Instinct BC

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La Rocky Mountain Race Face Enduro Team 2020

March 06, 2020

C’est avec grand plaisir que nous retournons cette année aux Enduro World Series avec notre partenaire canadien habituel, Race Face Performance Products. Ces deux dernières années, la Rocky Mountain Race Face Enduro Team a fait sa marque en course d’enduro, et nous sommes ravis de poursuivre sur cette lancée.

Au fil des dernières saisons, nous avons vu Jesse Melamed, Andréane Lanthier Nadeau et Rémi Gauvin faire équipe et ajouter leur touche personnelle à l’enduro. Nous sommes fiers de les compter tous les trois parmi les nôtres cette année, et nous avons bien hâte de permettre au monde de nous accompagner avec la deuxième saison de Jank Files.

Peter Ostroski roule avec Rocky Mountain, d’une façon ou d’une autre, depuis maintenant 18 ans! Il a été de toutes les équipes d’enduro de notre histoire, et ces jours-ci, son calendrier de course prévoit un mélange d’épreuves des EWS, de Trans Madeira et de BC Bike Race. La saison 2020 s’annonce particulièrement exaltante pour Peter : sa terre natale de Burke, au Vermont, accueillera la 6e étape des EWS!

Précédent Caractéristique La flamme sur deux roues Rouler avec le sourire malgré la pandémie.
Prochain Caractéristique La vie de guide dans les Dolomites J’ai passé plusieurs années à parcourir les lieux reculés et méconnus de la planète sur mon vélo de montagne. Généralement, j’ai à peine le temps de poser mes bagages qu’un nouvel accès de bougeotte s’empare de moi, me poussant à m’évader de nouveau.
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Montures glacées et descentes épiques : Thomas Vanderham s’attaque aux conditions variables de Trans-Cascadia

January 17, 2020

« Des sentiers comme j’en ai rarement vus. À vrai dire, les mots me manquent. » Thomas Vanderham

En vingt ans de carrière, Thomas Vanderham a touché à pas mal tous les types de cyclisme, se faisant évidemment surtout connaître pour ses exploits en freeride. Il a toutefois été longtemps sans participer à une compétition chronométrée. « Je sortais un peu de mon terrain de jeu habituel, mais je suis toujours ouvert aux nouvelles expériences », explique-t-il au sujet de Trans-Cascadia, une épreuve d’enduro de quatre jours au cœur de la forêt nationale Gifford Pinchot, dans l’État de Washington.

Vanderham l’avoue : il a eu beau lire un peu sur la course, regarder des vidéos des éditions précédentes et écouter les témoignages d’anciens concurrents, la préparation n’a pas été de tout repos. Les prévisions de météo instable laissant présager des températures glaciales et de la neige, il y avait beaucoup d’éléments à considérer en fait d’équipement à prévoir et de réglages.

« J’ai discuté avec quelques personnes qui avaient fait l’épreuve, et j’ai vite compris qu’il me faudrait des roues de 29 pouces vu tout le pédalage et le type de terrain. » L’athlète a donc misé sur un vélo Instinct BC, qu’il a allégé grâce à un nouvel amortisseur arrière et à quelques autres changements. Sachant que les journées et les étapes seraient longues, il a aussi installé des disques de 203 mm à l’avant et à l’arrière. « Ce n’était pas une configuration habituelle pour moi, mais en fin de compte, c’était juste parfait », précise-t-il.

Après avoir réfléchi longtemps au poids, à la gomme, à la largeur et aux crampons des pneus, il a opté pour le modèle DHR2, et il est bien content de son choix. « Ce n’est pas un pneu pour la boue, mais parmi les modèles à crampons disons standard, c’est ce qui s’en rapproche le plus. »

Défi suivant : les vêtements et l’équipement. « J’ai eu pas mal de misère à faire mon sac, on peut en apporter un seul et je voulais être le mieux préparé possible. » Plusieurs manteaux et vêtements à superposer, donc, avec des gants, des chaussettes et des lunettes de rechange. Cette stratégie a permis à Vanderham d’attaquer chaque journée comme s’il partait en ski de fond – c’est-à-dire avec des vêtements chauds et secs pour chaque situation. « C’est sûr que j’ai trimballé beaucoup trop de trucs chaque jour, mon sac était probablement plus lourd que celui des autres, mais je voulais vraiment éviter tout inconfort. J’avais une couche chaude, un manteau matelassé léger pour les arrêts, et aussi deux couches pour la pluie, au cas où la première serait vraiment détrempée. J’ai vu des riders purs et durs rouler avec presque rien, ça m’a impressionné pas mal. »

