Adventure

Caractéristique

Douce évasion

May 17, 2019

C’est comme un métronome infatigable ou une liste de corvées infinie : le travail, l’école, les courses et toutes les autres tâches, ça me donne souvent l’impression d’être pris dans une roulette de hamster. Oui, il y a des choses dont on ne se sort pas, mais plus ma vie devient chargée, plus je me rends compte que j’ai besoin de réserver du temps pour les activités que j’aime – celles qui font trépigner de joie l’enfant en moi. Pas de surprise ici : j’aime faire du vélo. La sensation de filer à toute vitesse, de voir de nouveaux endroits et de partir spontanément à l’aventure… c’est ma façon de m’évader de la roulette de hamster en allant vers l’inconnu. Et ça ne commence pas bien plus loin qu’au pas de ma porte.

La pizza et les cartes, un bon point de départ pour toute aventure.

Quinn et moi, étant tous deux étudiants à l’Université de Victoria et riders à temps plein, on fait de notre mieux pour suivre notre instinct et faire un pied de nez aux horaires conventionnels et à la normalité. Mais malgré nos efforts, on a quand même des travaux à remettre et des règles à suivre. Alors quand Scott nous a proposé son trajet plutôt épique, lui qui a l’habitude de concilier le travail à temps plein et les aventures hallucinantes, on ne s’est pas fait prier.

Lubrification de la chaîne et gonflage des pneus, les classiques préparatifs de dernière minute.

Tracé parmi les centaines de kilomètres de sentiers au nord de la ville, l’itinéraire que nous suggérait Scott s’annonçait riche en erreurs de parcours, en rebondissements mémorables et (on l’espérait) en seconds souffles – de quoi nous mettre en appétit! Ainsi, en dépit des nuages menaçants qui projetaient une ombre glauque sur Victoria, on a chargé nos vélos, attrapé de quoi manger et pris la direction des montagnes.

Scott : « Je voyais un gros potentiel dans cette sortie. C’était excitant de quitter la ville pour atteindre un point sur la carte où je ne m’étais rendu qu’en auto, mais je ne savais absolument pas à quoi m’attendre en chemin. »

Tant qu’à se rejoindre quelque part, autant choisir un lieu où le café est délicieux.

Le plan consistait à suivre le complexe réseau de pistes cyclables de Victoria jusqu’aux limites de la ville, d’où on emprunterait le sentier Sooke Hills Wilderness vers le nord, puis le sentier Cowichan Valley, toujours vers le nord, jusqu’aux berges du lac Shawnigan. Une fois rendus au pont Kinsol, on prendrait le chemin du retour en passant par la côte, où on traverserait l’inlet Saanich à bord d’un petit traversier pour arriver à Brentwood Bay. De là, on prendrait les chemins de campagne pour rentrer en ville et reprendre le train-train quotidien, la tête remplie de souvenirs palpitants après 140 km des plus beaux sentiers du sud de l’île de Vancouver.

… mais on sait tous ce que la caféine a comme effet.

Froide, venteuse et pluvieuse, la météo n’était pas trop inspirante. Mais pendant que la plupart des gens décidaient de passer la journée emmitouflés dans leurs couvertures, nous, on se lançait dans le labyrinthe cyclable de Victoria, zigzaguant dans les quartiers résidentiels et industriels jusqu’aux portes de la ville.

Quinn : « Je crois qu’il pleuvait assez fort pour que chacun d’entre nous remette en question ce qu’on s’apprêtait à faire, mais personne ne voulait l’admettre. On a traversé le centre-ville et emprunté le sentier du couloir ferroviaire E&N, où se trouvent certains de mes graffitis préférés. »

Un petit répit de la pluie en sortant de la ville.

À l’extérieur de la ville, le monde était plus vert, et on se sentait plus petits. Les routes rétrécissaient, les maisons se faisaient rares et, plus tôt qu’on ne l’aurait cru, il n’y avait plus que nous, le sentier et la pluie torrentielle.

