sam schultz

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Sam Schultz - Montana NICA League

April 20, 2020

Au cours des dernières années, j’ai mis beaucoup d’efforts « hors vélo » pour lancer une ligue de la National Interscholastic Cycling Association (NICA) pour les jeunes de l’école secondaire et intermédiaire de ma région natale, le Montana. C’est un gros projet, qui n’a pas toujours été de tout repos, mais heureusement, la NICA a une structure de soutien incroyable pour la création de nouvelles ligues. J’ai aussi créé des liens avec une équipe exceptionnelle de bénévoles d’un peu partout au Montana, qui a rendu ce projet vraiment stimulant. C’est l’année dernière que s’est déroulée notre première saison, et nous étions la plus importante ligue de première année de la NICA, avec plus de 300 jeunes ravageurs du Montana participant au programme!

Il n’y avait pas vraiment de communauté cycliste d’adolescents dans le Montana durant mon enfance. J’ai eu la chance d’avoir des parents très présents, de bons amis aussi passionnés que moi par la course et le trail, un club de vélo local vraiment génial et un réseau de soutien qui n’hésitait pas à faire six ou sept heures de route pour m’amener à des courses régionales avec un petit groupe de jeunes. J’ai réellement découvert la NICA au Sea Otter Classic, à la première du documentaire Singletrack High, en 2013. À cette époque, j’étais coureur professionnel de cross-country et j’avais exploré le sport à fond. J’étais champion aux États-Unis et j’avais participé aux Jeux olympiques l’année précédente. J’ai eu la même réaction que beaucoup d’adultes quand j’ai entendu parler des programmes scolaires secondaires et intermédiaires de la NICA pour la première fois : « Comme j’aurais aimé avoir une équipe de cyclisme à mon école, des pratiques régulières entre amis, et une série de courses dans le Montana rassemblant des familles en une communauté, pour de bons moments en camping et à vélo. »

 

 

 

 

 

Fast forward to last fall, and our inaugural Montana NICA season.  I remember holding the starting horn to the air, with more pre-race butterflies in my stomach than if I was racing myself, giving the final countdown before a quick blast of the horn.  Watching category after category of young rippers tearing down the track was so much more rewarding than I ever could have imagined.  The raw emotion of kids overcoming their fears on the starting line was inspiring and seeing the teams, coaches, and parents hit their stride, building a thrRevenons à l’automne dernier, à notre toute première saison de la NICA au Montana. Je me vois encore me préparant à envoyer le signal de départ, plus de papillons dans le ventre que si je participais moi-même à la course, et donnant le décompte final avant de faire retenir le klaxon. J’ai ressenti une gratification plus grande que tout ce que j’aurais pu imaginer en regardant les différentes catégories de jeunes ravageurs sillonner la piste. L’émotion brute des enfants qui surmontent leurs peurs sur la ligne de départ était inspirante, et c’était tout simplement incroyable de voir au fil de la saison les équipes, les entraîneurs et les parents trouver leur rythme et bâtir une communauté dynamique de jeunes riders du Montana.

 

 

 

 

 

Durant mon enfance, la course de vélo a toujours été une affaire de famille; nous avons passé beaucoup de fins de semaine sur la route vers des courses un peu partout au pays, à bord de la camionnette familiale bien remplie. Avec mon père comme responsable des courses, ma mère comme coordonnatrice des bénévoles et mon frère comme entraîneur-chef de l’équipe Missoula, ce projet l’est tout autant.

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Le chemin le plus long

March 01, 2018

Chaque hiver depuis 11 ans, Sam Schultz descend vers le sud, quittant les paysages enneigés du Montana pour donner des cours de vélo de montagne et de route à Tucson, en Arizona. Au fil des ans, il a modifié son plan à quelques reprises avec des détours sous le soleil de la Californie, mais le désert de Sonora a un petit quelque chose qui le pousse toujours à y retourner. Tous les voyages de Sam ont des objectifs semblables : retrouver son vélo, repousser ses propres limites, et bien entamer sa préparation pour la saison à venir. Sa passion pour la route est indéniable, et il ne cache pas que ses voyages préférés sont ceux qui comportent leur lot de détours, d’arrêts et d’aventures.