En arrivant à la course, Vanderham ne savait pas grand-chose sur le terrain : « Je n’avais aucune attente, et ç’a été une semaine remplie de surprises! Des sentiers comme il en existe peu. C’était exactement ce qui avait été annoncé, sinon mieux! On parle ici de descentes incroyablement longues et soutenues. » Surtout le jour 3.

Le matin du jour 3, Vanderham et les autres concurrents se sont réveillés dans un campement enneigé avec des tentes et des montures glacées. « Le temps était dégagé et froid. En roulant, aucun problème, on était très bien, au chaud. L’approche du premier sentier était à couper le souffle : les rayons de soleil filtraient à travers une épaisse brume, c’était vraiment beau, du haut de la crête. » Depuis le lac Takhlakh, les concurrents ont gravi quelque 300 mètres en profitant de vues spectaculaires sur le mont Adams. La première étape : 2 km avec un dénivelé de 335 mètres, à savoir une descente à toute allure dictée par la gravité. Après avoir suivi une route jusqu’au sommet de l’étape suivante, les riders ont attaqué une descente de 2,5 km avec un dénivelé de 365 mètres – marquée de quelques vallons assez accessibles à mi-chemin –, au pied de laquelle ils ont été été récompensés par un bon feu et un dîner chaud. Mais ce qui ferait de cette journée leur coup de cœur restait encore à venir.

Les riders ont ensuite pris une navette jusqu’à une crête de la forêt Gifford Pinchot, du côté interdit aux engins motorisés. Depuis ce point de départ les attendaient 60 à 90 minutes de pédalage et quelques petites descentes plaisantes. La neige en haut du parcours rendait le tout encore plus palpitant, et le sentier de la montagne Strawberry (décrit à l’unanimité comme « une descente de fou » avec « beaucoup de limon » qui « mérite un 12 sur 10 tellement ça bat tout ») n’a déçu personne.

« Cette descente doit durer 11 minutes, et on dirait qu’on va à la vitesse du son du début à la fin. Je n’ai pas souvent l’occasion de dévaler ce genre de piste, et j’ai adoré ça! »

Malheureusement, il a fallu couper court à la journée à cause du mauvais temps. « Jusqu’à la dernière minute, c’était vraiment fantastique, mais une grosse tempête a forcé l’annulation de la dernière étape. [Reste que ce jour-là], j’ai parcouru des sentiers comme j’en avais rarement vu. À vrai dire, les mots me manquent. »

« [L’équipe de Trans-Cascadia] fait un travail exceptionnel : les lignes de visibilité sont très bonnes, alors même si on ne peut pas essayer le parcours d’avance, on sait ce qui s’en vient. Côté sécurité, c’est donc très bien. Et une bonne partie des sentiers sont créés par des motos, ce qui donne des virages à l’angle vraiment spécial. En plus, la terre était assez humide, ce qui rendait tout ça super amusant. Il y avait un peu de boue, c’était visqueux, mais en fin de compte, c’était incroyable. »

Même si Vanderham ne peut s’empêcher de se demander à quoi aurait pu ressembler cette aventure s’il avait fait beau et chaud du début à la fin, il croit que les conditions extrêmes ont enrichi son expérience. « Ce n’était pas facile, mais c’était génial. La neige dans les montagnes et les sentiers, ça donnait des décors incroyables. Les sentiers étaient comme des rubans bruns bien nets avec de la neige blanche de chaque côté, c’était magnifique! Il y avait aussi une super belle camaraderie entre les riders pendant toute la semaine. Et je me suis dit plein de fois que le vélo allait vraiment bien. Je pense que c’était le vélo idéal. »