Cap sur les montagnes.

La première section du sentier Sooke Hills Wilderness a titillé notre sens de l’aventure. Ce ruban de gravier fin traversait une mer de verdure et de grands arbres, avant de filer tout droit vers le sommet en disparaissant au loin dans le brouillard.

La piste nous mène au cœur d’un monde de géants.

La montée du sommet Malahat était abrupte et impitoyable. Dans certains passages, chaque mètre était un combat; nos chaînes faisaient lentement tourner nos plateaux tandis qu’on poussait nos pédales de toutes nos forces. C’est à ce moment-là que notre esprit s’est complètement vidé. Toute notre attention était portée sur notre respiration haletante et notre immense inconfort. C’était l’évasion, pure et simple.

L’arrivée au sommet était un soulagement. L’ascension derrière nous et une belle descente en perspective, on a tous trois éclaté de rire devant le ridicule de notre situation. C’était peut-être parce qu’on se sentait un peu drôles sur nos vélos de gravier, étant plutôt adeptes de vélo de montagne – mais je crois que c’est surtout qu’on était trop fatigués pour réfléchir comme il faut. Tout ce qu’on avait en tête, c’était d’arrêter de souffrir et de dévaler cette pente. On s’est élancés.

Il n’y a qu’une façon de traverser les montagnes : à la sueur de son front.

Scott : « J’ai trouvé les sentiers Sooke Hills Wilderness et Cowichan Valley complètement malades. Chaque section avait sa particularité, ce qui apportait une variété rafraîchissante au trajet. Les descentes étaient aussi étonnamment plaisantes – ça rappelait le vélo de montagne des années 1980. Haha! »

Quinn : « La descente vers le lac Shawnigan était vraiment trippante. C’est là qu’on a tous vu à quel point on pouvait incliner nos vélos dans les lacets de gravier! »
On pousse à fond nos vélos de gravier, et on aime ça!

Quelle est la grosseur optimale pour le gravier? Celle du gravier sur lequel on a roulé ici!

Du sommet Malahat, on a descendu dans la vallée Cowichan, où on a profité du terrain plat pour cumuler rapidement les kilomètres. On a pédalé dans un tunnel d’arbres et longé le lac Shawnigan jusqu’à atteindre le point le plus éloigné de chez nous, le pont Kinsol. Construit en 1944, ce pont ferroviaire sur chevalets fait 44 m de haut : c’est l’un des plus élevés au monde. Un objectif à la hauteur de notre mission ce jour-là.

Le pont Kinsol, extrémité nordique de notre parcours.

Après lepont Kinsol, on a emprunté une route forestière appelée « Koksilah Road », un nom qui, vu notre épuisement, nous a beaucoup trop fait rire. Le plan était ensuite de faire le plein de pâtisseries et de café torréfié sur place au café Drumroaster de Cobble Hill, car on était trempés jusqu’aux os et notre motivation déclinait.

Quinn : « J’ai passé une demi-heure à rêver du Drumroaster Cafe avant qu’on n’y arrive enfin. J’avais sérieusement besoin d’un sandwich et d’un café, et pour être honnête, d’une pause! »

Dans un tunnel d’arbres du sentier Cowichan Valley.

Il pleuvait à boire debout depuis le début, et l’humidité commençait maintenant à faire son chemin dans l’objectif de mon appareil photo. En sortant du café à Cobble Hill, j’avais peur de l’avoir endommagé pour de bon, mais je savais que je ne pouvais rien y faire avant notre retour. À ce moment-là, je n’étais même pas certain qu’on rentrerait en un seul morceau!

Les boissons chaudes et la nourriture du café Drumroaster étaient bien méritées. Ça a aidé à nous ramener à la vie (disons). On était assis à regarder la pluie tomber depuis l’intérieur, mais c’était l’heure de repartir. Dehors, le déluge.