La mode du voyage perpétuel en camionnette bat son plein, mais elle ne réinvente pas la roue. L’idée centrale, au fond, c’est la liberté : aller où on veut, quand on le veut, avec comme seule contrainte de trouver une surface pour conduire. Ce n’est pas bien différent d’être sur un vélo. Dans les deux cas, il s’agit d’outils sensationnels pour vivre une aventure; l’un comme l’autre vous donne un fort sentiment de satisfaction personnelle et d’excitation. Cependant, en vélo, il n’y a pas de raison d’arrêter quand la route prend fin. Les vélos de Sam sont l’extension de sa camionnette : il les utilise pour pousser plus loin son exploration du territoire où il se trouve et pour avoir une perspective unique sur son voyage.

« Je dirais que plus j’ai de temps pour me rendre du point A au point B, le mieux c’est. Il suffit de s’arrêter, et tout est là : votre garage à vélos, votre commode, votre vestiaire, votre cuisine, votre lit. Les meilleurs moments du voyage, c’est quand la camionnette est stationnée. » – Sam Schultz

Sam a grandi dans le monde du vélo de montagne. Il a participé à sa première course à 13 ans et s’est assez bien classé au niveau national pour faire partie de l’équipe de développement U23 de USA Cycling. Après de nombreuses années à affronter les meilleurs du monde, il a été choisi pour représenter son pays aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Il est arrivé au 15e rang, un résultat dont il est incroyablement fier.

Les Olympiques n’ont pas été la dernière compétition de Sam, mais peu après a commencé une série de blessures au dos qui ont nécessité de nombreuses opérations chirurgicales. L’une d’entre elles a mené à une infection à la colonne vertébrale; lors d’une autre, on a posé des tiges et des vis pour maintenir ses vertèbres L4 et L5 ensemble. Pendant une année avant chaque opération, en plus d’une année après, il se consacrait à temps plein à des traitements en physiothérapie et en réadaptation. Il était déterminé à retrouver la compétition.

« J’ai toujours pensé que le travail était payant. Tout au long de ma carrière de coureur cycliste, mes efforts ont été récompensés, et j’en suis très reconnaissant. » – Sam Schultz

Puis, il a compris qu’il ne pourrait plus continuer la compétition à cause de ses blessures dorsales à répétition. Comme tous ceux dont la vie entière est bouleversée, il s’est senti un peu perdu. La solution ne lui est pas apparue du jour au lendemain, mais il a pris le temps de cibler ce qui le rendait véritablement heureux : il aimait voyager, rencontrer des gens intéressants et il faire du vélo. C’est en se dépensant comme il le faisait quand il s’entraînait pour une compétition internationale qu’il a réussi à se reconstruire.

« La seule chose qui me procure autant de plaisir que d’accomplir quelque chose par moi-même, c’est de partager cet accomplissement avec quelqu’un. La plupart des gens apprennent ça à la garderie, mais ç’a été une assez grosse révélation pour moi. » – Sam Schultz

Sam est sur la route depuis toujours : que ce soit dans la minifourgonnette de ses parents, qu’il empruntait quand il était au secondaire pour se rendre à des compétitions, ou dans sa camionnette, lorsqu’il explore les États-Unis avec son attirail de vélos et son chien Pancho. En ce moment, la priorité de Sam, c’est de profiter de cette aventure, de stationner son campeur et d’enfourcher son vélo pour découvrir ce qui se trouve au-delà de l’asphalte.

Tags: Solo, sam schultz

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Prochain Caractéristique Sam Schultz, éternel aventurier des routes De l’épreuve olympique de cross-country au perpétuel voyage sur la route, Sam Schultz ne vit que pour le vélo de montagne. Il a grandi en visant la première place du podium et a toujours été stimulé par l’adrénaline des compétitions serrées.
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Sam Schultz, éternel aventurier des routes

March 01, 2018

De l’épreuve olympique de cross-country au perpétuel voyage sur la route, Sam Schultz ne vit que pour le vélo de montagne. Il a grandi en visant la première place du podium et a toujours été stimulé par l’adrénaline des compétitions serrées.

En ce moment, Sam travaille fort pour lancer une ligue jeunesse de vélo de montagne au Montana, il anime des ateliers de formation pour cyclistes en Arizona, et il parcourt les États-Unis dans sa fourgonnette, son chien Pancho assis sur le siège passager. La longue aventure de Sam sur la route lui a donné une toute nouvelle vision du vélo et de la vie.

Où as-tu grandi et où vis-tu, en ce moment?
Sam Schultz : J’ai grandi à Missoula, dans le Montana, et c’est toujours là qu’est mon chez-moi. Comme beaucoup de jeunes, j’étais impatient de déménager quand j’ai terminé le secondaire, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je revienne et que je prenne conscience que j’étais sacrément chanceux d’avoir grandi dans le coin.