Précédent Caractéristique Aventures électriques J’ai consacré les deux dernières années à prouver le potentiel de l’énergie électrique pour les amateurs d’aventure. J’ai complètement exclu les combustibles fossiles de mes escapades, et j’ai beaucoup réfléchi à ce que signifie l’aventure écoresponsable. 
Prochain Caractéristique Thomas Vanderham Slayer Raw Nous vous avons d’abord fait mordre la poussière avec Carson Storch, puis plonger dans la forêt pluviale côtière avec Rémi Gauvin. Pour le troisième et dernier épisode de notre série « Slayer Raw Cuts », nous vous transportons à Kamloops, en Colombie-Britannique, en compagnie du légendaire freerider Thomas Vanderham.
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The Jank Files - Épisode 6

October 15, 2019

Quoi de mieux pour clore cette longue saison que de découvrir un nouvel endroit entouré de montagnes parmi les plus impressionnantes au monde? Offrant un panorama de 360 degrés du mont Rose, du fameux Cervin et de vallées glaciaires, Zermatt est tout simplement spectaculaire. Dans ce village habituellement connu pour la randonnée et l’alpinisme, la conduite est précise, technique et tout à fait corsée.

En primeur cette année : le Trophée des Nations, où il faut « collaborer avec ses équipiers, élaborer une stratégie, s’aider à garder la cadence et partager l’expérience », aux dires de l’équipe des EWS. Oui, c’est vrai, mais selon l’équipe masculine canadienne, composée de Rémi Gauvin, Jesse Melamed et Rhys Verner de l’équipe Kona, l’événement est simplement « un train de fêtards qui roule à fond la caisse ».

L’événement du Trophée des Nations compte aussi le Trophée de l’Industrie, une course se déroulant sur le même parcours que celle des pros, où les marques ont pu mettre de l’avant une équipe composée d’employés, d’athlètes ou de tout autre rider. Nous avons rassemblé Peter Ostroski, rider professionnel, Stephen Matthews, chef de marque, et Ken Perras, chef de produits, pour former l’équipe « Team Slayer ». Ils sont partis en trombe fièrement vêtus de maillots Race Face personnalisés, ont été ralentis en milieu de course par une ecchymose à la jambe, mais ont terminé en beauté avec de bons souvenirs et des bières sur la plage.

Filmé par Caldwell Visuals
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Précédent Caractéristique Entrevue avec Carson Storch – D’attaque pour le Rampage Carson, qui participera bientôt à son cinquième Red Bull Rampage, connaît bien la montagne russe d’émotions que seule une compétition de cette ampleur fait vivre.
Prochain Caractéristique The Jank Files - Épisode 5 Rémi en est à ses débuts en slopestyle, Jesse roule avec une poignée modifiée pour sa main cassée, et Andréane a dû faire sa valise en vitesse… Qu’importe, l’équipe a rejoint Peter Ostroski aux États-Unis et s’est attaquée à la Californie avec panache. Maintenant que la poussière est retombée, jetez un œil à l’épisode 5 de Jank Files!
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The Jank Files - Épisode 5

September 04, 2019

À Northstar, on s’attendait tous à un terrain sec et accidenté, et à des roches instables à souhait. Eh bien, on en a eu pour notre argent, sur tous les plans. Les pistes ont été parmi les plus rudes cette année, et à toutes les étapes, avec la poussière de type lunaire et les rochers, même rester sur ses roues était un défi. Mais Jesse, Rémi, Andréane et Peter ont su naviguer dans les zones troubles et faire des courses incroyables. Les résultats? Impressionnants!

Rémi en est à ses débuts en slopestyle, Jesse roule avec une poignée modifiée pour sa main cassée, et Andréane a dû faire sa valise en vitesse… Qu’importe, l’équipe a rejoint Peter Ostroski aux États-Unis et s’est attaquée à la Californie avec panache. Maintenant que la poussière est retombée, jetez un œil à l’épisode 5 de Jank Files!

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Précédent Caractéristique The Jank Files - Épisode 6 Montres à 80 000 $ et litres de fondue, longues files de riders enthousiastes et hématomes aubergine : voici l’épisode 6 de Jank Files.
Prochain Caractéristique Climbing ain't dead Que ce soit en s’attaquant à des obstacles qu’il aurait crus inattaquables ou en arpentant des sentiers dignes de l’escalier de Penrose, Camille a autant de plaisir en montée qu’en descente.
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The Jank Files - Épisode 4

August 20, 2019

C’est bien spécial de pouvoir compétitionner à la maison, et notre équipe a cette chance chaque année à Whistler. Jesse, Rémi et Andréane vivent tous les trois dans le corridor Sea-to-Sky et sont fiers de se lancer sur des pistes de chez eux, tandis que Peter Ostroski vient des États-Unis simplement parce qu’il adore cette course.

