Remi Gauvin

Caractéristique

Rémi Gauvin Slayer Raw

December 03, 2019

Le premier épisode de « Slayer Raw Cuts » montrait Carson Storch exécutant des figures impressionnantes dans le désert de l’Utah, ce qui tranche nettement avec les forêts sombres et humides de l’île de Vancouver explorées dans l’épisode 2. C’est là qu’a grandi Rémi Gauvin, et les pistes techniques et boueuses de la forêt pluviale côtière ont joué un rôle important dans son parcours de rider.

 

 

 

 

 

Rémi s’est joint à l’équipe Rocky Mountain en 2015; l’année suivante, il se lançait dans les courses d’enduro. Et le voici qui termine l’année 2019 en obtenant ses meilleurs résultats à ce jour : il a terminé sixième au classement général des Enduro World Series et a remporté le Championnat canadien d’enduro. Et pas question de ralentir en dehors des pistes : il y pédale aussi vite que lorsqu’il course contre la montre. Les racines humides, les virages masqués et les descentes glissantes font de l’île de Vancouver l’un des meilleurs endroits au monde pour le vélo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
www.bikes.com/fr/slayer
Cinématographie : Harrison Mendel et Liam Mullany
Couleurs : Sam Gilling
Son en post-production : Keith White Audio
Photographie : Margus Riga
Merci à Riley McIntosh et Mark Wallace
 
 
Précédent Caractéristique An Argentina Adventure 5 part video series. This trip wasn't about finding big hucks, shredding scree slopes, heli-shuttles, or filming for a feature movie. It was about finding a true mountain bike adventure and sharing it with close friends.
Prochain Caractéristique Carson Storch Slayer Raw Pour l’épisode de Carson, nous avons visité Virgin, en Utah, un coin connu pour ses imposants rochers et ses lignes en pleine montagne. Cette section a été filmée au printemps dernier, ce qui a permis à Carson de rouler dans les sentiers à quelques mois du Red Bull Rampage. L’année 2019 marque la sixième présence de Carson à cette compétition annuelle et au fil des ans, il a réussi avec brio d’époustouflantes vrilles, descentes et autres figures uniques.
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The Jank Files - Episode 6

October 15, 2019

Quoi de mieux pour clore cette longue saison que de découvrir un nouvel endroit entouré de montagnes parmi les plus impressionnantes au monde? Offrant un panorama de 360 degrés du mont Rose, du fameux Cervin et de vallées glaciaires, Zermatt est tout simplement spectaculaire. Dans ce village habituellement connu pour la randonnée et l’alpinisme, la conduite est précise, technique et tout à fait corsée.

En primeur cette année : le Trophée des Nations, où il faut « collaborer avec ses équipiers, élaborer une stratégie, s’aider à garder la cadence et partager l’expérience », aux dires de l’équipe des EWS. Oui, c’est vrai, mais selon l’équipe masculine canadienne, composée de Rémi Gauvin, Jesse Melamed et Rhys Verner de l’équipe Kona, l’événement est simplement « un train de fêtards qui roule à fond la caisse ».

L’événement du Trophée des Nations compte aussi le Trophée de l’Industrie, une course se déroulant sur le même parcours que celle des pros, où les marques ont pu mettre de l’avant une équipe composée d’employés, d’athlètes ou de tout autre rider. Nous avons rassemblé Peter Ostroski, rider professionnel, Stephen Matthews, chef de marque, et Ken Perras, chef de produits, pour former l’équipe « Team Slayer ». Ils sont partis en trombe fièrement vêtus de maillots Race Face personnalisés, ont été ralentis en milieu de course par une ecchymose à la jambe, mais ont terminé en beauté avec de bons souvenirs et des bières sur la plage.

Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

Merci à tous nos commanditaires!