Qu’est-ce qui t’a fait commencer le vélo?
SS :
C’est mon oncle qui nous a donné la piqûre du vélo, à mon frère et moi. On a grandi près d’un chouette réseau de sentiers qui était juste derrière notre cour. On a donc naturellement eu envie d’aller l’explorer. Mon oncle Chuck était un cycliste de montagne passionné qui nous a montré tout ce qu’on pouvait faire sur un vélo, alors ce sport est vite devenu une obsession, et j’ai rapidement demandé à mes parents de me conduire à ma première course (à la suggestion de mon oncle).

Quel a été ton parcours jusqu’aux Jeux olympiques? Est-ce qu’on t’a préparé tôt à la compétition?
SS :
J’ai participé à ma première course à l’âge de 13 ans, et dès que je l’ai terminée, je n’avais qu’une chose en tête, recommencer. Mon frère s’y est rapidement mis lui aussi, suivi de mon père. Mes parents ont été d’un incroyable soutien, prêts à charger la minifourgonnette avec les vélos et le matériel de camping et à parcourir toutes les routes du Montana, puis du pays entier. Pendant mon avant-dernière année de secondaire, je me suis donné pour objectif de faire partie de l’équipe du championnat du monde et j’ai réussi tant bien que mal à me joindre au groupe. L’année suivante, j’ai été invité à suivre un programme de développement U23 créé par USA Cycling, et c’est ce programme qui m’a permis de participer à des courses de la Coupe du Monde. Après plusieurs années de compétition internationale, j’avais suffisamment progressé pour obtenir mon premier contrat professionnel. Mon rêve devenait réalité. Je n’avais jamais vraiment envisagé les Jeux olympiques jusqu’à ce que je sois nommé dans l’équipe qui allait concourir aux Jeux de 2008. Je n’en ai finalement pas fait partie, mais je savais que j’avais mes chances pour 2012.

Tu t’es donc rendu jusqu’aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Est-ce que ça ressemblait à ce que tu t’étais imaginé?
SS :
C’était incroyable de représenter mon pays lors de la plus grande compétition sportive de la planète. Je ne m’étais pas rendu compte à quel point ce serait fort d’être encouragé par tous les gens de chez moi. J’étais très nerveux et ça a vraiment été une expérience hors du commun. Je suis arrivé 15e, ce jour-là, un résultat dont j’étais très fier. Le seul inconvénient de la course de vélo de montagne, c’est qu’elle avait lieu le dernier jour des Jeux olympiques. J’ai dû manquer plusieurs fêtes mémorables, cette semaine-là, mais la cérémonie de clôture était vraiment un moment spécial.

Peux-tu nous décrire ton rôle à la Cycling House de Tucson?
SS :
À la Cycling House, je suis à la fois guide d’excursion et directeur de camp. Ça va faire 11 ans que je travaille régulièrement avec eux. Un de mes meilleurs amis actuels, qui faisait des courses de vélo avec moi à la fin du secondaire, a lancé l’entreprise deux ans avant que je ne m’associe au projet. On organise des circuits de vélo tout inclus à partir d’une grande maison au milieu du désert, où on mange bien, où on profite de nombreux espaces de détente et où on rencontre des gens géniaux. On propose aussi maintenant d’autres excursions ailleurs au Montana et dans le monde. On travaille comme des fous, mais on est tous de très bons amis et on a des clients vraiment intéressants. On passe beaucoup de temps avec eux, et quand des gens pour la plupart issus de milieux totalement différents se retrouvent autour du vélo, ça amène bien souvent du respect, des conversations passionnantes et de nouvelles amitiés.

Parle-nous de la ligue de vélo de montagne que tu aimerais créer pour les jeunes du secondaire au Montana.
SS :
Depuis que j’ai dû arrêter la course en raison de problèmes de dos et de plusieurs opérations, j’ai décidé de me laisser du temps pour vivre ce que j’appelle une « semi-retraite-temporaire ». La vie de retraité, c’est bien, mais j’ai eu besoin de me trouver un projet qui me pousse à être moins centré sur moi-même et à transmettre ma passion du vélo.