Quin : « Au moment de repartir, il pleuvait vraiment fort. Ce n’était pas le genre de motivation que j’espérais. »

Scott : « On est sortis du café sous la pluie battante : pas ce que j’aurais souhaité pour le reste de la journée. Mais une fois réacclimaté au mauvais temps, j’ai pu voir les détails qui rendent cette région si spectaculaire. Les couleurs, les fermettes uniques et leurs animaux, rien de tout ça ne semblait dérangé par la météo. »

« C’était cool que les chevaux se laissent flatter. L’un d’eux a même mordillé ma barbe! C’était étrange, mais je vais le prendre. » – Scott Pilecki, charmeur de chevaux autoproclamé.

À partir du café de Cobble Hill, on avait prévu se rendre à Mill Bay pour prendre le traversier au lieu de revenir par le col Malahat. Mais après une journée éreintante à lutter contre les éléments, on a raté un embranchement crucial et on s’est perdus.

Scott : « On a ressorti la carte, et on a vu dans quel pétrin on était. Merde! Il était environ 17 h 30, il pleuvait, et si on voulait se rendre à Mill Bay pour poursuivre notre itinéraire, on risquait de rater le dernier départ du traversier. C’était un trop gros risque à prendre, et le jour tombait, alors on a décidé de retrousser nos manches et de remonter la Malahat. »

La vallée Cowichan regorge de routes sinueuses et de paysages uniques.

La descente de la Malahat, une portion notoirement dangereuse de la route Transcanadienne sur l’île de Vancouver, était d’autant plus périlleuse avec la pluie et la tombée du jour. À l’affût des débris en bord de route et des comportements imprévisibles des automobilistes à notre gauche, on avait les yeux grand ouverts derrière nos lunettes, mais les lèvres bien serrées. C’était intense, et dès que la descente a été terminée, on a collectivement convenu qu’il était plus que jamais l’heure de prendre un verre. À notre grand bonheur, Quinn avait traîné quatre Hey Y’all (du thé glacé alcoolisé britanno-colombien) tout au long du trajet. Il attendait simplement le bon moment pour les partager – et ça y était.

Quinn : « Avant de partir, j’ai pensé que ce serait bien de caler des Hey Y’all quand le moment se présenterait, alors j’en ai mis quelques-uns dans mon sac. Après avoir survécu à la Malahat, j’ai su que l’heure était venue. Un shotgunrapide grâce à l’outil EDC de OneUp, et on est repartis pour la dernière étape de 15 km. »

On y est presque!\

Avec un peu de courage liquide dans les veines, on a pédalé les 15 derniers kilomètres ensemble, en repassant nos aventures du jour et en riant de ce qu’on venait de traverser. On pouffait de rire sans même savoir si c’était drôle; on était tout simplement trop fatigués pour faire quoi que ce soit d’autre. Le rire nous faisait oublier la lourdeur de nos jambes, tandis que nos points de repères et paysages habituels défilaient sous nos yeux. On voyait bien que rien n’avait vraiment changé ici, mais pour nous, tout était différent. En 12 heures seulement, on avait vécu plus d’expériences nouvelles que ce que la roulette de hamster pouvait nous offrir en une semaine. On a gravi des montagnes, défié les éléments et surmonté des situations stressantes. Scott s’est même fait grignoter la barbe par un cheval!

La vue de nos quartiers familiers était un retour apprécié à la vie normale. La journée qu’on venait de vivre avait laissé sa trace, et c’était exactement ce dont on avait tous besoin. Elle illustrait parfaitement pourquoi le vélo est l’outil par excellence pour l’aventure moderne.

LES ACTEURS

Scott

Scott, c’est celui qui rameute les athlètes de Rocky Mountain. C’est un fin connaisseur des bonnes choses de la vie et un trou noir de conversation.

Scott roulait sur un Solo de Rocky Mountain, taille grand, arborant un sac de guidon Topo Design où il a commodément pu ranger son outil et sa pompe 100 cm³ OneUp Components. La pluie et le froid n’ont pas su rivaliser contre son manteau Revelation ni son maillot henley Desperado en laine mérinos.