Race Face, Maxxis, Fox, Shimano, Smith Optics, WTB, OneUp Components, Stages Cycling, Peaty’s Products, EVOC, RideWrap

Précédent Caractéristique Entrevue avec Carson Storch – D’attaque pour le Rampage Carson, qui participera bientôt à son cinquième Red Bull Rampage, connaît bien la montagne russe d’émotions que seule une compétition de cette ampleur fait vivre.
Prochain Caractéristique The Jank Files - Episode 5 Rémi en est à ses débuts en slopestyle, Jesse roule avec une poignée modifiée pour sa main cassée, et Andréane a dû faire sa valise en vitesse… Qu’importe, l’équipe a rejoint Peter Ostroski aux États-Unis et s’est attaquée à la Californie avec panache. Maintenant que la poussière est retombée, jetez un œil à l’épisode 5 de Jank Files!
Caractéristique

The Jank Files - Episode 5

September 04, 2019

À Northstar, on s’attendait tous à un terrain sec et accidenté, et à des roches instables à souhait. Eh bien, on en a eu pour notre argent, sur tous les plans. Les pistes ont été parmi les plus rudes cette année, et à toutes les étapes, avec la poussière de type lunaire et les rochers, même rester sur ses roues était un défi. Mais Jesse, Rémi, Andréane et Peter ont su naviguer dans les zones troubles et faire des courses incroyables. Les résultats? Impressionnants!

Rémi en est à ses débuts en slopestyle, Jesse roule avec une poignée modifiée pour sa main cassée, et Andréane a dû faire sa valise en vitesse… Qu’importe, l’équipe a rejoint Peter Ostroski aux États-Unis et s’est attaquée à la Californie avec panache. Maintenant que la poussière est retombée, jetez un œil à l’épisode 5 de Jank Files!

Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

Race Face, Maxxis, Fox, Shimano, Smith Optics, WTB, OneUp Components, Stages Cycling, Peaty’s Products, EVOC, RideWrap

Précédent Caractéristique The Jank Files - Episode 6 Montres à 80 000 $ et litres de fondue, longues files de riders enthousiastes et hématomes aubergine : voici l’épisode 6 de Jank Files.
Prochain Caractéristique Climbing ain't dead Que ce soit en s’attaquant à des obstacles qu’il aurait crus inattaquables ou en arpentant des sentiers dignes de l’escalier de Penrose, Camille a autant de plaisir en montée qu’en descente.
Caractéristique

The Jank Files - Episode 4

August 20, 2019

C’est bien spécial de pouvoir compétitionner à la maison, et notre équipe a cette chance chaque année à Whistler. Jesse, Rémi et Andréane vivent tous les trois dans le corridor Sea-to-Sky et sont fiers de se lancer sur des pistes de chez eux, tandis que Peter Ostroski vient des États-Unis simplement parce qu’il adore cette course.

Des tours corsés sur le North Shore sur l’heure du dîner aux nouveaux maillots, en passant par des salles d’exposition pimpantes, jusqu’à la plus haute marche du podium du championnat d’équipe, voici l’épisode 4 de Jank Files.




Filmed by Caldwell Visuals
Photos by Dave Trumpore

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Précédent Caractéristique Climbing ain't dead Que ce soit en s’attaquant à des obstacles qu’il aurait crus inattaquables ou en arpentant des sentiers dignes de l’escalier de Penrose, Camille a autant de plaisir en montée qu’en descente.
Prochain Caractéristique Oscillation Un perpétuel va-et-vient, on s’élance et on recommence. 
Caractéristique

Oscillation

August 19, 2019

Un perpétuel va-et-vient, on s’élance et on recommence. Sur le vélo, répétition constante rime avec réussite. Que vous attaquiez une piste pour la centième ou la toute première fois, le secret est dans les mouvements réguliers et bien répétés. Alors foncez, dévalez les pentes à toute allure, parce que le Slayer est conçu pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux.