Je me suis naturellement intéressé à un projet de la NICA (National Interscholastic Cycling Association), un organisme faisant la promotion des courses de vélo de montagne dans les écoles secondaires. La NICA intervient dans 22 États partout au pays et est en pleine expansion. Le Montana n’a pas encore de ligue, et c’est pour moi une occasion incroyable de rendre le vélo de montagne plus accessible aux ados de mon État. Je me rends compte de la chance énorme que j’ai eue de découvrir ce sport à un jeune âge, et de tout ce que ça a pu m’apporter. J’aurais tout fait pour embarquer dans l’aventure, si un programme comme celui de la NICA existait à mon époque, alors je suis vraiment impatient de concrétiser ce projet.

Et comment ton chien, Pancho, est arrivé dans l’histoire?
SS :
Il y a exactement un an, j’ai fait un petit voyage en moto au Mexique. J’avais deux semaines de vacances et je voulais découvrir un nouveau pays, parcourir de belles routes, et bien sûr, manger de délicieux tacos. À la fin de mon parcours, je suis passé à côté d’une décharge en feu. Des volutes de fumée noire se détachaient du superbe paysage de bord de mer. J’étais fasciné et j’ai dû m’arrêter pour aller voir ça de plus près.

La première chose que j’ai distinguée dans la fumée, c’était un chiot qui me regardait dans une bonbonne d’eau. Je l’ai aidé comme j’ai pu en lui apportant de l’eau et de la nourriture, mais après mon retour à Tucson, je ne pouvais pas m’empêcher de repenser à lui. Je suis retourné sur place avec ma camionnette quelques jours plus tard, et j’ai constaté qu’il n’y avait pas un, mais quatre chiots : trois noirs et bruns et un petit maigrichon tout blanc. Je me suis mis à leur courir après parmi du verre brisé, dans une décharge en feu, au crépuscule, et je n’arrivais pas à les attraper.

La nuit est tombée rapidement, alors je me suis concentré sur le plus petit d’entre eux, le blanc. Il s’est endormi sur une pile de déchets pendant que je le poursuivais, et je l’ai pris dans mes bras. Il pesait moins de cinq livres, sentait le poisson pourri et était couvert de puces et de tiques. Comme je me suis senti coupable de le séparer de ses frères, j’ai laissé la porte de la camionnette ouverte pour lui laisser une chance de se sauver. Il s’est assis et m’a regardé. Je vous épargne le reste de l’histoire (avec le passage de la frontière et tout ce qui a suivi), mais je pourrais en parler plus longtemps autour d’une bière!

Tu sembles avoir quitté le monde la course dans des conditions plutôt difficiles. Comment ça s’est passé et comment réussis-tu à étancher sainement ta soif de compétition?
SS : La période qui a précédé la fin de ma carrière de coureur a été longue et éprouvante. J’ai eu deux blessures au dos assez graves, une qui m’a provoqué une infection de la colonne vertébrale et une autre qui m’a laissé avec les vertèbres L4 et L5 soudées par des tiges et des vis. L’année avant et après chacune de mes deux opérations, je me suis consacré à mes exercices de rééducation avec une obstination comme je n’en avais encore jamais connu. J’avais des œillères, je voulais absolument revenir dans la course. Je crois que mon esprit de compétition m’a rendu un peu stupide à ce moment-là. Je pense qu’une personne sensée aurait jeté l’éponge bien plus tôt. Mais j’ai toujours pensé que le travail était payant. Tout au long de ma carrière de coureur cycliste, mes efforts ont été récompensés, et j’en suis très reconnaissant.

Je n’ai jamais eu une VO2max et un seuil anaérobie lactique très élevés. Mon taux d’hématocrite était si bas que mes tests sanguins révélaient toujours de l’anémie. Selon les laboratoires, je devais ralentir, mais je n’ai pas dévié de mon objectif, j’ai pris du plaisir, j’ai travaillé dur, et le reste appartient à l’histoire. Arrêter la course a probablement été l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre, mais aussi l’une des meilleures. J’ai eu l’occasion de changer totalement de perspective. Je vivais dans une bulle où j’étais obsédé par ce que je faisais, où la course était toute ma vie. Puis, j’ai arrêté, et c’est dur de voir les résultats.

Comment as-tu réussi à garder une place pour le vélo dans ta vie?
SS : Quand j’ai finalement compris que je ne pouvais plus être coureur professionnel en raison de ma grave blessure au dos, je ne savais pas vraiment quoi faire. J’ai pensé que ça pourrait être cool de devenir ambassadeur d’une marque, mais essayer de se vendre sous cet angle, ça représente aussi tout un défi. J’ai réussi à obtenir quelques petits contrats, mais rien de suffisamment sérieux qui justifie que j’abandonne ce qui me passionne vraiment. C’était un mal pour un bien, car ça m’a forcé à trouver un projet qui me ressemble pour incarner réellement cette authenticité que j’essayais de vendre. J’ai commencé à faire ce que j’aimais, et ça a attiré des commanditaires avec lesquels j’ai réussi à monter quelque chose de chouette.