Quinn

Dur à cuire de la course à vélo, Quinn est aussi un amateur de Whole Foods et de téquila qui se fait fièrement surnommer « The Dog Whisperer » (l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens).

Le Solo de Quinn était équipé d’un outil EDC et d’une pompe OneUp Components, et de Maxxis Ravagers 650b au lieu de roues 700C standard. Quinn est resté au chaud toute la journée grâce à son maillot Mission et sa coquille Oro de 7mesh… et à sa couenne dure.

Félix

Accro des sushis ayant des origines en Colombie-Britannique et au Québec, Félix est un hybride insolite qui combine la forme physique du XC et l’habileté technique de la DH.

Félix a utilisé son Solo doté d’une tige de selle télescopique pour se pencher au maximum dans les virages de gravier. Et pour ne pas se salir le derrière, il a fait confiance au cuissard à bretelles MK3 et au short Farside de 7mesh. Son manteau Corsa et sa veste sans manches Cypress l’ont gardé au chaud.

Précédent Caractéristique The Jank Files - Episode 2 Des pistes de course impitoyables aux discussions avec des perroquets, en passant par une visite chez le coiffeur et le chapeau ridicule de Jesse, voici l’épisode 2 de Jank Files.
Prochain Caractéristique Retour à Riva Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe – et nous avons toujours été au rendez-vous.
Caractéristique

Un voyage dans le temps

January 30, 2019

Texte de Julia Hofmann

La montée n’a pas été facile, ni en selle ni à pied, avec notre vélo sur les épaules, mais nous sommes enfin arrivés. Sur le plus haut point du sentier Cronin, qui surplombe Smithers, le vent hurle et l’air est froid. Dix années se sont écoulées depuis mon premier voyage au Canada. Dix ans depuis ma première aventure internationale en vélo de montagne. Alors que je fixe le vaste paysage du nord de la Colombie-Britannique, j’aperçois le sentier spectaculaire, long, fluide auquel je m’apprête à m’attaquer.

C’est la mi-août, et chaque rafale perçante nous rappelle que l’automne n’est pas loin. Nous sommes partis tôt, mais le soleil est maintenant bas. Les ombres s’allongent sur les falaises stratifiées, et les couleurs qui nous entourent deviennent de plus en plus saturées. Un sentiment de paix et de solitude m’habite pendant ce moment de grâce, mais l’appel de la descente résonne de plus en plus fort. Ce cocktail me donne une sensation de liberté, et ça me galvanise de bonheur. Des nombreux endroits dans le monde où j’ai enfourché mon vélo de montagne, la Colombie-Britannique demeure à ce jour l’un des seuls qui réunissent tout ce que j’aime de ce sport : les sentiers bien conçus, une solide communauté de vélo et le temps passé en pleine nature.

Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. À chaque sortie, je me donnais le défi d’aller un peu plus loin. La première véritable piste simple sur laquelle j’ai fait du vélo était un joli sentier pas très loin de chez moi, près de la maison de mes grands-parents. Ce sentiment particulier de parcourir les bois sur deux roues ne ressemblait à rien de ce que j’avais connu jusque-là. Et depuis, ma vie est guidée par le désir de retrouver ce sentiment.

Parvenue à l’âge adulte, je connaissais tellement bien les forêts autour de chez moi en Haute-Franconie que j’ai commencé à vouloir étancher ma soif d’aventure à l’extérieur. Je suis partie sur la route pour aller visiter des vélo-parcs aux quatre coins de l’Allemagne, puis plus loin en Autriche, en Suisse, en Espagne et en Italie. J’avais déjà lu quelque chose au sujet du North Shore de la Colombie-Britannique et vu des vidéos du vélo-parc de Whistler, mais tout ça me semblait trop loin pour être envisageable. Ce n’est que des années plus tard que j’ai osé considérer la possibilité de me rendre à une destination vélo inaccessible en voiture. Cela dit, l’idée de prendre l’avion vers un autre pays me trottait quelque part dans la tête, puis elle a fini par trouver son chemin. Avant même d’avoir songé à ce dans quoi je m’embarquais, je faisais la file à l’aéroport pour enregistrer mes bagages. La destination : le Canada.

