce qu’un système dépressionnaire majeur s’approchait, mais nous avions hâte de profiter de quelques jours de temps clair. Il faisait beau et sec, mais ô combien froid! On aurait dit des sentiers de verre parsemés d’aiguilles de pin – la recette parfaite pour me projeter sur la tête! Les virages sculptés à la perfection étaient blanchis de givre, ce qui produisait des sons étranges et donnait un aspect surréel à ma descente. Je ne sais même pas si j’avais trop d’adhérence ou pas assez.

Même si je redoutais de m’aventurer avec ce vélo en terrain naturel dans des conditions difficiles, je me suis rapidement habituée à ma nouvelle monture et j’ai commencé à prendre ma vitesse de croisière. Le ciel était bleu, j’avais les clés du parc en main et je me suis attaquée à des talus intouchés. À la fin, j’avais un nouveau vélo préféré, c’était assurément le moment fort de ma saison morte, et j’avais vite oublié la température sous le point de congélation.

Je suis reconnaissante de ces journées passées à dévaler les pistes, et j’ai l’intention de continuer de m’amuser cette saison!

QUEENSTOWN, NOUVELLE-ZÉLANDE
Texte et rider : Carson Storch
Photos : Tyler Roemer

Chaque passage sur la Fernhill Loop au-dessus de Queenstown a été épique. On y trouve un peu de tout. On monte sur un terrain alpin mixte, puis on s’enfonce dans des forêts indigènes cachant çà et là des descentes rapides. On aboutit au monument de McGazza, on présente ses respects à la légende, et on s’engage dans Salmon Run; un mélange de descentes techniques abruptes et de loam. Eh bien, sachez que ce vélo est fait pour la boucle.

J’ai aussi passé pas mal de temps dans le vélo-parc Skyline à Queenstown. J’avais réglé le système RIDE-9 à la position la plus faible. La suspension était assez rigide et le rebond, lent. Quand j’ai fait un 450° sur le tremplin, c’était tellement confortable! J’avais l’impression d’être sur un vélo de slopestyle. Puis quand j’ai repris les pistes d’assaut, il était vif et réceptif, absorbant des impacts assez solides comme si de rien n’était. C’est un vélo merveilleux en tout point.

La Nouvelle-Zélande est mon pays préféré; c’était donc un rêve devenu réalité de m’y rendre pour mettre le nouvel Altitude à l’essai.

Présenté par Rocky Mountain Bicycles
Mettant en vedette Altitude
Réalisation : Liam Mullany
Production : Brian Park
Riders : Wade Simmons, Rémi Gauvin, Vaea Verbeeck et Carson Storch
Caméra : Liam Mullany, Harrison Mendel et John Parkin
Montage : Liam Mullany
Couleurs : Sam Gilling
Son en post-production : Keith White Audio
Musique originale : Thinnen

 

Précédent Nouvelle Le nouvel Altitude Powerplay Voici un vélo de montagne à pédalage assisté entièrement intégré qui s’inspire de la maniabilité et de la qualité de conduite légendaires de l’Altitude et y ajoute un système d’entraînement compact et puissant. Le nouveau système POWERPLAY a été conçu en parallèle avec le cadre, ce qui donne des bases très courtes, une cinétique de suspension optimisée, un centre de gravité très bas et un couple inégalé dans sa catégorie.
Prochain Nouvelle RMB x 7Mesh: Coastal Collaboration For the 2017 season we are launching the Coastal Collaboration with 7mesh Industries! The tightly focused collection features core 7mesh garments with Rocky Mountain design elements.
Caractéristique

Gullyver's Travels – Premier épisode

January 13, 2017
Texte de Geoff Gulevich
Vidéo de Damien Vergez

Je parcours le monde depuis plusieurs années pour participer à des compétitions, mais je m’étais rarement aventuré à l’extérieur des stations de montagne où se tiennent les épreuves. Plus je vieillis, plus j’ai envie d’échapper à la bulle du milieu et de sortir des sentiers battus. La raison d’être des Voyages de Gullyver, c’est justement de motiver tous les riders à quitter leur zone de confort et à explorer de nouveaux endroits.

Le premier épisode se déroule dans les Alpes françaises et met en vedette Tito Tomasi, mon ami de longue date et coéquipier avec Rocky Mountain. Globe-trotter, Tito est aussi un passionné du vélo de montagne au talent phénoménal, qui a roulé dans quelques-unes des régions les plus reculées de la planète. Sa devise est « Vive la vie! », et c’est exactement ce que nous avions en tête.