Quand tu voyages en camionnette, c’est quoi ton rythme?
SS :
Presque toujours, je dirais que plus j’ai du temps pour aller d’un point A à un point B, le mieux c’est. Il y a tellement de choses à voir sur la route, et la camionnette a un côté très pratique. Il suffit de s’arrêter, et tout est là : votre garage à vélos, votre commode, votre vestiaire, votre cuisine, votre lit. Les meilleurs moments du voyage, c’est quand la camionnette est stationnée. Quand je m’arrête, que je me gare et que je profite des lieux. C’est ça qui m’anime. On ne m’attend nulle part, et j’ai la journée pour me rendre où j’ai décidé d’aller. Voilà comment j’aime me déplacer avec ma camionnette.

Quels sont tes prochains objectifs sportifs?
SS :
Les sportifs d’endurance atteignent rarement un haut niveau sans être sacrément égoïstes. Ils doivent prendre soin d’eux-mêmes, et leur réussite repose en grande partie sur leurs épaules. Ils finissent par faire beaucoup de sacrifices et a avoir du mal à concilier ce qui est bon pour eux avec ce qu’on attend d’eux. J’essaye d’être un peu moins égoïste, car je me suis entraîné toute ma vie pour faire partie des meilleurs. Je dis « un peu moins », car je sais que je suis encore loin du but.

Je prends aussi le temps de réfléchir à ce qui me rend vraiment heureux. Si j’ai la possibilité de partir sur les routes avec des gens intéressants et d’avoir des moments à moi où je peux relaxer, je me porte généralement bien. J’aime encore beaucoup me dépasser physiquement et je me sens privilégié de pouvoir continuer à le faire même après tout ce que mes blessures m’ont fait subir. « La seule chose qui me procure autant de plaisir que d’accomplir quelque chose par moi-même, c’est de partager cet accomplissement avec quelqu’un. La plupart des gens apprennent ça à la garderie, mais ç’a été une assez grosse révélation pour moi. »

Quel conseil donnerais-tu à des personnes qui envisagent d’abandonner une vie conventionnelle pour partir à l’aventure?
SS :
Beaucoup de gens s’épuisent à essayer d’imiter ce que font les autres. Tout vient avec des sacrifices, l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Je pense que réussir à profiter pleinement de l’instant présent est vraiment le meilleur conseil que je pourrais donner.

Il me reste encore beaucoup de choses à apprendre, c’est sûr. J’ai 32 ans, je n’ai pas vraiment de carrière en ce moment, et parfois, je me dis « merde, qu’est-ce que je suis en train de faire de ma vie? ». Puis, je réalise que je peux partir en vélo où bon me semble, travailler quand ça me chante, et combiner tout ça comme j’en ai envie. Tant que j’ai la possibilité d’apprendre, j’ai l’impression que ça vaut le coup. Je ne pense pas que je vivrai éternellement « sur la route » – je ne l’espère pas en tous cas –, mais je ne regretterai pas toutes ces années de voyage, ça c’est sûr.

Cette saison, Sam Schultz partage son temps entre les modèles Solo, Instinct et Element. Il envisage de participer à plusieurs courses comme la BC Bike Race et la Downieville Classic, mais a surtout hâte de repartir sur la route avec sa camionnette pour faire d’incroyables randonnées à vélo, accompagné de son fidèle Pancho.

Tags: sam schultz, Solo

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Prochain Caractéristique L’Altitude Powerplay maintenant offert au Canada Nous lancions d’abord l’Altitude POWERPLAY en Europe en juillet dernier, et après une saison incroyable à l’étranger, nous sommes fiers de le ramener au bercail en annonçant sa vente prochaine au Canada.
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In the Valley of the Sun

October 24, 2017

 

Stretching through high mountain meadows and down deep winding valleys, the trails of Sun Valley, Idaho are absolutely world class. The trails themselves hold a special feeling, built from the legacy of pioneers and visionaries exploring the region. Rocky Mountain Bicycles’ athletes, Thomas Vanderham and Sam Schultz, set out with their sights set on singletrack, tapping into their instinct for adventure.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Spending a week exploring Sun Valley with Sam Schultz on the new Rocky Mountain Instinct was somewhat of a blur. Not just because chasing an Olympian up mountains at altitude is tough business, but because I quickly realized that there's a lot more to Sun Valley than the picture perfect single track it’s famous for.” - Thomas Vanderham