Thomas Vanderham



Rémi Gauvin



Carson Storch



Précédent Caractéristique The Jank Files - Episode 4 Des tours corsés sur le North Shore sur l’heure du dîner aux nouveaux maillots, en passant par des salles d’exposition pimpantes, jusqu’à la plus haute marche du podium du championnat d’équipe, voici l’épisode 4 de Jank Files.
Prochain Caractéristique The Jank Files Episode 3 Des courses de kart sur terre battue aux baignades dans des cours d’eau glaciaux, en passant par les moments de triomphe et les visites à l’hôpital, on est loin du voyage organisé! Voici l’épisode 3 de Jank Files.
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The Jank Files Episode 3

August 01, 2019

Les rondes 4 et 5 des Enduro World Series ont eu lieu à quelques jours d’intervalle il y a environ un mois. L’horaire parfait pour une escapade européenne de l’Italie à la France! Temps chaud, gelato glacé, listes de chansons infinies et courses de vélo endiablées : tous les ingrédients étaient réunis pour quelques semaines de rêve à l’étranger.

Des courses de kart sur terre battue aux baignades dans des cours d’eau glaciaux, en passant par les moments de triomphe et les visites à l’hôpital, on est loin du voyage organisé! Voici l’épisode 3 de Jank Files.

Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

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Précédent Caractéristique Oscillation Un perpétuel va-et-vient, on s’élance et on recommence. 
Prochain Caractéristique THE SLAYER – Lancement de la bande-annonce officielle Le scénariste et réalisateur signe un film avec une grande distribution d’ensemble et de multiples trames narratives qui rend hommage aux films d’horreur ayant marqué le genre, à la fin des années 1970 et au début des années 1980. À voir… si vous en avez le cran.
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THE SLAYER – Lancement de la bande-annonce officielle

July 29, 2019

« Aux abords d’un petit village en montagne, une nouvelle menace hante les bois. » Regardez la bande-annonce officielle du film THE SLAYER– à venir en août 2019.

Dans un petit village, la nuit de l’Halloween vire à l’horreur. THE SLAYER,de Scott Secco, donne vie au pire cauchemar des riders, qui doivent lutter pour leur survie contre une impitoyable machine meurtrière. Réunissant une grande distribution d’ensemble et de multiples trames narratives, le scénariste et réalisateur rend hommage aux films d’horreur qui ont marqué le genre, à la fin des années 1970 et au début des années 1980. À voir… si vous en avez le cran.

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#TheSlayer #RockyMountain #LovetheRide #OfficialTrailer #Trailer

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Prochain Caractéristique Sommet des ambassadeurs CORE 2019 Une fois par année, Rocky Mountain prend le temps d’ouvrir ses portes aux membres de sa famille élargie, les ambassadeurs CORE.
Caractéristique

The Jank Files – Épisode 1

April 12, 2019

Des vols interminables, des pistes techniques, des entraînements au soleil toute la semaine… tout ça pour finir par courser sous la pluie. La meilleure façon de décrire l’enduro (autrement que « carrément éreintant »), c’est de ne pas avoir peur du ridicule et d’appeler un chat un chat : c’est se donner du trouble. Entre les déplacements, les entraînements et la compétition, il est presque impossible de trouver son erre d’aller, mais quand on y arrive et que tout se met en place, ça devient l’une des façons les plus gratifiantes de rouler à vélo.

La Rocky Mountain Race Face Enduro Teamen est à sa deuxième année, avec Jesse Melamed, Rémi Gauvin et Andréanne Lanthier‑Nadeau qui s’apprêtent à traverser une saison complète des EWS. Endurcis par l’an dernier, ils savent se donner du trouble comme des pros et ont officiellement trouvé leur erre d’aller, comme le prouve leur solide début de saison 2019.

Des ornières profondes à la véritable jungle en passant par les séances de skateboard dans la cour et les spectacles de DJ au stand de ravitaillement, voici l’épisode 1 de Jank Files.

Présenté par Maxxis
Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

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Précédent Caractéristique Retour à Riva Depuis 1994, le Bike Festival de Riva del Garda donne officieusement le coup d’envoi à la saison de vélo en Europe – et nous avons toujours été au rendez-vous.
Prochain Caractéristique The Coastal Collaboration La collaboration côtière est une gamme de vêtements techniques conçue par Rocky Mountain en partenariat avec 7mesh dans une optique de fonctionnalité et de performance supérieures.
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Le chemin du Nord

November 14, 2018

 

Quand on revient de voyage, c’est normal d’avoir l’impression qu’on a oublié quelque chose. Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. Thomas Vanderham et Rémi Gauvin sont tous les deux déjà allés en Norvège, mais ils ressentent toujours son appel.