Des tours corsés sur le North Shore sur l’heure du dîner aux nouveaux maillots, en passant par des salles d’exposition pimpantes, jusqu’à la plus haute marche du podium du championnat d’équipe, voici l’épisode 4 de Jank Files.




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Précédent Caractéristique Climbing ain't dead Que ce soit en s’attaquant à des obstacles qu’il aurait crus inattaquables ou en arpentant des sentiers dignes de l’escalier de Penrose, Camille a autant de plaisir en montée qu’en descente.
Prochain Caractéristique Oscillation Un perpétuel va-et-vient, on s’élance et on recommence. 
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The Jank Files Épisode 3

August 01, 2019

Les rondes 4 et 5 des Enduro World Series ont eu lieu à quelques jours d’intervalle il y a environ un mois. L’horaire parfait pour une escapade européenne de l’Italie à la France! Temps chaud, gelato glacé, listes de chansons infinies et courses de vélo endiablées : tous les ingrédients étaient réunis pour quelques semaines de rêve à l’étranger.

Des courses de kart sur terre battue aux baignades dans des cours d’eau glaciaux, en passant par les moments de triomphe et les visites à l’hôpital, on est loin du voyage organisé! Voici l’épisode 3 de Jank Files.

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Précédent Caractéristique Oscillation Un perpétuel va-et-vient, on s’élance et on recommence. 
Prochain Caractéristique THE SLAYER – Lancement de la bande-annonce officielle Le scénariste et réalisateur signe un film avec une grande distribution d’ensemble et de multiples trames narratives qui rend hommage aux films d’horreur ayant marqué le genre, à la fin des années 1970 et au début des années 1980. À voir… si vous en avez le cran.
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La dernière Trans-Provence

July 07, 2019

Récit de Peter Ostroski

Qu’est-ce qui rend la Trans-Provence aussi unique parmi les courses par étapes? Il y a plusieurs choses : le dénivelé négatif colossal, le nombre d’heures en selle, les innombrables passages en lacets serrés à franchir et l’esprit de camaraderie qui s’installe entre les riders. C’est à mon avis une des épreuves de vélo de montagne les plus difficiles au monde, puisqu’elle met à l’épreuve l’endurance physique, mentale et mécanique durant six longs jours. L’édition finale de cette année était à l’image de la première, il y a dix ans : tout simplement incroyable. La Trans-Provence a toujours représenté l’aventure ultime pour les riders avides de parcourir les montagnes, d’attaquer les sentiers à vue, de rouler vite et de fraterniser avec des passionnés comme eux.

J’avais un peu peur de participer à la Trans-Provence. C’est vraiment une épreuve légendaire dont la réputation n’est plus à faire. Mais la nervosité a laissé place à l’excitation dès que j’ai mis le pied dans la commune française de Barcelonnette pour le départ. Mon emploi du temps pour les six jours à venir était déjà établi. Si l’épreuve était pour le moins intimidante, l’ambiance au camp était très détendue. Les nouveaux venus se présentaient, les anciens se retrouvaient, et tout le monde était fébrile en préparant les tentes et le matériel.

La Trans-Provence est synonyme de surprise et d’inattendu : on dévale de vieux sentiers muletiers, et on détermine sa course au gré des choix judicieux ou risqués qu’on fait. Ça n’a rien à voir avec les EWS, qui durent seulement une ou deux journées. À la Trans-Provence, chacun prend ses propres décisions et gère ses ressources pour être en mesure de tenir toute la semaine.

Jour après jour, on découvre de nouveaux sentiers, aussi formidables les uns que les autres. Faisant son chemin à travers les Alpes maritimes, le groupe en a vu de toutes les couleurs, qu’il s’agisse de pistes simples en altitude ou de passages rocheux techniques au niveau de la mer. D’une piste à l’autre, il faut changer radicalement son style et son rythme; c’est une véritable épreuve pour les vélos, le corps et l’esprit. J’étais complètement exténué, mais les autres riders m’ont aidé à tenir bon et à poursuivre l’aventure. Rouler avec des amis, échanger des anecdotes, prendre le café dans de petites bourgades… J’ai vécu des moments inoubliables!