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

Mining, farming, and tourism have swept through Blaine County to meet the changing demands of passing decades. Adaptation and perseverance has kept Sun Valley alive, and forward thinking has led to developments such as the world’s first chairlift in 1936. Connecting with the area in a more traditional sense, American legends like Ernest Hemmingway lived out his life here, hunting and exploring the Wood River Valley, with an inspired take on the natural surroundings.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Even after we rode some of the local classics, shredded new purpose-built singletrack, and climbed into the alpine to stay in a local piece of mountain history, it felt like we had just scratched the surface. I can't believe how much fun I've had riding the new Instinct. I was blown away by how effortlessly the bike carries speed, while improvements to the geometry and stiffness keep it nimble and stable. Next time I'll have to come for month, and I probably still won't run out of trails to ride." – Thomas Vanderham

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

The Pioneer Cabin was built by the Sun Valley Company in 1937 to help increase accessibility for skiers in the Pioneer Mountains. Ascending more than 23 relentless switchbacks through both wide-open grasslands and thick forest, the statement painted on the roof of the cabin, “the higher you get the higher you get,” is awfully matter of fact. The cabin builder, Averell Harriman, decided that the remote area around Sun Valley would be the perfect location for staging adventures, allowing people to spend more time exploring the backcountry. 

 

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"Living in Missoula, MT, I have no shortage of pristine, buffed out singletrack right out my back door. The big difference in Sun Valley is the immense quantity of trail and the ability to ride right from town and get deep into the rugged mountains surrounding the valley. It had been awhile since my last visit, which was in 2012 and I managed to take the win at the XC National Championships.” – Sam Schultz

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

The world has become a smaller place, yet the opportunity for creative rides and unlikely trail connections are still very real in Sun Valley. In a combination of paper maps and downloadable apps, navigating legacy routes is a harmonious blend of historical and modern adventure.

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"I’ve admired Thomas’ riding in videos for years, watching in awe while grinding on an indoor trainer all winter as a 16-year old racing fanatic. I was truly blown away to see his precision on the trail in real life. Every turn, technical feature, and jump was nailed with absolute perfection." - Sam Schultz 

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

" knew the trails were sweet and I was pumped to head there for more exploration on a bike designed for exactly the type of riding that has inspired me the most lately. The Instinct and I immediately felt like a match made in heaven. It was the perfect blend of Altitude and Element; fast feeling 29" wheels, plenty of travel to ride aggressively, rocket-like efficiency, all in a nimble package that is quite simply put, incredibly fun,” - Sam Schultz

In the Valley of the Sun with Thomas Vanderham amp Sam Schultz. Photo Margus Riga

"It is good to have an end to journey towards; but it is the journey that matters in the end.” - Ernest Hemingway. Ernest Hemingway was an American Novelist and Nobel Prize winner who moved to (and was buried in) Ketchum, Idaho.

Presented by Rocky Mountain Bicycles
Featuring the all-new Instinct

FILM
A Film by Liam Mullany
Cinematography by Liam Mullany & Andre Nutini
Featuring Thomas Vanderham & Sam Schultz
Edited by Liam Mullany & David Peacock 
Colour by Sam Gilling
Post Production Sound by Keith White Audio
Typography by Mike Taylor
Photography by Margus Riga

MUSIC
Denmark/ Van Gogh & Gone
Written and Performed by Psychadelic Porn Crumpets
All rights reserved. Used with permission.

Thanks to Gabe Schroeder, Sun Valley Resort

Précédent Caractéristique Quand la perspective change Le sentiment de liberté que procure le vélo est incomparable : de la toute première fois où vous avez quitté l’entrée chez vos parents jusqu’à votre dernière escapade sur votre sentier simple préféré. L’activité évolue, et chaque sortie a un contexte unique, mais votre amour du vélo ne devrait jamais changer. Des athlètes professionnels comme Wade Simmons et Jesse Melamed, maîtres de l’heure de notre sport, repoussent leurs limites grâce aux nouvelles technologies et réinventent sans cesse notre façon de rouler.
Prochain Nouvelle Le nouveau Pipeline Le tout nouveau Pipeline : la confiance ajoutée des pneus format Plus sur les sentiers techniques et ardus, dans une plateforme de trail agressif.