Comme bien des voyages de Rémi, ses deux premières visites en Norvège étaient consacrées à la course. En 2013 et en 2014, Rémi faisait de la descente; il a participé aux championnats du monde à Hafjell. Quant à Thomas, son passé de freerider l’avait mené à deux reprises en Norvège, mais jamais dans la région mondialement célèbre du Nordfjord, et jamais sur son vélo de trail.

Un voyage de compétition, c’est un cycle bien défini : on va de l’aéroport à l’hôtel, puis de l’hôtel à la compétition, et, quelques jours plus tard, on rentre. Ce voyage était une chance de voir la Norvège sous un jour nouveau. Après l’atterrissage à Ålesund et le premier de nombreux trajets en traversier, la petite ville de Stranda se présentait comme le point de départ parfait.

Les rencontres sont parfois la partie la plus intéressante du voyage. Depuis nos chambres du Hjelle Hotel, nous n’avions qu’à remonter la route pour atteindre Folven, dans la ville natale du freeskier norvégien Fred Syversen. Fred est une légende locale : en 2008, il a involontairement établi un record mondial en sautant d’une falaise de 107 m de haut en ski. Aujourd’hui, il enseigne le ski sur le glacier, tient un camp de sports d’aventure et travaille à la construction d’infrastructures de vélo de montagne dans la vallée Hjelledalen.

Notre photographe, le Scandinave Mattias Fredriksson, aime bien faire des blagues, mais celles-ci ont toujours un fond de sincérité. Dès le début du voyage, il nous a avertis : « C’est difficile de partir sur les routes de Norvège et d’arriver à l’heure pour le souper. Je finis toujours par m’arrêter plein de fois pour prendre en photo les vues à couper le souffle. » Et en effet, les retards étaient une constante du voyage, mais celui que nous a causé la vue du fjord près de Sandane était particulièrement marqué. Comme les pistes s’étendaient au-delà de la limite des arbres, nous étions à la merci des grands vents et des averses, mais la combinaison des virages rapides, des reliefs naturels et des panoramas spectaculaires était tout simplement trop belle pour conclure la sortie plus tôt.

Un autre voyage derrière la cravate et d’autres sentiers dans les pneus, Thomas et Rémi demeurent fortement attirés par la Norvège. Avec ses pistes de vélo de montagne toutes neuves et sa culture bien ancrée du déplacement en montagne, la région du Nordfjord est une mine d’aventures sans fin.

Pour ce voyage, Rémi a enfourché l’Instinct édition BC monté pour son équipe, modèle avec lequel il a coursé toute l’année, et Thomas a choisi son Altitude sur mesure.

Jetez un coup d’œil aux plateformes Altitude et Instinct.

Générique
Présenté par Rocky Mountain
Un film de Scott Secco
Mettant en vedette : Thomas Vanderham et Rémi Gauvin
Production : Stephen Matthews
Son en post-production : Keith White Audio
Typographie et graphisme : Mike Taylor
Photographie : Mattias Fredriksson
Musique : « Pioneer » de Ryan Taubert
Merci à : Asgeir Blindheim, Fjord Norway, Visit Nordfjord, Veronica Vikestrand, 7blåner, Destination Ålesund, Sunnmøre, et Fred Syversen

Précédent Caractéristique Découvrez les Instinct Powerplay L’Instinct Powerplay vous amènera là où vous n’auriez jamais cru aller. Quand vous partirez à la conquête des cimes épiques, vous irez plus loin et plus vite que jamais grâce à notre vélo de montagne électrique le plus polyvalent à ce jour.
Prochain Caractéristique Norvège : les participants à l’aventure Chaque voyage repose sur une équipe d’aventuriers aux parcours variés et aux visions singulières. Forts de leurs histoires et de leurs compétences uniques, ils embarquent tous dans l’aventure animés d’une même flamme : la passion pour le vélo de montagne.
Caractéristique

Norvège : les participants à l’aventure

November 14, 2018

Chaque voyage repose sur une équipe d’aventuriers aux parcours variés et aux visions singulières. Forts de leurs histoires et de leurs compétences uniques, ils embarquent tous dans l’aventure animés d’une même flamme : la passion pour le vélo de montagne.