 Je n’oublierai jamais comment je me sentais en atterrissant sur un autre continent, en y montant mon vélo, puis en roulant dans ses sentiers. Voilà pourquoi le Canada occupera toujours une place à part dans mon cœur. C’est un pays si vaste, avec ses forêts sans fin et ses montagnes imposantes – en plus, ses paysages saisissants sont sillonnés de sentiers comme nuls autres! C’est vraiment la qualité des pistes qui distingue le vélo ici du vélo ailleurs dans le monde. Ce sont des pistes tracées expressément pour ce sport, et non d’anciens sentiers de randonnée recyclés. Et chacun y trouve son compte : les montées spécialement aménagées peuvent être aussi satisfaisantes que les incroyables descentes.

Alors que le soleil disparaît derrière les innombrables sommets et crêtes à l’horizon, le filtre sursaturé commence à s’estomper devant nos yeux. C’est l’heure de partir, la clarté tombe, et une longue descente nous sépare du douillet chalet qui nous attend au pied de la montagne. Nous y passerons la nuit, avant de nous rendre à un autre endroit époustouflant. J’abaisse ma selle, et je me laisse aspirer par une autre incroyable descente canadienne.

En continuant de voyager aux quatre coins du monde avec mon vélo, je constate à quel point le proverbe bien connu « plus ça change, plus c’est pareil » me semble juste. Après toutes ces années, j’ai encore une fois gravi une montagne, sur un autre continent, à la recherche de ce même sentiment découvert quand, petite, je parcourais à vélo les forêts de Lichtenfels.

Précédent Caractéristique Je me souviens J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!
Prochain Caractéristique Découvrez les Instinct Powerplay L’Instinct Powerplay vous amènera là où vous n’auriez jamais cru aller. Quand vous partirez à la conquête des cimes épiques, vous irez plus loin et plus vite que jamais grâce à notre vélo de montagne électrique le plus polyvalent à ce jour.
Nouvelle

Nous vous présentons le Sherpa de Rocky Mountain

April 15, 2015

Rocky Mountain Bicycles est heureuse de vous annoncer la venue d’un nouveau vélo overland: le Sherpa. Le vélo-camping existe depuis longtemps, mais Rocky Mountain a décidé de mettre sa touche spéciale sur le concept en créant le Sherpa. Nous voulions un vélo qui serait en mesure de s’attaquer à des terrains plus difficiles et qui permettrait à la fois de ne pas épargner les sentiers, même s’il est chargé à pleine capacité lors des aventures de plusieurs journées où vous devez être autonomes. Le Sherpa se chargera de vous transporter, vous et tout votre équipement, jusqu’au bout du monde en s’éloignant du parcours Strava le plus près et en vous dirigeant aléatoirement vers n’importe quelle route ambitieuse de l’arrière-pays qui ne vous avait encore jamais traversé l’esprit en termes de possibilités.

DÉVELOPPEMENT

L’inspiration qui se cache derrière le Sherpa nous est venue de notre Chef de produits, Alex Cogger, dont les randonnées devenaient de plus en plus longues, bizarres et impliquaient surtout un terrain plus accidenté. Grâce à une coopération stratégique avec WTB (Wilderness Trail Bikes), nous avons été les premiers à expérimenter avec des pneus et des jantes de 27.5+. Cela nous a permis de créer divers prototypes au cours des dernières années afin de tester les capacités de cette taille de roue. Il était évident que l’augmentation de la flottaison et de la traction allait de pair pour un vélo de ce type (overland), conçu spécifiquement pour le vélo-camping.

Le Sherpa a fait ses débuts conceptuels à Sea Otter 2014, complet et arborant un lion des neiges tibétain réalisé grâce à un travail de peinture sur mesure. L’intérêt que ce vélo a généré de la part des cyclistes fut incroyable, et puisque ceux-ci désiraient élargir davantage leurs capacités d’exploration, nous avons été convaincus de le mener à l’étape de la production.