Le concept de la Trans-Provence est simple : on campe dans des tentes et on part d’un nouvel endroit tous les matins. Chacun s’occupe de son matériel et garde son vélo – et son corps! – en état de marche, et on s’efforce d’arriver à la fin de chaque journée. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, c’est tout sauf facile! Passer de vallée en vallée, parcourir des centaines de kilomètres et descendre l’équivalent de deux fois et demie la hauteur du mont Everest, c’est toute une aventure!​
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La Trans-Provence est une épreuve qui a façonné toute une culture dans le vélo de montagne et a repoussé les limites de ce qui se faisait dans le domaine. C’est une aventure tout simplement incroyable.

Précédent Caractéristique Le retour de Digger Wade a vu la situation comme une occasion d’aider un ami qui avait beaucoup fait pour lui au fil des ans. C’est lui qui a eu l’idée de faire rouler Digger sur un Altitude Powerplay : il savait que le coup de pouce qu’offrirait le système d’entraînement aiderait son amià se remettre en selle.
Prochain Caractéristique Thomas Vanderham – Entre The Collective et Return to Earth The Collective et Anthill Films ont produit sept longs métrages de vélo de montagne ces 15 dernières années, et tous mettent en vedette Thomas Vanderham. 
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Je me souviens

February 15, 2019

Texte d’Andréane Lanthier-Nadeau

J’ai eu la chance de découvrir le vélo de montagne quand j’étais très jeune. J’étais si jeune, en fait, que durant ma première année dans le club, ma mère devait m’accompagner à chaque entraînement. À Québec à cette époque-là, qui disait vélo de montagne disait compétition. Et pour l’enfant que j’étais, la compétition représentait bien plus que les résultats. C’était un moyen de vivre une foule d’expériences, d’apprendre à me fixer des objectifs, et aussi de découvrir le camping, l’amitié et le voyage. Mais par-dessus tout, c’était ma passion. Je ne voyais donc pas de raison d’arrêter.

Il y a quatre ans, j’ai déménagé sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, pour m’entraîner avec l’équipe nationale de cross-country. Quitter Québec et ma communauté n’a pas été facile, mais il était devenu évident à mes yeux que j’avais besoin de changer d’air. Au fil des ans, ma passion du vélo s’était effritée. À force de ne viser que les chiffres et les résultats, j’avais cessé d’avoir du plaisir. Cependant, je savais que le vélo était loin d’être de l’histoire ancienne pour moi, et j’espérais redécouvrir ce sport sur la côte Ouest.

Comme de fait, cette immersion dans une nouvelle culture du vélo a marqué un tournant pour moi. Là-bas, j’ai découvert une approche qui mettait l’aventure et le plaisir au premier plan. Je me trouvais pour la première fois dans une communauté où on pédale pour s’amuser, où on se rassemble entre riders la fin de semaine, et où on s’adonne à ce sport sans nécessairement faire de compétition. Comme je devais apprivoiser un nouveau terrain, je me suis remis dans l’état d’esprit d’une débutante, et j’ai pu repartir à neuf.

Bref, le déménagement était une bonne décision. Dans les forêts du Nord-Ouest Pacifique, j’ai retrouvé mon amour du vélo de montagne en moins de deux. C’était la meilleure façon de me rappeler pourquoi je monte en selle : je le fais parce que j’aime ça, tout simplement. Ça m’a ramenée à l’époque d’avant la compétition, celle où, enfant, je m’amusais avec mon vélo à Québec. On passait notre temps à traverser le plus grand nombre de flaques de boue possible, à rouler de reculons, à chanter à tue-tête en filant dans la rue, à nous faire peur durant les sorties de soirée, à nous laver les cheveux dans le ruisseau du terrain de camping, et à combattre la chaleur accablante de l’été une gorgée de sloche à la fois. Une fois que j’ai retrouvé la joie de rouler, j’avais tout ce qu’il fallait pour transformer ma passion en carrière, et ainsi pédaler tout autour du globe à titre de professionnelle.