J’ai rencontré Mattias Fredriksson pour la première fois en 2010, en Suisse. Il tournait un film pour Anthill Films, Follow Me,et s’est montré incroyablement sympathique dès le départ. Son tempérament optimiste est contagieux, et on ne peut que passer un agréable moment en sa compagnie. Quant à Scott Secco, j’ai travaillé pour la première fois avec lui en 2014 sur son film Builder,et entre la planification, l’aménagement des sentiers et la pratique du vélo, nous sommes devenus de très bons amis et avons depuis collaboré plusieurs fois.

En travaillant pour Rocky Mountain, j’ai eu l’occasion d’apprendre à connaître nos talentueux athlètes et de faire du vélo avec eux. Évidemment, partir en voyage avec Thomas Vanderham et Rémi Gauvin était une expérience excitante. Notre aventure en Norvège nous a aussi permis de côtoyer la rider du Nordfjord Veronica Vikestrand, une Norvégienne pure laine qui s’est avérée un véritable atout lors de notre périple.

 

Scott Secco

 

 

 

 

R. M. : Qu’est-ce que ça fait de se rendre dans un autre pays pour filmer une vidéo sans que ni vous ni le rider n’ayez vu les sentiers auparavant?

Je travaille la plupart du temps en Colombie-Britannique, et il y a toujours quelqu’un qui connaît les sentiers, que ce soit moi ou le rider. C’est évidemment plus facile quand on a déjà emprunté le parcours et quand on sait à quels endroits et à quels moments la lumière sera la plus belle. Je me fie normalement beaucoup au rider pour déterminer quelles sections du sentier je vais filmer : si l’athlète a du plaisir, ça se voit à l’écran.

C’est toujours un beau défi de visiter un nouveau lieu, car ça force à être plus ouvert d’esprit et à considérer chaque chose sous le prisme de la créativité, d’autant que je n’ai pas de plan précis de tournage. Voyager me donne l’occasion de vivre des situations uniques avec des gens et des cultures qui me sortent de mon quotidien. En général, je dirais que je pars davantage pour l’expérience culturelle que sportive.

R. M. : Comment vous procédez pour visionner et monter vos séquences en voyage?

Il semblerait que je sois un cinéaste assez particulier, puisque je ne peux pas aller me coucher sans avoir passé en revue les enregistrements de la journée et avoir peaufiné au maximum mon montage. Grâce à cette routine quotidienne, les séquences sont encore fraîches dans mon esprit, et je peux choisir avec certitude celles que je préfère. En outre, à la fin du tournage, j’ai un premier jet qui est assez proche de la version définitive. Cette méthode me permet également de montrer au rider ce que nous avons filmé dans la journée. Je pense que ça contribue à instaurer une relation de confiance avec les athlètes, car ils voient concrètement le fruit de mon travail (je suis parfois un peu lent à préparer un plan). Je respecte aussi l’opinion des riders quant aux vidéos. Thomas et Rémi m’ont justement fait d’excellentes suggestions lors de ce tournage. Réaliser des films, c’est un véritable travail d’équipe!

Mattias Fredriksson

R. M. : Vous avez grandi en Suède et vous avez tourné des vidéos de ski et de vélo en Scandinavie pendant de nombreuses années. Selon vous, quelle est la plus grande particularité de la Norvège?

Avant tout, c’est peut-être le plus beau pays du monde. Où que se porte votre regard, les paysages sont incroyables! En tant que photographe, j’adore cette région, car elle tient toujours ses promesses. J’aime dire à la blague (sauf que je suis totalement sérieux) qu’il est difficile de partir sur les routes de Norvège et d’arriver à l’heure pour le souper. Je finis toujours par m’arrêter plein de fois pour prendre en photo les vues à couper le souffle.