Notre aventure a commencé dans le village d’Abriès. Nous avons pédalé aussi longtemps que nous le pouvions, jusqu’à ce que la pente nous force à mettre pied à terre et à porter nos vélos. Rendus aux lacs du Malrif, à environ 2 430 m d’altitude, nous avons établi notre campement pour la nuit. Juste avant que le soleil disparaisse, nous avons allumé un feu et nous sommes rempli la panse : de la bière, du pain, de la viande et du fromage. Nous étions en France, après tout.
 
 
 

Le lendemain, nous nous sommes levés tôt et avons transporté nos vélos sur le dos durant quatre heures pour gravir le Grand Glaiza; l’atteinte de son pic enneigé valait décidément tous ces efforts. Après avoir admiré le paysage à couper le souffle, nous avons enfourché nos vélos pour la descente de 3 300 m qui nous attendait.

Nos chemins se sont séparés à notre retour au village. Tito partait pour une autre aventure et je me préparais à m’amuser ferme au Mountain Bike Park de Châtel, parc qui regorge de pistes fluides et de sauts de taille – pas surprenant que ses habitués soient si doués.

Après ces deux journées hautes en dénivelé, l’heure était venue de rentrer à la maison. Un gros merci à Tito, qui a été un guide extraordinaire, et au Mountain Bike Park de Châtel. L’accueil y est toujours incomparable.

À la prochaine. D’ici là, on se voit dans les sentiers!

— Gully

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Caractéristique

L’Element de la victoire

November 27, 2016

Parmi tous les événements auxquels nous assistons chaque année, aucun ne nous remplit autant de fierté que la BC Bike Race (BCBR). Pendant les sept jours de cette course par étapes d’envergure internationale, c’est génial de voir autant de gens de partout dans le monde s’amuser sur les plus beaux sentiers de chez nous. Ils y découvrent la côte accidentée de la Colombie-Britannique et certaines des pistes simples de cross-country les plus difficiles du monde – le tout en campant entre l’océan Pacifique et la chaîne de montagnes côtière.

La dixième édition annuelle de la BC Bike Race était donc l’occasion idéale de mettre à l’épreuve notre plateforme Element repensée dans un vrai marathon de XC. Il va sans dire que les vélos et les riders ont été poussés à l’extrême durant les sept jours de la course! La météo était capricieuse et les pistes étaient exigeantes : les conditions parfaites pour voir ce que l’Element a dans le ventre.

Quinn Moberg, un jeune rider de 22 ans originaire de Squamish (C.-B.), est avec nous depuis plusieurs années. Nous avons eu l’incroyable plaisir de le voir évoluer en un adversaire redoutable sur le circuit XC. Et il caressait de grandes ambitions pour la BC Bike Race de cette année.

Revue du vélo – Quinn Moberg

« La BCBR est probablement la course de cross-country la plus dure au monde. Cette année, il a fait particulièrement froid et humide pendant les sept jours, et je n’ai pas eu besoin d’un seul ajustement mécanique. Je crois que ça en dit long sur la qualité de l’équipement que j’avais. »

« Le nouveau cadre a été un très gros plus pour moi. Je me suis tout de suite senti en confiance du point de vue technique, et la suspension m’a paru plus efficace. J’ai décidé de ne pas utiliser de levier à distance pour l’amortisseur, tout simplement parce que ce n’est pas nécessaire selon moi. En plus du nouveau vélo, j’utilisais aussi le nouveau système XT Di2 de Shimano pour la première fois. J’ai trouvé que le système de changement de vitesse électronique était intuitif et rapide comme l’éclair, ce qui était particulièrement utile sur les pistes que je ne connaissais pas. » – Quinn Moberg

  • Cadre : Element 999 RSL T.O. (grand – Quinn fait 1,80 m [5 pi 11 po])
  • Configuration : Position neutre du RIDE-9™
  • Amortisseur : FOX Float DPS Factory (100 mm, sans levier à distance)
  • Fourche : FOX Factory 34 (120 mm)
  • Entraînement : Shimano XT Di2
  • Pédalier : Shimano XTR
  • Freins : Shimano XTR Race
  • Roues : Stan’s NoTubes Valor
  • Pneus : Maxxis Ikon 2,2 EXO TR 3C (23 psi à l’avant, 24 psi à l’arrière)
  • Guidon : Race Face Next 35 mm (élévation de 10 mm, largeur coupée à 740 mm)
  • Potence : Race Face Turbine 35 mm (80 mm)
  • Poignées : Race Face Half Nelson
  • Selle : WTB Silverado Carbon
  • Tige de selle : Race Face Turbine télescopique (100 mm)
  • Pédales : Shimano XTR Race
  • Poids : 10,4 kg (23 lb)

Étape 6 : Squamish, présentée par Shimano

L’étape de Squamish fait toujours fureur. Ses pistes simples brutes, à pic et techniques sont combinées à des sections fluides où les sauts s’enchaînent naturellement : on comprend bien pourquoi autant de riders l’ont dans la mire! Cette étape en offre pour tous les goûts, mais après les cinq précédentes, elle peut s’avérer sans merci même pour les meilleurs riders.