CARACTÉRISTIQUES

Faire du «overlanding» avec le poids significatif de votre charge exige un équipement plus élaboré. Nous avons donc débuté à l’aide du triangle avant en carbone, qui a fait ses preuves avec l’Element, et avons conçu un arrière plus large afin de s’assurer que le dérailleur avant ait suffisamment d’espace même avec les pneus les plus larges. 

L’empreinte large des pneus Trailblazer de 27.4 x 2.8 de WTB donne au Sherpa une assurance et une stabilité dans les sections plus accidentées. Cela est très important lorsque vous trimbalez une charge énorme et que vous êtes aux limites du contrôle et filez à toute allure à travers les terrains ardus du haut désert. Ces pneus sont étonnamment très efficaces et ont une très bonne résistance, leur permettant de franchir tous les obstacles.

Nous avons apparié son jeu arrière de 95mm à un jeu avant augmenté à 120mm pour une capacité accrue et un maximum de stabilité. La position du cycliste a été ajustée afin d’être plus relevée et droite, ce qui rend les longues journées sur la selle plus confor- tables. Il est essentiel que la suspension réagisse en tandem avec les pneus à haut volume. Nous avons travaillé avec Manitou afin d’obtenir une suspension spécialement souple pour une excellente manipulation au-dessus des standards. De plus, la fourche de vélo Magnum est dotée d’un posi- tionnement large permettant un meilleur dégagement du pneu. Puisque la Mcleod nécessite une pression d’air inférieure, cela permet au cycliste et à son vélo de supporter une charge maximale tout en se situant au niveau idéal de la suspension.

UN NOUVEAU STANDARD DE TAILLE DE ROUE, MAIS POURQUOI?

Le 27.5+ est un pneu à haut volume monté sur une jante large de 27.5, ce qui donne un diamètre extérieur qui est approximativement équivalent à un 29er. «Overlanding» signifie explorer l’inconnu et, pour les types de terrains que nous voulions être en mesure d’explorer avec le Sherpa, nous avions besoin d’un pneu à basse pression et à haut volume qui n’excédait pas le diamètre extérieur d’un 29er traditionnel. Le surplus de volume améliore la traction et permet une basse pression même lorsque vous transportez le poids de votre équipement de vélo- camping. Rien n’est pire que d’avoir à surgonfler vos pneus! De plus, ce diamètre extérieur nous a permis de concevoir le Sherpa avec une suspension complète et appropriée et d’offrir une gamme complète de tailles.

POURQUOI VOS VÉLOS NE SONT-ILS PAS TOUS DES 27.5+, SI LE HAUT VOLUME EST SI GÉNIAL ?

Le Sherpa est le premier vélo 27.5+ au monde muni d’une suspension complète, mais nous n’utilisons pas cette nouvelle tendance de taille de roue pour sauter sur un train qui est déjà en marche. Les roues 27.5+ ne sont pas 27.5 ou 29; elles ne visent pas à remplacer une autre taille de roues et nous n’avons aucunement l’intention de laisser nos vélos ‘réguliers’ de côté. Il ne faut pas en faire tout un plat.

Malgré tous leurs avantages, elles sont aussi plus lentes et plus lourdes que les systèmes de 29er traditionnels sur les terrains moins techniques. Donc, si vous envisagez gagner la Coupe du Monde de Cross-Country, les 27.5+ ne sont probablement pas le meilleur choix pour vous. De plus, un volume plus élevé veut aussi dire que les parois latérales sont plus hautes que la normale, ce qui limite la stabilité lors des virages. Même chose pour un Landcruiser; il n’est pas le véhicule idéal sur une piste de course, mais il prend tout son sens en terrain plus difficile.