Je suis allé en Norvège un nombre incalculable de fois, tant pour des voyages personnels que professionnels, et je ne m’en suis toujours pas lassé.

R. M. : Vous avez une longue et riche carrière de photographe. Comment êtes-vous entré dans le monde de la photographie cycliste?

J’ai grandi dans le sud de la Suède, à quatre-cinq heures de Stockholm, et j’ai commencé à faire du vélo à la fin des années 1980! Même avant d’avoir mon premier vrai vélo de montagne, je me rappelle avoir retiré ma béquille, mes garde-boue et mes garde-chaîne pour reproduire l’allure d’un vélo de montagne. Mes parents étaient fâchés, car je rentrais toujours à la maison couvert de boue, mais je m’en fichais, je m’étais découvert une nouvelle passion.

À peu près à la même période, j’ai lancé mon magazine punk rock, Heavy,et j’ai joué de la batterie dans un groupe. Je pense que c’est à ce moment que je me suis trouvé une vocation pour le journalisme. J’adorais écrire sur ce qui m’allumait. J’ai donc commencé à travailler pour le journal local à l’âge de 16 ans.

J’ai passé le début de ma carrière au sein de plusieurs magazines en Suède, avant de me rendre compte que les articles en suédois ont une portée limitée en comparaison avec les photos, qui peuvent être appréciées de tous! J’ai donc couvert comme photographe les Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, aux États-Unis, et les Championnats du monde en 1999, mais en dehors de ça, je me suis tenu éloigné des événements (rires). Je me suis plutôt concentré sur ce qui était important à mes yeux, c’est-à-dire les histoires et les voyages inspirants. J’ai donc commencé à photographier le vélo de montagne, car je suis mordu de ce sport.

Veronica Vikestrand

 

 

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

Le Slayer!

R. M. : Où avez-vous grandi en Norvège et comment êtes-vous tombée dans le vélo de montagne?

Je vis dans une petite ville tout près d’Ålesund, un coin où j’ai d’ailleurs passé toute ma vie. Habiter au pied des montagnes, sur un terrain vallonné séparé par des fjords, parcourir les bois et les sentiers, ça m’a toujours semblé naturel. J’ai acheté mon premier vélo semi-rigide à la fin des années 1990, et peu de temps après, le film Krankedsur VHS. J’étais tellement inspirée par ce qui faisait en Colombie‑Britannique que j’ai acheté mon premier vélo à double suspension plus tard cette année-là.

J’ai essayé la descente en 2004, mais ça ne me convenait pas. J’étais trop stressée, sur les nerfs, et je ne supportais pas qu’on m’impose un type de conduite. Je pense que c’est ce qui m’a touché dès le départ dans Kranked.Cette idée exaltante de faire du vélo en style libre, d’utiliser le vélo de montagne comme bon me semble.

R. M. : En tant que Norvégienne pure laine, comment trouvez-vous que le monde du vélo de montagne a évolué ces dernières années en Norvège?

Ça a pris une ampleur folle. On construit de nouveaux sentiers et parcs de vélo dans tout le pays, et la course enduro est en train d’exploser. On voit aussi de plus en plus de riders de « style aventure » qui s’inspirent de notre culture de ski de fond et de randonnée. La conduite ici est très différente de celle pratiquée dans les Alpes ou en Amérique du Nord, mais les sentiers de styles multiples combinés à la beauté de la Norvège créent une expérience tout à fait unique.  

R. M. : Dans quelles circonstances êtes-vous entrée dans le giron de Rocky Mountain?

J’évolue dans l’industrie du vélo depuis 2008 pour le compte de différentes marques. En ce moment, je travaille avec 7 Blåner, qui est distributeur de Rocky Mountain depuis 2016. J’ai toujours admiré la marque Rocky Mountain. Je respecte ses valeurs depuis que je me suis mise au vélo à la fin des années 1990! Pouvoir contribuer à la promotion de certains de ses athlètes légendaires dans mon pays d’origine, c’est quelque chose de vraiment passionnant!