  • Distance : 53 km (33 miles)
  • Montée : 1 944 m (6 378 pi)
  • Temps moyen : 4 h 57 min
  • Meilleur temps : 2 h 43 min

Une victoire d’étape derrière la cravate, Quinn avait maintenant les yeux rivés sur la première place à remporter sur son propre terrain. Mais les adversaires étaient de taille, et plusieurs compétiteurs s’unissaient pour protéger le meneur contre le jeune du coin. Remporter Squamish n’aurait donc rien de facile.

« Je suis arrivé à l’étape de Squamish en me disant “deux pas en avant, un pas en arrière”. Le nouveau vélo me donnait confiance et je connaissais bien les sentiers; je savais que je pouvais descendre plus vite que tous les autres. Juste avant la première descente, j’ai poussé pour distancer les autres meneurs : je ne voulais que personne soit assez près pour imiter mes lignes. À partir de là, j’ai pu garder mon énergie pour les montées sans avoir tout le monde à mes trousses, et gruger du temps pour creuser l’écart. » – Quinn Moberg
 

Son talent pour la course n’étant aucunement proportionnel à son âge, Quinn s’est présenté fermement convaincu de sa stratégie : l’emporter grâce aux décentes qu’il connaissait comme le fond de sa poche. Il a mis son plan à exécution en donnant tout ce qu’il avait pour atteindre le premier tronçon de piste simple avec trois virages d’avance sur ses plus proches concurrents. Puis, il a enchaîné chacune de ses lignes tandis que ses opposants accumulaient les petites erreurs – et les retards.

À partir de là, Quinn a maintenu son avance en distançant de plusieurs minutes le reste du peloton. Les bras levés au fil d’arrivée, il avait accompli son but. Ces 53 kilomètres de course sont les préférés des compétiteurs depuis quelques années, et y décrocher la victoire était toute une réussite.

10 ans

Le dixième anniversaire de la BC Bike Race nous porte à réfléchir au chemin parcouru. L’événement, nos vélos et les sentiers ont tous évolué en parallèle. Avec leurs systèmes de suspension avancés, leurs tiges de selle télescopiques et leur géométrie résolument agressive, les vélos d’aujourd’hui n’ont rien à envier à leurs prédécesseurs. Les sentiers sont aussi radicalement différents, maintenant tracés par des clubs et des passionnés qui travaillent d’arrache-pied et rivalisent de précision. L’événement s’est aussi bien transformé, troquant son interminable gravier ponctué de brèves sections fluides contre une tonne de pistes simples conçues sur mesure, de véritables chefs-d’œuvre.

« La BC Bike Race, c’est sept jours d’aventure sur des pistes simples à l’état brut. Au fil de la semaine, les vélos et les riders en voient de toutes les couleurs. Pour cet événement, les meilleurs vélos ne sont pas de pures bêtes de XCO ni d’enduro; ils doivent s’inscrire dans une classe à part. Pour attaquer des vraies pistes, ça prend un vrai vélo, avec des angles, une suspension et une robustesse à toute épreuve. Cette année, j’ai roulé avec le nouveau Element. Pendant plusieurs jours, il a excellé dans les pistes simples cahoteuses et exigeantes : j’ai eu une expérience du tonnerre. J’ai essayé un bon nombre de vélos au fil des ans, et je peux dire sans hésiter que l’Element est le meilleur d’entre tous. » – Andreas Hestler, BC Bike Race

« Courser chez moi, ce n’est pas comme courser n’importe où ailleurs. J’ai un grand sentiment d’appartenance ici, et les gens sont nombreux à m’encourager et à me permettre de faire ce que je fais. Je me mets beaucoup de pression pour gagner les compétitions qui ont lieu chez moi, car je considère que c’est ma part du contrat. Les gens d’ici me soutiennent, m’encouragent, me guident et me motivent. C’est ma façon de les remercier. » – Quinn Moberg

Merci à toute l’équipe de la BCBR, aux nombreux bénévoles et aux créateurs de pistes qui ont rendu cet événement possible! Merci aussi à la moustache de Tristan Uhl pour sa présence, et à Andreas Hestler pour avoir représenté la Colombie-Britannique sur la scène internationale. Merci à Manuel Weissenbacher, Andreas Hartmann, Greg Day, Sammi Runnels, Udo Bölts, Carsten Bresser, et tous les autres riders qui sont venus se disputer la victoire. Et bien sûr, un énorme bravo à Quinn Moberg, qui a remporté deux étapes et a décroché la quatrième place au classement général.