LE CYCLISTE​

Nous avons conçu le Sherpa pour les cyclistes qui ont le goût de s’aventurer à l’extérieur et d’explorer le monde. Que ce soit pour affronter les arbustes en Idaho, traverser les sentiers militaires dans les Dolomites, faire la course sur les sentiers du Colorado ou encore parcourir les sentiers perdus créés par les petits gibiers dans les montagnes himalayennes, le Sherpa est conçu spécifiquement pour tout individu dont les aventures impliquent généralement un signal GPS.

TECHNOLOGIES

  • Le procédé en CARBONE SMOOTHWALL élimine l’excès de résine et de fibres en utilisant un moule interne rigide, un procédé des plus sophistiqués au monde, et offre ainsi une expérience vélo de qualité en plus d’être durable et de procurer la meilleure rigidité pour son poids.
  • Le SYSTÈME DE SUSPENSION SMOOTHLINK procure une traction intégrale active en tout temps, sans toutefois compromettre l’efficacité du pédalage.
  • L’ALLIAGE FORM optimise la solidité, le poids et l’expérience vélo de qualité grâce à l’ingénierie effectuée sur chacun des tubes de série 7005 afin d’accomplir son but spécifique à l’intérieur du cadre.
  • Les PIVOTS ABC sont plus légers, rigides et nécessitent moins d’entretien que les paliers de pivots conventionnels.

GÉOMÉTRIE

SPÉCIFICATIONS

Frame: Smoothwall™ Carbon front triangle. Form™ alloy rear triangle. ABC™ Pivots. PF BB
Accessories: Frame, bar, and saddle bags not included. We recommend Porcelain Rocket bags
Shock: Manitou McLeod Custom Valved. Smoothlink™ Design 95mm. Rebound / 4 Position IPA Platform Settings
Fork: Manitou Magnum 27.5+. 120mm. TPC Absolute+ Damper / Compression / Lockout / Rebound / 110x15mm HexLock Axle / Tapered Steerer
Headset: Cane Creek Fifteen Series: IS42mm Top / 52mm Bottom Tapered
Brake Levers: Shimano M506 I-Spec Shifter Mount
Brakes: Shimano M506 Hydraulic Disc 180mm
Cassette: Shimano HG50 11-36T 10spd
Chain: KMC X10 10spd EcoProtect Anti Rust
Cranks: Race Face Turbine Cinch Custom 83mm 170-175mm 38/24T 2x10spd
Bottom Bracket: Race Face Cinch 30mm BB92 Press Fit w. 83mm Adapters
Pedals: N/A
Shifters: Shimano SLX Rapid Fire I-Spec 2x10spd
Front Derailleur: Shimano Deore E Mount 2x10spd
Rear Derailleur: Shimano XT Shadow Plus Direct Mount 10spd
Front Hub: SUNringlé SRC Plus / Fat Fork Specific / 6 Bolt / 32H / 15x110mm Axle
Rear Hub: DT Swiss 350 / 6 Bolt / 32H / 12 x 142mm Axle / Star Ratchet Freehub
Spokes: DT Swiss Competition
Rims: WTB Scraper i45 27.5+ TCS Tubeless Ready
Tires: WTB Trailblazer 27.5+ TCS 27.5" x 2.8" Tubeless Ready
Handlebar: Race Face Evolve 3/4 Riser Ø31.8mm x 725mm x 9° Sweep
Stem: Race Face 6° x 70-100mm
Grips: Rocky Mountain Lock On Mushroom
Saddle: WTB Volt Race
Seatpost: Rocky Mountain XC 30.9mm x 400mm

AVAILABLE MID-MAY.

Précédent Caractéristique La Black Canyon Trail Trois journées complètement autonomes sur les 80 miles de la singletrack isolée de la Black Canyon Trail.
Prochain Nouvelle Hestler Talks Thunderbolt MSL It's clear that the lightweight, playful 120mm bike is right in his wheelhouse.
Caractéristique

An Argentina Adventure

August 22, 2012

Sitting on the edge of the Andes, Bariloche is famous for its Catedral ski resort, the biggest in South America, and for its notoriously rugged backcountry terrain. After bouncing around various ideas of where we should take this year's Rocky Mountain adventure, we dug deeper and discovered that Bariloche has a burgeoning mountain bike scene with killer trails and passionate locals. That, and Argentina's warm sunshine in February sealed the deal.