Quand je suis rentrée chez moi cet automne, j’ai visité l’un de mes meilleurs amis, Antoine Caron, qui est cinéaste et rider en tous genres, pour parler d’un projet de vidéo sur notre région d’origine. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en revenant avec mon gros vélo sur les pistes où je m’entraînais jadis pour les courses de XC. J’ai découvert que des sentiers tout neufs avaient été tracés parmi ceux où j’avais l’habitude d’enchaîner les intervalles. Ils étaient amusants et stimulants : un contraste des plus rafraîchissants!

Un jour pendant le tournage, en arrivant au stationnement du réseau de pistes dans le froid et la neige, on n’avait pas vraiment envie de filmer. On est tombés sur de vieux amis, et on a décidé d’aller pédaler en laissant la caméra dans l’auto. Les gens étaient là, tout sourire, à profiter de la journée et à capoter sur les nouveaux attraits des sentiers. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur de constater l’évolution du réseau et de voir que la communauté québécoise du vélo de montagne adoptait progressivement l’attitude que j’avais trouvée dans l’Ouest. Je me suis rendu compte que j’appartenais encore à cette communauté; ces gens-là m’avaient regardé grandir et, à ma surprise, avaient suivi ma carrière. J’ai compris que même si j’ai délaissé le XC, Québec restera toujours chez moi. Dans ma tête, les deux allaient de pair… jusqu’à ce que je roule là-bas sur mon gros vélo!

Merci à Mathieu Dupuis-Bourasssa, de la Vallée Bras-du-Nord, d’avoir acquiescé à toutes nos mauvaises idées de drone-caméra. Merci aux génies anonymes qui ont construit le saut près du chemin de fer. Et pour finir, merci à toute l’équipe des Sentiers du Moulin et de LB-Cycle d’avoir bâti non seulement de super pistes, mais aussi une formidable communauté du vélo de montagne à Québec.

Précédent Caractéristique The Coastal Collaboration La collaboration côtière est une gamme de vêtements techniques conçue par Rocky Mountain en partenariat avec 7mesh dans une optique de fonctionnalité et de performance supérieures.
Prochain Caractéristique Un voyage dans le temps Quand j’étais jeune, mes aventures ont commencé modestement – des promenades à cheval dans les champs et les bois autour de ma maison d’enfance, près de Lichtenfels, en Allemagne – avant de devenir plus ambitieuses avec le temps. 
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East of the Divide

September 24, 2018
Précédent Caractéristique Le jeune ravageur Comment décrire l’expérience Whistler du point de vue d’un enfant? En bref, c’est super!
Prochain Caractéristique Sans détour Tout rider a connu un vélo inoubliable qui, pour une raison ou une autre, gardera toujours une place spéciale dans son cœur. Pour Andréane Lanthier-Nadeau, ce vélo, c’est le Vertex de Rocky Mountain; et encore aujourd’hui, en tant que membre de l’équipe EWS à temps plein, elle ressent toujours l’appel de cette monture semi-rigide de cross-country.
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The Jank Files - Épisode 2

June 10, 2019

Pour la Rocky Mountain Race Face Enduro Team, le long voyage à partir de Vancouver et le court séjour à Madère ont été plutôt éprouvants. Le décalage horaire de huit heures et le temps chaud de l’île ont laissé l’équipe dans un état second, et ce, avant même qu’elle affronte les rochers irréguliers et les courbes instables de chaque étape.

Des pistes de course impitoyables aux discussions avec des perroquets, en passant par une visite chez le coiffeur et le chapeau ridicule de Jesse, voici l’épisode 2 de Jank Files.

Présenté par Smith Optics
Filmé par Caldwell Visuals
Photos de Dave Trumpore

Un gros merci à tous nos commanditaires!
Race Face, Maxxis, Fox, Shimano, Smith Optics, WTB, OneUp Components, Stages Cycling, Peaty’s Products, EVOC

Précédent Caractéristique Thomas Vanderham – Entre The Collective et Return to Earth The Collective et Anthill Films ont produit sept longs métrages de vélo de montagne ces 15 dernières années, et tous mettent en vedette Thomas Vanderham. 
Prochain Caractéristique Douce évasion La vue de nos quartiers familiers était un retour apprécié à la vie normale. La journée qu’on venait de vivre avait laissé sa trace, et c’était exactement ce dont on avait tous besoin. Elle illustrait parfaitement pourquoi le vélo est l’outil par excellence pour l’aventure moderne.