À l’année prochaine!

#lovetheride #elementsofvictory

Vidéo de Mind Spark Cinema

Photos de Margus Riga & Norma Ibarra

2017 Rocky Mountain Element

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Caractéristique

Shoulder Season Shred

October 27, 2016

Injuries are setbacks for athletes, but they can also bring opportunities to try different things. With Andréane recovered from a broken hand and me getting over a broken collarbone, we thought it would be fun to get out and do this bicycle thing together. No clock, less stress on our bodies, but all the fun.

We wanted to get out of Vancouver, and headed to Pemberton to explore the meadows around Tenquille Lake. We got Thomas Vanderham to join us, as well as photographer Margus Riga. A freeride legend, an enduro racer, and a downhill racer, all going for a trail ride. Quite the crew!

I have very little experience in backcountry riding. It wasn’t until Brian, the Rocky Mountain marketing guy, lent me his PLB (locator beacon) that it hit home—we definitely weren’t back in the bike park. However, Thomas and Margus both have tons of backcountry experience, and we all felt at ease going into the ride.

It was a nice day as we started in on the climbs for the day. A rain cloud hit us during the hike-a-bike section but the warm sun was poking through. The flies kept our snack breaks short.

We came to a trail intersection. Either head straight into the trail we had planned on shooting, or go up another 2km to reach Tenquille Lake. Margus thought the cabin up top would be a pretty sweet spot for part of the shoot. We all wanted to see the lake and cabin up in the alpine, so we changed the plan and headed up.

We came to the open area between two massive rocky ridges and started crossing. The snow was still abundant so we had to start walking our bikes. After a little while ALN looked down to her GPS and noticed we had gone past the 2km mark and there was no sight of a lake or cabin. It seemed pretty straightforward to stumble upon that lake as we were in an open valley, yet there was definitely no lake in sight. It was a bit of a head scratcher, and eventually we had to turn around.
 
 
Ever heard of the expression “getting Riga’d”? As we were backtracking in the snow, Thomas explained to ALN and I that we had just gotten Riga’d. Apparently we’re not the first to get lost while on a shoot with Margus Riga. Feels like we’re part of a club now.
 

I thought our feet couldn’t have gotten any more wet until we hit a river crossing, but as soon as things headed downhill I forgot about my soaked feet. I’m not sure if it was because the technical riding was keeping them warm or because they were frozen numb.

The trail wove through all sorts of natural scenery. The top of the trail was rocky and shaley, before making its way through a burn from a forest fire a few years ago. Eerie and beautiful.

The lower we got, the greener our surroundings became. By the end of it, the trail was so overgrown you couldn’t see 20 feet ahead, or your feet for that matter. That didn’t stop us from keeping our speed—it just spiced things up when blindly catching loose rocks beneath.

We finished the day at a perfect camp spot on Lillooet Lake. Food and drink are always more enjoyable after a day like this.

The next morning we had hopes of checking out a trail up Duffy Lake Road. We’d done some researching on the trail access and Margus had been in that area some 20 years ago, so it would be easy to find. Right?

This was getting Riga’d 2.0. We drove around endless fire roads that had undoubtedly changed over the years of logging. We went a little further, a little more, and some more. The wide access roads became double-tracks, and then stopped entirely.

 

We returned to town to regroup. Some things happen for a reason, and as soon as we hit the paved road again, we got smashed by a torrential downpour. Not the “grit-your-teeth-and-bear-it” kind of rain, but the “oh-shit-this-is-bad-and-I-have-hypothermia” kind of rain. We were decently prepared, but if we’d been on that trail it would have been a bad scene.

The haphazardly laid plans of mice and men were saved by the good old Pemby trail network! Our bud Dylan Forbes swung by to join us for a few laps, and we were all fired up to ride some of the best trails in the lower mainland.

This wouldn’t have been a Margus Riga trip without getting a little Riga’d. Oh! And I should mention that ALN checked her GPS and could see Tenquille lake on the map! It was there, just past where we had stopped and turned around. Next time…

 

Words by Vaea Verbeeck

Photos by Margus Riga

Additional photos by Brian Park & Thomas Vanderham

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