The trip wasn't about finding big hucks, shredding scree slopes, heli-shuttles, or filming for a feature movie. It was about finding a true mountain bike adventure and sharing it with close friends.

So, we pulled together the team of Thomas Vanderham, Geoff Gulevich, Wade Simmons, and Andreas "Dre" Hestler, as well our very talented friends Margus Riga and Ambrose Weingart to capture the trip's visuals, and headed to the Southern Hemisphere. With the help of our amazing guides, Martin "Cepi" Raffo, Bojan Magister, and Gonzallo Serenelli, we found the adventure we had hoped for and much more. From the friendly and welcoming locals, to the jaw dropping natural beauty surrounding Bariloche and its world-class trails, we'll remember this trip for the rest of our lives.

When we travel together with our bikes and gear, we use the term "Shock and Awe" for the airport check-in experience. Seven guys with seven overweight bikes and gear bags is a sight to behold and Air Canada's check-in staff have come to know us well. Our trip down to Buenos Aires was smooth and we had a fun (too fun) night there before heading to Bariloche the next day. There, we met our amazing guides and we had enough time to get a quick rip in to work the cobwebs out from two days of travel.

Our first day of riding had us giddy - we knew we'd stumbled upon something big. It was so gratifying to come so far and be rewarded with such great riding and awe-inspiring terrain. The riding above the Catedral bike park had us feeling like we were riding on Mars with jagged red rock spires in the distance. The next day we climbed for two hours up to a refugio, which is a mountaineer's hut staffed year-round. With epic views of the lake and the Andes, we descended into what seemed like a natural bobsled track full of little drops and rock gardens. Another all-time day and further confirmation we hit the motherlode.

When we were above Catedral, we could see a snowcapped Volcano in the distance. We were told that soon we'd be riding almost all the way up the it in coming days. A three hour climb through rainforest, past huge waterfalls and incredible vistas put us into a glacial moonscape. We climbed and hiked in dense fog over volcanic rock up to over 7000 feet. Out of nowhere a refugio appeared, a welcome sight for a bunch of cold and tired guys. After a late night and lot of red wine, we were greeted by a bluebird morning and the realization we were on the edge of a massive glacier and in the middle of a mountain bike playground.

Right outside of the town of Bariloche is some of the sweetest ribbons of singletrack any of us had ever experienced. Not only that, but directly in town is a top quality shuttle zone that had us saying "one more run" over and over.

With the trip winding down, we simply had to get one dawn patrol ride checked off the list. We ascended in pitch-black darkness with headlamps to the top of a 3000 foot ridge and waited for the golden light to appear. The sunrise was worth the suffering. On our last day, we rode with locals on their home shuttle trails and it turned out to be the most fun day of the whole trip. Their warm spirit and big passion for mountain biking rubbed off on us and it was the perfect end to an unforgettable trip.

Précédent Caractéristique The Road to Rampage Rampage is, in our opinion, the pinnacle of modern freeriding and words can't describe the intensity of being there in person. Yet, behind all the glamour and media attention of the Finals are countless hours of planning, traveling, digging, testing, sculpting and refining the ridiculous lines that epitomize the competition. This is a short film about all the blood, sweat, and beers that happen behind the scenes of Rampage.
Prochain Caractéristique The Jank Files - Episode 5 Rémi en est à ses débuts en slopestyle, Jesse roule avec une poignée modifiée pour sa main cassée, et Andréane a dû faire sa valise en vitesse… Qu’importe, l’équipe a rejoint Peter Ostroski aux États-Unis et s’est attaquée à la Californie avec panache. Maintenant que la poussière est retombée, jetez un œil à l’épisode 5 de Jank Files!