Remi Gauvin

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

L’Instinct édition BC.

R. M. : Comment en êtes-vous venu à faire partie de l’équipe de Rocky Mountain?

J’ai reçu un appel de Thomas Vanderham en février 2014 quand je travaillais sur les plateformes de forage pétrolier du nord de l’Alberta. Il m’a annoncé que Rocky Mountain était en train de concevoir un nouveau vélo de descente appelé « Maiden », et que l’équipe de recherche et développement souhaitait obtenir des commentaires de la part d’athlètes. Je n’avais pas encore de commanditaire pour la saison suivante, et ça semblait être une chouette occasion. Après cette première saison sur le Maiden, j’ai commencé la course enduro en 2016, et je suis maintenant engagé comme rider dans la Rocky Mountain Race Face Team pour un circuit complet des EWS. Je suis vraiment reconnaissant à Thomas de m’avoir donné la chance d’intégrer l’équipe.

R. M. : En tant qu’athlète EWS, vous passez la majeure partie de votre saison à parcourir le monde pour prendre part à des courses. Qu’est-ce que vous avez le plus aimé dans ce voyage et ce tournage en Norvège, qui vous a finalement sorti de votre routine de compétition?

Quand on participe à ces courses, qui se déroulent toutes dans des destinations incroyables, on n’a pas souvent le temps de profiter du décor et de ce qui se passe autour. Lors d’une épreuve des EWS, on est tellement concentré sur sa performance qu’on passe à côté de la culture locale et de la beauté de l’endroit. Le rythme pour prendre des photos et tourner des vidéos est tellement plus lent qu’on a vraiment la possibilité de s’imprégner des lieux et d’en apprendre plus sur ce qui nous entoure.

Thomas Vanderham

 

 

 

 

R. M. : Quel vélo avez-vous emporté pour ce voyage?

L’Altitude.

R. M. : Cela fait longtemps que vous voyagez pour pratiquer le vélo de montagne. Est-ce que ça vous plaît toujours de découvrir de nouveaux endroits et de ne pas savoir quel type de sensations vous attendent?

Absolument! L’une des choses qui rendent le tournage d’un film sur le vélo de montagne si génial, c’est la diversité des environnements dans lesquels on est amené à travailler. On peut tourner dans des jungles, des déserts et tout un tas d’autres lieux. C’est une des raisons pour lesquelles je trouve les vidéos sur le vélo si cool. Le vélo de montagne a été le point de départ d’une grande partie de mes voyages les plus mémorables, et je suis super enthousiaste dès que je peux partir sur les sentiers d’une nouvelle destination.

R. M. : Vous avez fait du vélo en Norvège il y a plus de dix ans. Qu’est-ce qui vous a amené là?

J’ai voyagé en Norvège à deux reprises. La première fois, c’était en 2003, je pense. Je venais d’arriver dans l’équipe de vélo d’Oakley, et avec Wade Simmons, Kyle Detroit et Cédric Gracia, on s’est rendus assez loin au nord, à Narvik. C’était aussi la première fois que je travaillais avec Mattias Fredriksson et que je découvrais l’incroyable énergie qu’il insuffle aux tournages. Mon deuxième séjour en Norvège, c’était en 2009, à l’occasion d’un événement vraiment avant-gardiste pour l’époque, ANTI Days of Thunder. Les organisateurs avaient fait aménager d’énormes sauts, dont on a pu profiter, et avaient organisé un relais de descente en équipe (remporté par le Canada, si je me rappelle bien!). Certains des participants ont ensuite contribué à la création des FEST Series.

Découvrez toute l’aventure, les photos et le film, Nordvegr: Le chemin du Nord.

Précédent Caractéristique Le chemin du Nord Qu’il s’agisse d’un sentier qu’on n’a pas emprunté ou d’une région qu’on n’a pas eu le temps de visiter, les choses qu’on n’a pas faites peuvent être d’aussi grandes motivations que celles qu’on a faites. 
Prochain Caractéristique Carson Storch’ WW2 desert bomber Maiden

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